Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:08

 

 

Il faut voir, comme il est important, que les artis­tes restent dans la vérité historique et la vérité dogmati­que, phares de leur sensibilité artistique, dans l'Art sacré.

 

Vérité historique. Le Crucifix doit d'abord être conforme à l'Évangile, quant à la Croix et au Christ sup­plicié.

 

a) La Croix. Une vraie croix, et non pas de légères baguettes ou de simples fils de fer croisés. Pas de ces croix de fantaisie mondaine, dont la forme et la décoration font oublier totalement l'instrument de sup­plice sur lequel le Christ fut immolé. La Croix du Christ comportait deux poutres croisées, pouvant porter son Corps étalé, bois assez large pour qu'on pût y planter les clous du crucifiement, Croix pesante à porter, puisque le Cyrénéen dut aider Jésus tombant écrasé sur le Che­min du Calvaire.

 

b) Le Christ. On doit le représenter souffrant et mourant pour le salut du monde. Les grands maîtres, Giotto, Fra Angelico (souverain modèle), Rembrandt, Van Dyck, Rubens, Vélasquez, nous ont laissé des chefs-d'oeuvre de Crucifix, pas encore dépassés par les mo­dernes, qui montrent le Christ dans les diverses atti­tudes de ses derniers moments en croix : torturé par la souffrance, levant vers le ciel des yeux suppliants, criant sa soif ardente, penchant la tête vers sa Mère et vers son Disciple bien-aimé, ou vers le Bon Larron, lançant son dernier et formidable cri pour remettre son âme entre les mains de son Père céleste, enfin la tête tombante après le dernier soupir... Tout cela est conforme à l'Évangile.

 

Vérité dogmatique. L'artiste doit représenter un HOMME - DIEU : l'Homme souffrant et mourant, mais aussi le Dieu Homme, qui domine la scène du Calvaire de sa Majesté royale. Par son attitude, par l'expression de sa Sainte Face, la divinité de Jésus doit encore resplendir jusque dans la mort. . . Le cadavre suspendu en croix est toujours uni à la divinité du Verbe. Le Crucifix doit donc représenter le Mystère de la Rédemption dans son inté­grité, et non pas un Christ mutilé de sa divinité, ni une Rédemption manquée. Sans doute, David, Isaïe, Jérémie ont prophétisé les humiliations et les souffrances du Messie ; mais leurs descriptions émouvantes se terminent toujours par un chant de victoire, le Seigneur écrasant ses ennemis. Aussi l'Apôtre s'écrie-t-il dans l'Apocalypse (5, 12) : « Il est digne, l'Agneau qui a été immolé, de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ! »

 

On doit regretter que des artistes s'arrêtent de pré­férence aux textes qui représentent la Victime du Cal­vaire dans toute l'horreur de son supplice. Ils en ou­blient la divinité du Christ, sa Majesté royale, son sa­cerdoce, sa victoire, la promesse de sa résurrection et de son ascension. De tels Crucifix auraient satisfait l'héré­tique Arius (IVe s.) qui niait la divinité du Christ, ou le philosophe moderne Nietzsche (+ 1900) qui procla­mait que Dieu est mort (dans le sens athée).

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:52

              

 

Depuis le Ve siècle, des artistes, suivant leur fantai­sie ont représenté le Christ en Croix avec un succès sou­vent douteux ; plusieurs même ont produit des Crucifix vraiment indignes.

 

Il leur manquait, sinon le sens artis­tique, du moins le sens religieux, la foi et l'humilité sans lesquels on ne peut faire dignement le portrait du Christ.

 

De nos jours, un vent de folie révolutionnaire passe sur le monde : la littérature et les arts en sont affectés. Des artistes ont voulu s'affranchir des traditions icono­graphiques, même dans l'Art sacré. C'est alors le règne de la fantaisie capricieuse, des inventions désordonnées, du snobisme qui veut faire choc, des abstractions incom­préhensibles, des caricatures bouffonnes; et quand on ose introduire cela dans les églises, les fidèles en sont mal édifiés et l'Église doit protester. Ces excès peuvent al­ler jusqu'au blasphème, au sacrilège, à la profanation (objectivement, sans préjuger des intentions de l'artis­te).

 

Hélas ! les avertissements des Souverains Pontifes, en particulier de Pie XII et de son mandataire le cardi­nal Costantini, qui ont rappelé les directives du Concile de Trente, les prescriptions du Droit Canonique et les décrets du Saint-Office (30 juin 1952), n'ont guère été entendus. Le cardinal Costantini en a enfin exprimé sa tristesse dans la revue italienne Fede ed Arte, sous le ti­tre cinglant « Retour à la fête des Anes et des Fous (Festa Asinorum et Festa Stultorum) ».

 

II faut reprendre ici les fortes paroles du Chanoine A. Croegaert : «Un Crucifix,  on l'oublie trop en cer­tains milieux, est un objet essentiellement religieux, qui doit provoquer, soutenir, alimenter l'adoration, l'a­mour, la confiance, la componction, la prière. Il y a des artistes modernes qui, sous prétexte de réalisme, s'écar­tent très loin de l'art religieux, qui s'évertuent à repré­senter exclusivement et d'une manière suraiguë les souffrances atroces, les humiliations, l'anéantissement du divin Sauveur, réduit à un état infrahumain, aussi caricatural que repoussant, et qui, d'autre part, négligent complète­ment un autre aspect non moins réel du mystère de la Croix, à savoir le triomphe royal du Sauveur du monde et l'oblation sacerdotale et amou­reuse de son Sacrifice. Un Crucifix n'est pas une carica­ture, mais une oeuvre d'art qui doit témoigner de la foi, non seulement dans les humiliations, mais aussi dans LE TRIOMPHE du divin Sauveur, qui meurt en conquérant la Vie divine pour le monde entier. »

 

En certains endroits, l'autorité épiscopale a fait en­lever des Crucifix indignes, par exemple, dans l'église d'Assy, en France (Il s'agit du Crucifix de Germaine Richier, à Notre-Dame d'Issy, en Savoie.) dans des églises de Belgique, de Rome et du Canada. En 1955, un éditeur de Paris a publié des Missels d'Enfants contenant des illustrations ridicules (en particulier la scène du Crucifiement), qui ont été enle­vées dans les éditions suivantes, à la demande des auto­rités romaines. (Illustrations ridicules furent reproduites dans Paris Match, 24 déc. 1955.)

 

Le grand critique Yves Sjoberg écrit: «Raymond Guerrier est préoccupé du mystère de l'Homme de Dou­leur, mais l'abjection du supplice lui fait oublier, comme à Germaine Richier, la divinité du Rédempteur. Ces ar­tistes, et d'autres qui leur ressemblent, sont insuffisam­ment informés de l'essence de la religion chrétienne ; ils la voient trop de l'extérieur. Se complaire dans les tra­ces laissées par le péché dans la nature humaine, oublier l'infusion en elle de la nature divine et la guérison qu'elle lui apporte, c'est mutiler l'esprit du Christianis­me, qui s'exprime essentiellement dans le mystère de Pâques. »  (Yves  Sjoberg,   Mort   et   résurrection   de   l'Art  sacré,  p. 254, Édit. Grasset, 1957.)

 

 

On prétend styliser le Crucifix (le simplifier en l'é­purant). Que les artistes, au moins, restent donc dans les bornes du sens commun ! On ne peut pas tolérer que le Corps sacré du Christ soit représenté en Croix comme une loque sanguinolente, en posture de zigzag, ou avec une tête de singe, ou avec une figure de bouffon ou d’un vieil ivrogne.  

 

Dans cette voie aberrante, un artiste audacieux arri­vera un jour à reproduire le fameux Crucifix blasphé­matoire à tête d'âne de la Rome impériale, ou le sym­bole du Serpent en croix.  Tout cela servira à ridicu­liser la Croix du Christ, au grand amusement des sans-Dieu communistes (S. Paul, Philipp., 3, 18). Vengeance de Satan !

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:51

Neuvaine à la Miséricorde Divine    9e  JOUR.

 

Paroles de Notre Seigneur: «Aujourd'hui amène-Moi les âmes tièdes et immerge-les dans le  gouffre de Ma Miséricorde.  Ces âmes blessèrent le plus douloureusement Mon cœur.  Au jardin des Oliviers, ce sont elles qui M'inspirèrent la plus grande aversion et M'arrachèrent cette plainte : «Père, faites que ce calice s'éloigne de Moi !

Cependant que Votre volonté soit faite et non la Mienne!  (Luc 22, 42) ».

Pour elles, la dernière planche de salut est le recours à Ma Miséricorde».

 

Prions pour les âmes tièdes.

 

Très Miséricordieux Jésus, Vous qui êtes la bonté  même, accueillez dans la demeure de Votre Cœur les âmes tièdes. Que ces âmes glacées, véritables  cadavres qui Vous comblaient jusqu'alors de répugnance,   se réchauffent au feu de Votre pur amour.  O très compatissant Jésus employez la toute puissance de Votre Miséricorde et attirez-les elles aussi, dans le foyer même de Votre amour afin qu'enflammées d'un zèle nouveau, elles soient aussi à Votre service.

 

Notre Père … 

Je vous salue  Marie …

Gloire au Père …

 

Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les  âmes tièdes qui sont également l'objet d'amour du Cœur  Miséricordieux de votre Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu de Miséricorde et de toute consolation. (2Cor. 1, 3)  Nous Vous supplions par les mérites de la douloureuse Passion de Votre Fils Bien Aimé, et par Son agonie de trois heures sur la Croix.  Faites qu'enflammées d'amour, elles glorifient de plus en plus la grandeur de Votre Miséricorde dans tous les siècles.  Amen

 

Fin

 

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:01

   

 

Des catéchètes modernes refusent de parler de la Pas­sion du Christ aux enfants, ils n'acceptent dans les écoles que des Croix sans Christ, ou ils refusent totalement la Croix, parce que la représentation ou la vue de Jésus souffrant ou ensanglanté serait trop déprimante pour les enfants, ce qui pourrait les porter au MASOCHISME (joie maladive et parfois érotique, éprouvée dans la souffran­ce).

 

Pour la même raison, des prêtres progressistes refu­sent les images du Chemin de la Croix et les méditations ou les sermons sur la Passion, sur Notre-Dame des Dou­leurs, sur les souffrances des Saints Martyrs.

 

Négli­ger la Passion pour aller directement à la Résurrec­tion : c'est plus facile et plus populaire. Saint Paul les accuserait d'être des « ennemis de la Croix du Christ » (Phil. 3, 18).

 

Contradiction : les cinémas, la télévision, les jour­naux illustrés, sont remplis de films ou d'images d'hor­reurs sadiques, de monstres cruels, de massacres, de vio­lences, de criminels et de bandits.  

 

On y étale avec com­plaisance, le mal, la laideur satanique, les saletés immo­rales. Là, on ne craint pas le Masochisme !

 

Folie mon­daine qui repousse la folie de la Croix, bienfaisante et salutaire, tout comme la pénitence et la mortification, pour courir aux folies malfaisantes et diaboliques. Voilà l'oeuvre de Satan, l'ennemi du Christ qui disait : « Lors­que je serai élevé (sur la Croix) j'attirerai tout à moi (tous les hommes de bonne volonté) » (Jean, 12, 32).

 

Ces pédagogues novateurs qui enlèvent les Crucifix de nos écoles, craignent pour l'équilibre psychologique des jeunes ; voilà pourquoi ils ont changé le mot d'ordre de la Croisade Eucharistique : « Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre », inventé par le saint abbé Edouard Poppe, car, disaient-ils, il y a assez de détraqués et de fous mystiques lancés dans cette voie, etc.

 

Réponse facile : Il faut distinguer entre une perver­sion sensuelle et l'attitude spirituelle, magnifique d'équi­libre et d'amour, des deux Thérèses et de tant d'autres saints.

 

Il n'est pas possible d'imiter le Christ sans souf­frir avec Lui. « La Croix, dit S. Bernard, prend une voix pour nous révéler son amour ». Le seul chemin qui mène à la perfection est le chemin de la Croix. Nous ne pre­nons pas la souffrance comme une fin, mais comme un moyen de réparation et de salut : elle développe la per­sonnalité, elle épanouit notre nature en l'élevant. Tout comme les athlètes font des exercices et des sacrifices pour gagner une récompense terrestre, voilà comment on formera des chrétiens virils et courageux, pour mar­cher dans le chemin du ciel et pour devenir des apôtres, comme saint Pierre et saint Paul.

 

Citons encore S. S. Paul VI, au Colisée de Rome, après le Chemin de la Croix du Vendredi Saint, 8 avril 1966:

 

« Aujourd'hui, après le Concile, on voit souvent ap­paraître la tentation d'un christianisme facile, con­fortable, n'exigeant aucun sacrifice, un christianisme où l'on cherche à se conformer à la vie du monde, avec tous ses aises.

 

«Non, il n'en est pas ainsi. S'il est vrai que la nouvelle discipline cherche à facili­ter la vie chrétienne et à faire ressortir ses valeurs positives, nous ne devons jamais oublier que le chris­tianisme ne peut pas faire abstraction de la Croix. . .

 

« La vie chrétienne ne peut pas se concevoir sans la grandeur et la force du devoir, sans le mystère pas­cal du sacrifice, le passage...

 

«Quiconque cher­che à supprimer cette réalité de sa vie, se trompe lui-même, il dénature le christianisme qu'il réduit à une interprétation mièvre et commode de la vie. » (Cf. Sem. Rel. Québec, 30 juin 1966, p. 440).

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:00

Neuvaine à la Miséricorde Divine  8e  JOUR.

 

Paroles de Notre Seigneur : «Aujourd'hui, amène-Moi les âmes qui se trouvent au purgatoire, et  immerges-les dans l'abîme de Ma Miséricorde, afin que les torrents de Mon  Sang soulagent leurs brûlures.  Toutes ces âmes malheureuses Me sont très chères, pendant qu'elles satisfont à la Justice Divine.  Il est en votre pouvoir  de leur apporter un adoucissement, en puisant dans les trésors de l'Église,  que  sont les indulgences et les offrandes expiatoires. Oh ! Si Vous connaissiez leurs tourments, vous ne cesseriez de leur offrir l'aumône de vos prières et de payer leurs dettes à Ma Justice».

 

Prions pour les âmes du purgatoire.

 

Très Miséricordieux Jésus, Vous qui avez dit: «Soyez compatissants comme votre Père est compatissant » (Luc 6, 36).

 

Recevez, nous Vous en prions, dans la demeure de votre Cœur très Miséricordieux les âmes du purgatoire qui Vous sont si chères et qui satisfont à la Justice Divine.

 

Que les flots de Sang et d'Eau, qui ont jaillis de Votre Cœur,  éteignent les flammes du feu du purgatoire, afin que, là aussi se manifeste la puissance de Votre Miséricorde.

 

Notre Père …

Je vous salue  Marie …

Gloire au Père …

 

Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les âmes qui souffrent au purgatoire. Ayez  par les mérites de la douloureuse Passion de Votre Fils, ainsi que par l'amertume dont fut rempli à ce moment Son Sacré-Cœur, pitié de ceux qui se trouvent actuellement sous le regard de Votre Justice.

 

Nous vous supplions de ne regarder ces âmes qu'au travers  les Plaies de Votre Fils Bien Aimé, convaincus que Votre bonté et Votre Miséricorde n'ont pas de bornes. Amen

 

(a suivre)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:28

Nous avons montré que la Croix est le signe du chré­tien; de plus la Croix a marqué notre pays et notre peuple de son caractère religieux. Or nous constatons autour de nous un abandon, presque un reniement de la Croix. De­vant ce triste phénomène, nous devons réagir en bran­dissant fièrement l'étendard du Christ notre Roi, qui a vaincu l'Enfer par sa Croix.

 

La nouvelle Catéchèse est centrée sur le Mystère Pascal, sans nier la Passion et la Mort du Christ ; mais elle prétend « faire éclater cette mort dans la Résurrec­tion ». Elle semble oublier parfois les souffrances et les humiliations du Sauveur, et elle met l'accent sur l'Amour dans la victoire du Christ sur la mort. On peut se de­mander si cela est conforme à l'Évangile et aux Pitres des Apôtres ?

 

L'homme n'aime pas à se considérer comme pécheur et il a horreur de la souffrance. En négligeant la Croix, la Passion du Christ, on flatte son orgueil et sa complai­sance dans la force et le plaisir, où l'entraîne le monde ennemi de la Croix. Religion facile, qui plaît au monde, mais que blâme S. Paul : « Si je veux plaire aux hom­mes, je ne suis plus le serviteur du Christ » (Galat, 1, 10).

 

En certains endroits, on constate des faits déplorables. La maman n'enseigne plus aux petits le Signe de la Croix. Dans les écoles, on enlève les Crucifix des classes, car c'est trop déprimant pour les élèves. On n'ose plus installer le Crucifix dans les foyers chrétiens, car ce serait gênant pour les mondains. A l'église, on relègue le Chemin de la Croix dans un corridor, ou l'on présentera des Stations énigmatiques ou caricaturales. Sur les autels face au peuple la Croix est trop encombrante : on fixe au mur une Croix nue, sans Corps du Christ.

La Croix domine encore le clocher de nos églises ; mais bientôt elle disparaîtra, pour ne pas déplaire à nos Frères séparés, dont les temples n'ont pas de croix. D'ailleurs, Croix et clochers vont s'effacer, car ils sont dépassés par les cheminées d'usines, dans un monde ma­térialiste.

 

Nos Croix du Chemin seront bientôt délaissées. Va-t-on ériger la Croix au carrefour de nos autoroutes ?

 

Dans nos campagnes, on se réunissait à la Croix du Che­min pour faire les Mois de Marie ou des Morts, pour ré­citer le chapelet, chanter des cantiques traditionnels. Cer­taine revue catholique (?) s'est moquée de ces belles coutumes qui vont disparaître. Victoire du laïcisme. 

 

La croix a toujours été une marque d'honneur pour les militaires. A-t-on jamais vu un soldat avoir honte de son drapeau? Les soldats du Christ rougissent de la Croix, drapeau de leur divin Maître. Il y en a encore qui por­tent la Croix sur leur poitrine : les évêques, les religieux(ses), quelques fidèles pieux. Bientôt ce ne sera plus qu'un souvenir d'une chrétienté qui aura démissionné devant la vague de laïcisation, tout comme le costume ecclésiastique ou religieux, les noms de Saints portés na­guère par religieux et religieuses. En France, on a réus­si à effacer beaucoup de noms de Saints attachés aux villes, villages, rues, édifices, rivières, etc. Au Canada, les laïcisateurs s'acharnent à ce lavage diabolique. . .

 

A la fin, on aura une chrétienté sans Croix, sans Saints. Victoire de Satan ! (°)

 

(°)  (Dans notre Province de Québec, le Code de Procédure civile (art. 321) règle ainsi le mode du serment devant les Cours de Justice : « Le témoin peut prêter serment en se tenant en face d'un Crucifix et en levant la main ».

 

En 1929, un juge de Mont­réal (franc-maçon?) voulut faire enlever le Crucifix qui domi­nait son tribunal ; l'autorité majeure refusa.

 

Il y a 60 ans, en France, on avait enlevé les Crucifix de toutes les Cours de justice; le fameux barde Breton Théodore Botrel, ayant à témoigner dans un procès, s'écria: «Il n'y a pas ici de Crucifix sur lequel prêter serment. Mais tout chrétien représente le Christ: les bras en croix, je jure de dire toute la vérité. » Vers le même temps, en Saskatchewan, le premier ministre Andersen ordonna la suppression dans les écoles, du Crucifix et de tout costume religieux. Par contre en 1936, le nouveau Premier Ministre l'Hon. Maurice Duplessis, fit installer un beau Crucifix au-dessus du trône du Président, dans la Chambre de l'Assemblée Nationale du Québec.)

 

Au Concile Vatican II, S. S. Paul VI a placé la IVe session sous le signe de la Croix.

« Le Concile, dit-il, ne connaît que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» (S. Paul, I Cor., 2, 2).

 

En août 1965, dans son Exhortation apostolique adres­sée aux évêques du monde entier, le Pape écrivait :

 

« Nous avons voulu que l'ouverture de la prochaine session (4e) ait lieu le (14 septembre) jour de la fête liturgique, qui exalte le Mystère de la Croix et la vertu rédemptrice du Sacrifice qui s'est accompli sur elle, afin que les hommes, fixant le regard sur le divin Crucifix, comprennent de plus en plus pro­fondément que le Christ, élevé de terre sur ce bois, est vraiment Celui qui attire tout à Lui et « qu'il n'y a pas ici-bas d'autre Nom donné aux hommes par lequel nous puissions être sauvés» (Actes, 4, 12).

 

De fait, le Concile se présente au monde entier com­me un témoignage de la valeur salvatrice de la Croix, et il désire attester les droits que le Sau­veur, après les avoir acquis par la Croix, possède sur tout coeur humain. Il veut faire entendre avec plus de force le Message d'espérance, d'amour et de paix que le Christ, avec son autorité divine, peut seul adresser aux hommes. »

 

Pour inaugurer cette IVe session du Concile, il y eut une procession de pénitence, de l'église Sainte-Croix jusqu'à St Jean de Latran, des Pères du Concile ayant à leur tête le Pape portant la Relique de la Vraie Croix.

 

S. S. Paul VI nous donne un enseignement et des exemples frappants, pour réagir contre la démission de ceux qui tournent le dos au Crucifix, symbole de toutes nos capitulations devant le Monde ennemi du Christ.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:26

LE SECRET DE  SAINT BONAVENTURE… (Dernier) 13ième

 

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Saint Bonaventure écarte sans effort, comme si tout allait de soi, les difficultés où nombre de savants et de spirituels de son temps s'égarent.

 

Ni les sophismes, ni les scrupules ne le font hési­ter un instant. Il travaille, il ordonne, il décide et prend les respon­sabilités. Il y a en lui, certes, la sérénité, la sécurité d'allure des grands scolastiques, qui n'ont jamais douté des droits et des de­voirs de l'intelligence humaine, ni de la légitimité ou du bon aloi des résultats qu'elle atteint.

 

Il y a plus encore, une grâce particulière au Docteur séraphique et qui, à nos yeux, l'individualise. Saint Bonaventure ne paraît même pas s'être posé pour soi-même le problème qui tour­mentait les spirituels de son temps et qu'ils tranchaient par une condamnation sans appel de la science. Aucune trace de lutte intérieure, de déchirement, à une époque déterminée, dans ses écrits. Rien qui permette de penser que les regards qu'il porte sur la création n'ont pas toujours été assurés et paisibles. Il a reçu dès l'origine ce don de sagesse qu'il définira si bien dans ses derniers jours, par lequel science et piété s'accordent parfaite­ment. C'est pourquoi sans doute, il a pu exprimer les conditions de cet accord en termes clairs et précis et en établir les fonde­ments parmi ses Frères.

 

Sa vie nous livre sans rien dissimuler le secret de sa réussite. Il fut un maître savant, humble, aimable et pieux. Son efface­ment n'est jamais de la mollesse, sa modération n'est jamais de la tiédeur, parce qu'en lui la raison et la science sont toujours illuminées par la charité.

 

Il nomme son savoir une très pauvre toute petite chose,  bien qu'il soit l'un des plus grands doc­teurs de son siècle. « A ceux qui sont peu intelligents, comme moi, je propose, dit-il, à mon exemple, de s'attacher aux opinions les plus communes ». Il applique ce programme dans une mesure qui fait de lui l'un des interprètes les plus sûrs des doctrines de l'Église, mais non pas au point d'étouffer dans ses écrits des sen­timents très personnels, dont on a pu dire qu'ils traduisaient exac­tement sur le plan et dans le langage philosophique la prière de saint François.

 

Mieux vaut se taire, dit-il, que définir témérairement. Il con­seille aux jeunes gens de ne pas mépriser les opinions des an­ciens, « car il ne faut pas croire que de si grands amants et chercheurs de la vérité aient soutenu sans raisons leurs opinions si remarquables ». Il était, rapportent les biographes, gracieux et pacifique, tel qu'on ne pouvait pas le voir sans l'aimer, modéré et modeste dans la polémique, sans arrogance dans l'affirmation, sans nul entêtement dans ses opinions.

 

L'étendue et la profondeur de sa science étonnaient les plus doctes. Les peintres se sont emparés d'une anecdote, peut-être lé­gendaire, mais riche d'enseignement et, dans son esprit, bien con­forme à la vérité.

 

Saint Thomas d'Aquin lui demande où est la splendide bibliothèque qu'il doit avoir à sa disposition pour être si savant ; saint Bonaventure se tourne vers le crucifix et le mon­trant à son ami : « Voilà, dit-il, le livre qui m'instruit ».

 

Un autre jour, saint Thomas surprend dans sa cellule Bonaventure écrivant la vie de saint François, il se retire en silence et dit aux Frères qui l'accompagnent : « Laissons un Saint travailler pour un Saint ».

 

D'après une tradition un peu différente, saint Thomas d'Aquin, discutant avec saint Bonaventure, aperçut au-dessus de la tête de celui-ci un crucifix et des rayons de lumière qui par­taient des plaies sacrées pour aboutir sur les écrits de saint Bo­naventure. Dès lors saint Thomas d'Aquin n'osa plus argumen­ter contre son confrère.

 

Telle est donc la source suprême de son savoir, et aussi du res­pect, de l'amour qu'il porte à l'étude des sciences humâmes ou divines. Telle est sa plus haute et plus constante leçon : « O âme, soit que tu écrives, lises, enseignes ou fasses tout autre chose, que rien n'ait pour toi de saveur, que rien ne te plaise sinon Jésus. Invoque donc Jésus, c'est-à-dire le Sauveur ; qu'il te pré­serve de la vanité du monde qui te livre des assauts, qu il te délivre du mensonge du démon, qui est une infection, qu il te garde de la fragilité de la chair, qui te crucifie ».

 

Fin.   (J’espère que vous avez apprécié…)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0