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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:37

«Paul VI est un saint Pape! Il a expié de la façon la plus dure les fautes qu'il a commises quand, sans le remarquer, il laissa passer les francs-maçons au gou­vernement de l'Église

 

Le 12 février 1980, alors qu'une partie du livre "Avertissements de l'Au-delà" était déjà en composition, le démon ange Akabor, qui le premier, le 14 août 1975 à Montichiari fut contraint de faire des déclarations pour "Avertissements de l'Au-delà" a complété comme suit:

 

"Paul VI est un saint Pape! Il a expié de la façon la plus dure les fautes qu'il a commises quand, sans le remarquer, il laissa passer les francs-maçons au gou­vernement de l'Église."

 

Il (Paul VI) dit à CELUI DE LA-HAUT (geste vers le haut) qu'il voulait expier tout cela, qu'ILS fassent seulement que, pour l'amour du Ciel, l'Église ne pé­risse pas par sa faute ... Il s'est offert au TRES-HAUT pour expier ici même, maintenant et comme Pape. ILS (geste vers le haut) l'ont alors pris au mot, après qu'il ait voulu s'immoler pour ses fautes, pour l'Église.

 

"Il (Paul VI) a été éliminé par les francs-maçons, c'est-à-dire isolé, mais pas dès le début. Au début, le sosie était là, et ils paraissaient alternativement. Mais cela aussi, le Pape le savait. Pourtant, il n'y pouvait rien...

 

Son expiation consista justement en la venue d'un sosie et en une grande humi­liation. Le plus difficile pour lui . . . fut que les mots lui restèrent dans la gorge et que ce qu'il voulait dire ne fut pas ébruité.

 

"Quand on eut empoisonné le sosie et ensuite également le pape Jean Paul 1er, qui fut pour ainsi dire martyr, parce qu'il ne joua pas le jeu, la situation devint de plus en plus critique pour le vrai Pape. Il se douta qu'après Jean Paul 1er, le premier franc-maçon viendrait sur le trône ..."

 

Le 15 septembre 1978, les démons confessèrent que le Pape Paul VI était le pape dont A.-C. Emmerich avait parlé dans ses visions. Plus tard, ils soulignèrent que son pontificat avait été prédit comme l'un des plus longs par le stigmatisé Padre Pio. Il doit durer aussi longtemps que celui de Saint Pierre. (Padre Pio, la foi et les miracles d'un homme de Dieu", éd. Paul Pattloch, Aschaffenburg, 1970).

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:35

                             

 

 Pourquoi y a-t-il si peu de personnes qui se préparent à l'affaire capitale de quiconque passe sur cette terre, mourir ? Oui, MOURIR…

Parce qu'on ne veut pas penser à la mort : on la craint, on la hait, on l'abhorre, et on est assez enfantpour se faire cette illusion qu'en ne pensant pas à elle, on l'éloigné et on l'évite ! C'est absolument comme si, se trouvant en face à un lion, on fermait les yeux pour ne pas devenir sa proie !

Vous qui êtes si sage dans les affaires de ce monde, ne descendez donc pas au dernier degré de la sottise et de l'étourderie quand il s'agit du salut de votre âme ! La pensée de la mort, le voilà ce salut ! Le souvenir de la mort, voilà ce qui doit vous guérir, vous empêcher de la redouter en vous préparant une bonne mort.

Aussi bien, est-il vraiment possible de se débarrasser de la pensée de la mort ? Allons donc !... Son image nous poursuit de toutes parts : Le sommeil, image de la mort ! La couche où nous dormons, image de la tombe ! Les draps qui nous enveloppent, image du linceul dans lequel nous serons un jour en­sevelis ! Partout l'idée de la mort dans la sainte Écriture : Voyez-vous cette eau ? « Nous nous écoulerons petit à petit comme elle. » Le vent se fait sentir ? Songez que « La vie est un souffle. » Contemplez-vous le feu ? « Ses résidus sont de lui cendre. Vous retournerez un jour dans la poussière d'où vous êtes sorti.» Vous admirez une fleur : « l'homme éclôt comme la fleur et comme elle il se fane.» Vous vous extasiez devant le soleil : «il se précipite vers l'horizon où il s'éteindra au bout de la journée : » il en est de même de votre vie : elle se lève pour s'éteindre au terme de la carrière qui lui est assignée. La fin de chaque année, de chaque mois, de chaque semaine ou de chaque jour, vient vous rappeler votre fin. Tout ce dont vous vous nourrissez a vécu : nous ne vivons que par la mort des autres créatures, animaux, plantes, êtres de toute espèce dont notre corps est le tombeau.

Le souvenir de la mort est un remède efficace et universel contre tous les vices et toutes les maladies de l'âme : remède souverain et infaillible que Dieu lui-même nous recommande et nous garantit. « En toutes vos actions, dit-il, pensez à vos fins dernières et vous ne pécherez pas. »

Le remède est amer, dites-vous : c'est possible, mais si amer qu'il puisse paraître, un remède doit toujours être regardé comme agréable quand il procure la guérison d'un mal rebelle à tous les autres.

Dieu a disposé les choses de telle sorte que le souvenir de la mort soit le fondement de notre bonheur éternel ; que la mort qui est la négation de la vie, devienne le principe d'une sans fin. La mort de la princesse Isabelle fit naître saint Fran­çois de Borgia à une vie meilleure. Ah ! Que ne sommes-nous de même les heureux « enfants de la mort », excités par elle à la pénitence et à la vie de la grâce !

Un confesseur prescrivit à une jeune personne très mon­daine de faire tous les jours cette réflexion en se lavant les mains : « Cette chair sera un jour la pâture des vers ! » et cette seule idée la guérit complètement de sa vanité.

Quand la mort tient le gouvernail, la vie marche bien : si vous vous disiez chaque jour que le lendemain peut-être vous ne serez plus, votre conduite serait sûrement irrépro­chable ce jour-là.

Oseriez-vous braver le courroux de Dieu si vous croyiez de­voir paraître quelques instants après devant le souverain Ju­ge ? Celui qui est suspendu au-dessus d'un précipice songe-t-il a commettre un crime ?

Celui-là ne craindra pas la mort qui en aura souvent connu l'avant-goût pendant sa vie ; celui qui l'aura souvent regar­dée en face, dans son imagination, ne se plaindra pas de l'amertume de sa dernière heure : la mort pour lui sera une douce consolation et un paisible sommeil.

Un jeune homme, qui souhaitait vivement mourir d'une bonne mort, s'appliquait à graver profondément dans son es­prit l'idée de ses derniers moments : il avait, pour mieux y réussir, attaché aux murs de sa chambre à coucher une image de la mort, entourée de diverses sentences du genre de celles-ci : « Mourez sans cesse pendant votre vie afin de vivre toujours après votre mort. »

 «Pour bien mourir il faut vaincre la mort par elle-même. » etc.

Un ancien évêque de Cambrai avait fixé lui-même dans ses Armoiries l'image de la mort, en représentant la vie suspendue à un fil. Gravez, quant à vous, cette vérité dans votre cœur et pensez-y souvent.

S'il était possible d'éviter la mort en y songeant fréquem­ment, n'en seriez-vous pas constamment préoccupée? Eh bien ! Vous pouvez éviter une mauvaise mort en y appliquant sans cesse votre attention. Et c'est la seule chose importante, Presque tout le mal qui arrive prend naissance dans ce fatal oubli de la mort : « Ils se sont couverts d'iniquités, dit le Psalmiste, pour n'avoir pas songé à la mort. »  Que d'hommes semblables aux insensés de l'Évangiles se promettent de longs jours et s'imaginent que la mort ne les surprendra pas de si tôt: ils vivent sans souci de leur salut, et ils meurent ainsi misérable­ment, sans y être préparés.

A l'exemple de sainte Thérèse, dites chaque lois que vous entendez sonner l'heure: «Me voici d'une heure plus rapprochée de la mort, du tombeau, de l'éternité ! Suis-je prête ? »

En vous couchant figurez-vous qu'on vous dépose dans le cercueil et dites avec saint Stanislas : « S'il vous plaît que je ne me relève point de ce lit, Seigneur, que votre volonté soit faite. »

Placez dans votre chambre, comme saint Chrysostone, soit un tableau de la mort, soit une tête de mort : que cette vu soit pour vous un aiguillon qui vous excite au bien et un frein qui vous retienne en face du mal.

FÊTE DU 18 DECEMBRE: Saint Paul le Simple, solitaire. 

Un des plus célèbres disciples de saint Antoine fut saint Paul, surnommé le simple à cause de son humilité, de sa droiture et de son peu de souci des sciences humaines. Il avait vécu dans le monde occupé aux travaux des champs, jusqu'à un âge assez avancé, lorsqu'il se retira dans le désert pour y finir sa vie.

Ayant rencontré saint Antoine, il le pria de l'ad­mettre au nombre de ses solitaires. Le saint abbé parut d'a­bord refuser de le recevoir; mais Paul, demeurant à la porte de saint Antoine, y pria avec tant de ferveur pendant trois jours et trois nuits que celui-ci l'accepta enfin pour disciple. Toutefois, pour l'éprouver, saint Antoine apporta un pain devant lui et s'assit à ses côtés, mais ils se levèrent sans y avoir touché.

 Le lendemain saint Antoine ordonna à Paul de tresser des feuilles de palmier tout le jour, et ne lui permit de rompre son jeûne qu'à la nuit tombante. Rien ne put ralentir le zèle de Paul à obéir, et saint Antoine, réjoui de tant de fer­veur, construisit à quelque distance de la sienne une cellule où Paul passa le reste de sa vie. On présenta un jour au pieux solitaire un possédé, en le priant de le délivrer du démon.

 Grâce à sa foi ardente, il obtint ce miracle et l'esprit mauvais se précipita dans la mer. Paul mourut au milieu du IVe siècle.

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 17:16

 

 

 

Il, n'est peut-être pas de précepte sur lequel on se fasse plus d'illusions, que sur celui qui nous condamne tous au travail, de­puis la malédiction prononcée contre notre premier père. Mais, outre cette grande loi, notre propension au mal rend le travail nécessaire à notre vertu.

Le travail nous tire de nous-mêmes ; il tarit la source des réflexions et des raisonnements inutiles ou nuisibles. Dans le temps des consolations, il empêche qu'on ne s'y livre avec excès; dans celui des sécheresses, il soutient l'âme, il fait diversion aux tentations et aux épreuves.

Si l'oisiveté apprend beaucoup de vices, le travail apprend au contraire beaucoup de vertus ; il rend plus patient, constant et sérieux; il lui donne le goût des choses bonnes et utiles ; il élève son âme au-dessus des vanités de la vie, et fournit un but à son activité ; il réprime la fougue de son imagination, et, l'enchaînant à des pensées graves et prati­ques, il prévient ou arrête les écarts de son cœur en le tenant toujours renfermé dans un cercle d'action déterminé ; il dompte sa volonté en la forçant à une action continuelle ; il éloigne du monde, et fait moins désirer ses vains plaisirs et son joug humiliant. C'est une heureuse chose que de n'a­voir pas le temps de faire le mal, et rien n'est précieux pour une jeune personne comme un travail suivi, qui prend telle­ment tous ses instants qu'il ne lui en reste plus aucun pour convoiter ces jouissances qui flétrissent le cœur. « C'est pro­curer un trésor à vos jeunes, disait Mc de Maintenon aux da­mes de Saint-Cyr, que de leur donner ce goût de l'ouvrage. Rien n'est plus nécessaire aux jeunes que d'aimer le travail : il calme les passions, il ne laisse pas à l'es­prit le loisir de penser au mal, il fait passer le temps agréable­ment. L'oisiveté, au contraire, conduit à tous les maux ; je n'ai jamais vu des  fainéants qui aient été de bonne vie. »

Dans les monastères d'Égypte, où les hommes vivaient comme des anges et où le don de contemplation était une des grâces les plus ordinaires, on maintenait cependant le tra­vail des mains. Ils le faisaient, dit saint Jérôme, non pour les besoins du corps, mais pour le salut de l'âme, parce qu'ils savaient que, quelque perfection qu'ils eussent acquise, il leur était impossible de contempler sans cesse les choses divines, et parce qu'ils étaient d'ailleurs persuadés que de demeurer un moment sans contemplation ou sans action, c'eût été s'exposer à la tentation.

Ah ! Si des chrétiens parfaits, détachés de la terre, élevés au-dessus des faiblesses de la nature, se regardaient comme vaincus dès qu'ils se relâchaient dans leurs observances labo­rieuses, que devez-vous espérer, vous qui vivez au milieu du monde comme dans un pays exposé à toutes les attaques du démon, vous qui veillez si peu sur vos sens ? Que pouvez-vous vous promettre, si, avec tout cela, vous ouvrez encore à votre ennemi la plus large porte du péché, l'oisiveté volontaire ? N'est-ce pas agir de concert avec lui et lui livrer votre âme ?

L'oisiveté fomente les passions, elle les fait naître et elle les entretient. L'âme est extrêmement active ; quand on ne la nourrit pas de bons aliments, elle se nourrit nécessairement de mauvais. Il y a dans le monde une infinité de petites misères et de petits riens sur lesquels l'esprit des personnes oisives se jette avec un déplorable empressement, et qui servent de pâture à leur cœur. Ce sont des enfants à qui il faut tous les jours de nouveaux hochets pour les amuser. S'amuser, c'est pour eux s'occuper et travailler.

Les relations sociales viennent alors en aide à l'indolence : ce sont des amies à visiter, à recevoir ; ce sont des emplettes et des courses à faire. Puis tout cela s'espace, s'élargit, bien­tôt se touche ; la journée, le mois, l'année sont remplis, et à peine s'il y a place, ici pour lire un roman, là pour jouer du piano !

La paresse s'allie souvent avec une certaine activité ; mais cette activité, appliquée à de misérables objets, nous fait mettre de la négligence dans nos devoirs, et nous porte quel­quefois à les omettre tout à fait.

Le désœuvrement épuise le corps plus encore peut-être qu'un travail immodéré ; il énerve l'âme, ôte au caractère sa vigueur, à l'esprit sa pénétration, et au cœur sa fraîcheur primitive. Pour se distraire de l'ennui que l'oisiveté ne man­que jamais d'amener à sa suite, l’être humain va demander des consolations et des jouissances à ce qui ne peut lui donner que des regrets et des remords ; cela deviendra un fardeau et se déchargera sur le premier objet agréable qu'il rencontre, du poids des soucis qui l'accablent. Le moindre désir qui souffle sur un cœur affaibli par l'oisiveté suffit pour le renverser. La volonté s'affaisse, le caractère s'amollit, les sens s'exaltent outre mesure, et la vie semble se réfugier tout entière dans le corps, dont le soin devient la seule occupation et le seul travail de la journée.

Une règle de conduite capitale, c'est donc assurément de vous tenir toujours occupée. On va incertain d’un côté ou de l’autre, où l'on se traîne languissamment, où le corps et l'âme pèsent l'un sur l'autre, pour ainsi dire, comme un lourd fardeau, est une situation extrêmement dangereuse pour une jeune personne; c'est la source de mille tentations et la cause des chutes les plus funestes.

Pour éviter ce malheur, suivez le conseil plein de sagesse que saint Jérôme donnait à un de ses disciples : «Faites tou­jours quelque chose, afin que Dieu ou le démon vous trouve toujours occupé. »

 

EXEMPLE: Saint Théophane, martyr.

Sous le règne de l'hérétique Constantin Copronyme, Théo­phane, fils de, l'un des grands de l'empire, orphelin dès l'âge de trois ans, fut élevé par les soins de l'empereur lui-même. Sous cette haute et dangereuse direction, on pouvait tout craindre pour sa foi; Dieu se chargea de la préserver, par le zèle d'une pauvre servante, laquelle déjoua les projets de Co­pronyme et inculqua dans l'âme du jeune enfant la plus vive horreur pour les nouveautés sacrilèges qui trouvaient à la cour de si nombreux adeptes.

La vie de Théophane devint un prodige de renoncement, de pénitence, de sainteté. En 787, il assista au second concile de Nicée où il défendit avec force, contre les hérétiques, la pure doctrine de l'Église sur le respect dû aux saintes images.

Dans les premières années du IXe siècle, Léon "V l'Arménien, l'un des plus ardents ico­noclastes qui fut jamais, voulut attirer à lui le vénérable champion de l'Église ; il le fit amener en sa présence, et lui offrit sa faveur s'il accédait à ses désirs, en même temps qu'il le menaçait de tout son courroux s'il n'embrassait pas la dé­testable doctrine dont il se faisait l'apôtre.

Voici quelle fut la réponse de saint Théophane : « Agé et infirme comme je le suis, je n'ai garde d'ambitionner dans ma vieillesse les choses que j'ai depuis si longtemps méprisées pour Jésus-Christ. Quant à vos menaces, j'espère que le Seigneur me donnera le courage de souffrir, pour la défense de sa cause, tous les sup­plices auxquels vous pourrez me condamner. »

Ce noble lan­gage lui valut une sentence rigoureuse ; jeté dans un sombre cachot, il y resta deux années entières ; puis ce saint vieillard, exténué par l'âge et par les austérités, reçut trois cents coups de fouet qui le réduisirent à la faiblesse la plus extrême. Après cette douloureuse flagellation, il fut envoyé en exil dans l'île de Samothrace, où il expira bientôt.

 

Tiré de : LECTURES MÉDITÉES (1933).

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 17:15

 

II.         L'ÉLÉVATION MORALE.

 

Il est une chose dont on ne parle guère — dépassée sans doute — une chose en relation avec cette Loi que l'on mini­mise et la morale dont on n'ose prononcer le nom, c'est l'élé­vation morale.

On entend souvent dire : aimez votre prochain, ayez de l'amitié pour vos voisins, aidez-les, donnez-leur ce qui leur manque, formez avec eux une communauté, mais on n'entend guère d'invitations à l'élévation morale. Rassemblez tous les statuts de tous les groupements et associations de catholiques et cherchez s'il en existe beaucoup qui proposent à leurs membres de s'élever moralement. Pourtant, Ecclesiasm Suam a bien dit que le devoir de l'Église était de « corriger les défauts de ses propres membres et de les faire tendre à une plus grande perfection ».

On est enclin, en ces temps, de faire passer l'apostolat avant l'élévation morale et à s'oublier pour son prochain, parfois en paroles. S'oublier, bien sûr, s'il s'agit du froid, de la faim, de la misère, voire même du sacrifice de sa vie, mais l'homme ne doit jamais oublier son âme. C'est là que, selon saint Thomas, charité bien ordonnée commence par soi-même, étant entendu que ce que je ferai pour sauver l'âme de mon prochain servira au salut de la mienne. Mais je dois d'abord m'élever, sans quoi je ne pourrai rayon­ner. L'image est éloquente, exprimant que le juste s'élè­vera comme le palmier et s'étendra comme le cèdre du Liban.     

Apprenons donc à nager avant de vouloir nous élancer au secours de ceux qui se noient.

Mais allons au fond des choses. Qu'est-ce qui ne va pas, chez les catholiques, en dehors de ce néo-modernisme qui nous divise ? Ce qui ne va pas, c'est que nous n'arrivons pas à nous aimer comme le voudrait le Christ. Il y a maintes raisons a cela, mais il y a surtout que nous sommes pleins d'imperfections. Nous déplaisons à notre voisin parce qu'il n'aime pas nos défauts, et nous sommes poussés à l'éviter à cause de ses travers. La société est ainsi jalonnée de bar­rières, d'écrans qui tomberont pour peu que nous fassions un effort vers la perfection. Sans ces efforts réciproques, « aimez-vous les uns les autres » sera difficilement réali­sable. Tant que les hommes ne s'élèveront pas, tous les efforts qu'ils feront pour s'unir seront vains car ils ne pro­duiront que des changements superficiels, tels le tutoie­ment, l'emploi du seul prénom, la familiarité, etc.

La question ne doit pas être vue seulement à l'intérieur du catholicisme, mais aussi à l'extérieur. Voici déjà des années qu'au cours d'une audience publique du mercredi, S.S. Paul VI a cité le témoignage d'une convertie qui expri­mait son aversion pour l'Église à cause de ceux qui la compo­sent. Elle connaissait tant de catholiques pleutres, amorphes, indifférents aux injustices qui se passaient sous leurs yeux,... et ceci conduisait le Saint-Père à déplorer que l'Église ne soit pas belle, rayonnante, parlante, à cause de ses enfants qui ne sont pas exemplaires et ne vivent pas en vrais chrétiens.

Si ceux qui ont l'honneur de porter le titre de catholique se donnaient la peine de regarder humblement en eux-mêmes et s'ils s'efforçaient de se corriger de leurs défauts, ceux qui vivent en dehors de l'Église et qui les observent, les regarderaient moins sévèrement, avec plus de sympathie. Par contrecoup leur éventuelle aversion pour l'Église du Christ s'en trouverait diminuée.

Ajoutons à cela que si l'homme fait un effort pour s'éle­ver, se rapprochant ainsi de son prochain, il se rapprochera de Dieu et inversement. L'image qui suit est parlante. Dessi­nons un volume géométrique appelé cône. Au sommet : Dieu. A la base, faisant cercle, la communauté paroissiale où chaque fidèle est séparé de ses voisins. Si chacun s'élève, tous se rapprocheront les uns des autres en montant vers Dieu. Chacun ayant moins de défauts ou des défauts moins criants sera plus agréable aux autres. Ayant acquis plus de qualités, chacun supportera mieux les travers de son prochain. Ainsi naîtra une communauté qui sera effective.

Mais l'image du cône doit être complétée par la présence du prêtre. Il se place au centre parce qu'il est la projection du sommet divin sur le cercle terrestre, c'est-à-dire le repré­sentant de Dieu ici-bas. Le fidèle lui est relié par un rayon de la circonférence. Il saute aux yeux, sur le croquis comme dans la vie courante, que s'il s'élève et se rapproche de Dieu, il entraînera par son élévation celle des fidèles.

Il faut donc d'abord chercher le Royaume de Dieu et tout le reste nous sera donné par surcroît. De la recherche du Royaume de Dieu naîtra la communauté, et l'Esprit de Dieu pourra, alors, faire en sorte que l'on dise de nous : « Voyez comme ils s'aiment. » Mais ce n'est qu'en s'élevant qu'on peut s'approcher de Dieu. Lorsque Zachée voulut voir le Christ, il monta sur un arbre. Lorsque le Seigneur nous invite à retirer la poutre de notre œil, ne veut-il pas dire que nous devons nous débarrasser de nos défauts ? Et s'il nous demande d'être parfaits, que cela signifie-t-il ?

Pour conclure, répétons que le néo-modernisme a fait le silence sur la Loi. L'oubli de la Loi a conduit à l'immoralité, laquelle a envahi le monde et effacé la notion de péché. De plus en plus pécheurs, les hommes se sont éloignés de Dieu et ont renforcé les rangs de l'athéisme : ils préfèrent les ténèbres parce que leurs oeuvres sont mauvaises.

Gardienne des mœurs et de la foi, l'Église semble débor­dée. Trop parmi ses membres enseignent que ce n'est pas la vertu qui est première (on se moque même des vertueux) : c'est la liberté c'est l'homme, en sorte qu'ils se mettent ainsi au rang des païens.

Trop parmi ses membres enseignent, sans l'expliquer, que l'amour est tout, laissant aux enseignés toute latitude pour donner au mot amour le sens qui leur convient. Et au nom de l'amour, c'est-à-dire souvent au nom d'un sentiment violent et passager inspiré par le démon, on insulte au Dieu d'Amour.

On enseigne les paroles de saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux », mais on omet de dire, que l'amour dont il parle est la charité dont saint Jean et saint Paul ont dit de si belles et si grandes choses, cette charité qui permet de faire ce que l'on veut car elle est tout orientée vers le bien.

Et puisque, les principaux efforts de l'Église concernent la pastorale, ne pourrait-on pas rap­peler aux fidèles ces paroles de S. S. Pie XII : «... Personne ne peut faire quoi que ce soit, comme il convient, pour le bien commun, s'il ne brille d'abord lui-même comme un exemple de vertu pour les autres. »  Tout cela n'est plus enseigné, comme n'est plus enseignée la nécessité de la connaissance de soi.

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE.

                       Guy Le Rumeur (1974)

                       79290 Argenton-L’Église

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:17

 

 

Il  faut être sérieux, voyons… prétendre, que le prochain pape sera le dernier?

 

Cela n’est pas possible car si on lit les Prophéties des Papes on voit qu’après Léon XIII, neuf pontifes doivent lui succéder.

Après Léon XIII, il y eu: (1) Saint Pie X, (2) Benoît XV, (3) Pie XI, (4) Pie XII et  (5) Jean XXIII.

(6) Paul VI, est le 108ième  «FLOS FLORUM»,  est toujours vivant. Ceux qui  lui ont succédés ne peuvent pas être des papes légitimes.

(7) Jean-Paul Ier   Lorsqu’il apprit que le vrai Paul VI était toujours vivant et que celui qui était mort le 6 août 1978 était un sosie.  Comme c’était une personne honnête, sachant sa nomination illégale, il voulut dénoncer.  Il fut assassiné pour cacher la VÉRITÉ.

8. SI…  Jean-Paul II   était un faux pape, un imposteur et il ne peut être compté comme un pontife.

 http://www.la-foi.fr/secte/antipapes/jean_paul2.aspx

9. SI… Benoît XVI    était aussi un faux pape, un imposteur et il ne doit pas être compté lui aussi comme un pontife.  

http://le-nouvel-ordre-mondial-illuminati.over-blog.com/photo-1890272-pape-benoit-16-illuminati-main-cornu-luciferien_jpg.html

Donc, après Paul VI, il devrait selon les prédictions, rester 2 papes a venir : (8) Le successeur immédiat de Paul VI, sera nommé par ce dernier, car les conclaves sont arrangés avec les démolisseurs.

(9) Le dernier vrai saint père, portera le nom de Pierre II.  Il viendra                                 seulement après la venue de l’Antéchrist

 Le prochain Conclave sera-t-il encore un conclave frauduleux… S’il n’y a pas d’intervention Divine, pour nous redonner notre Saint Père Paul VI, nous aurons un 3ième  faux papes…

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-conclave-frauduleux-1-101527423.html

 

"Italie ingouvernable "titre la presse italienne. Des troubles sociaux et subversifs sont prévisibles. Le Vatican sera attaqué par les foules écœurées par les scandales. Le pseudo conclave pourra-t-il même se tenir? Tout cela est signe pour nous. Quand vous verrez ces signes, relevez la tête, votre délivrance est proche". Pourquoi R...est-il si pressé de fuir ? Courage donc ! La vérité est en route. On ne se moque pas indéfiniment du Saint Esprit. Préparez vos catacombes.

http://amdg.over-blog.fr/article-le-naufrage-suite-115695459.html

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:16

      

 

Le néo-modernisme est la composante de nombreuses forces néfastes dont l'une des plus importantes procède de la liberté. Non point d'une juste liberté qui devrait s'exercer dans l'obéissance et la charité, mais d'une liberté en dehors de toute contrainte. Cette liberté généralisée aboutirait inévi­tablement à l'anarchie, et de toute façon elle oriente vers le mal. Ce sont d'ailleurs des symptômes d'anarchie que l'on relève aujourd'hui dans l'Église. Quant au mal, il s'étale au grand jour.

 

I. la Loi.

Les Commandements de Dieu sont devenus des contrain­tes détestables et, selon les expressions employées par une certaine catéchèse, un carcan, un joug intolérable. Leur refus est une des forces qui désorientent les masses et plongent les catholiques dans des climats qui font perdre la foi.

 

Voilà déjà une vingtaine d'années (en 1974) que l'on assista chez beaucoup et surtout à Paris, dans des paroisses dites pilotes, à des innovations dans le domaine liturgique, mais la doc­trine professée par les novateurs semblait intacte. Pourtant, c'est vers la même époque que commencèrent les déviations. On parlait alors, sur les ondes, de préceptes moraux et para­sites qui devaient disparaître au nom de l'Évangile. En fait, on commençait à grignoter les Commandements.

 

Ce mal prenait-il son origine chez les esprits démolis­seurs qui agissent dans l'ombre pour détruire l'Église du Christ ? Était-ce dû à de bonnes intentions visant à rendre la religion plus accessible aux incroyants ? Toujours est-il que la Loi fut ensuite mise à rude épreuve de la part de nombreux clercs et parfois d'évêques. Les uns disaient que le décalogue n'est pas un catalogue de défenses auxquelles il faut obéir « sous peine de péché », d'autres s'en prenaient à ceux qui voyaient dans la Loi de Dieu quelque chose à respecter comme on respecte le code de la route. Dans le même esprit, on a entendu un cardinal dire que la foi n'est pas une série de principes appris par cœur. Bien sûr, il y avait une part de vrai dans ces idées mais...

 

Le mot catalogue eut un succès qu'il n'aurait certainement pas eu, si on avait rappelé aux catholiques que le premier « commandement » qui fut donné à l'humanité, fut donné à Ève à qui il fut interdit de goûter au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal « sous peine de mourir ». Quant à l'expression « code de la route », elle était percu­tante mais mal choisie car, de même que le non-respect de ce code conduit souvent à l'hôpital ou au cimetière, le mépris des Commandements conduit souvent au purgatoire ou en Enfer.

 

Évidemment, c'est beau d'aimer Dieu et d'éviter le mal pour lui plaire. Dans une famille, c'est beau d'aimer ses parents, de les écouter et de leur obéir par amour. Mais est-ce si répandu ? La conscience morale des hommes, tou­jours harcelée par leur nature, est-elle si bien équilibrée qu'ils puissent se passer d'une loi écrite ou, l'ayant admise, qu'ils puissent lui désobéir sans conséquences ? On ne saurait accuser les écrivains sacrés de radoter, pourtant, à quatre reprises (Ps., CX, 16, Prov., I, 7 et IX, 10, I, Si., 16), l'An­cien Testament enseigne que la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Cela signifie sans doute que l'homme ne doit ni mépriser la Loi, ni oublier que les infrac­tions qu'on lui fait s'appellent des péchés, c'est-à-dire des offenses à Dieu auteur de la Loi, et que les péchés nous coûtent en ce monde ou en l'autre.

 

Cahin-caha,  l'histoire du  code  et celle du  catalogue firent leur tour de France, si mal qu'il en résulta l'oubli de la Loi avec laquelle chacun, selon son âge et sa situation, en prit à son aise. Les deux mots code et catalogue avaient simplement affaibli la Loi divine.

 

Mais ce n'était là qu'un moindre mal. Il y eut pire. On en vint même à affirmer, que les Commandements de Dieu étaient un esclavage. Ils avaient été indispensables pour le peuple hébreu, par nécessité de redressement (car en captivité les mœurs se dissolvent !), mais il n'était pas question, pour lui, de tomber d'un esclavage dans un autre !

 

Il ne semble pas que cette action sourde mais efficace ait été combattue en haut lieu, d'autant moins que le mot cata­logue a été publiquement employé par plusieurs évêques. Au contraire, l'œuvre dissolvante a pris un caractère officiel dans le catéchisme dit progressif. Par exemple, le livre Qui es-tu Seigneur expose la Loi non pas de la façon dont elle est présentée par l'Écriture, mais dans un texte de quelques lignes où les 2e, 6e, 9e et 10e commandements ont été passés sous silence. Or, nul n'ignore le poids des 6e et 9e commandements touchant à l'impureté, celle-ci faisant que bien des enfants s'éloignent de l'Église avant l'âge de l'ado­lescence. Ce silence sur l'impureté est-il dû au souci d'éviter | de troubler les âmes candides, en ce morceau de siècle où l'éducation sexuelle, consentie ou marginale, s'en est depuis longtemps chargée ?

 

Mais ce n'était qu'une première offensive. On s'en prenait *' ainsi aux Commandements parce que l'on détestait cette personne au nom rendu détestable que l'on appelle la mo­rale. La morale est celle que l'on méprise, celle dont on rit, celle que l'on jette, comme du lest, pour plaire à certains auditoires. Elle serait l'apanage des dévots, des infantiles, des hypocrites. En tous lieux on la maltraite : dans les jour­naux, dans les livres, à la télévision et même à Notre-Dame de Paris dans le feu de l'éloquence !

 

Selon des confesseurs, le péché d’envie est celui dont on ne s'accuse jamais. Et pourtant l’envie est une des forces mauvaises qui mènent le monde.

 

Et l'on affirme que le Christ n'a jamais été un moraliste ; certains vont même plus loin puisqu'ils enseignent que Jésus est finalement celui qui résume la mort de la morale, ce qui, au demeurant, ne signifie pas grand-chose. Tout cela aboutit au rejet de la Loi, parce que même si on accepte une morale, on ne veut pas qu'elle soit à base d'interdits. On la veut, dit-on, positive ; on la veut surtout à son goût et comme dans ce domaine le goût de l'homme coïncide avec ses désirs, sa nature, on se fait une morale à soi, c'est-à-dire que l'on rejoint tous les incroyants qui pour la plupart ont une éthi­que en harmonie avec leur nature. Leur morale s'effrite souvent au cours de leur existence par cette tendance, connue, qui consiste à laisser la chair prendre le pas sur l'esprit.

 

On a ainsi une morale pour notre temps, évolutive naturel­lement, ou une morale de situation. Celle-ci se base sur l'affirmation qu'en dominant la Loi on peut se dégager de sa contrainte. Voici un exemple des « possibilités de dépas­sement que l'on peut rencontrer dans les interdits de la Loi ». Pour un homme abandonné de son épouse, il n'y a, chrétiennement, d'autre solution que de vivre seul. Mais dans une telle situation, n'y a-t-il pas de risques de chutes ? Alors ? La solution est simple : l'homme n'a qu'à se mettre en ménage avec une autre femme, c'est préférable au risque de chutes successives qui lui détérioreraient la conscience. Cela ne rappelle-t-il pas l'affirmation de cet écrivain anglais qui écrivait que la meilleure façon de ne pas subir de tenta­tions c'est d'y succomber ?

 

Ce qui est frappant, c'est que les personnes qui rejetaient la Loi ces dernières années le faisaient souvent au nom de l'amour. Avaient-elles donc oublié que l'amour contient la Loi et n'avaient-elles pas lu saint Paul qui nous dit que commettre l'adultère, tuer, dérober, mentir sont des actes contraires à l'amour ? Ce sont précisément les interdits du décalogue. Respectons donc le plus petit des Commande­ments « sous peine », dit l'Évangile, d'être le plus petit dans le Royaume des Cieux et n'essayons pas d'inventer une nou­velle morale exempte d'interdits.

 

Tous les individus sont différents. Obéir par amour c'est parfait, éviter le péché par crainte du châtiment ne l'est pas, mais les chemins qui conduisent au ciel sont multiples.

A suivre…

 

     Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE.

                       Guy Le Rumeur (1974)

                       79290 Argenton-L’Église

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 13:26

 

 

 

 

« De quoi croyez-vous, disait Mme de Maintenon, qu'un roi soit plus généreux, envers un courtisan occupé à lui faire sa cour, qui est de tous ses plaisirs sans avoir jamais aucune peine, ou d'un fidèle sujet qui passe sa vie à combattre pour lui, exposé à de continuels dangers, toujours dans les fatigues, qui n'est soutenu que par son courage et par son attachement au service de son prince, n'ayant même que très rarement le plaisir de l'approcher ?

 

Il n'est pas diffi­cile de voir que c'est le dernier qui aura ses faveurs. Faites-vous-en l'application, et voyez si vous avez sujet d'être affligée que la multitude des soins inséparables de votre charge rende votre présence de Dieu moins douce qu'autrefois. Pour moi qui suis fort vive, je me trouve accablée de distractions aussi différentes que sont les affaires dont j'ai la tête remplie... Je ne me présente guère devant Dieu qu'au travers d'une multitude de pensées qui remplissent mon imagination ; mais je me console un peu en lui disant: Il est vrai, Seigneur, que je mêle dans mes actions une vivacité naturelle qui n'est pas exempte de plusieurs défauts dont je suis confuse ; mais aussi vous savez que je ne les entreprends que pour vous plaire. »

Les devoirs d'état doivent donc passer avant tout, être préférés à tout.

C'est assurément une excellente chose que de prier ; mais prier quand il faut agir, être à l'église quand on doit être à la maison, ce n'est pas plaire à Dieu et faire sa volonté, mais c'est faire la sienne propre. Être pieuse, ce n'est pas faire ce que les autres ne font pas et omettre ce qu'ils font, c'est très souvent se bornera le faire autrement qu'eux, le faire pour Dieu, tandis qu'ils le font pour eux-mêmes.

Toute notre perfection ne consiste qu'en deux choses : à faire ce que Dieu veut que nous fassions, et à le faire comme il veut que nous le fassions. Ce que Dieu veut avant tout, c'est que nous remplissions avec exactitude tous les devoirs de notre état. Nos obligations directes envers lui sont peu nombreuses, et peuvent se rapporter au précepte qu'il nous a donné de l'aimer plus que tout le reste et d'agir en tout pour sa gloire. Mais les obligations envers nos frères et celles qui résultent de notre position nous réclament à chaque instant de notre vie.

C'est pour cela que plusieurs trouvent beaucoup plus commode de s'affranchir des dernières, sous le vain pré­texte de vivre uniquement pour Dieu. Mais c'est mal inter­préter sa volonté, ou plutôt, c'est lui préférer sa volonté pro­pre, que de négliger les choses qu'il nous demande et de faire celles qu'il ne nous demande pas. A quoi vous sert de donner à Dieu une chose, lorsqu'il vous en demande une autre ? Examinez quelle est sa volonté, afin de l'accomplir. Vous en recevrez bien plus d'avantages.

Dieu aime infiniment plus, en vous le moindre acte d'obéis­sance et de soumission à sa volonté, que tous les services que vous vous proposez de lui rendre par goût et par inclination. Ne regardez jamais la qualité des choses que vous faites, mais l'honneur qu'elles ont d'être agréables à Dieu.

Chaque état de vie a ses ennuis, ses amertumes, ses dégoûts ; de sorte que, si l'on excepte ceux qui sont pleinement résignés à la volonté de Dieu, chacun voudrait changer sa condition contre celle des autres.

 D'où vient cette inquiétude générale des esprits, sinon d'une certaine aversion que nous avons pour la contrainte, et d'une malignité d'esprit qui nous fait penser que chacun est dans une position préférable à la nôtre?

Quiconque n'est pas parfaitement résolu à faire ce que Dieu veut, se tournera en vain tantôt d'un côté, tantôt d'un autre: il n'aura jamais de repos. Ceux qui ont la fièvre ne trouvent point de place bonne, ils ne sont pas un quart d'heure dans un lit qu'ils voudraient être dans un autre : ce n'est pas le lit qui en est cause, mais la fièvre qui les tourmente partout. Une personne, qui n'a pas la fièvre de la volonté propre, se contente de tout pourvu qu'elle serve Dieu dans l'état où elle est placée. Sans doute les devoirs de l'état n'ont rien qui séduise l'amour-propre et flatte la vanité ; il serait souvent plus agréable, pour un cœur qui n'est pas entièrement dépossédé de lui-même, d'exercer son activité dans une sphère plus haute et plus large. Mais ce qu'il y a de certain, c'est que les devoirs qui flattent l'amour-propre prêtent à d'étranges illusions, tandis que ceux qui contrarient la nature n'ont rien qui puisse éveiller notre défiance.

Le bien que nous avons à faire n'est point situé loin de nous, mais il est en quelque sorte sous no­tre main, et nous pouvons l'accomplir à chaque instant de notre vie.

 

Sainte Marguerite de Cortone, pénitente.

sainte Marguerite de Cortone naquit à Alviano, dans le dio­cèse de Chiusi, en Toscane, vers le milieu du treizième siècle. A seize ans, Marguerite quitta les sentiers de la vertu, et vécut pendant huit ou dix ans dans la honte et le désordre.

Elle était encore dans les liens du péché, lorsqu'un jour, sans y être préparée, elle se trouva en présence d'un cadavre que les vers dévoraient. Cette vue la fit rentrer en elle-même, et lui inspira la résolution de faire pénitence de sa vie coupable.

Marguerite revint donc, nouvelle enfant prodigue, à la mai­son de son père, et passa ses jours et ses nuits à réparer les crimes de son passé ; la corde au cou, elle demanda publique­ment pardon, dans l'église paroissiale, des scandales qu'elle avait donnés.

Puis, elle se mit sous la direction d'un religieux de Saint-François, qui, après avoir longuement éprouvé la sincérité de sa conversion, l'admit dans le Tiers Ordre de la Pénitence.

Elle qui avait vécu jusque-là dans le luxe et la vanité, elle mena désormais une vie d'héroïque pénitence dans une misérable cellule.

 

Extrait de : LECTURE MEDITÉES. (1933)

 

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