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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:25

 

Dans un numéro publié aussitôt après la béatification de Maria Goretti, (morte martyre le 6 juillet 1906), un journal protestant d'Amérique, fameux pour ses invectives haineuses contre l'Église, attaquait à fond le culte catholique. L'article éditorial s'appliquait à ridiculiser l'exaltation d'une jeune fille qui, selon l'auteur, n'a rien fait d'autre que ce qu'auraient fait tant d'autres jeunes filles jalouses de leur propre pu­deur, sans, pour cela, avoir droit aux honneurs des autels.

 

Ce critique si superficiel aurait mieux fait de se taire que de montrer une telle incompétence en la matière.

 

Nul ne doute que bien des jeunes filles et des adultes soient prêtes, pour défendre leur pudeur, à affronter n'importe quelle peine et même la mort. Que d'autres, non seulement par pudeur naturelle, mais aussi et surtout pour un motif surnaturel, soient disposées à défendre leur propre vertu jusqu'au sacrifice de leur vie, cela est également indubitable. Sa Sainteté Pie XII disait avec raison, dans son discours, déjà cité, sur Maria Goretti, que  « celles-là sont sans doute nombreuses et elles le seraient encore davantage, s'il y avait plus de circonspection et d'affectueuse bonté de la part des parents et plus de confiante docilité de la part des enfants ».

 

D'où l'on conclut que, pour pouvoir être envisage à la lumière d'un vrai martyre, il ne suffit pas à l'acte héroïque d'avoir une fin purement hu­maine quoique très juste, mais il est nécessaire qu'il soit inspiré par l'amour de Dieu, et la crainte de l'offenser ; autrement dit, il doit tendre à procurer la gloire du Créateur. Rappelons-nous les paroles de l'Évangile : " Celui qui perdra sa vie pour mon amour, la retrouvera " (Matt., 10, 39).

 

Le martyre est, selon les théologiens, « consiste dans l'acceptation vou­lue de la mort ou d'un tourment mortel, pour la foi du Christ ou pour une vertu chrétienne » : Et le Docteur angélique, Saint Thomas, nous dit : « La cause suffisante pour le martyre n'est pas seulement la confession de la foi, mais de n'im­porte quelle autre vertu, non civique mais infuse (c'est-à-dire, non pas naturelle mais surnaturelle) qui ait le Christ pour fin. On peut, en effet, par n'importe quel acte de vertu, rendre témoignage au Christ, d'autant plus que les œuvres qu'il produit en nous sont autant de témoignages de sa bonté. C'est ainsi que des vierges perdirent la vie, parce qu'elles voulaient garder intacte leur virginité, comme on le dit de sainte Agnès et de quelques autres dont l'Église célèbre le martyre ».

 

Notre Maria Goretti fut-elle vraiment une martyre de Jésus-Christ ? Fut-elle héroïne comme sainte Agnès qui, pour ne pas offenser son Dieu par le péché, préféra aller au-devant de la mort ?

 

Écoutons le Saint Pontife Pie XII, dans le discours déjà cité : «La figure et l'histoire de Maria Goretti ont immédiatement rappelé, à l'esprit de tous, une autre histoire et une autre figure : Agnès. Le vi­sage de la martyre romaine et celui de l'enfant de Corinaldo resplendissent du même charme : leur cœur répand le même parfum ». En outre « la grâce et la si délicate candeur de ces deux adoles­centes furent fermement unies à la force d'âme, comme à l'une de leurs vertus caractéristiques... force de la vierge, force de la martyre, que la jeu­nesse place dans une lumière plus vive et radieuse. Force qui est, à un certain moment, tutelle et fruit de la virginité... Telle fut Maria Goretti ».

 

Et, parlant encore d'elle, le Pontife ajoute : « N'est-elle donc qu'une ingénue, une innocente, instinctivement effrayée de la seule menace du pé­ché, comme de la vue d'un serpent ? (Eccl., 21, 2). Est-elle comme l'hermine qui (selon une anti­que légende) se laisse tuer plutôt que d'effleurer du pied la fange du chemin ? Est-elle uniquement soutenue par un sentiment naturel de pudeur ? Non, encore petite, elle laisse déjà entrevoir  l’intensité et la profondeur de son amour envers le Divin Rédempteur... Elle souffrit une mort sanglante pour observer le commandement de Dieu : à peine âgée de douze ans, elle témoignait déjà d'une vertu chrétienne, mûre et forte, prête à mêler son sang au sang de l’Agneau ».

 

Les éloquentes affirmations du Souverain Pontife sont amplement corroborées par le résultat des procès canoniques de la sainte.

 

Le martyre, dans son caractère matériel, consiste dans la mort violente et volontaire (ou en d'autres actes de violence capables en soi d'occa­sionner la mort) d'un innocent, de la part d'un persécuteur. Les sujets qui le constituent sont donc au moins deux : celui qui, sciemment, persécute et tue, et celui qui est persécuté et tué.

 

En ce qui concerne Maria Goretti, nous savons déjà qu'une mort violente lui fut sciemment infligée par Alessandro Serenelli. Lui-même, d'ailleurs, a avoué, sans réserve, avoir commis ce crime en pleine possession de ses facultés, sachant bien qu'il exécutait un acte brutal, auquel il s'était méticuleusement préparé. Il ne s'agit donc pas d'un acte impulsif et involontaire ni d'un simple accident. Alessandro a déposé : « Je savais que j'accom­plissais une action condamnée par Dieu. Le jour du délit j'étais pleinement conscient ». La grave peine qui lui fut infligée par le pouvoir judiciaire confirme cette sérieuse et entière responsabilité. On peut se demander, ici, si Serenelli avait vraiment eu l'intention formelle de faire de Maria Goretti une martyre, en la contraignant à offenser Dieu ; on peut de même se demander si Maria Goretti avait eu l'intention de résister jusqu'à la mort, aux actes violents par lesquels on voulait la contraindre à des actes offensants pour le Seigneur.

 

A la première question, on peut répondre par les paroles mêmes de 1'assassin. « A ce moment-là, je comprenais bien que je voulais accomplir une action contre la loi de Dieu et que je voulais indui­re Maria à entrer dans mes desseins et c'est préci­sément parce qu'elle s'y opposa, que je la tuai ».

 

Quand à la seconde réponse, elle nous a été déjà donnée par la victime elle-même, sur son lit de mort. « Alessandro voulait me faire commettre le mal, mais je n'ai pas voulu ». C'est pourquoi l'hé­roïne avait dit à son brutal oppresseur : « Que fais-tu ?... Tu vas en enfer !...» Le meurtrier le re­connaît encore lorsqu'il déclare : « Elle était vrai­ment innocente... et pour sauvegarder sa pureté, elle préféra plutôt tomber sous la main d'un assassin ».

 

Les relations du procès permettent de conclure que la lutte dut être violente : la timide vierge de Ferriere était devenue une lionne invincible ; revê­tue de la cuirasse du Roi des vierges, elle put sortir triomphante du rude combat, c'est-à-dire vierge et martyre : vierge sans souillure, martyre illustre, environnée de gloire parmi les palmes et les lis. Sur ce double titre de vierge et de martyre, la Sacrée Congrégation des Rites apposait son sceau, par son décret du 25 mars 1945.

 

Le vingtième siècle a ainsi revu, dans la passion de la vierge et martyre Maria Goretti la glorieuse passion de l'adolescente romaine, sainte Agnès, sacrifiée pour la défense de sa virginité, au troisième siècle de notre ère.

 

Comme sainte Agnès, Maria Goretti était, en effet, douée d'une dévotion supérieure à son âge et d'une vertu qui surpassait la nature. Comme elle aussi, à un âge si tendre, elle était mûre pour remporter une victoire sublime.

 

De même que la noble Agnès, jetée dans un lieu de perdition, se préoccupait de dérober ses chastes membres au regard sacrilège de ses tyrans, ainsi la douce petite paysanne de Ferriere, sous la véhémence des coups de poignard, au lieu de tâcher de détourner la main qui la frappait, s'em­pressait de se serrer dans ses vêtements pour ne pas offenser le regard de son ange gardien ;  pouvait-elle aussi répéter avec Agnès: « J'ai avec moi l'Ange du Seigneur, qui protège la pureté de mon corps ».

 

Une particularité distingue cependant le mar­tyre de Maria Goretti de celui de sainte Agnès. Bien que cette sainte ait été soumise à diverses épreuves, son holocauste se résuma en un seul coup d'épée sur le cou, coup féroce qui horrifia tant le grand saint Ambroise. Sainte Maria Go­retti, au contraire, fut immolée, non par un, mais par quatorze coups d'un fer aiguisé et, vingt heures durant, elle sentit l'acuité des blessures et les spasmes de son coeur transpercé.

 

Un exemple puissamment éloquent de pureté héroïque et de sacrifice était-il nécessaire à toute la jeunesse de notre siècle ? Les phalanges de notre jeunesse féminine d'Action catholique, nos Enfants de Marie avaient-elles besoin de voir confirmer à nouveau et sceller d'un sang très pur, leur programme de vie chrétienne, leur pacte de fidélité à Dieu et à la Vierge Marie ? Si oui, c'est donc pour elles toutes que le Céleste Roi des Vierges, qui se plaît parmi les lis, prépara la future héroïne, en la revêtant dès ses plus tendres années, de l'armure de la foi, du casque du salut, de l'épée de la vérité. Et, vierge selon la chair, vierge selon l'esprit, vierge selon les aspirations intimes du coeur, elle put pour la confusion du monde renégat de Dieu et de sa morale, engager cette bataille qui devait lui réserver une victoire aussi splendide.

 

 

Extrait de : UNE MARTYRE DE LA PURETE

Mgr Jacques Morelli. 1950  Édition du Lévrier. Ottawa.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 01:36
Notre siècle crie: Tolérance ! Tolérance ! Il est convenu qu’un prêtre doit être tolérant, que la religion doit être tolérante.
Mes Frères, en toutes choses rien n’égale la franchise; et je viens vous dire sans détour qu’il n’existe au monde qu’une seule société qui possède la vérité, et que cette société doit nécessairement être intolérante.
Mais, avant d’entrer en matière, pour nous bien entendre, distinguons les choses, convenons du sens des mots et ne confondons rien. (…)
1. La religion qui vient du ciel est vérité, et elle est intolérante envers les doctrines.
2. La religion qui vient du ciel est charité, et elle est pleine de tolérance envers les personnes. 
Il est de l’essence de toute vérité de ne pas tolérer le principe contradictoire. L’affirmation d’une chose exclut la négation de cette même chose, comme la lumière exclut les ténèbres. Là où rien n’est certain, où rien n’est défini, les sentiments peuvent être partagés, les opinions peuvent varier.
Je comprends et je demande la liberté dans les choses douteuses : In dubiis libertas. Mais dès que la vérité se présente avec les caractères certains qui la distinguent, par cela même qu’elle est vérité, elle est positive, elle est nécessaire, et, par conséquent, elle est une et intolérante: In necessariis unitas. 
Condamner la vérité à la tolérance, c’est la forcer au suicide.L’affirmation se tue, si elle doute d’elle-même; et elle doute d’elle-même, si elle laisse indifféremment la négation se poser à côté d’elle. Pour la vérité, l’intolérance c’est le soin de la conservation, c’est l’exercice légitime du droit de propriété. Quand on possède, il faut défendre, sous peine d’être bientôt entièrement dépouillé.
Aussi, mes Frères, par la nécessité même des choses, l’intolérance est partout, parce que partout il y a bien et mal, vrai et faux, ordre et désordre; partout le vrai ne supporte pas le faux, le bien exclut le mal, l’ordre combat le désordre.
Quoi de plus intolérant, par exemple, que cette proposition: 2 et 2 font 4 ? Si vous venez me dire que 2 et 2 font 3, ou que 2 et 2 font 5, je vous réponds que 2 et 2 font 4. Et si vous me dites que vous ne contestez point ma façon de compter, mais que vous gardez la vôtre, et que vous me priez d’être aussi indulgent envers vous que vous l’êtes envers moi; tout en demeurant convaincu que j’ai raison et que vous avez tort, à la rigueur je me tairai peut-être, parce qu’après tout il m’importe assez peu qu’il y ait sur la terre un homme pour lequel 2 et 2 font 3 ou 5.
Sur un certain nombre de questions, où la vérité serait moins absolue, où les conséquences seraient moins graves, je pourrai jusqu’à un certain point composer avec vous. Je serai conciliant, si vous me parlez de littérature, de politique, d’art, de sciences agréables, parce qu’en toutes ces choses il n’y a pas un type unique et déterminé. Là le beau et le vrai sont, plus ou moins, des conventions; et, au surplus, l’hérésie en cette matière n’encourt d’autres anathèmes que ceux du sens commun et du bon goût.
Mais s’il s’agit de la vérité religieuse, enseignée ou révélée par Dieu lui-même; s’il y va de votre avenir éternel et du salut de mon âme, dès lors plus de transaction possible. Vous me trouverez inébranlable, et je devrai l’être.
C’est la condition de toute vérité d’être intolérante; mais la vérité religieuse étant la plus absolue et la plus importante de toutes les vérités, est par conséquent aussi la plus intolérante et la plus exclusive.
Cardinal Pie – Sur l’intolérance doctrinale (1841)

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/01/19/la-verite-est-necessairement-intolerante/

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:34

LITANIES DE NOTRE-DAME POUR LE SOUVERAIN PONTIFE ET LA FRANCE

En ce jour, (2juillet) où l’Église célèbre la Visitation de La Sainte Vierge, unissons nos supplications à celles de Marie-Julie du Crucifix en unissant notre intention à la sienne ;(Extrait de Prières litaniques ED. Résiac) Cette fête doit être particulièrement chère aux « survivantistes »

1-.En effet, cette solennité fut instituée pour l’univers entier par SS Urbain VI en 1389 afin d’obtenir la fin du grand schisme d’Occident, (1378-1417) qui prit sa source dans un conflit entre plusieurs prétendants à la papauté. La question de la légitimité se posa de façon particulièrement aiguë. Où est le vrai Pape ? Question d’actualité…

2-La Fête de la Visitation fut élevée à un rang plus élevé dans la liturgie par SS Pie IX, afin de solenniser l’anniversaire de la victoire de l’Église sur la révolution italienne de 1849 qui voulait détruire la papauté. Aux mêmes maux, les mêmes remèdes. La Révolution veut aujourd’hui,  par force et par ruse, de l’extérieur comme de l’intérieur, réaliser son projet antéchrist. Les saints Papes sont nos intercesseurs et tout spécialement SS Pie IX qui a promis de venir au secours de la France catholique qui était venue à son aide. Prions-le tous les jours.

 

Virga Jessé floruit…Magnificat…Deo gratias

       

Extase du 17-8-1874

Ô Marie Immaculée, le Sacré-Cœur dit : La France vous appelle et vous tend les bras, priez pour elle.

Ô Marie Immaculée, la France est souillée, elle a péché, elle demande un nouveau baptême, priez pour elle.

Ô Marie Immaculée, beau lys du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de toutes grâces, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys du parfum du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de grâces mystérieuses, du Ciel et du Sacré-Cœur, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de la fontaine miraculeuse du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de grâces que vous répandez chaque jour sur le Souverain Pontife, priez pour le Souverain Pontife et la France. »

Ainsi soit-il.

http://amdg.over-blog.fr/magnificat

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:04
La foi, c’est ce qui fait que nous croyons du fond de l’âme. Toutes les vérités que la religion nous enseigne, le contenu de la Sainte Écriture par conséquent et tous les enseignements de l’Évangile, tout ce qui nous est proposé par l’Église enfin. Le juste vit vraiment de cette foi (Rm 1,17), car elle remplace pour lui la plupart des sens de la nature. Elle transforme tellement toutes choses qu’à peine les anciens sens peuvent-ils servir à l’âme ; elle ne perçoit par eux que de trompeuses apparences ; la foi lui montre les réalités.
L’œil lui montre un pauvre ; la foi lui montre Jésus (cf. Mt 25,40). L’oreille lui fait entendre des injures et des persécutions ; la foi lui chante : « Réjouissez-vous et jubilez de joie » (cf. Mt 5,12). Le toucher nous fait sentir des coups de pierre reçus ; la foi nous dit : « Soyez dans une grande joie d’avoir été jugés dignes de souffrir quelque chose pour le nom du Christ » (cf. Ac 5,41). Le goût nous fait sentir l’encens ; la foi nous dit que le véritable encens « sont les prières des saints » (Ap 8,4).
Les sens nous séduisent par les beautés créées ; la foi pense à la beauté incréée et prend en pitié toutes les créatures qui sont un néant et une poussière à côté de cette beauté-là.
Les sens ont horreur de la douleur ; la foi la bénit comme la couronne de mariage qui l’unit à son Bien-aimé, comme la marche avec son Époux, la main dans sa main divine. Les sens se révoltent contre l’injure ; la foi la bénit : « Bénissez ceux qui vous maudissent » (Lc 6,28)…; elle la trouve douce car c’est partager le sort de Jésus…
Les sens sont curieux ; la foi ne veut rien connaître : elle a soif de s’ensevelir et voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara. Retraite faite à Nazareth 1897 (Œuvres, Seuil 1958, p. 521)

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2012/11/18/ta-foi-ta-sauvee/

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:07
Toute faute chez l’homme étant composée de deux éléments, l’égoïsme et la volupté, il faudra que le remède se compose de deux éléments, pour atteindre le vice qui s’attaque à l’esprit et celui qui s’attaque à la chair.
L’esprit a péché en se laissant trop remplir de lui-même : il faudra que l’esprit se répande hors de lui-même. C’est ce qui s’opère au moyen de l’aveu. La confession rétablira peu à peu, dans l’âme, l’équilibre entre le moi et l’humilité.
Le corps a péché en cédant à tous ses penchants : il faudra que le corps se refuse tout entier à lui-même. C’est ce qui aura lieu au moyen de la privation. La pénitence rétablira peu à peu, dans le corps, l’équilibre entre les sens et la volonté.
Il se produit alors un résultat complet. Le corps, rappelé à la privation, se sent délivré des mouvements désordonnés qu’entraînait sa prédominance, et rentre avec satisfaction sous l’hygiénique empire de la vertu. L’âme, se sentant initiée à l’humilité, rentre dans sa propre possession spirituelle, et reprend avec joie les douces résolutions de l’innocence.
Cette révolution opérée tout à coup dans le corps et dans l’âme est l’oeuvre de la douleur. L’homme a-t-il perdu toute force morale ? Est-il tombé au fond de l’inertie et de la corruption ? En un mot, est-il incapable de s’élever au bien par les actes de sa liberté ? Confiez-le à la douleur, elle l’amènera peu à peu vers les niveaux de la vertu.
Quel est donc ce mystérieux agent ? Quoi, la Douleur ! N’est-elle pas l’opposé de l’état éternel ? N’est-elle pas contradictoire à l’être ? La fin absolue étant le bonheur, se pourrait-il que l’être s’y élevât par le moyen de la douleur ?
Cherchons ce que c’est que, la douleur. Mais d’abord, la douleur n’est pas de l’être; on la voit placée à côté du mal pour l’extirper de l’être. Sans le mal, la douleur ne serait pas née, elle ne serait point entrée dans le temps.
Mais, à cette heure, elle trempe l’être dans ses flammes pour le purifier; on voit ainsi le métal en fusion rejeter une écume de sa substance embrasée.
Antoine Blanc de Saint-Bonnet – La douleur (1849)
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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 08:44
A celui qui habite la Cité du prince des ténèbres, parlez du monde des causes, du monde de Dieu et des anges, vrai domaine de l’intelligence : toutes ces réalités sont pour lui des abstractions ou des chimères ; il est stupide. Que sera-ce si vous lui signalez l’intervention permanente, universelle, inévitable et décisive du monde inférieur ? Ses lèvres grimaceront le rire du mépris ; il est stupide.
Descendez de ces hauteurs ; dites-lui qu’il a une âme immortelle, créée à l’image de Dieu, rachetée par le sang d’un Dieu, destinée à un bonheur ou à un malheur éternel ; ajoutez que l’unique affaire de l’homme étant de la sauver, s’occuper de toutes les autres, excepté de celle-là, c’est chasser aux mouches et tisser des toiles d’araignée : il bâille ou il dort ; il est stupide.
Essayez de dérouler à ses yeux les merveilles de la grâce, tous ces chefs-d’oeuvre de puissance, de sagesse et d’amour qui ont épuisé l’admiration des plus grands génies, vous parlez une langue dont il ne comprend pas un mot ; il est stupide. Sermons, livres de piété ou de philosophie chrétienne, conversations religieuses, fêtes solennelles qui, avec les mystères les plus augustes, retracent à l’esprit et au coeur les plus grands bienfaits du ciel, comme les plus grands événements de la terre, en un mot, tout ce qui tient au monde surnaturel, l’ennuie ; il n’y comprend rien, il ne sent rien ; il est stupide.
Mais parlez-lui argent, commerce, vapeur, électricité, machines, houille, coton, betteraves, bétail, prairies, engrais, production et consommation : il devient tout yeux et tout oreilles. Vous attaquez la question vitale de sa philosophie, la question du pot-au-feu. Il n’en connaît pas d’autre. « Oubliant sa dignité, dit le prophète, l’homme s’est tenu pour une bête sans intelligence, et il lui est devenu semblable». 
Le châtiment. – Afin de protéger la paix et la vie de ses sujets contre les attaques de l’ennemi, le Saint-Esprit environne sa Cité d’un troisième rempart plus solide que les premiers. Si l’homme, quel qu’il soit, ose dire au Roi de la Cité du bien : Je ne veux plus vous obéir, non serviam ; à l’instant, de libre il devient esclave et marche à l’abrutissement. Entraîné à toutes les dégradations intellectuelles et morales, il commence dès cette vie l’enfer qui l’attend dans l’autre. Tel est, nous venons de le voir, le sort inévitablement réservé à l’individu.
La révolte contre le Saint-Esprit devient-elle contagieuse, au point que, dans son ensemble, un peuple, ou le genre humain lui-même, ne soit plus qu’un grand insurgé ? Alors le crime, débordant de toutes parts, attire des châtiments exceptionnels.
Mgr Gaume -Traité du Saint-esprit Tome 1 – Seconde édition 1865- Tome 1- CHAPITRE XVIII (LES CITOYENS DES DEUX CITÉS)

 

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/06/30/la-dignite-humaine-vient-de-dieu/comment-page-1/#comment-2015

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 08:43

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380) a été élevée à la dignité de Docteur de l’Église en 1970, par SS Paul VI. Stigmatisée, elle fut un grand soutien de la papauté légitime en la période très troublée qui devait aboutir au grand schisme d’Occident. Demandons-lui d’intercéder pour notre Église déchirée afin que soit assurée la relève des saints prêtres, ces christs de la terre, « sans lesquels nous ne pouvons rien faire. »

" Maintenant le monde s'affaisse dans la mort et mon âme n’en peut supporter le douloureux spectacle. Quel moyen prendrez-Vous pour le ranimer, puisque Vous ne pouvez plus souffrir et que Vous ne descendrez plus des Cieux pour nous racheter, mais pour nous juger ?

Comment nous rendrez-Vous la Vie ?

Je crois, O Bonté Infinie, que les moyens ne Vous manquent pas. Je sais que Votre Amour pour nous est toujours le même et que Votre Puissance n'est pas plus affaiblie que Votre Sagesse.

Vous voulez, Vous pouvez, Vous connaissez ce qui peut nous sauver ; il est vrai que Votre Fils ne doit plus venir que dans la Majesté du jugement. Vous avez des serviteurs, que Vous appelez Vos christs et avec eux Vous pouvez sauver le monde et lui rendre la vie, parce qu'ils marchent avec courage sur les traces de Votre Fils, qu'ils brûlent du désir de Vous glorifier, de sauver les âmes et qu'ils supportent avec patience les peines, les tourments, les épreuves et les injures.

Ces peines finies, accompagnées d'un désir infini, Vous feront exaucer leurs prières, accomplir leurs désirs.

S'ils souffrent corporellement, sans ce désir infini, leurs souffrances ne pourraient suffire ni à eux, ni aux autres comme la Passion du Verbe Incarné, sans Sa Divinité, n'aurait pas suffi au salut du genre humain.

Sauveur par excellence, donnez-nous donc des christs pour qu’ils répandent leur vie pour le salut du monde dans les jeûnes et les larmes. Qu'ils deviennent semblables à Votre Fils Unique… ! »

O Père Éternel, sauvez-nous de notre ignorance, de notre aveuglement, de notre froideur. Donnez-nous des prêtres, de bons prêtres… Et le pape légitime pour les guider. Amen. »

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