A l'avenir, ni restrictions ni prohibitions de la part des autorités publiques ne purent empêcher les pieux pèlerins de se rendre à la Cova, déjà vénérée comme un sanctuaire.
Le 12 septembre, il y avait 30,000 personnes assemblées à Fatima, avant l'arrivée des enfants. Elles étaient réunies par groupes et récitaient le chapelet avec un respect et une dévotion inconnus jusqu'à ce jour. A partir de 10 heures, la petite vallée était encombrée par la foule qui se rendait à la Cova. C'était une foule où régnait la piété, et qui se tenait dans l'attente de l'heure de midi et de l'avertissement de Lucie que la Dame revenait. Personne ne fut désappointé. Juste avant midi, Lucie dit à haute voix aux assistants : " Vous devez prier. " Ils obéirent humblement. Un témoin raconte la profonde et inoubliable impression que fit sur lui le spectacle de tant de milliers de personnes tombant à genoux, à la demande d'une pauvre enfant et priant avec larmes en implorant la maternelle protection de la Bienheureuse Mère de Dieu.
A midi exactement, le soleil radieux de cette journée commence à perdre son éclat et l'atmosphère prend une teinte jaune d'or. Toute la foule agenouillée contemplait cette merveille en silence, et cette fois, ce ne furent pas les enfants, mais la foule elle même qui soudain poussa des cris de joie, qui se propagèrent comme des vagues jusqu'à l'autre extrémité de cet océan humain :
" La voilà... là-bas... regardez… elle vient... elle fuient. "
Dans le ciel bleu, pas un nuage. C'est un globe lumineux qui, aux yeux de ces milliers de témoins émerveillés, se déplace de l'est à l'ouest, glissant avec lenteur et majesté à travers l'espace et dégageant une lumière éclatante, tandis qu'un léger nuage blanc enveloppe le petit chêne et les trois enfants. Et, fait plus merveilleux encore, pendant que le globe lumineux remue et que les enfants sont cachés par le nuage, une pluie de roses blanches tombe soudain des cieux, et avant de toucher le sol, s'évanouit. La foule anxieuse écoute attentivement Lucie qui converse avec la Dame invisible. La Sainte Vierge insiste encore sur la nécessité de la récitation du chapelet pour obtenir la fin de la guerre.
Ensuite elle leur révèle le premier détail du grand miracle qui aura lieu en octobre. Elle viendra alors, dit-elle, avec l'Enfant Jésus et Saint Joseph.
Lucie demande à la Vision si Elle guérirait quelques malades. "J'en guérirai quelques-uns, dit-elle, mais non pas tous, parce que le Seigneur n'a pas confiance en eux. "
Tous ces événements merveilleux, la grande foule de témoins et la sincérité évidente des enfants avaient créé une profonde émotion par tout le pays. Les grands chefs intellectuels et spirituels accouraient de près comme de loin à Fatima et se présentaient à l'humble demeure des enfants. En leur présence, ces grands esprits se sentaient sur les confins invisibles d'un autre monde.
Parmi ces nombreux visiteurs, relevons l'illustre professeur de théologie du grand séminaire de Lisbonne qui devait par la suite procéder à des interrogatoires loyaux, détaillés et serrés, avant l'approbation officielle par les autorités de l'Église de ces extraordinaires apparitions de Fatima.
(A suivre)
Extrait de : Fatima ou le Suicide Mondial. Mgr Wm C. McGrath, P.A.
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