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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:07

Audience générale du Pape Paul VI,  3 août 1966

Chers Fils et chères Filles,

Vous savez qu'en cette période postconciliaire Nous consacrons ce bref entretien à de modestes considérations sur l'Église, cherchant ainsi à suggérer des pensées spirituelles simples et bonnes en souvenir de l'audience générale hebdomadaire.

Eh bien, mercredi dernier, à la suite d'une telle audience au cours de laquelle Nous avons dit quelques mots de l'Église militante, Nous avons reçu dans une audience suivante un groupe de petits visiteurs qui Nous ont profondément émus. Il s'agissait d'aveugles et de sourds-muets, pieusement assistés et conduits par de bonnes personnes au cœur d'or. Devant ces pauvres visiteurs, l'idée^ Nous est immédiatement venue: et ceux-ci ne sont-ils pas l'Église ? Leur visage, malgré leur triste condition, était empreint de sérénité, une sérénité alors quelque peu émue de se savoir en présence du Pape, mais confiante aussi, comme s'il s'agissait d'une rencontre avec une vieille connais­sance, avec un père qu'ils semblaient deviner être là pour eux, et même leur devoir une certaine préférence. Pauvres enfants! Quelle pitié! Quelle affectueuse compassion ils ont suscitée dans Notre 'esprit. A un certain moment un filet de voix, un chant timide s'éleva d'une partie du groupe des aveugles, et le chant se fit tout de suite plus sûr et joyeux. Ces pauvres enfants ne pleuraient pas, ne criaient pas. Ils chantaient. Notre cœur était plein de tendresse et d'admiration. Comme Nous aurions voulu consoler, guérir ces pauvres, créatures condamnées pour la vie à une douloureuse existence. Et la question de nouveau se posait à Nous: ne sont-ils pas eux aussi l'Église, enfants de l'Église, symboles de 1 Église, ces êtres souffrants si éprouvés par la malchance, tellement soutenus par la foi, tellement assistés par la charité, tellement consolés par la piété ?

__ Bien sûr! Eux et tant de leurs semblables Nous font voir l'Église souffrante, que l'on peut bien appeler la vraie Église des béatitudes évangéliques, la vraie Église de la réalité vécue, l'Église qui pâtit dans le drame de l'histoire, l'Eglise qui soupire et pleure dans l'attente de la vie promise à ceux qui, avec le Christ, auront porté sa croix.

Nous estimons qu'il est opportun et que c'est notre devoir de réfléchir sur les rapports entre l'Église du Christ et l'humanité souffrante. L'idée d'Église est de sa nature associée à celle d'un bonheur, d'une félicité, d'un royaume plein de lumière et de vie, si bien que nous oublions facilement que la béatitude annoncée, promise et réalisée est, pour le temps de notre vie terrestre, essentiellement spirituelle et jamais totale. C'est la béatitude de la conscience et de l'espérance qui n'atteindra sa plénitude que par delà notre pèlerinage dans le temps. Les béatitudes de l'Évangile projettent dans l'avenir l'achèvement de leurs promesses. Spe enim salvi facti sumus, en effet, dit saint Paul, nous sommes sauvés en espérance (Rom. VIII, 24). Et saint Pierre écrit: Dieu ... nous a régénérés pour une vivante espérance (1 Pierre I, 3).

Cela veut dire que l'Église, c'est-à-dire la religion chrétienne, n'est pas une société d'assurance contre les maux de la vie présente. Plus encore, si on y prête attention, c'est une société où les souffrances humaines trouvent un accueil de préférence. Oui, l'Église est tout entière préoccupée d'alléger les maux de l'homme, en premier lieu le péché, puis la douleur, la misère, la mort. Elle est pleine de pitié pour toutes les déficiences humaines. Et c'est précisément pour cela que circule, entre l'Église et l'homme qui souffre, une profonde sympathie. Aucune philanthropie ne peut, dans l'ordre des principes comme dans celui de l'expérience vécue, rivaliser en sollicitude à l'égard des besoins de l'homme avec la charité qui, elle, ajoute à tous les motifs d'intérêt naturel la valeur surnaturelle de la dignité de tout être humain, reconnu enfant de Dieu et frère dans le Christ. Et de plus, elle fait sentir l'urgente nécessité du suprême pré­cepte évangélique qui ordonne d'aimer ceux qui sont plus petits, plus seuls, plus miséreux, qui souffrent davantage.

Celui qui sait correctement évaluer ce rapport peut com­prendre, chez l'Église, la tendance à se pencher amoureusement sur les pauvres et les malheureux et même à faire d'eux ses enfants privilégiés, à se donner à elle-même le titre, humble et glorieux, d'Église des pauvres; et aussi à se proposer la pauvreté comme un programme. La première béatitude du Sermon sur la montagne résonne sans cesse dans le coeur de l'Église. Nous en avons entendu l'écho devenir plus fort et plus pressant durant le Concile (cf. décret Christus Dominus, n. 13; et Prestyt. ordinis, n. 6).

Et celui qui considère attentivement ces rapports entre l'Église et la souffrance humaine pourra également comprendre quelque chose du mystère d'adversité que cette même Église rencontre et subit. La passion du Seigneur, chef de l'Église, se poursuit dans ses membres, dans son Corps mystique, l'Église (cf. Col. I, 24). Vous le savez, telle est l'histoire de l'Église. Non seulement l'histoire antique mais, dans de nombreuses régions du monde, l'histoire présente. « Le Christ, dit le Concile, a accompli son œuvre rédemptrice dans la pauvreté et la persécu­tion, ainsi l'Église est-elle appelée à prendre la même voie pour communiquer aux hommes les fruits du salut » (Lumen gentium, n. 8). Et il cite saint Augustin: « L'Église va de l'avant, mar­chant parmi les persécutions du monde et les consolations de Dieu: inter persecutiones mundi et consolationes Dei peregrinando procurrit Ecclesia » (De Civ. Dei 18, 51, 2: P. L. 41. 614).

Oui, très chers fils, nous devons nous rendre compte que nous appartenons non pas à une Église triomphante, mais à une Église militante, combattue et souffrante. Voudrions-nous pour cela moins aimer l'Église? Refuserions-nous de participer à sa pauvreté et à sa passion ? Oublierions-nous que l'Église, dans sa souffrance aussi et précisément à cause de cette souffrance, expérimente conjointement les « consolationes Dei » et sura­bonde de joie dans toutes ses tribulations (2 Cor. VII, 4) ? N’aimerons.-nous pas encore davantage notre Mère, la sainte Église, précisément parce qu'elle souffre?

C'est à cela que Nous vous invitons tous en vous donnant Notre Bénédiction apostolique.

Paul VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

(Texte italien dans L'Osservatore Romano du 4 août 1966. Traduction des Actes Pontificaux.)

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:47

Une seule fois…

Je ne parcours qu'une seule fois le chemin de la vie;

Je ne vivrai jamais plus les heures d'aujourd'hui.

Il me faut donc y faire tout le bien possible à toutes les âmes que je rencontre, sans négliger ni différer, car ja­mais plus je ne passerai par ce chemin :

Jamais plus, je ne vivrai les heures d'au­jourd'hui.

D’un auteur inconnu  (1904) Publiée avec permission de l’ordinaire.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:04

Si   dans nos cœurs émus, Nous possédons Jésus, C'est par Vous, grâce à Vous,  ô Marie !   Car dans ses plans divins, Tout passe  par  vos mains

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Quand Il  s'est incarné, Fragile  nouveau- né, C'est de Vous qu'il naquit, ô Marie !

Et c'est entre vos bras Qu'il fit ses premiers pas.     

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Et quand Il s'est offert,

Immolé dans sa chair, Sur la Croix, devant Vous, ô Marie !

Mère au cœur déchiré

Vous nous L'avez livré:

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie!

Pour Le remercier Et Le magnifier

C'est par Vous, comme Vous, ô Marie !

Qu'il faut de notre Auteur

Redire la grandeur.

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Et quand au ciel Jésus Accueille ses Élus,

Près de Vous, avec Vous, ô Marie !

C'est encore ce refrain

Qui retentit sans fin:

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Extrait de : Méditation lors du Dernier Évangile. (1939)  (Ça se chantait sur l’air du  Salve Régina)

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:43

Leurs chants et leur musique de sauvage Me transpercent le Cœur. (suite)

— Pourquoi, Seigneur, Vous qui êtes Tout-Puissant, laissez-Vous faire tout cela sans intervenir ?

— Réponse du Seigneur. ,

Je veux encore les sauver de la terrible punition qu'ils méritent. J'ai attendu leur repentir, un revirement de l'âme, les appels que Je n'ai cessé de leur adresser, par la voix de Nos instruments, sont restés vains.

Les multiples supplications de Ma Très Sainte Mère se sont heurtées à leur incrédulité, à leurs sarcasmes, envers et contre toutes les preuves qui ont été données sur les Lieux où Elle est présente.

L'heure de Ma Justice se rapproche à grands pas, le temps se fait très court, les impostures seront découvertes et tous ceux qui auront dérogé à Mes lois mourront dans leurs péchés. Ils seront jetés dans la fournaise pour l'éternité.

Que celui qui a des oreilles pour entendre n'y reste pas sourd.  (22.07.75)

Tu es Ma servante et tu dois M'obéir en tout, Je te répète que tu as, pour mis­sion de sauver le plus d'âmes qu'il te sera possible, IL SE FAIT TARD.

Le temps presse, les plateaux de la balance en déséquilibre constant font pencher plus lourdement celui du côté du mal, l'heure de la justice Divine s'avance rapidement.

Ce que tu dois écrire n'est pas à la convenance de tous, en particulier de ceux qui sont concernés par Mes paroles, qui M'ont rejeté pour le monde et ils sont légion.

Ils auraient trop à changer dans cette vie de péché ce qui est incompatible avec leurs complaisances !

Ne te soucie pas des bavardages, des moqueries et des incrédulités, en quoi cela peut-il t'atteindre I Va toujours de l'avant.

C'est Moi qui donne la lumière aux aveugles et rends l'ouïe aux sourds !

Les forces du mal seront contre toi, mais ne crains rien, tu seras écartée de ceux qui veulent te nuire, ils n'ont aucun pouvoir de mettre fin à ton apostolat. Je reste à tes côtés et au milieu de ceux qui t'apportent leur aide.

N'attends rien de ce monde en dehors duquel Je veux que tu sois, reste seule autant que tu le pourras, dans l'ignorance et l'humilité.

Ne garde que des contacts indispensables à ta mission en tant que messagère et qui doivent être très limités tout le temps qu'il le faudra.

Fais prier pour Mon Vicaire le Saint Père PAUL VI, de plus en plus torturé par la désobéissance, la trahison, et l'abandon; Ses souffrances sont au-dessus de ses forces.

Fais aussi prier pour Mon cierge et les communautés religieuses noyées dans les hérésies et les sacrilèges; Tant parmi eux sont au bord du gouffre.

Par leur dérèglement et l'indiscipline ils se perdent, ils ne retrouvent plus leur chemin. Je demande de faire réparation et pénitence pour le rachat de ces âmes égarées. Il y a aussi de leur part trop peu de prières pour l'Eglise crucifiée et l'humanité en péril. (01.08,75)

Extrait de : Répondez à l’appel de nos Cœurs et vous serez sauvés.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:41

Nos petites armées de messagers à travers le monde, choisis en dépit de toute opposition, travaillent avec efficacité à combattre les forces des ténèbres pour le rapatriement des âmes touchées par la grâce, vers le chemin de la lumière, de la vérité.

La Justice de Dieu va faire son œuvre et frappera inopinément les cœurs fermés à Son Amour Miséricordieux.

Le Calice sera bu jusqu'à la lie, par tous les tortionnaires du Divin Sacrifice et de la Sainte Eucharistie.

Ils laveront leurs opprobres et leurs crimes dans leur sang au milieu de la débâcle universelle, avant d'être précipitée dans le feu de l'enfer.  (13.07.75)

II y a plus d'orgueil que d'humilité.

Il y a plus d'égoïsme que de charité.

Il y a plus de violence que de bonté et de douceur.

Il y a plus de haine que d'amour.

Il y a plus de plaisir des sens que de prières, de pénitences et de repentir pour les fautes commises. Il y a peu de contrition et de réparation pour les graves offenses. Il y a plus d'indifférence et d'incrédulité en Mes paroles, que de foi et d'espérance.

Il y a beaucoup de souffrances par l'éloignement et l'abandon de Dieu. Il y a plus d'âmes aux bords des abîmes, que devant la porte du Ciel. ?. Il y aura plus de larmes et de grincements de dents que de joie, au dénombrement final des élus qui entreront dans le Royaume. Car peu seront sauvés quand le jour succédera aux ténèbres. (15.07.75)

Je ne veux pas de femmes è l'autel, Je répète pour la dernière fois, que le Prêtre ne peut se décharger de sa mission sacerdotale sur qui que ce soit laïques ou religieuses" dans l'administration des sacrements.

Pendant les Saints Offices la lecture des Saintes Écritures doit être faite par lui, les servants seront de sexe masculin.

Les fidèles ne peuvent communier sous les deux espèces, ce privilège est donné au Prêtre au moment de la consécration de Mon Corps et de Mon Sang. Les fidèles recevront la Sainte Hostie sur la langue de la main du Prêtre, à genoux et avec le plus grand respect, décemment vêtus.

Je veux que cessent les sacrilèges qui ont force de loi dans Mon Eglise, qui n'est plus celle du Christ.

Le plus grand nombre de Mes Prêtres ne Me suit plus, ils M'ont quitté pour le monde et ses plaisirs, ils ont cessé d'être Mes disciples, Mes serviteurs.

Ils ont changé le Saint Sacrifice de la Messe qui n'-est plus le renouvellement de Ma Passion, ils ont abattu Ma Doctrine et Mes lois pour s'égarer dans celles de Satan qui est devenu leur maître, et qui tient les commandes de Mon Eglise.

Mon Vicaire, le Saint Père PAUL VI, n'est plus obéit, Sa haute autorité est anéantie par ceux qui travaillent à la destruction de Mon œuvre. On ne lui laisse plus aucun pouvoir, tout est contre lui. Paul VI (Ndlr: avant d’être remplacé par un sosie en 1975) n'est plus que le prisonnier et la victime des traîtres qui l'entourent et qui prennent toutes les décisions hérétiques malgré ses oppositions. Ce sont les fils des agents des ténèbres qui falsifient les décrets du Souverain Pontife, qui retiennent son courrier et qui le mettent devant les faits accomplis qui sont sans précédent dans la tradition chrétienne, ce dont il ne peut se défendre.

Un consacré qui porte la soutane, s'est intégré dans la légion des bonnes âmes qui défendent la Sainte Doctrine, Il combat le Saint Père par sa virulence verbale, ses écrits diffama­toires, il l'accable de ses accusations mensongères. Méfiez-vous de lui et n'ajoutez aucun crédit à ses allégations.

Sachez que celui qui est contre Mon Vicaire est contre Moi.

Il n'y a plus de dévotion, ni de foi en Ma présence dans la Sainte Eucharistie, sans cesse outragée par ces bourreaux qui ont dévié les uns après les autres sur la voie de la per­dition, profanant les sacrements et les Lieux Saints, qui servent à n'importe quoi.

La Sainte Liturgie Catholique est associé à une kermesse de village dans sa liesse populaire et tonitruante. Ils dansent et ils chantent sur le chemin du Calvaire, au pied de Ma Croix comme les païens, encouragés par les hauts dignitaires de Mon Eglise, valets de Lucifer, âmes damnées. Leurs chants et leur musique de sauvage Me transpercent le Cœur.

A suivre :

Extrait de : Répondez à l’appel de nos Cœurs et vous serez sauvés.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:52

Notre Seigneur dit : « l'Eglise est destinée à souffrir les affronts les plus affreux. Elle s'éteindra, comme la vie du corps des chrétiens ; mais elle ressuscitera au milieu des épreuves, et son triomphe est assuré. (23-2-1882.)

« Dis à mes enfants qu'ils ne doutent pas de son triomphe prochain, car douter serait m'offenser. »

Notre Seigneur dit : « Je me lèverai bientôt, dans tout l'éclat de ma Justice. Je bouleverserai la terre. Je foudroierai l'âme coupable.

Mes petites âmes, dans ce déluge de frayeur, vous porterez ma Croix, fût-elle toute petite ou grande !

Quand il sortira  de la terre des cris épouvantables, effroyables, des hurlements d'âmes en disgrâce qui ne doivent plus revenir à ma miséricorde, vous direz la prière suivante : (17-1-22.)

Je te salue, je t'adore, je t'embrasse, ô Croix adorable de mon Sauveur. Protège-nous, garde-nous, sauve-nous. Jésus t'a tant aimée. A son exemple, je t'aime. Que ta sainte image calme mes frayeurs ! Que je ne ressente que calme et confiance.

Vous ressentirez tant de grâces et tant de forces que ce grand déluge passera sur vous comme inaperçu mes enfants, ce grand coup sera un terrible mélange. Ce seront des jours affreux, bien horribles. Je ne voudrais pourtant pas vous effrayer. Vous aurez votre sauve­garde et un abri sûrs.

Neuf années après l'Avertissement de la Très Sainte Vierge Marie tout sera accompli.

CHRISTUS VINCIT

CHRISTUS REGNAT

CHRISTUS IMPARAT

Extrait de : Je ne peux plus surseoir – Abbé Roger Rebut

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 10:19

Jésus est la tête de l’Église, la Vierge Marie en est le cou…  

Extrait du : Le Corps Mystique du Christ.  Vol II  Ernest Mura

Marie est notre mère….l'influence de Marie ne peut se limiter à une simple intercession, sans vertu opérante, la ligne continue se trouverait brisée; la grâce, qui de Dieu vient au Christ et du Christ à la Vierge, ne suivrait plus la même direction pour venir de la Vierge jusqu'à nous. Car la prière de Marie, l'intercession qui ne se doublerait pas de vertu opératrice, suivrait un mouvement inverse, allant non plus de la Vierge à nous, mais de la Vierge à Dieu pour en faire descendre la grâce. Mais non, la grâce, nous dit Léon XIII, nous la recevons de Marie, proportionnellement comme Marie la reçoit du Christ.

Dira-t-on que cette médiation opérante de Marie n'est pas contenue dans l'enseignement de l'Écriture ? Que dans la transmission du pouvoir de sanctification, faite aux apô­tres, il n'est nulle part question de Marie ?  La réponse paraît simple : L'Écriture n'exprime pas en propres termes une proposition comme celle-ci : La grâce passe du Christ en Marie pour venir jusqu'à nous, tout comme elle n'énonce nulle part, en termes explicites, cette vérité pourtant défi­nie : Marie a été conçue sans péché. Mais ce qui n'est pas exprimé dans l'Écriture, en formules théologiques, s'y trouve cependant signifié, en termes équivalents.

Quand Dieu dit au Serpent : Inimicitias ponam inter te et mulIerem, il marquait une opposition totale entre le Ser­pent et la Femme ; or la saine exégèse voit dans le Serpent la personne du démon tentateur, et dans la Femme la Bien­heureuse Vierge; par ailleurs, l'opposition totale au démon implique une totale exclusion du péché : et voilà établie, non par déduction proprement dite, mais par simple expli­cation des termes, le dogme de l'Immacu­lée Conception, comme contenue dans la Sainte Écriture. De même, l'influence de Marie dans la transmission de toutes les grâces est implicitement contenue dans plusieurs des passages de l'Écriture Sainte. Elle se trouve dans le texte même du Protévangile (Gen., III, 15), cité à l'ins­tant ; elle se trouve dans la plénitude de grâce saluée par l'ange en Marie (S. Luc, I, 38) ; elle se trouve dans la maternité spiri­tuelle, proclamée par Jésus en croix (S. Jean, xix, 26),

La Genèse, sans qu'on ait à en violenter le texte, implique ce rôle de Dispensatrice des grâces assigné à Marie; la Bien­heureuse Vierge nous y apparaît, unie activement à son di­vin Fils, dans toute l'étendue du triomphe que le Christ remporte sur celui qui perdit notre race. Ce triomphe, c'est la Rédemption plénière ; pas seulement celle de la Croix, où Jésus répare et mérite, mais encore celle qui se poursuit dans l'Église et au ciel, où Jésus réhabilite et sanctifie. « Le Protévangile, écrit à bon droit M. le chanoine Bittremieux, affirme la participation de la Bienheureuse Vierge à la mis­sion du Christ pour l'œuvre entière de notre salut... Ce se­rait ne comprendre qu'à moitié cette oeuvre de la restau­ration accomplie par le Christ que de la restreindre à l'ac­quisition des grâces, et par suite de ne voir, dans le Prot­évangile, l'union de Marie au Christ que pour ce qui re­garde cette même acquisition des grâces. » Sans doute, la nature de cette médiation de Marie, unie à celle de son Fils, n'y est pas exprimée; mais puisqu'elle est parallèle ou subordonnée à celle du Christ, puisque celle du Christ est de l'ordre de la causalité efficiente, l'action de Marie dans l'œuvre du salut, unie intimement à celle de son Fruit, semble bien se trouver dans la ligne de la causalité effi­ciente. Tous les rachetés sont d'ailleurs inclus dans ce Semen mulieris de la célèbre prophétie, et nous apparaissent dès lors comme les fils de Mtorie, la nouvelle Eve.

Le testament de Jésus au Golgotha nous fournit, de ce fait, une nouvelle preuve, pour établir l'action instrumentale de Marie dans la production de la grâce. Cet Ecce Mater tua, si vraiment il signifie, sur les lèvres de Jésus, la maternité spirituelle de la très Sainte Vierge, exprime par là même sa puissance maternelle pour donner la grâce. Les paroles de Dieu sont efficaces; celles de Jésus en Croix, en proclamant Marie Mère des rachetés, réalisaient ce qu'elles signifiaient et la constituaient véritable Mère de nos âmes, c'est-à-dire don­neuse de vie.

D'une manière générale, tous les passages des Saints Livres qui nous renseignent sur la médiation de grâce de la très Sainte Vierge impliquent plutôt une action de la divine Mère sur nos âmes. Si bien que pour restreindre son rôle à une simple intercession, il faudrait apporter des arguments décisifs qu'il serait difficile de trouver.

Ce principe général de l'intervention de Marie dans la transmission des grâces étant une fois bien établi, il n'est pas nécessaire qu'il soit répété, dans l'Écriture, à pro­pos de chaque communication particulière des dons surna­turels. Il en va de ce principe de la médiation mariale comme de celui de la médiation universelle du Christ, de son Humanité Sainte, de sa Passion, etc. Cette médiation fait partie essentielle de l'économie présente; toute grâce de salut, qu'elle nous vienne par le baptême, par l'Eucharis­tie, ou en dehors des sacrements, suit l'ordre établi par la divine Providence; or cet ordre associe universellement la Femme bénie à l'Homme nouveau, faisant d'elle la Mère, Celle qui nous transmet toute vie surnaturelle.

Ce que nous avons dit des textes de l'Écriture vaut pareil­lement de la plupart des passages où les Pères et les Saints parlent en faveur de la médiation mariale. « La plupart des témoignages des Pères, des théologiens et des papes expriment, ou du moins insinuent une causalité de ce genre (par influx physique). La Sainte Vierge est appelée 1' « Aque­duc des grâces divines », le « Cou mystique de l'Église ». Sans doute ces expressions n'ont qu'une portée métaphori­que. Mais c'est par métaphore aussi que le Christ est dit « Tête de l'Église ». Et néanmoins il influe physiquement la grâce dans ses membres. Si c'est à ce titre qu'il est Tête du corps de l'Église, Marie ne sera vraiment le cou que si elle exerce, au-dessous de lui, une causalité vraiment physi­que. »

Ainsi donc, l'union intime qui relie et subordonne la Vierge au Christ dans toute l'œuvre de notre rédemption permet d'appliquer à Marie ce que la théologie thomiste admet depuis longtemps pour le Christ. « Il semble, dit encore le P. Lavaud, que les thomistes, en prenant une conscience de plus en plus claire de ce principe « de la société » de la Mère et du Fils, soient autorisés à faire va­loir, au sujet de la Vierge, en les transposant, les argu­ments de convenance qu'ils développent pour l'Humanité du Sauveur... »

Pareillement l'abbé Derckx, après avoir parlé de l'influx du Christ dans la production de la grâce, ajoute : « De ce point de vue, nous voyons qu'en plus de la coopération de Marie par voie d'intercession, — causalité d'ordre moral, — il faut en admettre encore une autre, une causalité phy­sique subordonnée, transmission maternelle de la grâce, participée du Chef. »

Bien avant lui le Cardinal Lépicier avait déjà écrit dans son traité de Mariologie : « Toutes choses bien pesées, il nous semble préférable de dire que la Très Sainte Vierge, régnant présentement aux cieux, peut être considérée comme une cause instrumentale de la grâce, subordonnée au Christ, agissant conformément aux dispositions de la divine Sa­gesse. Si les Saints, en effet, ont eu le pouvoir de faire des miracles, non seulement par voie d'intercession, mais, comme dit saint Thomas, par puissance, en déférant (aux créatures) le commandement divin, pourquoi douterions-nous qu'un pouvoir semblable ait été accordé à la Mère de Dieu, elle par qui a commencé notre salut ? »

Extrait du : Le Corps Mystique du Christ.  Vol II  Ernest Mura

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