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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 08:50

En 1572, pendant la guerre d'indépendance de la Hol­lande, la forteresse de Gorcum se rendit aux assiégeants sous la condition expresse que ses défenseurs seraient laissés en liberté.

 

Mais la ville ne fut pas plus tôt au pouvoir des protestants que tous les membres du clergé catholique furent jetés en prison. Cette sainte cohorte se composait de onze Franciscains Récollets, dont deux frères lais, d'un Augustin, d'un Dominicain, de deux religieux Prémontrés et de quatre prêtres séculiers.

 

Le vendredi qui suivit leur incarcération, tous, bien qu'ils fussent exténués de faim et de privations, refusèrent de manger la viande qui leur était offerte et furent en butte pour ce courageux refus à des injures et à des tour­ments de toutes sortes. Quelques-uns d'entre eux avaient plus de soixante ans, un même plus de quatre-vingts.

 

A deux reprises, on les conduisit au pied de l'échafaud dans l'espé­rance que la crainte de la mort en amènerait au moins quel­ques-uns à apostasier ; mais ce fut peine perdue.

 

Tout san­glants et demi nus, ces vieillards se réjouissaient dans le Seigneur. Lorsqu'on eut en vain épuisé toutes les menaces et tous les artifices, la sentence finale fut exécutée. Mais la fureur des soldats ne s'en trouva point satisfaite ; ils mu­tilèrent les corps suspendus au gibet ; ils coupèrent le nez et les oreilles aux martyrs, les fixèrent à leurs chapeaux. Ces glorieux martyrs furent canonisés le 29 juin 1867.

 

Réflexion du blog : Cette histoire montre bien que l’on ne doit jamais faire confiance aux hérétiques qui composent cette fausse église qui se veut une religion universelle.   Nous devons garder la VRAI FOI Catholique qui sauve réellement comme l’ont fait saints martyrs.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 11:09

Mon Dieu, mon Dieu, quel est donc ce mystère ! Quelle terrible alternative que celle du salut ou de la damna­tion ! Que les mondains sont à plaindre, et quel effroya­ble aveuglement de chercher le bonheur où il est impossible de le trouver et de se précipiter par là même dans l'abîme «les maux éternels».

 

0 Dieu tout-puissant, ayez compassion de vos créatures ! Considérez que nous ne nous comprenons pas nous-mêmes, que nous ne savons pas ce que nous vou­lons, et que nous nous éloignons infiniment de ce que nous désirons. Donnez-nous la lumière, ô mon Dieu ; considérez qu'elle nous est plus nécessaire qu'à l'aveugle-né. Pour lui, privé de la lumière, il désirait bien ardemment la voir ; mais nous, nous sommes aveugles, et nous voulons l'être : quel mal fut jamais si incurable ?

 

C'est ici, ô Jésus, que doit se montrer votre pouvoir, ici que doit resplendir votre misé­ricorde ! Qu'elle est grande, ô Coeur adorable, la demande que je vous fais, lorsque je vous prie d'aimer ceux qui ne vous aiment point, d'ouvrir à ceux qui ne frappent point, et de guérir ceux qui non seulement prennent plaisir à être mala­des, mais qui travaillent même à augmenter leur maladie ! Vous dites, très doux Sauveur Jésus, que vous êtes venu sur la terre chercher les pécheurs !

 

Les voilà, les véritables pécheurs ! Et vous, Père céleste, ne considérez pas notre aveuglement, mais jetez les yeux sur les ruisseaux de sang que votre Fils a répandus pour notre salut. Que votre miséricorde triomphe d'une malice si obstinée ! Souvenez-vous, Seigneur, que nous sommes l'ouvrage de vos mains ! N'écou­lez que votre bonté et votre clémence, et sauvez-nous ! Oh ! Je vous le demande de toute mon âme, au nom de cette intimité que la Communion me donne avec mon Sauveur!

 

O Cœur Sacré de Jésus, qui êtes tout amour, vous dites : « Venez à moi, vous tous qui avez soif, et je vous donnerai à boire ! » Hélas ! comment ne sentiraient-ils pas une soif dévo­rante, ces infortunés que les désirs des choses terrestres con­sument de leurs feux ? Qu'ils ont besoin, ô mon Jésus, de cette eau céleste, pour ne pas achever de périr au sein de ces flammes ! Je sais bien, tendre Maître, que votre bonté ne la leur refusera pas ; vous l'avez vous-même promis, et vos paroles ne peuvent manquer de s'accomplir. Mais s'ils ont grandi au milieu de cette fièvre ; si, par la longue habitude de vivre sous son influence, ils n'en sentent plus les atteintes ; si, à force de démence, ils n'aperçoivent même pas l'excès de leur misère, quel remède peuvent-ils espérer, ô mon Dieu ? Vous êtes cependant venu dans ce monde pour guérir de si grands maux. Commencez, ô Jésus, commencez ; c'est en guérissant les plus profondes plaies de nos âmes que doit se révéler toute la tendresse de votre Cœur.

 

Considérez, de grâce, les progrès que font tous les jours vos ennemis. Ayez pitié de ceux qui n'ont point pitié d'eux-mêmes, et, puisque dans l'excès de leur égarement ils ne veulent point aller à vous, venez vous-même à eux, je vous en conjure ; et ces morts, j'en suis sûre, ô mon Dieu, se lève­ront de leurs tombeaux, dès qu'ils commenceront à ren­trer en eux-mêmes, à se connaître et à vous goûter.

 

Rien ne m'afflige davantage, Seigneur, que notre propen­sion à vous offenser. D'où peut nous venir, ô Jésus, une si folle audace ? Serait-ce de ce que, connaissant si bien la gran­deur de votre miséricorde, nous perdons de vue la grandeur de votre justice ? Quel cri, divin Sauveur, faites-vous enten­dre, par la bouche de votre prophète : « Les douleurs de la mort m'ont environné ! ». Le péché est un mal terrible, puisqu'il a pu causer tant de mal au Dieu fait hom­me, et même lui donner la mort ! Dieu de mon âme, comme ces douleurs vous environnent encore aujourd'hui ! Où pou­vez-vous aller où l'on ne vous tourmente ? De toutes parts, mon tendre Maître, l'on vous porte des blessures mortelles.

 

Chrétiens et chrétiennes, il en est temps, levez-vous pour faire cortège à votre Roi, et rangez-vous autour de lui dans ce grand dé­laissement où il se trouve. Il ne lui reste qu'un petit nombre de sujets fidèles, la foule marche sous l'étendard de Lucifer. O suprême Bienfaiteur des hommes, vous qui avez ressuscité Lazare, ressuscitez ces morts ; que vos cris, Seigneur, soient assez puissants pour leur donner la vie sans qu'ils vous la de­mandent ; et qu'à votre voix ils sortent du sépulcre de leurs plaisirs ! O divin Maître, Lazare ne vous demanda point de le ressusciter ; vous fîtes ce miracle à la prière d'une femme pécheresse ; en voici une à vos pieds, ô mon Dieu, bien plus pécheresse encore ; Seigneur, faites resplendir votre miséricorde ! Malgré ma misère, je vous le demande pour ceux qui ne veulent pas vous le demander. Vous savez, ô mon Roi le supplice que j'endure, quand je les vois dans un si profond oubli des grands tourments qu'ils souffriront dans l'éternité, s'ils ne reviennent à vous.

 

Et vous, chers lecteurs, qui êtes si accoutumées à ne suivre en tout que les caprices de votre volonté, à vivre dans les plaisirs, les fêtes, les délices du monde, ayez compassion de vous-mêmes ! Sou­venez-vous qu'un jour viendra où vous appartiendrez pour toujours à la horde des puissances de l'enfer. Songez que ce même juge qui maintenant vous prie est Celui qui doit pro­noncer contre vous la sentence, et que vous n'avez pas un seul moment de vie assuré. Pourquoi donc ne voulez-vous pas vivre éternellement ? O dureté des cœurs humains ! Que vo­tre immense bonté les amollisse, ô mon Dieu !

 

Quelle angoisse en effet de considérer, Seigneur, ce qui doit se passer dans une âme qui, après avoir été toujours ici-bas entourée d'égards, aimée, servie, estimée, fêtée, se voit, en achevant d'exhaler le dernier soupir, perdue pour jamais et entend clairement que son malheur n'aura point de fin ! Quel effroyable moment pour elle ! Tout à coup lui appa­raissent ces vérités de la foi dont elle ne peut plus, comme dans le monde, détourner les regards. Elle se sent enlevée sans retour à des plaisirs qu'il lui semble à peine avoir effleu­rés, et avec raison, car tout ce qui passe avec la vie n'est qu'un souffle. Elle se voit entourée de cette société hideuse et inhumaine, avec laquelle elle est condamnée à vivre éter­nellement. Elle prend place dans ce cachot ténébreux où habitent les démons. Enfin elle entre pour toujours dans ce lamentable séjour, où son œil ne découvrira que ce qui aug­mente sa peine et son supplice, sans jamais avoir d'autre lumière que celle d'une obscure flamme.

 

Oh ! Que ces paroles sont peu de chose, auprès de la réalité ! Que l'enfer sera terrible et que les damnés seront à plaindre ! Prions pour tant de malheureux qui vivent dans le péché et qui courent de si effroyables risques de tomber dans l'enfer éternel !   (sainte thérèse.)

 

Extrait de : Lectures Méditées (1933)

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 06:30

La dévotion au « Sang du Christ » ou « Sang de l'Agneau » est une dévotion qui existait déjà dans le christianisme à la naissance de Catherine de Sienne, notamment auprès d'autres mystiques chrétiens.

Dans ses écrits, Catherine se réfère à de nombreuses reprises au Sang du Christ et invite à « se plonger dans le Précieux Sang »

Cette dévotion repose sur la doctrine catholique selon laquelle le Sang du Christ, versé lors de Sa Passion et sur la Croix, rachète le péché. La délivrance du péché n'est pas seulement un discours, mais peut se vérifier par le sang versé. Pour Catherine de Sienne, le sang devient une preuve du rachat des fautes par le Christ : « Nous n'avons pas été rachetés à prix d'or, ni même par l'amour seulement, mais par le Sang. » Le péché nécessite une réparation, pour Sainte Catherine de Sienne, parce que c'est une offense faite à Dieu. Or aucune réparation ne peut être à la hauteur de l'offense qui est faite à Dieu : « C'est à la lumière de la foi qu'il nous est donné de voir que le bien doit être rémunéré et la faute punie et que chaque petite faute mériterait une peine infinie parce qu'elle est faite contre le Bien infini » Pour expier ces fautes, et donc accéder à la justice de Dieu, c'est le Sang du Christ qui est versé à travers Sa mort sur la croix. Le sang du Christ représente donc pour Sainte Catherine de Sienne le salut pour les pécheurs. Ce salut est donné à chacun afin de le sauver du péché, et le sang versé représente donc la justice de Dieu et le salut donnés par amour par Dieu comme l'écrit Catherine de Sienne : « Avec l'amour et le zèle de la sainte justice, parce que le regard de son intelligence est fixé sur la sagesse du Fils de Dieu où elle voit abonder la justice au point que, pour ne pas laisser la faute impunie, il l'a expiée dans son humanité ». Le Précieux Sang représente donc pour Catherine de Sienne l'amour de Dieu qui meurt par amour et pour nous sauver : « Je suis le voleur et tu t'es pendu à ma place » Dans les écrits de Catherine de Sienne, le sang est donné par Dieu pour sauver l'humain du mal, et elle l'identifie à la grâce. De cette dévotion naît aussi la dévotion au Cœur du Christ, source inépuisable du Sang. Elle est, pour Catherine de Sienne, le signe de la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes et qui permet d'accéder au paradis.

Sainte Catherine de  Sienne contribua par sa prière et son sacrifice au retour du pape légitime lors du grand schisme d'Occident. Invoquons là dans l'épreuve  actuelle. SS Paul VI l'éleva au rang insigne de Docteur de l'Église. 

« Dignus est Agnus, qui occisus est, accipere Virtutem et Divinitatem et Sapientiam et Fortitudinem et Honorem et Gloriam et Béatitudinem in Sæculorum Sæcula Amen » Apocalypse de Saint Jean V,12

http://amdg.over-blog.fr/2014/07/infiniment-precieux.html

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:01

Grâce aux efforts généreux de Garcia Moreno, le pays était délivré des misérables qui, pour garder le pouvoir, n'avaient pas craint de s'appuyer sur l'étranger ; mais si l'instinct de conservation avait réuni sous un même drapeau tous les vrais enfants de l'Équateur, au lendemain du triomphe, les révolutionnaires, les libéraux, les francs-maçons allaient se disputer la proie.

 

Garcia Moreno, chef du gouvernement provisoire, avait pour mission de préparer l'élection présidentielle par l'élection préalable de l'Assemblée nationale.

 

«En République, la question électorale prime toutes les autres ; le grand libérateur aspirait à grandir son pays, en lui donnant par son influence une Assemblée digne et capable de le sauver.

 

«Or, pour remédier aux vices du système électoral, il obtint que le nombre des députés fût en proportion avec les ha­bitants des districts et que vingt-cinq mille âmes dussent être représentées par un membre à l'Assemblée nationale. Considérant en outre que les idées subversives de l'ordre public envahissent surtout les villes, et que le peuple Équatorien conserve les habitudes de foi, d'ordre et de soumission, il déclarait la nécessité du suffrage universel direct ; il usait alors d'un droit incontestable du pouvoir, en adoptant le moyen le plus apte, vu les circonstances, à procurer le bien du pays.

 

Le résultat, aussi bon qu'on le pouvait attendre, excitait l'enthousiasme de la nation pour son illustre chef. Mais les ambitieux révolutionnaires évincés, conspirèrent contre l'influence qui leur échappait comme par miracle.

 

Lorsque Garcia Moreno eut à rendre compte des actes du gouvernement provisoire et à résigner son mandat, il se rendait compte que le souverain, assemblée de quarante têtes, courait grand risque de commettre quarante bévues.

 

Mais le récit émouvant et modeste des victoires récentes, entraîna avec enthousiasme tous les votes ; on déclara que le gouvernement provisoire et son illustre chef avaient bien mérité de la patrie ; Garcia Moreno fut acclamé président par intérim et la sainte Vierge, sous le titre de Notre Dame de la Merci, reconnue de nouveau patronne de l'armée.

 

A la première ligne de la Constitution qu'il proposait, Garcia Moreno, considérant que le «seul moyen de réaliser les réformes que ni les gouvernements ni les lois ne peuvent obtenir par eux-mêmes, est la protection de la sainte religion catholique», maintenait l'article, toujours incontesté jusque-là, qui reconnaissait «la religion catholique, apostolique et ro­maine, religion de l'État, àl'exclusion de toute autre».

 

En vain, pour effacer cet article, les libéraux affirmaient-ils que constater ce fait évident était presque une injure ; les inoffensifs et timides conservateurs allaient tomber dans le piège, quand la voix menaçante des foules catholiques, qui n'entendaient pas reconnaître à l'hérésie les mêmes privilèges qu'à la foi de leurs pères, ramena les députés à des idées plus saines, et l'article fut maintenu.

 

Le second point regardait l'unité même de l'Équateur. Quelques-uns rêvaient de former dans l'Amérique du Sud les Etats-Unis de la Colombie, à l'imitation des Etats-Unis du Nord. Les débats à ce sujet furent longs et passionnés ; l'unité fut maintenue. «En somme, beaucoup de bruit pour rien, et c'est souvent ce qu'on doit espérer de mieux d'une Assem­blée de constituants».

 

Enfin, à la veille de choisir le Président, la Convention avait à reconnaître les droits du pouvoir exécutif. Les députés ne songèrent qu'à restreindre ces droits ; c'est à peine si le chef de l'État eut les pouvoirs nécessaires pour maintenir l'ordre en temps de paix ; à la moindre tentative de révolte, à la plus lointaine menace de guerre, il était évident que le chef, soucieux de remplir son mandat, devrait abandonner la barre du gouvernail, ou prendre en dictateur le commande­ment du navire.

 

Aussi quand l'Assemblée, réunie pour nommer le Président, eût proclamé à l'unanimité de ses voix moins une le nom de Garcia Moreno, ce grand homme refusa nettement ; et osa déclarer «que l'insuffisance des pouvoirs octroyés au gou­vernement désarmait l'autorité, qui deviendrait à brève échéance complice ou victime de l'anarchie».

 

Frappés de stupeur à cette réponse inattendue, les députés, qui reconnaissaient Garcia Moreno seul capable de rele­ver la République, en appelèrent à son dévouement et même à son honneur, puis votèrent à sa demande cinq proposi­tions urgentes qu'il allait donner pour base à toutes les réformes.

 

On décrétait : un concordat avec le Souverain Pontife ; la réorganisation des finances, de l'armée et de l'instruction publique ; enfin l'établissement d'une route de Quito à Guayaquil.

 

Garcia Moreno, dès sa première présidence, devait entreprendre toutes ces grandes œuvres et leur donner plus tard leur entier couronnement.

 

Le nouvel élu prit dès les premiers jours sa lâche au sérieux, «le pouvoir était à ses yeux une charge imposante, dont Dieu et la nation demandent un compte exact ; il était un instrument non de jouissance, mais de bienfaisance.

 

Son premier souci fut de choisir à tous les degrés et dans toutes les administrations, des hommes intelligents, in­tègres, dévoués et laborieux. Tous étaient astreints à leurs postes de dix heures du matin à cinq heures du soir ; le prési­dent lui-même se rendait souvent à ('improviste au siège des administrations et punissait la moindre inexactitude. Les hommes de finances surtout devaient un compte exact des recettes et des dépenses ; la manière d'établir le bilan était si défectueuse, que Garcia Moreno dut vérifier par lui-même toutes les dettes depuis l'origine de l'Équateur, avant d'intro­duire le système français de comptabilité, qui donne un tableau précis de l'équilibre du budget. Une cour des comptes, dont il contrôlait les opérations, surveillait les agents ; et le Président, après avoir constaté les recettes, écartait impitoya­blement toute dépense superflue. Il n'avait pas encore trouvé «qu'un peuple est d'autant plus riche que sa dette est plus considérable !» Il donnait le premier un exemple unique de désintéressement ; sans fortune personnelle, Garcia Moreno laissait à l'État la moitié et donnait aux pauvres la seconde moitié des douze mille piastres allouées au Président.

 

L'armée attirait en second lieu son attention ; il fit observer sévèrement la règle de toute bonne milice contre l'insubor­dination, l'immoralité, l'absence des officiers ou des soldats et se montra inexorable contre les émeutiers de casernes et les menées contre les chefs.

 

Le soin de former les générations futures par une saine et forte instruction est le salut des peuples. En Amérique «le système diabolique de laïciser les écoles, ce qui veut dire les isoler de la morale et de la religion», se couvrait du nom de neutralité scolaire, Garcia Moreno appelait à l'Équateur toutes les congrégations d'hommes et de femmes renommées pour leurs succès dans l'instruction de la jeunesse ; et, pour secourir les indigents et les malades, toutes celles qui se dé­vouent aux œuvres de miséricorde dans les hôpitaux et les prisons, etc.

 

Nous verrons plus loin les fruits de cette importante réforme, ainsi que la réalisation du projet, alors regardé comme impossible : la création d'une grande route de Quito à Guayaquil, avec d'autres chemins pour relier entre elles les villes importantes, et faciliter les rapports et le commerce du plateau de la Cordillère avec les ports de l'Océan.

 

Mais ce qui devait aux yeux du héros consolider toutes les réformes, assurer l'avenir de la République, c'était de faire observer partout la loi divine, de reconnaître hautement les droits de Dieu sur les peuples et la liberté de son Église.

 

«Garcia Moreno savait son catéchisme ; la première parole de ce sublime petit livre lui avait révélé le dernier mot de la vie :

« - Pourquoi Dieu vous a-t-il créé et mis au monde?

« - Pour Le connaître, L'aimer et Le servir, et par ce moyen obtenir la vie éternelle.

«Il avait trouvé là tout un mode de gouvernement. Car les nations aussi bien que les individus, ont été créés pour la même fin.

 

«Là-dessus, sur cette vérité, Garcia Moreno avait fait son plan. Le peuple Équatorien connaîtrait Dieu, il L'aimerai, il Le servirait, et par ce service fécond, il arriverait à ses immortelles destinées.» (Vie de Garcia Moreno, M.-T. Josefa).

 

Extrait de : VIE DE GARCIA MORENO, par Charles D’Hallencourt (1893)  http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C285_Garcia-Moreno_44p.pdf

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 00:09

Il y a une trentaine années, c’est la question que j’ai posée à mon patron.  Sur le coup il n’a pu me répondre.  Tout en m’écoutant discourir, il me dit : J’ai trouvé la réponse. «Le Bon Dieu nous a créée pour être heureux avec Lui dans le Ciel, pendant toute l’éternité.»

 

Je lui ai alors dis, que ce n’était qu’une partie de la vraie réponse  que nous avions appris dans notre jeunesse et je me permis de compléter cette réponse.

 

«Dieu nous a créée, pour le connaître, l’aimer et le servir en ce monde, et pour être heureux avec lui dans le Ciel pendant toute l’éternité.»

 

J’ai alors ajouté cette réflexion.  Comment aimer et servir quelqu’un que nous ne connaissons pas ?

 

Si on passe notre vie à le servir par amour, il sera alors normal d’avoir a la fin de notre vie la récompense promise et partager son bonheur.

 

S’il n’est pas notre ami de notre vivant, comment pourrait-il être notre ami pour toute l’éternité ?

 

Bonne réflexion.

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:54

Le père Lelièvre est un vrai prophète attaché à la vérité. Il dit simplement ce que le Sacré-Coeur semble lui dire : "Tu ne mourras pas ou tu vas mourir." C'est oui ou non, sans ambiguïté. Le père Lelièvre est vrai dans sa relation à Dieu et c'est ce qui prévaut. Voici un autre exemple.

 

Le père Alzire Mathieu 

Le père Lionel Mathieu raconte : «Mon frère Alzire était oblat. À 42 ans, il était curé de la paroisse Saint-Sauveur. En 1947, il est transporté d'urgence à l'hôpital. Le père Lelièvre le connaissait bien.

 

Avant de lui faire une vi­site à l'hôpital, le père Lelièvre communique avec le médecin qui lui donne peu d'espoir sur ses chances de vivre.

"J'étais au chevet de mon frère lorsque le père Lelièvre est arrivé. Je ne croyais pas à sa mort prochaine, je priais pour lui et avec lui, je lui affirmais même qu'il se sortirait de cette impasse. Le père Lelièvre m'amène dans le corridor. Je lui dis : «Alzire ne mourra pas.»' Le père Lelièvre de me répondre : «Il va mourir Il entre à l'instant dans sa chambre pour le préparer à la mort. Je demeure dans le corridor, le père Lelièvre revient et me dit : «Vous pouvez le visiter, il est prêt... il vous attend.» J'étais étonné, abasourdi.

 

"J'entre dans la chambre, mon frère Alzire me dit : «Tu vas me confesser. Je vais renouveler mes voeux, je vais relire ma formule du Saint-Esclavage (selon Louis-Marie Grignion de Monfort), puis je vais mourir Je n'en croyais rien... je m'accrochais toujours à une fausse espérance. Mon frère est décédé deux jours plus tard.

 

Dans la circonstance, je n'aurais pas eu le courage de dire à mon frère : «Tu vas mourir. » Dans sa droiture naturelle, le père Lelièvre n'a pas biaisé. Il est allé droit au but... n'est-ce pas le chemin de la vérité ?»

 

Extrait du livre : VICTOR LELIÈVRE un homme branché sur le Sacré-Cœur. ( Louis Marie Parent, o.m.i. )  

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:53

  

 

Le père Lelièvre est un vrai prophète attaché à la vérité. Il dit simplement ce que le Sacré-Coeur semble lui dire : "Tu ne mourras pas ou tu vas mourir." C'est oui ou non, sans ambiguïté. Le père Lelièvre est vrai dans sa relation à Dieu et c'est ce qui prévaut. Voici un exemple.

 

Napoléon Robitaille 

Marguerite Emond et son époux racontent des choses merveilleuses qui se seraient passées en présence de Louis Emond lui-même.

 

"Napoléon Robitaille est membre du Comité du Sacré-Coeur depuis quelques années déjà. Il perd son épouse et quelque temps après, il est hospitalisé à l'hôpital Laval, terrassé par la tuberculose. Pendant des mois et des mois, il est sous les soins de spécialistes. Après un an de soins, les médecins désespèrent, ils affirment même auprès de ses frères et soeurs que Napoléon n'a plus que quelques jours à vivre. Louis Emond demande, à plusieurs reprises, au père Lelièvre de venir bénir Napoléon, même de le préparer à la mort. Le bon Père, distrait, ne semble pas comprendre, son esprit est ailleurs.

 

"Les frères et soeurs de Napoléon viennent régulière­ment le visiter à l'hôpital. Conscient, Napoléon suit le cycle de sa maladie, parle de sa mort prochaine, dit même à ses ' frères et soeurs : 'Quand je serai parti, vendez mes meubles, vendez ma maison, vendez mes outils, distribuez mon linge. ' Alors, les frères et soeurs discutent entre eux. Ils vendent les meubles ou se servent eux-mêmes. Ils vendent la maison, se défont de tout et s'occupent déjà de réserver une place au cimetière et l'un d'eux est nommé pour voir aux frais funéraires et à la cérémonie à l'église.

 

"Bien disposé, prêt à mourir, Napoléon semble calme. Louis Emond se fait plus pressant auprès du père Lelièvre qui parle d'un voyage prochain en Europe. Nous sommes en 1929. Enfin, le père Lelièvre accepte de visiter Napoléon. Il demeure avec lui longuement.  Il prie avec lui, il sort de la chambre et dit simplement à Louis Emond : «Ne t'inquiète pas, le Sacré-Coeur va y voir.» Et, quelques jours après cette visite, Napoléon est complètement guéri à l'étonnement du personnel de l'hôpital, des médecins eux-mêmes qui sont plutôt incrédules habituellement.

 

"Napoléon, si heureux d'être revenu à la santé, ne fit aucun reproche à ses frères et soeurs et il disait à qui voulait l'entendre : «J'étais mort et je suis ressuscité.»   Depuis, Napoléon s'est mis au service du père Lelièvre. Il a succédé à Albert Maheu qui, pendant des années, était chargé d'élever, au parc Victoria, le grand reposoir de la fête du Sacré-Coeur. Napoléon était prêt à tout faire pour le père Lelièvre, ce saint qui lui avait donné la santé au nom du Sacré-Coeur.

 

"Il s'est marié, en seconde noce, à une fille de Pierre Beaulé, chef syndical et membre influent du Comité du Sacré-Coeur. Napoléon est décédé en 1976, le père Lelièvre i avait obtenu un répit de 47 ans de vie." ,      Le 4 avril 1992, j'ai demandé à Paul-Emile Poitras et à son épouse, Marguerite Emond, pourquoi ils n'avaient pas signalé, avant aujourd'hui, cette faveur qui paraît être un miracle? Marguerite a répondu : "A quelques reprises, mon père nous l'a racontée, mais il nous demandait une grande discrétion pour ne pas mettre à la gêne le bon père Lelièvre.

 

"D'ailleurs, les membres du Comité du Sacré-Coeur visitaient Napoléon à l'hôpital, ils ont suivi l'évolution de sa maladie. Eux, aussi, étaient prévenus de la mort prochaine de leur compagnon.   Eux, aussi, étaient étonnés, surpris, estomaqués d'un retour si subit à la santé.   Nous en parlions volontiers entre nous, les membres du Comité.   Nos liens avec le père Lelièvre s'en trouvaient renforcés.   Malgré la dureté et les exigences du bon Père, nous le considérions comme un saint, comme un homme doué des dons de Dieu.

 

"Quand le père Lelièvre faisait une gaffe dans ses rela­tions avec nous, elle était plus forte que ce que nous aurions pu faire nous-mêmes, mais quand il priait, sa prière — nous le savions — était plus puissante, plus efficace que toutes les nôtres ensemble. Nous savions que le bon Père avait besoin de nous, mais nous savions que nous ne pouvions pas nous passer de lui. Comme le Christ est le chemin qui conduit au Père, ainsi le père Lelièvre était le chemin qui conduisait au Sacré-Coeur. C'était notre conviction. Le Sacré-Coeur, pour fortifier notre foi, s'est manifesté plusieurs fois de cette façon."

 

Extrait du livre : VICTOR LELIÈVRE un homme branché sur le Sacré-Cœur. ( Louis Marie Parent, o.m.i. )  

 

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