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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:53

  

 

Le père Lelièvre est un vrai prophète attaché à la vérité. Il dit simplement ce que le Sacré-Coeur semble lui dire : "Tu ne mourras pas ou tu vas mourir." C'est oui ou non, sans ambiguïté. Le père Lelièvre est vrai dans sa relation à Dieu et c'est ce qui prévaut. Voici un exemple.

 

Napoléon Robitaille 

Marguerite Emond et son époux racontent des choses merveilleuses qui se seraient passées en présence de Louis Emond lui-même.

 

"Napoléon Robitaille est membre du Comité du Sacré-Coeur depuis quelques années déjà. Il perd son épouse et quelque temps après, il est hospitalisé à l'hôpital Laval, terrassé par la tuberculose. Pendant des mois et des mois, il est sous les soins de spécialistes. Après un an de soins, les médecins désespèrent, ils affirment même auprès de ses frères et soeurs que Napoléon n'a plus que quelques jours à vivre. Louis Emond demande, à plusieurs reprises, au père Lelièvre de venir bénir Napoléon, même de le préparer à la mort. Le bon Père, distrait, ne semble pas comprendre, son esprit est ailleurs.

 

"Les frères et soeurs de Napoléon viennent régulière­ment le visiter à l'hôpital. Conscient, Napoléon suit le cycle de sa maladie, parle de sa mort prochaine, dit même à ses ' frères et soeurs : 'Quand je serai parti, vendez mes meubles, vendez ma maison, vendez mes outils, distribuez mon linge. ' Alors, les frères et soeurs discutent entre eux. Ils vendent les meubles ou se servent eux-mêmes. Ils vendent la maison, se défont de tout et s'occupent déjà de réserver une place au cimetière et l'un d'eux est nommé pour voir aux frais funéraires et à la cérémonie à l'église.

 

"Bien disposé, prêt à mourir, Napoléon semble calme. Louis Emond se fait plus pressant auprès du père Lelièvre qui parle d'un voyage prochain en Europe. Nous sommes en 1929. Enfin, le père Lelièvre accepte de visiter Napoléon. Il demeure avec lui longuement.  Il prie avec lui, il sort de la chambre et dit simplement à Louis Emond : «Ne t'inquiète pas, le Sacré-Coeur va y voir.» Et, quelques jours après cette visite, Napoléon est complètement guéri à l'étonnement du personnel de l'hôpital, des médecins eux-mêmes qui sont plutôt incrédules habituellement.

 

"Napoléon, si heureux d'être revenu à la santé, ne fit aucun reproche à ses frères et soeurs et il disait à qui voulait l'entendre : «J'étais mort et je suis ressuscité.»   Depuis, Napoléon s'est mis au service du père Lelièvre. Il a succédé à Albert Maheu qui, pendant des années, était chargé d'élever, au parc Victoria, le grand reposoir de la fête du Sacré-Coeur. Napoléon était prêt à tout faire pour le père Lelièvre, ce saint qui lui avait donné la santé au nom du Sacré-Coeur.

 

"Il s'est marié, en seconde noce, à une fille de Pierre Beaulé, chef syndical et membre influent du Comité du Sacré-Coeur. Napoléon est décédé en 1976, le père Lelièvre i avait obtenu un répit de 47 ans de vie." ,      Le 4 avril 1992, j'ai demandé à Paul-Emile Poitras et à son épouse, Marguerite Emond, pourquoi ils n'avaient pas signalé, avant aujourd'hui, cette faveur qui paraît être un miracle? Marguerite a répondu : "A quelques reprises, mon père nous l'a racontée, mais il nous demandait une grande discrétion pour ne pas mettre à la gêne le bon père Lelièvre.

 

"D'ailleurs, les membres du Comité du Sacré-Coeur visitaient Napoléon à l'hôpital, ils ont suivi l'évolution de sa maladie. Eux, aussi, étaient prévenus de la mort prochaine de leur compagnon.   Eux, aussi, étaient étonnés, surpris, estomaqués d'un retour si subit à la santé.   Nous en parlions volontiers entre nous, les membres du Comité.   Nos liens avec le père Lelièvre s'en trouvaient renforcés.   Malgré la dureté et les exigences du bon Père, nous le considérions comme un saint, comme un homme doué des dons de Dieu.

 

"Quand le père Lelièvre faisait une gaffe dans ses rela­tions avec nous, elle était plus forte que ce que nous aurions pu faire nous-mêmes, mais quand il priait, sa prière — nous le savions — était plus puissante, plus efficace que toutes les nôtres ensemble. Nous savions que le bon Père avait besoin de nous, mais nous savions que nous ne pouvions pas nous passer de lui. Comme le Christ est le chemin qui conduit au Père, ainsi le père Lelièvre était le chemin qui conduisait au Sacré-Coeur. C'était notre conviction. Le Sacré-Coeur, pour fortifier notre foi, s'est manifesté plusieurs fois de cette façon."

 

Extrait du livre : VICTOR LELIÈVRE un homme branché sur le Sacré-Cœur. ( Louis Marie Parent, o.m.i. )  

 

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