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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:51

            

 

Dans son Évangile, l'Apôtre saint Jean rapporte : « Près de la Croix de Jésus, se tenait sa mère (...). Jé­sus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Ensuite il dit au disciple : voilà ta mère. Et depuis cette heure là, le disciple la prit chez lui. » (Ch. 19, 25-27).

 

Le 15 septembre, nous célébrons la fête de Notre-Dame des Douleurs. En ce jour, l'Église chante l'admira­ble prose composée au Moyen-Âge par le Bienheureux Jacopone de Todi, franciscain: «Stabat Mater dolorosa: La Mère des douleurs se tenait debout près de la Croix, où son Fils était suspendu. »

 

Aux stations du Chemin de la Croix, on représente Marie, sur le Calvaire, avec l'Apôtre saint Jean et Ste Marie Madeleine; puis à la 13e station, le Corps inanimé de Jésus entre les bras de sa Sainte Mère.

 

Notre Dame s'est offerte en victime, avec son divin Fils, pour notre salut. Corédemptrice, Marie nous invite à embrasser la Croix comme elle, à coopérer au salut des âmes, par nos prières, nos sacrifices, notre apostolat.

 

Dans ses Apparitions, depuis cent ans, Notre Dame nous présente la Sainte Croix :

 

a) A La Salette, la Sainte Vierge des Douleurs, toute en larmes, porte sur sa poi­trine un Crucifix montrant Jésus souffrant et immolé…

 

b) A Lourdes, Notre Dame apprend à la petite Berna­dette à faire pieusement le Signe de la Croix ...

 

c) A Fatima, la Dame de Lumière invite les trois enfants à faire des sacrifices pour convertir les pécheurs et pour réparer les péchés du monde qui ont tant fait souffrir les Coeurs de Jésus et de Marie…

 

d) A Garabandal, Notre-Dame, dans son Message, recommande la méditation de la Passion du Christ; les voyantes, pendant leurs extases, portaient chacune un Crucifix qu'elles ont fait baiser par la Sainte Vierge, puis elles le présentèrent à baiser aux assistants.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:05

       

 

Nous ne pouvons mieux terminer ce chapitre qu'en citant une belle page de l'abbé André Richard, dans L'Homme nouveau de Paris (21 nov. 1965), à la fin du Concile Vatican II :

 

« Nous, catholiques, nous subissons aujourd'hui la tentation déjà dénoncée par saint Paul, d'évacuer la Croix du Christ . . . Nous devons poser d'abord le fait de la chute originelle, le fait de l'Incarnation rédemptrice, le fait du Christ mort en Croix pour expier les péchés de l'humanité. Nous ne devons pas en avoir une espèce de honte, maintenant que l'humanité serait devenue adulte ...

 

« Il ne faut pas cacher la Croix devant les yeux de l'homme, aujourd'hui moins que jamais. La Croix est le témoignage d'un Dieu qui s'est révélé comme l'Amour. Elle est un appel adressé à tous les hommes pour une réponse d'amour, en vue de réin­troduire l'humanité dans une Communion éternelle d'amour avec Dieu même et entre nous : une com­munion d'amour, et par conséquent de joie totale.

 

« Cependant, pour mieux ramener les hommes vers le Crucifié, il ne serait pas inutile de rendre plus totalement expressifs nos Crucifix. En regar­dant vers les Calvaires de nos églises ou de nos car­refours, nous trouvons un Homme marqué de tou­tes les plaies, de toutes les douleurs de l'humanité. Et, au pied de la Croix, il y a une Femme qui pleu­re des larmes de sang, comme nulle femme n'en a jamais versées. Il n'y a pas d'illusion à se faire sur l'ampleur de la misère des hommes.

 

« Mais nos Crucifix devraient pouvoir suggérer aussi que Jésus-Christ n'est plus mort : il est res­suscité. Sa résurrection est le gage de notre pro­pre résurrection. Ses plaies ne sont plus sanglantes; elles sont en lui rayonnantes et nous ouvrent l'accès à une vie éternelle et glorieuse. Et cette Femme qui fut Marie douloureuse, notre foi nous l'a fait déjà chercher vivante, couronnée d'étoiles, expres­sion de la Cité toute entière des hommes, qui se pare comme une fiancée pour ses noces avec l'Éternel lui-même.

 

« Quiconque nous promet moins que cela, ne nous promet rien. Et quiconque attend cela et en vit déjà, se sent pressé irrésistiblement de mettre en oeuvre tous les moyens, y compris ceux de la technique et de la politique, pour incorporer à la cité terrestre tout ce qu'elle peut recevoir dès main­tenant de la merveilleuse unité, fraternité et béati­tude de la Cité de Dieu.

 

« Puisse donc le Concile inaugurer, dans la re­prise de conscience du Mystère Pascal, un renou­vellement de la communauté chrétienne. Alors, les fils de l'Église pourront rayonner une atmosphère et déclencher une révolution des idées, des moeurs et des institutions, qui révélera aux marxistes eux-mêmes l'efficacité de LA CROIX DU CHRIST, l'Agneau qui a été immolé et qui vit aux siècles des siècles. »

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 16:59

 

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Tous les hommes doivent travailler, et plus spécialement en­core tous ceux qui font profession de vie parfaite. Les premières rédactions de la Règle ne manquent pas de prescrire le travail aux frères Mineurs.

 

Ils doivent travailler, précisent les textes, afin de fuir l'oisiveté, d'accroître la ferveur et d'acquérir ce qui est nécessaire à la vie corporelle.

 

Ils doivent travailler fidèlement et dévotement, ce que saint Bonaventure développe ainsi : le tra­vail doit être fidèle à l'égard du prochain, exécuté avec constance et conscience, selon les ordres des supérieurs ; il doit être dévot au regard de Dieu, ou encore il doit être saint, sans danger pour la ferveur, par conséquent sans surmenage abrutissant et aussi sans passion effrénée, qui risque d'éteindre la vie surnaturelle.

 

(A suivre)

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 16:57


                 

 

Le 24 mars 1967, S. S. Paul VIa participé lui-même, devant une foule immense, au Chemin de la Croix du Vendredi Saint, dans le Colisée de Rome. A la fin, le Pape a porté la Croix jusqu'à l'autel, puis, dans son discours, il a blâmé ceux qui veulent enlever de l'Évangile les pa­ges qui relatent la fin tragique de Jésus-Christ.

 

« Que serait l'Évangile, dit-il, sans la Croix ? Ce se­rait un christianisme sans rédemption. Chacun doit porter sa Croix à la suite du Christ avec courage, et savoir comprendre la douleur, afin de savoir aimer. »

 

Sans doute pour illustrer cet enseignement, S. S. Paul VI, lorsqu'il officie pontificalement, tient dans sa main droite une Crosse ou Bâton pastoral surmonté d'un grand Crucifix, avec le Corps du Christ souffrant, immolé.

 

On peut aussi supposer que, par ce geste, le Souverain Pon­tife fait allusion à sa situation douloureuse, lorsqu'il gou­verne l'Église dans une période de crise, de désacralisa­tion, qu'il a lui-même déplorée :

 

Le Vicaire du Christ est crucifié avec son divin Maître, et il implore notre com­passion et nos prières.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 14:19

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Dans ce grand tumulte, dans cette confusion redoutable et mor­telle, saint Bonaventure intervient avec énergie et avec sérénité. Non seulement son action est décisive pour l'avenir de son Ordre, mais encore elle intéresse les chrétiens de tous les temps, dans la mesure où ils sont tenus envers eux-mêmes comme en­vers leur prochain, de s'instruire et de remplir l'office de pré­dicateurs.

 

Saint Bonaventure, qui est le plus grand maître en théologie parmi les Mineurs, n'a évidemment pas été choisi comme minis­tre général pour abolir les études. Il fait préciser aux chapitres généraux les principaux points de la discipline scolaire et sans doute aussi du programme d'enseignement. La tradition lui at­tribue en particulier l'institution, dans les couvents d'études, de disputes périodiques, d'examens publics au cours desquels la science et les progrès des étudiants sont mis à l'épreuve par les Frères plus âgés.

 

Il poursuit encore son enseignement par la publication de ses écrits : Les traités de théologie, où les frères Mineurs aimeront à trouver le meilleur de leurs doctrines, et les opuscules, plus effi­caces peut-être encore sur le terrain de la polémique. Les titres mêmes que ces petits traités ont reçus sont éloquents et indi­quent suffisamment le sens de leur inspiration. Les détermina­tions de diverses questions sur la règle des frères Mineurs ne sauraient passer sous silence le gros problème d'actualité des étu­des. La lettre à un maître inconnu défend plus spécialement cel­les-ci contre les attaques des spirituels. Le traité de la réduc­tion des arts, c'est-à-dire des sciences profanes, à la théologie expose dans quel esprit des religieux doivent entreprendre ces études.

 

L'Itinéraire de l'âme à Dieu est à la fois un traité de dévotion et le dernier mot, comme le programme complet du travail et de l'enseignement chrétien.

 

Les Observations ou cau­series sur l'œuvre des six jours, le dernier ouvrage que saint Bonaventure ait écrit et que sa mort a laissé inachevé, deman­dent à la connaissance de la Création tout entière de nous éle­ver à Dieu.

 

C'est là comme un florilège de conseils dont la sérénité, la haute sagesse, la piété ardente, écartent toute velléité de polé­mique, l'enseignement bienfaisant et lumineux d'un Saint.

 

(A suivre)

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 14:18

       

 

Chrétiens, gardons le culte et l'amour de la sainte CROIX, notre unique espérance : O Crux, ave, spes unica (hymne Vexilla Régis).

 

Apprenons aux enfants à vénérer LE CRUCIFIX, à méditer sur cet instrument de la Pas­sion, qui nous rappelle l'amour de notre divin Sauveur et qui nous ouvre le Ciel : Per Crucem ad lucem.

 

En­seignons aux enfants à faire pieusement le SIGNE DE LA CROIX, comme Notre Dame de Lourdes l'a enseigné à sainte Bernadette.

 

Enfin, gardons la confiance que LA CROIX va demeurer jusqu'à la fin du monde : Stat Crux dum volvitur orbis (devise des Chartreux); et que LA CROIX nous assurera la victoire sur l'enfer : In hoc signo vinces, inscription sur la Croix céleste apparue à Constantin.

 

Au Synode de Rome, en octobre 1967, les Pères ont étudié la formation des prêtres, et la fin, tous applaudi­rent la belle déclaration de Mgr Fulton Sheen :

 

« Il faut que, dans nos séminaires, on retrouve le sens de LA CROIX.

 

«Personne ne peut connaître le Christ, si ce n'est à l'ombre de la Croix. Le prêtre est un autre Christ; or le Christ a été en même temps prêtre et victime.

 

«Trop de prêtres aujourd'hui sem­blent fonder leur mission sur les paroles : Allez dans le monde ! Oubliant que le Seigneur avait dit aupa­ravant : Venez à moi !

 

«Il faut donc éliminer la sé­paration qui tend à s'établir entre le Christ et Sa Croix.

 

«Le Christ sans la Croix est image sans viri­lité.

 

«La Croix sans le Christ signifie persécution et cruauté.

 

Ce n'est qu'en retrouvant, dans l'humilité et la simplicité du coeur, le sens de la Croix, que l'on pourra rendre l'amour à un monde enténébré par tant d'erreurs. »

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 17:35

 

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Sans doute saint François avait donné des exemples et des indications qui dictaient aux dirigeants de l'Ordre une conduite très précise, celle même qu'ils tiendront par la suite. Mais encore fallait-il en voir assez clairement les directions pour agir sans hésiter, avec toute l'énergie nécessaire. Les débats en cours, la démission du bienheureux Jean de Parme prouvaient que ce n'é­tait pas chose aisée.

 

Car saint François avait bien résolu le problème de la science pour lui-même et pour ses frères, mais avant les plus grands développements de l'Ordre, à, l'époque où la famille des Mineurs groupait dans les petites villes d'Ombrie quelques milliers de gens sans lettres s'adressant de préférence aux simples. De lon­gues études ne leur étaient pas nécessaires. De sorte qu'on pouvait affirmer avec assez de vraisemblance que le saint fondateur avait permis plutôt une lecture spirituelle qu'une étude approfondie de la Bible.

 

Bien certainement, saint François avait placé très haut l'hu­milité et la sainte candeur des petits frères ignorants du monde. Il avait lui-même donné le modèle des plus sévères privations et, par périodes, il avait fait retraite si complètement qu'il avait vécu en ermite. Il avait vu avec tristesse s'établir la première maison d'études de Bologne, créée par frère Élie, cet ancien juriste qui n'était pas ennemi de la science ni de quelque faste ; un jour qu'il passait à Bologne, il avait refusé d'y descendre et il était allé demander ailleurs l'hospitalité pour la nuit.

 

Le Miroir de perfection fait un récit qui ne paraît pas moins décisif. Un novice avait obtenu du frère Elie la permission de lire les Psaumes. Comme il savait que saint François ne voyait pas volontiers chez ses frères le désir de la science, il voulut ob­tenir l'autorisation du Saint lui-même. Et François lui répondit : « L'empereur Charles, Roland, Olivier, et tous les grands héros, ont combattu avec beaucoup de sueurs et de fatigues contre les incrédules et ont fini par les vaincre, et sont devenus de saints martyrs, et sont tombés dans leur lutte pour la foi du Christ.

 

Mais aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui veulent se gagner de la gloire et des louanges auprès des hommes en racontant simplement ce que ces héros ont fait et souffert ; et pareillement, il y en a beaucoup parmi nous qui veulent se gagner renommée et considération, simplement, en racontant et prêchant les magni­fiques actions qu'ont accomplies les Saints ».

 

Et comme le novice demandait une réponse plus précise, saint François lui dit : « Mon cher enfant, si tu possèdes, aujourd’hui un psautier, demain tu voudras avoir aussi un bréviaire et, quand tu posséderas un bréviaire, alors tu t'établiras sur le trône comme un grand pré­lat, et tu diras à ton frère : apporte-moi mon bréviaire ». Et comme ils étaient assis près du feu, saint François plongea ses mains dans les cendres du foyer, en prit une poignée, les versa sur la tête du novice, en frottant comme s'il voulait la laver et en répétant : « C'est moi qui suis ton bréviaire, c'est moi qui suis ton bréviaire !»

 

Ainsi, c'est avant tout par l'exemple que les Frères doivent prêcher la pénitence. Encore doivent-ils prêcher ; et dès que leurs sermons ne se bornent pas à de simples effusions, à de brèves exhortations morales pour lesquelles la récitation des Heures ou une lecture rapide de quelques pages de la Bible suffirait à les instruire, ils sont obligés d'étudier ; saint François qui a été sur­nommé l'homme catholique, sait bien que l'Église ne pourrait pas s'accommoder d'une prédication, même populaire, qui serait sans bases solides et anarchique. Il se réjouit donc de l'entrée dans l'Ordre d'hommes savants et instruits, il les traite avec une grande révérence, donnant le titré d'évêque à saint Antoine de Padoue, appelant Seigneur, Pierre de Catane, qui était lettré. Son testament, ses admonitions recommandent d'honorer et d'estimer très haut les théologiens « car ils nous donnent l'esprit et la vie ».

 

Il accepte et encourage les études chez les Mineurs, mais il ne consent sous aucun prétexte qu'elles soient une occasion de s'éloigner de la croix : l'humilité, la pauvreté demeurent à ses yeux les moyens les plus efficaces de se conformer au Christ. Et il ne perd jamais une occasion de rappeler que les succès de l'Ordre, les conversions, sont dus beaucoup moins à la science qu'à la pénitence, beaucoup moins aux doctes qu'aux Saints, et que ce sont ceux-ci ses vrais disciples, ses chevaliers de la Table ronde.

 

Sans doute les premiers frères qui erraient à l'aventure sur les routes, tout remplis de l'esprit de Dieu, tels que les montrent les Fioretti, auraient-ils été stupéfaits de voir le grand couvent des Cordeliers de Paris, avec son église, sa bibliothèque, ses vastes salles communes, ses cloîtres, ses centaines de cellules, mais ils auraient fini par comprendre que tout cela était bon, utile et nécessaire, et ils auraient rendu grâces avec saint François, au ciel qui avait permis que des simples et des ignorants, comme ils se plaisaient à se nommer, eussent une postérité de savants et de théologiens.

 

(A suivre)

elogofioupiou.com

 

 

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