Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 16:49

HOMMAGE À LA SAINTE CROIX…  (14)

 

1--Aimons Jésus pour nous en Croix. N'est-il pas bien juste qu'on l'aime ?

Puisqu'on expirant sur ce bois, Il nous aima plus que lui-même.

 

REFRAIN Chrétiens, chantons à haute voix : Vive Jésus !   Vive sa Croix !

 

2—Gloire à cette divine Croix ! C'est l'étendard de sa victoire. Par elle il nous donna ses lois. Par elle il entre dans sa gloire.

 

3—Gloire à cette divine Croix !

De tous nos biens source féconde, Qui, dans le Sang du Roi des rois, A lavé les péchés du monde.

 

4—Gloire à cette divine Croix ! Ce n'est pas le bois que j'adore, Mais c'est mon Sauveur sur ce bois, Que je révère et que j'implore.

 

5—Avec Jésus, aimons sa Croix ! Prenons-la pour notre partage: Ce juste, cet aimable choix nous conduira au céleste héritage.

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC   (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:49

 

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Car le péril est grand. « Le curieux n'a pas de dévotion. Ils sont nombreux ceux qui en sont entièrement dépourvus, quoi qu'ils resplendissent au dehors de la clarté de la science. Ceux-là sont semblables aux guêpes qui, à rencontre des abeilles dili­gentes, bâtissent leurs demeures sans produire de miel ».

 

N'exa­gérons rien du reste ; si la curiosité n'est pas louable, parfois des hommes paraissent curieux, mais ils ne sont que studieux. La science gonfle, dit ailleurs notre Saint, la charité seule édifie. Les mystères de la foi doivent être étudiés avec dévotion et recon­naissance et non avec curiosité ; celle-ci nous dissiperait d'abord, pour ensuite nous égarer. Le savant aveuglé par sa passion perd le moyen d'atteindre la parfaite connaissance qui est l'objet de son ambition. Seuls les cœurs purs comprennent l'Écriture et il faut se faire l'âme de saint Paul si l'on veut bien pénétrer ses paroles et ses pensées.

 

La science doit garder, dans l'ensemble de nos disciplines spiri­tuelles, la place subordonnée que lui assigne sa mission d'auxi­liaire dans notre pèlerinage ici-bas, dans l'itinéraire de notre âme vers Dieu. « Il ne faut pas croire que la lecture seule suffit sans l'onction, la spéculation sans la dévotion, l'industrie sans la piété, la science sans la charité, l'intelligence sans l'humilité, l'étude sans la grâce divine ».

 

Voyez comme s'égarent tant de docteurs scolastiques obstinés dans leurs théories : « L'intelligence qui n'est pas guidée par la suprême vérité se perd dans des questions infinies, des discus­sions continuelles, et ne sort pas de doutes inextricables ». La lumière de la philosophie s'éclipse facilement et nous laisse dans les ténèbres. Aristote lui-même n'a pas fait exception, il lui est arrivé d'errer plus d'une fois.

 

C'est pourquoi il vaut mieux connaître, quelques-unes des cho­ses de Dieu, que toutes les choses créées du ciel et de la terre. Dans tous les cas, l'intention droite et l'esprit de dévotion avec lesquels l'étude sera entreprise suffiront pour séparer le grain de la paille et les vérités nécessaires des frivolités dangereuses. C'est en ces termes que saint Bonaventure réfute rapidement le maître inconnu qui prétendait interdire, ou à peu près, aux frères Mi­neurs toute vie intellectuelle.      (A suivre)

 

 

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:48

                       

 

«A partir de ce jour, continue le Père Pio, j'ai été blessé à mort. Je sens dans le plus intime de mon âme une blessure toujours ouverte, qui ne ces­se de me faire souffrir ».

 

Dans une lettre à son directeur de conscience, Padre Pio raconte ce que son âme a vécu, du 5 au 6 août 1918 :

« J'étais en train de confesser nos jeunes, lors­que soudain je fus envahi d'une extrême terreur à la vue d'un personnage céleste qui apparut aux yeux de mon intelligence. Il tenait dans les mains une espèce d'instrument semblable à une longue lance de fer à la pointe bien affilée, dont semblait sortir du feu. Aussitôt le dit personnage enfonça cet instrument dans mon âme, de toutes ses forces. Péniblement, j'émis une plainte. Je me sentais mourir. Je ne saurais dire ce que je souffris durant cet­te période si douloureuse. Je voyais mes viscères arrachées et tiraillées à l'aide de cet instrument et tout était mis à feu et à sang. »

 

C'était la transverbération qui, même sans la lacéra­tion de la chair, constitue la stigmatisation la plus subli­me, la stigmatisation spirituelle.

 

«A partir de ce jour, continue le Père Pio, j'ai été blessé à mort. Je sens dans le plus intime de mon âme une blessure toujours ouverte, qui ne ces­se de me faire souffrir ».

 

Voici une autre étape de ce phénomène spirituel, qui s'est passée au 20 septembre 1918 :

 

« C'était dans la matinée du 20 septembre. J'é­tais au choeur, après la célébration de la Sainte Messe, lorsque je fus pris comme d'une douce som­nolence : un repos indescriptible gagna tous mes sens internes et externes, ainsi que les facultés mê­me de l'âme. Et subitement, il se fit une grande paix suivie d'une totale acceptation de la privation de tout et d'une pause dans l'écroulement lui-même. Tout cela survint comme en un éclair. Pendant ce temps-là, se présenta devant moi un mystérieux personnage, semblable à celui du 5 août, mais avec cette différence que ses mains, ses pieds et son côté dégouttait de sang. Sa vue me consterna. Je ne saurais dire ce que je ressentis à cet instant. Je me sentais mourir. Je serais mort, si le Seigneur n'était intervenu pour soutenir mon coeur, que je sentais bondir dans ma poitrine. . . Le personnage disparut. Alors je me rendis compte que mes mains, mes pieds et mon côté étaient transpercés et dégout­taient de sang.

 

« Imaginez mon tourment alors, que je ne cesse d'éprouver presque chaque jour. La blessure du coeur émet régulièrement du sang, spécialement du jeudi soir au samedi. Mon Père, je meurs de douleur pour le tourment et la confusion successive que j'éprouve dans l'intime de mon âme. J'ai peur de mourir exsangue, si le Seigneur n'écoute pas les gémissements de mon pauvre coeur et s'il ne se retire pas de cette opération ...»  (Cf. Revue de La Casa des PP. Capucins, janvier 1970).

 

A l'imitation de son Père spirituel saint François d'Assise, diacre stigmatisé, au XIIIe siècle, Padre Pio a reçu les stigmates de Jésus crucifié. Il les souffrit pendant 50 ans, jusqu'à sa mort, le 22 septembre 1968, à l'âge de 81 ans, au monastère des Capucins de San Giovanni Rotondo, en Italie. Son procès de béatifi­cation a été introduit à Rome.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 17:01

 

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Ici bas, toute activité présente des dangers ; telle est notre condition humaine. Il importe donc de ne pas perdre de vue les pièges que peut nous dresser l'étude des sciences, d'autant qu'ils sont plus insidieux et mieux cachés que beaucoup d'autres, car ils tentent de séduire l'esprit.

 

Ils se nomment la vaine gloire et surtout la curiosité : « Il y a ce danger dans les sciences qu'elles dissipent l'esprit au point qu'elles deviennent un obstacle pour retourner dans la demeure des saintes lettres ».

 

Saint François a maintes fois et solennellement mis en garde ses disciples : « Malheur, est-il dit au Miroir de perfection, à ceux qui se contentent de la seule apparence d'une conversation reli­gieuse et se glorifient de leur science et ne s'exercent pas sur le chemin de la Croix et de la pénitence dans la pure observance de l'Évangile, qu'ils ont promise ! Ils ne résisteront pas aux ten­tations qui viendront les éprouver ».

 

 Ou encore : « Je veux que les Frères se fortifient plus dans la vertu que dans la science, pour que dans le temps de la tribulation ils aient en eux la force du Seigneur ».

 

Il n'est pas permis au chrétien, commente saint Bonaventure, d'oublier que « la fin de l'étude doit être non pas la science pour elle-même mais une vie réglée, sans tache, religieuse et édi­fiante, qui réalise le bien que l'on a appris ».

 

« N'essaie pas de t'élever au-delà de tes capacités, mais tou­tefois ne reste pas en deçà ». Telle doit être la règle, d'appli­cation difficile si nous ne recevions pas les grâces nécessaires. Le savant, comme le Saint, doit faire acte d'humilité, de soumission joyeuse et respectueuse, craindre tout de lui-même et tout espé­rer du Ciel.     (A suivre)

 

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 17:00

Le Crucifix de la Bonne Mort…   (12/36)       

 

« Aujourd'hui, mourant de faim, nous avons renou­velé notre foi en Celui qui a souffert pour notre Rédemp­tion. . . Nous avons offert nos souffrances en expiation de nos péchés et nous avons demandé pardon devant LE CRUCIFIX DE LA BONNE MORT. »

 

En septembre 1939, trois aviateurs tombaient en pleine forêt du Labrador, loin de toute civilisation. . .

 

Leurs corps furent retrouvés, le printemps suivant, dans un camp abandonné, où les malheureux s'étaient réfu­giés. Deux lettres trouvées sur eux attestèrent leurs saintes dispositions en face de la mort.

 

Les journaux ont publié ces lettres, où ils disaient : « Aujourd'hui, mourant de faim, nous avons renou­velé notre foi en Celui qui a souffert pour notre Rédemp­tion. . . Nous avons offert nos souffrances en expiation de nos péchés et nous avons demandé pardon devant LE CRUCIFIX DE LA BONNE MORT. »

 

Ces trois aviateurs canadiens français étaient des chefs de famille ; l'un d'eux avait un fils prêtre Béné­dictin, le R. P. Côté. Dieu exigea d'eux une pénible sé­paration et un grand sacrifice.

 

Mais l'on voit que le sou­venir du drame du Calvaire contribua efficacement à tenir leur foi en éveil, et à soutenir leur courage jus­qu'à la fin. Ils ont accepté le genre de mort que la Pro­vidence leur destinait, comme une sorte de martyre. Voi­là un exemple admirable à imiter.

 

Gardons la coutume de présenter aux mourants le Crucifix de la Bonne Mort ; il leur inspirera d'offrir le sacrifice de leur vie avec Notre-Seigneur en Croix, qui leur ouvrira les portes du Ciel.

 

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1970)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:56

   

 

Le Christ en croix a été représenté différemment, selon les peuples et selon les époques de l'histoire.

 

Les différents peuples nous montrent le Christ d'après leur tempérament religieux. Par exemple, les Byzantins et les Slaves exaltent un Christ majestueux, le Christ-Roi sur la Croix comme sur un trône de gloire; les Espagnols exposent des Crucifix tourmentés et pathé­tiques; les Italiens vénèrent un Christ émouvant et douloureux; les Français adorent, dans le Sauveur en Croix, l'Homme Dieu qui s'immole pour ses frères.

Dans la primitive Église, on avait un si grand res­pect pour la Croix, que l'empereur byzantin Théodose interdisait de représenter la Croix dans les pavages, afin qu'elle ne soit pas foulée aux pieds (Ve siècle).

 

Parmi les vestiges d'une église primitive à Nazareth, on a trouvé dessinée une CROIX COSMIQUE : figure du Christ, cette Croix est entourée de croisillons aux qua­tre angles, pour marquer les quatre parties du monde, et la maîtrise du Christ sur tout l'univers. Au IIIe siècle, S. Irénée écrivait : « Le Verbe de Dieu remplit le mon­de entier de sa présence invisible; ayant été crucifié pour tous, il a tracé le signe de la Croix sur toutes choses. » (Cf. L'Ami du Clergé, 1971, p. 579).

 

On vante volontiers la façon dont les Orientaux, puis les théologiens du Moyen-âge, se représentaient la Croix du Christ : c'était la Croix triomphale, ornée de pierres précieuses. Par contraste « la dévotion tendre et compatissante issue de saint Bernard et de S. François d'Assise est présentée comme une dégradation « à l'éche­lon des sentiments humains familiers»...

 

Mais sans comp­ter que les sentiments humains familiers ont une grande valeur, n'est-ce pas plutôt l'interprétation du Moyen-âge qui concorde le mieux avec celle des Évangélistes ?

 

Eux qui baignaient dans une atmosphère de Résurrection et de Pentecôte, ils n'ont pas hésité à nous décrire la Pas­sion, depuis Gethsémani jusqu'au Calvaire, en termes d'une objectivité bouleversante. Et l'élaboration théolo­gique de saint Paul n'a pas diminué l'importance de la Passion du Christ . . .

 

Notre époque est trop portée à ou­blier la Croix du Seigneur et le rôle de la souffrance chré­tiennement supportée. (R. P. M. Trémeau, O.P, dans L'Ami du Clergé, 1967, p. 635).

 

Dans le mouvement liturgique actuel (1972), on met en évi­dence surtout le Mystère Pascal, tandis que depuis le Moyen Age on mettait l'accent sur le mystère de la Pas­sion et de la Croix.

 

De nos jours, certains artistes repré­sentent le Christ écrasé et comme vaincu par son Adver­saire, comme s'ils voulaient marquer le fiasco de la Ré­demption et l'effacement de la Divinité du Christ.

 

Le Crucifix souffrant devrait garder un caractère divin et laisser pressentir, même dans la mort la plus ignomi­nieuse, la victoire du Christ sur l'Enfer et sa prochaine Résurrection.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:53

 

Extrait de : Saint Bonaventure vous parle de LA SCIENCE.

Éditions Franciscaines. Paris 1943. Albert Garreau.

 

Contre Guillaume de Saint-Amour et les autres adversaires des Ordres mendiants, saint Bonaventure soutient que les clercs ne sont pas obligés au travail manuel. Plus encore, ceux à qui leur règle impose de prêcher sont tenus à se livrer aux études. Car, écrit saint Bonaventure à ce maître inconnu qui était un ennemi des sciences et des livres, « s'ils ne doivent pas prêcher des futi­lités, mais une doctrine pure et divine, s'ils ne peuvent la savoir sans l'étudier et l'étudier sans s'en procurer les moyens, c’est de toute évidence que la perfection de la Règle réclame l'usage des livres au même titre que le devoir de prêcher ».

 

Et l'usage des livres suppose un enseignement organisé des sciences qu'ils contiennent. Dans les déterminations de diverses questions sur la Règle, saint Bonaventure estime que la grammaire et la théologie sont des sciences indispensables au confesseur et au prédicateur et qu'elles le sont encore plus aux supérieurs, qui ont charge d'âmes.

 

Mais aucun chrétien, quel que soit son état, ne doit avoir l'audace de les dédaigner ; car la foi s'accroît par une connaissance plus claire et une certitude plus grande : « La connaissance de la théo­logie n'est pas seulement nécessaire pour la prédication et l'en­seignement, pour réfuter les hérésies et pour défendre la foi ; elle est aussi nécessaire, pour notre propre et personnelle instruc­tion.

 

«Celui qui sert Dieu doit savoir se gouverner et se conduire comme Dieu veut, savoir distinguer entre les vertus et les vices, avoir une intelligence plus parfaite de Dieu et de la récompense future et parler toujours et de tout avec plus de discernement et de profit. Voilà pourquoi l'Apôtre conseilla à Timothée l'étude des Écritures. ...C'est dans l'Écriture et non ailleurs qu'on trouve la vérité de la foi et les règles de la sainteté de vie ».

 

La théologie, la science des Écritures, est donc la plus cer­taine de toutes les sciences, la plus noble et la plus haute. Elle embrasse toute la Création, depuis son premier principe jusqu'à sa fin, depuis le premier jour de la Genèse jusqu'aux récompen­ses et aux châtiments éternels. Pour cette raison même, toutes les autres sciences et la connaissance de la Création entière sous tous ses aspects sont utiles par quelque côté à la théologie ; c'est la thèse de la réduction des arts libéraux à la théologie : « De même que toutes les sciences humaines dérivent d'une seule lu­mière, qui est Dieu, de même elles sont toutes ordonnées à la science de l'Écriture, où elles trouvent leur synthèse et leur per­fection ; c'est par là qu'elles retournent à Dieu, dont elles sont descendues. Toutes nos connaissances doivent donc converger vers la science que l'Écriture contient et y chercher leur couronne­ment par l'union avec Dieu ».

 

Sagement pratiquées, les sciences ne manquent pas d'être un puissant secours pour la vie spirituelle : « Le fruit de toutes les sciences est d'établir la foi en tous, d'honorer Dieu, de régler la conduite personnelle, de puiser les consolations cachées dans l'u­nion de l'époux céleste et de l'épouse, union qui ne s'atteint que par la charité, fin de tout ce à quoi tend l'Écriture et conséquemment, toute lumière venant d'en haut, fin sans laquelle toute science est vaine ; car on n'arrive au Fils que par le Saint Esprit, qui nous révèle toute vérité ».

 

Aucun doute n'est donc possible quant à la légitimité des étu­des, et le maître inconnu s'embarrasse de sophismes lorsqu'il feint de voir une contradiction entre les débuts de l'Ordre des Mineurs et sa position actuelle : « Devant Dieu, je t'avoue, lui répond saint Bonaventure, que loin d'être pour moi une occasion de scandale, le mouvement intellectuel dans lequel l'Ordre s'est en­gagé est une des raisons qui m'ont fait le plus aimer l'Ordre de saint François. Je vois en cela une marque de son caractère divin et un signe que Dieu a présidé à sa fondation. Comme l'Église, il a commencé humblement, avec des hommes simples et sans lettres, et il a progressé jusqu'à compter parmi ses membres des docteurs illustres et habiles... C'est là au contraire ce qui de­vrait t'inspirer plus de confiance en cet Ordre. Quant à moi, je confesse devant Dieu que c'est ce qui me fit choisir la vie du bienheureux François, car elle n'a pas été inventée par la pru­dence des hommes, mais par le Christ... »

 

(A suivre)

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0