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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:48

                       

 

«A partir de ce jour, continue le Père Pio, j'ai été blessé à mort. Je sens dans le plus intime de mon âme une blessure toujours ouverte, qui ne ces­se de me faire souffrir ».

 

Dans une lettre à son directeur de conscience, Padre Pio raconte ce que son âme a vécu, du 5 au 6 août 1918 :

« J'étais en train de confesser nos jeunes, lors­que soudain je fus envahi d'une extrême terreur à la vue d'un personnage céleste qui apparut aux yeux de mon intelligence. Il tenait dans les mains une espèce d'instrument semblable à une longue lance de fer à la pointe bien affilée, dont semblait sortir du feu. Aussitôt le dit personnage enfonça cet instrument dans mon âme, de toutes ses forces. Péniblement, j'émis une plainte. Je me sentais mourir. Je ne saurais dire ce que je souffris durant cet­te période si douloureuse. Je voyais mes viscères arrachées et tiraillées à l'aide de cet instrument et tout était mis à feu et à sang. »

 

C'était la transverbération qui, même sans la lacéra­tion de la chair, constitue la stigmatisation la plus subli­me, la stigmatisation spirituelle.

 

«A partir de ce jour, continue le Père Pio, j'ai été blessé à mort. Je sens dans le plus intime de mon âme une blessure toujours ouverte, qui ne ces­se de me faire souffrir ».

 

Voici une autre étape de ce phénomène spirituel, qui s'est passée au 20 septembre 1918 :

 

« C'était dans la matinée du 20 septembre. J'é­tais au choeur, après la célébration de la Sainte Messe, lorsque je fus pris comme d'une douce som­nolence : un repos indescriptible gagna tous mes sens internes et externes, ainsi que les facultés mê­me de l'âme. Et subitement, il se fit une grande paix suivie d'une totale acceptation de la privation de tout et d'une pause dans l'écroulement lui-même. Tout cela survint comme en un éclair. Pendant ce temps-là, se présenta devant moi un mystérieux personnage, semblable à celui du 5 août, mais avec cette différence que ses mains, ses pieds et son côté dégouttait de sang. Sa vue me consterna. Je ne saurais dire ce que je ressentis à cet instant. Je me sentais mourir. Je serais mort, si le Seigneur n'était intervenu pour soutenir mon coeur, que je sentais bondir dans ma poitrine. . . Le personnage disparut. Alors je me rendis compte que mes mains, mes pieds et mon côté étaient transpercés et dégout­taient de sang.

 

« Imaginez mon tourment alors, que je ne cesse d'éprouver presque chaque jour. La blessure du coeur émet régulièrement du sang, spécialement du jeudi soir au samedi. Mon Père, je meurs de douleur pour le tourment et la confusion successive que j'éprouve dans l'intime de mon âme. J'ai peur de mourir exsangue, si le Seigneur n'écoute pas les gémissements de mon pauvre coeur et s'il ne se retire pas de cette opération ...»  (Cf. Revue de La Casa des PP. Capucins, janvier 1970).

 

A l'imitation de son Père spirituel saint François d'Assise, diacre stigmatisé, au XIIIe siècle, Padre Pio a reçu les stigmates de Jésus crucifié. Il les souffrit pendant 50 ans, jusqu'à sa mort, le 22 septembre 1968, à l'âge de 81 ans, au monastère des Capucins de San Giovanni Rotondo, en Italie. Son procès de béatifi­cation a été introduit à Rome.

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

elogofioupiou.com

 

 

 

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