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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 01:50

 

1. Dieu le Père envoie Son Fils à la terre pour notre salut.

 

2. Par obéissance envers Son Père et par amour pour nous, Jésus-Christ    S'abaisse jusqu'à se cacher sous les espèces du pain et du vin.

 

3. L'Esprit-Saint change le pain et le vin au Corps et au Sang de Jésus-Christ.

 

4. Jésus-Christ S'anéantit jusqu'à être réellement présent dans la moindre parcelle de chaque Hostie consacrée.

 

5. Jésus-Christ renouvelle le mystère de l'Incarnation. 

 

6. Il naît de nouveau pour nous.

 

7. Sur l'autel, Il donne tous les témoignages d'amour qu'il avait accordés aux hommes durant Sa vie terrestre.

 

8. Il renouvelle Sa douloureuse Passion et nous laisse partici­per à ses fruits.

 

9. Jésus-Christ meurt spirituellement et donne pour nous Sa no­ble vie.

 

10. Il offre Son Précieux Sang au Père éternel en notre faveur.

 

11. Il arrose notre âme de Son Sang adorable et la purifie de ses souillures.

 

12. Il S'offre pour nous en holocauste et rend à Dieu tout l'hon­neur qui Lui est dû.

 

13. Si vous rendez à Dieu cet honneur, en union avec Jésus-Christ, vous compensez tout l'honneur que vous avez manqué de Lui rendre.

 

14. Jésus-Christ Se fait votre sacrifice de louange et compense les louanges que vous avez refusé de rendre à Dieu.

 

15. En offrant ces louanges du Fils de Dieu à Son Père céleste, vous Lui rendez plus de gloire que ne Lui en peuvent donner les anges.

 

16. Jésus-Christ Se fait votre sacrifice de reconnaissance et sup­plée à votre ingratitude.

 

17. L'offrande de ce sacrifice de reconnaissance, rend à Dieu tous Ses bienfaits.

 

18. Jésus-Christ expie pour vous et apaise la colère de Dieu.

 

19. Il vous pardonne les péchés véniels, pourvu que vous ne vouliez plus les commettre.

 

20. Il compense le bien que vous avez omis.

 

21. Il répare vos négligences dans l'accomplissement du bien.

 

22. Il vous remet les péchés commis par inadvertance ; ceux que vous ignorez ou que vous avez oublié d'accuser en confession.

 

23. Il est votre sacrifice de satisfaction et éteint une partie de vos dettes envers la Justice Divine.

 

24. En assistant à la Sainte Messe, vous pouvez expier plus de péchés que par les plus grandes pénitences, car:

 

25. Jésus-Christ vous communique une partie de Ses mérites, qu'à votre tour vous pouvez offrir à Son Père céleste pour vos péchés.

 

26. Jésus-Christ prie aussi instamment pour vous à la Sainte Mes­se, qu'il l'a fait sur la Croix pour Ses ennemis.

 

27. Son Précieux Sang crie miséricorde, autant de fois qu'Il en a répandu de gouttes.

 

28. Ses sacrées plaies implorent votre pardon.

 

29. À cause de la prière de Jésus, vos prières pendant la Sainte Messe sont exaucées plus favorablement.

 

30. Votre prière durant la Sainte Messe devient très efficace, parce que :

 

31. Jésus l'offre à Son Père en union avec la Sienne.

 

32. Il plaide votre cause et S'occupe de votre salut.

 

33. Tous les anges présents prient pour vous et offrent votre prière à leur Souverain Maître.

 

34. Par la vertu de la Sainte Messe, le démon se tient à distance.

 

35. Le prêtre prie tout particulièrement pour les assistants et leur rend ainsi le Saint Sacrifice plus salutaire.

 

36. En assistant à la Sainte Messe, vous devenez prêtres spiri­tuels et Jésus-Christ vous accorde le pouvoir d'offrir le Saint Sacrifice pour vous et pour d'autres.

 

37. La Sainte Messe est le présent le plus agréable que vous puis­siez offrir à la Très Sainte Trinité.

 

38. Ce présent est plus précieux que le ciel et la terre.

 

39. Il vaut Dieu même.

 

40. Il est la plus grande gloire de Dieu.

 

41. Il est la joie de la Sainte Trinité.

 

42. Ce noble don est à vous, Jésus-Christ vous l'ayant cédé !

 

43. L'audition de la Sainte Messe est le plus grand culte de Latrie.

 

44. Par cette audition, vous rendez les plus grands hommages à l'Humanité de Jésus-Christ.

 

45. Vous honorez dignement la Passion du Sauveur et vous en re­cueillez les fruits.

 

46. Vous honorez et réjouissez la Mère de Dieu.

 

47. Vous honorez et réjouissez les anges et les saints, plus que par beaucoup d'autres prières.

 

48. C'est le meilleur moyen d'enrichir votre âme.

 

49. C'est la bonne oeuvre par excellence.

 

50. C'est un suprême acte de foi qui vous assure une grande récom­pense.

 

51. En vous prosternant pieusement, humblement devant les Saintes Espèces, vous accomplissez un acte sublime d'adoration.

 

52. Chaque fois que vous regardez plein de foi la Sainte Hostie, vous gagnez une récompense spéciale au Ciel.

 

53. Chaque fois que vous vous frappez la poitrine avec contrition de vos péchés, vous obtenez la rémission de plusieurs fautes.

 

54. Si vous aviez le malheur d'être en état de péché mortel et que vous entendiez dévotement la Sainte Messe, Dieu vous offrirait chaque fois la grâce de la conversion.

 

55. La Sainte Messe augmente en vous la grâce sanctifiante et vous attire beaucoup de grâces actuelles.

 

56. En assistant à la Sainte Messe, vous êtes spirituellement nourri du Corps et du Sang de Jésus-Christ.

 

57. Vous avez l'insigne grâce de pouvoir contempler Jésus-Christ sous les Saintes Espèces.

 

58. Vous recevez la bénédiction du prêtre que Dieu ratifie au Ciel.

 

59. L'assistance à la Sainte Messe, attire aussi des bénédictions temporelles.

 

60. Elle préserve de beaucoup de malheurs.

 

61. Elle fortifie contre les tentations.

 

62. Elle attire la grâce d'une bonne mort.

 

63. Une Messe entendue en l'honneur des anges et des saints, vous procure leur protection et leur secours très puissant.

 

64. À l'heure de la mort, les Messes que vous aurez entendues de­viendront un sujet de consolation et de confiance en la divine Misé­ricorde.

 

65. Elles vous accompagneront devant le juste Juge et demanderont grâce pour vous.

 

66. Un grand nombre de Messes bien entendues, adouciront pour vous les flammes du purgatoire, car :

 

67. Chacune d'elles diminue la peine temporelle, plus que la plus dure pénitence.

 

68. Une seule Messe bien entendue pendant votre vie, sera plus profitable à votre âme qu'un grand nombre offerte après votre mort.

 

69. La dévotion à la Sainte Messe vous vaudra une grande gloire au Ciel.

 

70. Chaque Messe que vous entendez élève votre futur rang au Ciel, et augmente votre béatitude éternelle.

 

71. Vous ne sauriez prier plus efficacement pour vos amis qu'en assistant à la Sainte Messe.

 

72. C'est un moyen assuré de rendre les bienfaits reçus.

 

73. Les malheureux, les malades, les mourants en sont puissamment secourus.

 

74. Nous y obtenons la conversion des pécheurs.

 

75. Tous les fidèles en retirent d'abondantes bénédictions.

 

76. Les âmes du purgatoire en sont réconfortées.

 

77. Les pauvres qui n'ont pas le moyen de faire célébrer des Mes­ses pour leurs chers défunts, peuvent, en y assistant dévotement, délivrer ces chères âmes du feu du purgatoire.

 

Ne pensez-vous pas, ô Chrétien, avec le Père Sanchez, "que, si nous savions bien profiter de ces choses, une seule Messe bien entendue nous rendrait plus riche  que tout l’univers ensemble ? "

 

Si vous veniez à perdre en un seul jour soixante-dix-sept écus, n'est-il pas vrai que vous vous frapperiez soixante-dix-sept fois la tête, au souvenir d'une si grande perte ?

 

Combien plus y a-t-il lieu de s'affliger de manquer la Sainte Messe une seule fois par paresse, par indifférence, par négligence ! Oh ! Quelle folie, quel aveuglement, de faire si peu de cas de notre plus précieux trésor !

 

Puisse la lecture at­tentive de ces promesses vous éclairer et vous inspirer une grande estime du Saint Sacrifice.

 

*************

Cette liste de grâces et fruits attachés à l'audition de la Sainte Messe, a été donnée dans le livre écrit par le R.P. Martin de Cochem, frère mineur capucin, dont la traduction française a été faite par A. Rugemer, O.S.C.

*************

Tiré des cahiers de : Louis de  France, T.D.S.F.

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 23:44

TROISIÈME   APPARITION

Dimanche,   le 10, Jean parla de nouveau avec Monseigneur   l'Évêque; mais celui-ci lui indiqua de demander à la Dame qui l'envoyait,  un signe certain qu'elle était la Mère de Dieu.  Il envoya ensuite deux personnes pour suivre l'indien en ca­chette afin de vérifier où il allait et avec qui il parlait.  Ils le suivirent en effet, mais en arrivant près de la colline,  il disparut de leur vue et ils retournèrent contrariés,  disant à Mgr l'Évêque que l'indien n'était qu'un menteur et qu'il devait le punir.  

 

Jean Diego,   sans savoir qu'il était suivi, monta. au haut de la colline et au sommet,  il trouve Marie très sainte à qui  il dit à genoux:   "Comme tu me l'as commandé, j'y suis allé Madame,  voir l'Évêque une deuxième fois; je lui dis comment tu m'envoyais maintes fois pour lui demander le Temple en cet endroit, t'ayant cependant avertie de mon indi­gnité et demandé d'envoyer une autre personne qu'il pourra croire ainsi que tout le reste que tu m'as dit,  et je fis cela avec sentiment et les larmes aux yeux; mais  lui,  avec sévérité et mesure me répondit:

 

   "Crois-tu que sur un seul mot d'un indien de si peu d'autorité un Évêque puisse se décider à commencer une oeuvre si importante et si publique?

 

Il m'examinait lorsque je parlais de ta personne,  de ce que j'avais entendu de toi et compris.   Quoiqu'avec rudesse, moi par des paroles rustres, je le renseignai de tes vêtements et de ta personne,  de tes paroles dites avec douceur. Je crois que ce ne fut pas sans effet,  car il m'a semblé entre douteux et persuadé et presque résolu à me croire.  Si tu voulais lui envoyer quelque signe certain que tu es Marie,  Vierge et Mère de Dieu et que tu es celle qui demande le Temple dans cet endroit,  et que ce n'est pas tromperie et imagination de ma part.  Moi,  avec toute assurance,  je  lui demandai quel signe il voulait,  afin de te le demander.  Mais il ne détermina pas le signe, il le laissa à mon soin.  Je viens donc te dire sa résolution afin que tu détermines selon ta volonté ce que je dois faire dans  l'obligation où je me trouve placé".    La Vierge très pure répondit d'un air affable:

 

"Va chez  toi,   petit  enfant privilégié  de mon  coeur et viens me retrouver ici demain,   tu m'y  trouveras  et je  t'assure que tu auras un tel signe qui non seulement fera foi de tes paroles,   réalisera  ta promesse et convaincra l'Évêque de la vérité,  mais qui  te remplira aussi de joie et d'étonnement.  Ne doute pas que je manque d'ajouter la récompense promise à  ton  travail: Va t'en maintenant,   je  t'attends  ici  demain".

 

A suivre…

 

Extrait de : AU VERGER DE MEXICO    TOME II  (1975)

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 00:02

SECONDE   APPARITION                   

Revenant  à  son   village,   dans   l'après-midi,    l'indien   retourna  à la petite colline et dit à la Reine du Ciel: "Ma très chère demoiselle,  Reine de mon coeur,  ma Reine et très grande Dame:  J'ai fait ce que tu m'avais commandé et quoiqu'avec difficulté,  j'ai enfin réussi à parler à Monseigneur l'Évêque après avoir attendu longtemps,  et je  lui ai exposé ta volonté tel que tu me  l'avais ordonné.   Il me reçut affablement et écouta avec bénigni­té;  mais il me répondit d'une façon qu'il n'ajoutait pas foi à ce que je  lui disais,   car il me dit:   "Viens une autre fois et je t'écouterai plus longtemps; en attendant,  je réfléchirai au sujet de tes désirs".   J'ai compris par sa ré­ponse qu'il n'avait pas la volonté d'édifier le temple que tu veux,  peut-être parce que tu t'es prévalu de moi;  je  te prie donc instamment,   Vierge,   Reine et ma Dame d'envoyer une personne plus noble et plus digne à qui tu confieras ta commission et qu'il ajoutera foi à ce que tu désires.  Tu vois tout de suite que je ne suis qu'un pauvre plébéien de condition vile et basse et que je ne vaux rien pour l'affaire que tu me commandes".  La  Vierge  très sainte répondit à Jean Diego:

 

"Écoute,  mon fils bien aimé,   sais-tu qu'il ne me manque pas de serviteurs que je puis envoyer et à qui je puis  confier l'exécution de ma volonté,  mais je veux que ce soit  toi qui ailles  et que  tu tâches  de réaliser ce que je dé­sire et qui me plaît  tant.   Je  te supplie  donc,  mon  fils bien-aimé et je  t'or­donne de retourner demain chez Mgr. l'Évêque et d'insister à lui faire savoir de ma part que je veux et désire qu'on m'élève  un  temple et que moi,   la  tou­jours Vierge Marie,   Mère  du Dieu véritable,   je suis bien celle qui  t'a envoyé".

 

Jean Diego lui répondit:   "J'irai bien volontiers faire ta commission, je ne la refuse pas d'aucune façon; peut-être m'entendra-t-il cette fois et ajoutera-t-il foi en mes paroles.  Demain,  sur la fin de l'après-midi,  je t'ap­porterai la réponse du prêtre du Seigneur. J'y vais donc, Mère Vierge,  Reine et ma Dame,  sois toujours avec Dieu!"

 

A suivre…

 

Extrait de : AU VERGER DE MEXICO    TOME II  (1975)

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 00:56

Nous vous présentons ce récit écrit par son titulaire et pris de l'Oeuvre: "JEAN DIEGO, L'EMBASSADEUR IMMORTEL". 

Ing. Francisco Garibi Velasco.  Extrait de : AU VERGER DE MEXICO    TOME II  (1975)

 

 

INTRODUCTION

 

Le récit des apparitions que nous vous donnons ici même n'est pas une répétition de toutes les autres, ni une variante spéciale de ce qui est déjà si connu, mais nous avons essayé de faire le travail le plus original possible, tout en nous en tenant à la vérité historique. Voilà pourquoi ce récit est formé presque exclusivement de dialogues, employant les paroles mêmes de la Très Sainte Vierge et de Jean Diego. Ce sont les acteurs mêmes de la Tradition les personnages principaux des douces idylles du Tepeyac qui, parlant entre eux, nous disent tout ce qui survint. Nous croyons que sous cette forme qui n'a rien d'habituel, le texte de la narration devient beaucoup plus intéressant et revêt une expression et un caractère plus typiques et plus exacts.

 

En aucune autre oeuvre publiée jusqu'à aujourd'hui peut-on trouver tous les dialogues complets et il m'a fallu consulter une bibliographie quelque peu étendue, dont je citerai brièvement les auteurs les plus connus: Miguel Sanchez, Lasso de la Vega; Antonio Valériane; Luis Becerra Tanco; R.P. Fran­cisco de Florencia; R.P. Mateo de la Cruz; Anastasio Nicoselli (des XVI et et XVIIe siècles) et d'autres du XVIIIe, XIXe et XXe; et j'ai apporté quelque peu de ma personnalité pour l'interprétation de ces dialogues.

 

J'espère que les personnes cultivées apprécieront ce labeur et je passe au récit.

 

 

PREMIÈRE APPARITION

Peu après  la conquête de  l'Andhuac par les espagnols,   samedi,   9 décembre 1531,  un indien bien pauvre s'en allait à Mexico et en passant du côté occiden­tal du petit mont Tepetluecaczol,  aujourd'hui  Tepeyac,  à la pointe du jour,   il entendit une  très douce harmonie,   comme des chants d'oiseaux,  mais extraordinairement beaux.

 

Le chant cessa et il s'entendit appeler:

 

"Petit Jean…  Mon petit Jean Diego.'"

Il monta au sommet où,   tout émerveillé,  il contempla un spectacle d'une beauté exceptionnelle: Une nuée blanche et resplendissante bordée dans son contour profilé du plus gracieux arc-en-ciel de couleurs variées et il y vit au milieu une jeune dame  très belle qui irradiait une clarté sublime.   La précieuse lumière qui se dégageait de sa personne brillait d'un éclat si intense qu'en frappant sur les rochers bruts, ses rayons reflétaient les tonalités multico­lores de prismes cristallins  transparents.   Des faisceaux de fines émeraudes mises en relief par des lumières rutilantes, semblaient être  les bras endémi­ques des ronces et des épines  (dit un auteur) et leurs feuilles qui ressem­blaient à l'or bruni et reluisant, se détachaient sur un pavé de jaspe très fin,  nuancé de couleurs irisées.

 

Cet indien candide et simple,  dont l'esprit s'embrasait d'amour pour la divine Mère,  eut le bonheur de contempler la Femme Apocalyptique vêtue de soleil, la lune sous ses pieds et portant sur son manteau une constellation d'étoiles.   Mais plus heureux que  l'Aigle de Patmos, il put entendre de ses lèvres divines ces paroles dites sur un ton très aimable et affectueux:

 

"Écoute,  mon petit enfant Jean Diego,  que j'aime  tendrement comme un tout petit bien délicat,  où vas-tu?

 

"Madame et ma demoiselle,  je vais à ta maison de Mexico Tlaltelolco,  à la doctrine chrétienne que nous enseignent et expliquent les ministres du Seigneur, nos prêtres" répondit Jean.  La Vierge  très sainte  lui dit alors:

 

"Tu sais, fils de prédilection de mon coeur,  que je suis  la toujours Vierge Marie,  Mère du Dieu véritable,   auteur de la vie,   créateur et  conservateur de  tout et Seigneur du ciel et de la terre.  C'est mon désir le plus  véhément qu'on m’édifie  un temple ici,  sur cette plaine, où comme Mère pieuse je montrerai toute ma protection à ceux qui m'appelleront dans  leurs  afflictions, et où je verrai leurs larmes et écouterai leurs  supplications,  et je les soulagerai et les consolerai dans leurs besoins. Afin que mon désir s'accomplisse, tu dois aller à Mexico,   chez l'Évêque à qui  tu diras que Je t'envoie et combien il me plairait qu'on m'élève un temple en mon honneur, ici dans  la plaine.  Tu lui  rapporteras ce que  tu as vu, entendu et admiré;  sois  assuré que je  te serai bien recon­naissante  de  tout ce que  tu feras pour moi; tu recevras une récompense pour tes  services et je  te rendrai heureux. Tu as maintenant  entendu mes paroles, fils  très cher de mon coeur:

 

"Va donc et accomplis avec empressement ce que je te commande".

 

Se prosternant avec révérence,  Jean Diego répondit:   "Ma Reine et ma Dame si noble,  moi ton humble serviteur,  je vais faire ta volonté et accomplir ton ordre". 

 

A suivre…

 

Extrait de : AU VERGER DE MEXICO    TOME II  (1975)

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 05:10

A l'avenir, ni restrictions ni prohibitions de la part des autorités publiques ne purent empêcher les pieux pèlerins de se rendre à la Cova, déjà vénérée comme un sanctuaire.

 

Le 12 septembre, il y avait 30,000 personnes assemblées à Fatima, avant l'arrivée des enfants. Elles étaient réunies par groupes et récitaient le chapelet avec un respect et une dévotion inconnus jusqu'à ce jour. A partir de 10 heures, la petite vallée était encombrée par la foule qui se rendait à la Cova. C'était une foule où régnait la piété, et qui se tenait dans l'attente de l'heure de midi et de l'avertissement de Lucie que la Dame revenait. Personne ne fut désappointé. Juste avant midi, Lucie dit à haute voix aux assistants : " Vous devez prier. " Ils obéirent humblement. Un témoin raconte la profonde et inoubliable impression que fit sur lui le spectacle de tant de milliers de personnes tombant à genoux, à la demande d'une pauvre enfant et priant avec larmes en implorant la maternelle protection de la Bienheureuse Mère de Dieu.

 

A midi exactement, le soleil radieux de cette journée commence à perdre son éclat et l'atmosphère prend une teinte jaune d'or. Toute la foule agenouillée contemplait cette merveille en silence, et cette fois, ce ne furent pas les enfants, mais la foule elle même qui soudain poussa des cris de joie, qui se propagèrent comme des vagues jusqu'à l'autre extrémité de cet océan humain :

 

" La voilà... là-bas... regardez… elle vient... elle fuient. "

 

Dans le ciel bleu, pas un nuage. C'est un globe lumineux qui, aux yeux de ces milliers de témoins émerveillés, se déplace de l'est à l'ouest, glissant avec lenteur et majesté à travers l'espace et dégageant une lumière éclatante, tandis qu'un léger nuage blanc en­veloppe le petit chêne et les trois enfants. Et, fait plus merveilleux encore, pendant que le globe lumineux remue et que les enfants sont cachés par le nuage, une pluie de roses blanches tombe soudain des cieux, et avant de toucher le sol, s'évanouit. La foule anxieuse écoute attentivement Lucie qui converse avec la Dame invi­sible. La Sainte Vierge insiste encore sur la nécessité de la récitation du chapelet pour obtenir la fin de la guerre.

 

Ensuite elle leur révèle le premier détail du grand miracle qui aura lieu en octobre. Elle viendra alors, dit-elle, avec l'Enfant Jésus et Saint Joseph.

 

Lucie demande à la Vision si Elle guérirait quelques malades. "J'en guérirai quelques-uns, dit-elle, mais non pas tous, parce que le Seigneur n'a pas confiance en eux. "

 

Tous ces événements merveilleux, la grande foule de témoins et la sincérité évidente des enfants avaient créé une profonde émotion par tout le pays. Les grands chefs intellectuels et spirituels accouraient de près com­me de loin à Fatima et se présentaient à l'humble de­meure des enfants. En leur présence, ces grands esprits se sentaient sur les confins invisibles d'un autre monde.

 

Parmi ces nombreux visiteurs, relevons l'illustre professeur de théologie du grand séminaire de Lisbonne qui devait par la suite procéder à des interrogatoires loyaux, détaillés et serrés, avant l'approbation officielle par les autorités de l'Église de ces extraordinaires apparitions de Fatima.

 

 

(A suivre)

 

Extrait de : Fatima ou le Suicide Mondial.  Mgr Wm C. McGrath, P.A.

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 01:44
Nous sommes tous attachés au trône de l’Être Suprême par une chaîne souple, qui nous retient sans nous asservir.
Ce qu’il y a de plus admirable dans l’ordre universel des choses, c’est l’action des êtres libres sous la main divine.
Librement esclaves, ils opèrent tout à la fois volontairement et nécessairement: ils font réellement ce qu’ils veulent, mais sans pouvoir déranger les plans généraux.
Chacun de ces êtres occupe le centre d’une sphère d’activité dont le diamètre varie au gré de l’éternel géomètre, qui sait étendre, restreindre, arrêter ou diriger la volonté, sans altérer sa nature.
Dans les ouvrages de l’homme, tout est pauvre comme l’auteur ; les vues sont restreintes, les moyens roides, les ressorts inflexibles, les mouvements pénibles, et les résultats monotones.
Dans les ouvrages divins, les richesses de l’infini se montrent à découvert jusque dans le moindre élément : sa puissance opère en se jouant ; dans ses mains tout est souple, rien ne lui résiste; pour elle tout est moyen, même l’obstacle: et les irrégularités produites par l’opération des agents libres, viennent se ranger dans l’ordre général.
Si l’on imagine une montre, dont tous les ressorts varieraient continuellement de force, de poids, de dimension, de forme et de position, et qui montrerait cependant l’heure invariablement, on se formera quelque idée de l’action des êtres libres relativement aux plans du créateur.
Joseph de Maistre – Considérations sur la France (1797)
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 08:52

Un voyageur, venu d’un pays lointain, se trouva au commencement de la nuit à l’entrée d’une vaste forêt ; il ne pouvait ni reculer ni s’arrêter, force lui était de la traverser pendant les ténèbres. Comme il allait s’enfoncer dans cette redoutable obscurité, il aperçut un vieux berger à qui il demanda le chemin.

   Hélas ! Lui dit le berger. Il n’est pas facile de vous I’indiquer ; la forêt est coupée de mille sentiers qui se croisent, qui tournent, qui se ressemblent à peu près, et qui tous, un seul excepté, aboutissent à l’abîme.
— A quel abîme ? demanda le voyageur.
— A l’abîme qui enceint toute la forêt. Ce n’est pas tout, continua le berger, la forêt n’est pas sure, elle est remplie de voleurs et de bêtes féroces ; il y a entre autres un énorme serpent qui fait d’étranges ravages : peu de jours se passent sans que nous trouvions les restes de quelques malheureux voyageurs dont il fait sa proie. Le comble de la disgrâce est qu’il faut nécessairement traverser cette forêt pour arriver au lieu où vous allez. Touché de compassion, je me suis placé à I’entrée de ce dangereux passage, afin d’instruire et de protéger les voyageurs : de distance en distance sont mes fils, qui, animés des mêmes sentiments que moi, accomplissent la même fonction. Je vous offre mes services et les leurs ; si vous voulez, je vais vous accompagner.
L’air de candeur du vieillard, le ton de vérité qui respire dans ses paroles, donne confiance au voyageur ; il accepte. D’une main le berger prend une lampe qu’il enferme dans une forte lanterne, de l’autre il saisit le bras du voyageur, et les voilà partis.
Après avoir cheminé quelque temps !e voyageur sent ses forces défaillir. Appuyez-vous sur moi, lui dit son fidèle conducteur. Le voyageur soutenu continue sa marche. Bientôt la lampe ne jette plus qu’une faible clarté.
— L’huile manque, dit-il au berger, notre lumière va s’éteindre, qu’allons-nous devenir ?
— Rassurez-vous, lui répond le vieillard, bientôt nous allons trouver un de mes fils qui remettra de l’huile dans notre lampe.
Il ne le trompait pas. Un flambeau se fait apercevoir à quelque distance, il éclaire une petite cabane en maçonnerie, placée au bord du chemin. A la voix bien connue du berger, la porte s’ouvre, un siège est offert au voyageur fatigué ; quelques mets simples, mais substantiels, réparent ses forces. Après une halte de trois quarts d’heure, il continue sa route, conduit par le fils du vieillard.
De loin en loin, le voyageur rencontre de nouvelles cabanes, reçoit de nouveaux soins et trouve de nouveaux guides ; il marche ainsi la nuit entière. Les premières clartés de l’aube blanchissaient l’horizon lorsqu’il arrivait sans accident à l’extrémité de la dangereuse forêt. C’est à ce moment qu’il connut toute l’étendue du service que le berger et ses enfants lui avaient rendu. A ses yeux s’offre un affreux abîme au fond duquel il entend le bruit sourd et lointain d’un torrent.
— Voila, lui dit son guide, l’abîme dont mon père vous a parlé ; on n’en connaît pas la profondeur, il est toujours couvert de brouillards épais que l’oeil ne saurait percer.
En disant ces mots, il pousse un profond soupir, et, du revers de la main, il essuie deux grosses larmes qui coulent sur ses joues.
— Vous êtes affligé ? Lui dit le voyageur.
— Hélas ! Comment ne le serais-je pas ? Puis-je voir cet abîme sans songer à tant de malheureux qui chaque jour viennent s’y perdre ? Nous avons beau, mon père et nous, leur offrir nos services, bien peu les acceptent. La plupart, après avoir marché quelques heures sous notre conduite, nous accusent de vouloir leur donner de vaines frayeurs ; ils méprisent nos conseils, ils nous quittent ; mais bientôt ils s’égarent et périssent misérablement ou dévorés par le grand serpent, ou assassinés par les voleurs, ou engloutis dans cet abîme ; car il n’y a pour le traverser que ce petit pont qui est là devant vous, et nous seuls connaissons le chemin qui y conduit. Passez-le avec assurance, dit-il, en se tournant vers le voyageur et l’embrassant avec tendresse ; de l’autre coté il fait grand jour, là est votre patrie.
Le voyageur, pénétré de reconnaissance, remercie son guide charitable, lui promet de ne jamais l’oublier, et, s’avançant d’un pas rapide, il franchit le petit pont : quelques heures après, il se reposait délicieusement au sein de sa famille bien-aimée.
(…) Vous aussi, n’êtes-vous pas des voyageurs venus d’un pays lointain ? Cette forêt, c’est le monde, c’est la vie que vous avez à traverser ; ces voleurs, les ennemis de votre salut ; cet énorme serpent qui fait tant de ravages, le démon; cet abîme ténébreux et sans fond, l’Enfer ; tous ces chemins qui traversent la forêt dans tous les sens, sont les routes, hélas ! Trop nombreuses qui conduisent au malheur éternel ; l’unique sentier qui aboutit au petit pont, c’est l’étroite voie du Ciel. Quant à ce charitable berger qui se tient à l’entrée de la forêt et qui offre son bras et sa lampe au voyageur, vous comprenez sans peine qu’il représente ce divin Pasteur, descendu du Ciel pour secourir et éclairer tout homme venant en ce monde; les fils qui secondent le généreux vieillard dans son charitable ministère, ce sont les ministres du Seigneur, dévoués comme lui à la garde et à la conduite de l’homme voyageur ; cette lampe allumée dans la main du berger et de ses enfants, c’est le flambeau de la foi, qui, suivant l’expression de saint Pierre, brille comme une lampe dans les ténèbres.
Mgr Gaume – Catéchisme de persévérance – Tome 1 – 1889

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