Nous vous présentons ce récit écrit par son titulaire et pris de l'Oeuvre: "JEAN DIEGO, L'EMBASSADEUR IMMORTEL".
Ing. Francisco Garibi Velasco. Extrait de : AU VERGER DE MEXICO TOME II (1975)
INTRODUCTION
Le récit des apparitions que nous vous donnons ici même n'est pas une répétition de toutes les autres, ni une variante spéciale de ce qui est déjà si connu, mais nous avons essayé de faire le travail le plus original possible, tout en nous en tenant à la vérité historique. Voilà pourquoi ce récit est formé presque exclusivement de dialogues, employant les paroles mêmes de la Très Sainte Vierge et de Jean Diego. Ce sont les acteurs mêmes de la Tradition les personnages principaux des douces idylles du Tepeyac qui, parlant entre eux, nous disent tout ce qui survint. Nous croyons que sous cette forme qui n'a rien d'habituel, le texte de la narration devient beaucoup plus intéressant et revêt une expression et un caractère plus typiques et plus exacts.
En aucune autre oeuvre publiée jusqu'à aujourd'hui peut-on trouver tous les dialogues complets et il m'a fallu consulter une bibliographie quelque peu étendue, dont je citerai brièvement les auteurs les plus connus: Miguel Sanchez, Lasso de la Vega; Antonio Valériane; Luis Becerra Tanco; R.P. Francisco de Florencia; R.P. Mateo de la Cruz; Anastasio Nicoselli (des XVI et et XVIIe siècles) et d'autres du XVIIIe, XIXe et XXe; et j'ai apporté quelque peu de ma personnalité pour l'interprétation de ces dialogues.
J'espère que les personnes cultivées apprécieront ce labeur et je passe au récit.
PREMIÈRE APPARITION
Peu après la conquête de l'Andhuac par les espagnols, samedi, 9 décembre 1531, un indien bien pauvre s'en allait à Mexico et en passant du côté occidental du petit mont Tepetluecaczol, aujourd'hui Tepeyac, à la pointe du jour, il entendit une très douce harmonie, comme des chants d'oiseaux, mais extraordinairement beaux.
Le chant cessa et il s'entendit appeler:
"Petit Jean… Mon petit Jean Diego.'"
Il monta au sommet où, tout émerveillé, il contempla un spectacle d'une beauté exceptionnelle: Une nuée blanche et resplendissante bordée dans son contour profilé du plus gracieux arc-en-ciel de couleurs variées et il y vit au milieu une jeune dame très belle qui irradiait une clarté sublime. La précieuse lumière qui se dégageait de sa personne brillait d'un éclat si intense qu'en frappant sur les rochers bruts, ses rayons reflétaient les tonalités multicolores de prismes cristallins transparents. Des faisceaux de fines émeraudes mises en relief par des lumières rutilantes, semblaient être les bras endémiques des ronces et des épines (dit un auteur) et leurs feuilles qui ressemblaient à l'or bruni et reluisant, se détachaient sur un pavé de jaspe très fin, nuancé de couleurs irisées.
Cet indien candide et simple, dont l'esprit s'embrasait d'amour pour la divine Mère, eut le bonheur de contempler la Femme Apocalyptique vêtue de soleil, la lune sous ses pieds et portant sur son manteau une constellation d'étoiles. Mais plus heureux que l'Aigle de Patmos, il put entendre de ses lèvres divines ces paroles dites sur un ton très aimable et affectueux:
"Écoute, mon petit enfant Jean Diego, que j'aime tendrement comme un tout petit bien délicat, où vas-tu?
"Madame et ma demoiselle, je vais à ta maison de Mexico Tlaltelolco, à la doctrine chrétienne que nous enseignent et expliquent les ministres du Seigneur, nos prêtres" répondit Jean. La Vierge très sainte lui dit alors:
"Tu sais, fils de prédilection de mon coeur, que je suis la toujours Vierge Marie, Mère du Dieu véritable, auteur de la vie, créateur et conservateur de tout et Seigneur du ciel et de la terre. C'est mon désir le plus véhément qu'on m’édifie un temple ici, sur cette plaine, où comme Mère pieuse je montrerai toute ma protection à ceux qui m'appelleront dans leurs afflictions, et où je verrai leurs larmes et écouterai leurs supplications, et je les soulagerai et les consolerai dans leurs besoins. Afin que mon désir s'accomplisse, tu dois aller à Mexico, chez l'Évêque à qui tu diras que Je t'envoie et combien il me plairait qu'on m'élève un temple en mon honneur, ici dans la plaine. Tu lui rapporteras ce que tu as vu, entendu et admiré; sois assuré que je te serai bien reconnaissante de tout ce que tu feras pour moi; tu recevras une récompense pour tes services et je te rendrai heureux. Tu as maintenant entendu mes paroles, fils très cher de mon coeur:
"Va donc et accomplis avec empressement ce que je te commande".
Se prosternant avec révérence, Jean Diego répondit: "Ma Reine et ma Dame si noble, moi ton humble serviteur, je vais faire ta volonté et accomplir ton ordre".
A suivre…
Extrait de : AU VERGER DE MEXICO TOME II (1975)
elogofioupiou.over-blog.com