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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 20:45

UNE AFFAIRE ESSENTIELLE...    Votre Salut Éternel

« Que   sert a   l'homme   de   gagner   l'univers s'il   vient   à   perdre   son   âme. « Que peut-on bien échanger avec son âme ? NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST est cette récompense.


Le but de la vie.

Vous ne pouvez nier ces deux faits.

1° II y  a un certain nombre de semaines, vous n 'existiez pas» 2« Dans un certain nombre de jours vous serez mort.

D'où   deux   questions.

— D'OU VENONS-NOUS ? — De Dieu. — Inutile d'insister. Faut-il prouver qu'un ouvrier a fait cette table ? Un imprimeur celle feuille de journal ?... qu'un chauffeur conduit ce taxi ?—Faut-il prouver qu'il y a eu quelqu’un pour créer ce  ciel  étoilé,  dessiner   les   feuilles  de cette forêt, pour donner ces yeux candides  à ce petit enfant, pour vous donner cette conscience du Bien et du Mal ?

Mais si nous venons de Lui, qui peut dire : Je ne dois rien à personne... Je suis indépendant. Malheureux, pouvez-vous boire un verre d'eau, respirer une bouffée d'air, fumer une cigarette sans Lui ? Et donc... Je suis de Dieu ! Et donc... J'ai des devoirs ! Et donc... La neutralité envers Lui est une monstruosité.

Deuxième question :

— OÙ ALLONS-NOUS, APRÈS LA MORT ?

Qu’arrive-t-il après la  mort  ?...  Peut-on  le  savoir   ?

La raison nous dit que nous ne sommes pas des bêtes... que notre âme a des opérations indé­pendantes de la matière... donc qu'elle est au-dessus de la matière... donc qu'elle ne subit pas la destruction de la matière, qu'elle est immortelle... que le bien doit être récompensé et le mal puni (ce qui n'arrive pas souvent ici-bas)... que nous avons des aspirations à un bonheur suprême que rien ne satisfait ici-bas.

— Mais  pouvons-nous  en   savoir  davantage   sur  l'au-delà   ?...  et avec  certitude?

— Oui, car Dieu a  parlé. Il  nous a révélé le but de la vie et ce qui nous attend après la mort. Il a parlé et Il a confirmé sa parole par des miracles  indéniables. On ne peut hésiter. Notre vie a un but (...c'était à prévoir)

Quel est donc le but de là vie ?

Dieu a parlé par son Fils Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui nous a dit :      
Les justes iront à la vie éternelle, et les damnés, au supplice éternel.
(S   Matthieu, XXV).

Il nous en a de plus avertis : Qu’I1 rendra à chacun selon ses œuvres. (S. Matthieu, XVI, 27} 

Le but de la vie — La fin dernière de l'Homme.

Quel but Dieu avait-il en nous créant ? Quelle fin a-t-il assignée à l'homme ? Dieu nous a créés pour sa gloire et notre bonheur éternel.

Dieu n'avait pas besoin de nous, il nous a créés dans une pensée d'amour, pour nous faire partager de son bonheur infini et nous faire vivre de sa vie éternelle.

Saint Augustin dit « Parce que Dieu est bon, nous, nous sommes ».

Ce Bien infini auquel II nous destine, c'est Lui-même.

 

 Le but de la vie : UN BONHEUR INCONCEVABLE.

 

Nous sommes créés pour jouir éternellement de Dieu

Mais Dieu est Esprit.  Dieu est Amour.  II ne peut être possédé que par voie de connaissance et d'amour.  

Et c'est pour cela qu'il nous a doués d'intelligence et de volonté.

Il nous a créés pour le posséder. Lui, le Bien infini, dans une extase ineffable. Nous le verrons face à face, tel qu'il est,  dit S. Jean.

Nous ne pouvons nous faire une idée de ce bonheur sur terre, car rien, ici-bas, ne peut nous donner une idée du Bien Infini.   (Nous n'en avons qu'une idée indirecte, analogique. Et c'est ce qui constitue, ici-bas, le mérite de notre foi. Car quand nous le verrons face à face, nous serons attirés irrésistiblement par ce Bien Infini).

Saint  Paul,  qui avait entrevu  ce bonheur   disait : L'œil de l'homme n'a point vu, l'oreille de l'homme n'a point entendu, l'esprit de l'homme ne peut concevoir ce que Dieu prépare à ceux qui l'aiment.

Telle est notre destinée, toute notre raison d'être

Le But dernier de la vie, notre fin dernière {Dieu nous a fait pour cela) est : La Possession bienheureuse de Dieu dans l'éternité, ou notre Bonheur éternel. (1)

Le but de la vie ou Notre fin prochaine :

— Pourquoi cette vie de quelques années sur la terre   ?

— Ce bonheur éternel, Dieu ne veut pas nous le donner par force. Il veut nous le faire, en quelque sorte, mériter.  (Bien que sans la grâce du Christ nous ne puiserons le mériter en Justice).

Et c'est la raison d'être de notre stage sur cette planète.

Pour jouir au ciel de ce bonheur éternel, il faut, sur terre, y travailler.

L'homme est créé, nous dit Saint Ignace, pour louer, honorer et servir Dieu, et par ce moyen, sauver son âme.

En d'autres termes : Dieu nous a donné une intelligence et une volonté pour le connaître, comme le Créateur Tout-Puissant et Maître Souverain, pour le reconnaître comme notre Maître à nous et notre Père infiniment bon et lui prouver notre amour en obéissant à ses commandements

Et par ce moyen, nous mériterons le Bonheur éternel.

Il est de toute justice que nous lui obéissions puisque nous Lui appartenons.

C'est essentiellement raisonnable, puisqu'il est le Créateur du Monde. N'est-ce-pas au contraire une monstruosité de prétendre rester neutre envers le Père à qui l'on doit tout ?

C'EST TOUT A FAIT CONFORME A NOTRE NATURE que rien ne peut satisfaire ici bas. Tu-nous as fait pour toi, mon Dieu, dit S. Augustin, et notre cœur est inquiet tant qu'il ne se repose en Toi

C'EST AUSSI VOTRE INTÉRËT, malheureux, puisqu'il y va de votre éternité !

En un mot, c'est toute notre raison d'être ici-bas.

Le but de cette vie ?

C'est de connaître, aimer et servir Dieu sur terre pour mériter ainsi de jouir de Lui, le Bien Infini, durant l’éternité.  (2)

Mais... Il y a une terrible alternative :

Le Salut        ou La Damnation ?

Il est nécessaire que je tombe dans l'une ou l'autre éternité, fait remarquer St. Ambroise.  

Ou le Ciel, ou l'Enfer. Ou le Bonheur éternel, ou le supplice éternel.

On ne se moque pas de Dieu, dit S. Paul.

Créé pour Dieu ; si quelqu'un se détourne de Dieu, sa Fin dernière, pour Lui pré­férer quoique ce soit... si un homme, être intelligent et libre, créature d'un jour, ose se mettre au-dessus du Créateur, du Tout-Puissant, de l'Eternel ; qu'il le sache, Dieu nous en a prévenus : il entendra, au jour du Jugement, cette parole terrible et défi­nitive • Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel.

Et ne faisons pas du sentiment en disant que Dieu est trop bon pour nous damner. C'est lui qui nous a avertis. Dieu ne revient pas sur ce qu'il a dit (à moins que l’on se convertisse). Je suis le Seigneur et je n'ai qu'une parole. (Malachie, III, 6).

Voilà pourquoi ce Bonheur éternel, cette vie éternelle bienheureuse, on l'appelle LE SALUT.

 Parce que si nous le perdons, tout est perdu. Si nous y parvenons, nous sommes sauvés de tout mal.

A quoi nous servira d'avoir eu des richesses, des plaisirs, d'avoir été ministre, roi, dictateur, etc... Si après quelques mois nous devons tout perdre et brûler éternellement en enfer ?

Que sert à l'homme de gagner l'univers, répétait Notre Seigneur, s'il vient à perdre son âme?... Et que peut-on bien échanger pour son âme ?

Votre grande affaire : LE SALUT.

Voilà  votre  grande  affaire   :   SAUVER  VOTRE  AME.

On dit : J'ai des affaires... : Le bureau, l'usine, la politique, le commerce, mes études, mon congé, etc... Qu'est-ce que tout cela en comparaison du salut ?

Tout cela, doit nous servir pour faire notre salut... En nous en acquittant comme Dieu veut que nous nous en acquittions.

Mais faire passer cela avant le salut éternel ?...  Il n’en est pas question.

QUELLE FOLIE !...

Travaillez à votre salut, avec crainte et tremblement, écrivait St Paul aux Philippiens (II, 12).

Et à d'autres : Nous vous en supplions, mes frères, occupez-vous de votre affaire.., Cette grande affaire, c'est le salut. Et auprès d'autres, il insiste encore pour qu'ils ne s'attachent pas à ce monde, mais s'occupent de leur salut. Le temps est court, leur dit-il... la figure de ce monde passe (I Cor VII, 37) .Ne faisons pas comme les en­fants qui préfèrent leurs amusements aux choses sérieuses.

Les enfantillages des enfants, dit S. Bernard, on les appelle enfantillages ; les en­fantillages des grands, on les appelle les - affaires.

Regardons les choses à la lumière de l'éternité et nous en aurons une notion plus vraie.

Quelle affaire voudrez-vous avoir réalisée, quand demain, tout s'en ira pour vous en fumée et que vous quitterez ce monde ?

Oui, la grande affaire...l'unique affaire... celle qui prime toutes les autres, c'est de travailler à votre salut.

L'importance du salut.

Votre salut dont vous faites si peu de cas, est chose si importante que Dieu y a pensé de toute éternité.

--Pour votre salut, LA CREATION.

--Pour votre salut, L'INCARNATION

  C'est pour nous, les hommes, et pour notre salut qu'il est descendu du Ciel, chantons-nous au Credo,

--Pour votre salut, LA PASSION SANGLANTE et LA MORT SUR LA CROIX du Fils de Dieu fait homme.

Il a voulu le signifier par son nom : « JESUS >, c'est-à-dire    « SAUVEUR ».

Aujourd'hui vous est né le Sauveur, le Christ, disait l'Ange aux Bergers.

Et Lui-même disait de Lui : Le Fils de l'Homme est venu sauver ce qui était perdu.

Jean-Baptiste est envoyé porter à son peuple la science du Salut.

A l'homme d'affaire qui ne pense qu'à amasser des richesses pour de longues années, il dit : Fou, cette nuit même, on te redemandera ton âme.

Le Salut est la perte précieuse en échange de laquelle on peut se défaire de tout, car rien n'égale son prix.

Avez-vous seulement une idée des prières et des pénitences, que firent les saints pour  leur salut ?

Et vous ne voulez pas vous occuper du votre ?

Où alors, pensez-vous vraiment faire votre salut sans vous en préoccuper ? 

Les moutons de Panurge.

Ce qui vous rassure, c'est que les autres (beaucoup d autres) ne pensent pas à leur salut. Et derrière cette masse qui se rue vers l'Enfer, comme dit S. Augustin, vous préférez suivre, comme un mouton de Panurge, sans plus réfléchir que les autres.

Le nombre des fous est infini, dit la Sainte Ecriture.

Un homme qui réfléchit vaut mieux que mille autres qui n'ont pas réfléchi. Leur grand nombre ne leur donne pas raison.

La terre est désolée de désolation, disait le Prophète Jérémie, parce que personne ne réfléchit au fond de son cœur.

Quel réveil quand « très bientôt », ils quitteront la figure de ce monde qui passe. Alors vous, Monsieur ou Madame pensez-vous à votre âme ?

Occupez-vous de votre salut avec autant de soin et de zelle que vous mettez à vos autres affaires. Ne négligez surtout pas la grande affaire de votre vie :    VOTRE SALUT.

 

Dieu souhaite notre salut, nous n’avons pas a en douter, après tout ce qu’Il a fait pour nous.  C’est un article de Foi que Dieu veut nous sauver tous et que nous pouvons tous nous sauver, si nous le voulons.

Nous voyons la porte du ciel, et si nous ne la voyions pas, Dieu serait déraisonnable de nous commander d’y entrer.  Nous voyons de plus très bien ce qui entre par cette porte et ce qu’il faut faire pour y entrer.  A qui tient-il donc que nous n’y entrions ? A Dieu ou à nous ?

 

1) Voilà pourquoi on dit : «L’homme est crée pour la gloire de Dieu».

La Gloire est une Perfection connue et appréciée. Dieu seul peut se connaître et s'apprécier, s’ai­mer d'une, façon, parfaite dans sa Trinité Sainte. (C'est ce qu'on appelle : Gloire interne). Par une faveur gratuite, il veut bien élever la créature à la possibilité, au bonheur, de jouir de ce Bien Infinie qui ne peut être possédé que par voie de connaissance et d’amour.  Cela n’ajoute rien à Dieu, pas plus que d’aller nous réchauffer aux rayons du soleil n’ajoute rien a son foyer ardent, ou d’aller boire à la source.  Mais c’est en cette jouissance de Dieu que consistera notre Bonheur Éternel.  Rechercher la Gloire de Dieu ou rechercher notre Bonheur Éternel est une seule et même chose.

 

(2) Non seulement il n’y a pas imperfection à rechercher ce bonheur éternel, cette jouissance  éternelle de Dieu (comme le prétendent bien des païens modernes), mais toute la perfection de l'homme est là. Il est créé pour cela. C'est sa fin dernière. S'il ne la recherche pas, il est comme une montre ou une machine qui ne marche pas ; on s'en débarrasse, on la rejette. Il n’a plus sa raison d'être.

 

(Réflexions chrétiennes du Bx Claude de la Colombière)

Cité dans le BOC No 150, Novembre 1990.

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:53

 

LA PLUS RADICALE DE TOUTES LES ERREURS,

CONSISTE A CROIRE QUE LA VIE DICI-BAS CEST UNIQUEMENT ÇA VIE.

   

     Je dis radicale, parce quelle est la première. Tandis que les autres erreurs ne se produisent quavec lâge, celle-ci tend à semparer de lhomme dès lenfance. Enveloppée dans les sens, comme le corps dans les langes, la raison à moitié éveillée, ne connaît, pendant les premières années, dautre vie que la vie dici-bas. Pour la désabuser, ou, si tu veux, pour léclairer, il faut du temps et beaucoup de soins radicale. A la différence des autres erreurs qui ne portent, en général, que sur quelques points particuliers, ou natteignent que la surface de lâme, celle-ci attaque lhomme dans le plus intime de son être, la notion même de la vie, et, lattaquant ainsi, elle le fascine. Son charme trompeur désoriente la raison, désoriente la volonté, désoriente le cœur, fausse toute lexistence et finit par attirer sa victime dans la gueule de lantique serpent. Lanecdote suivante te fera comprendre ma pensée.

     Jeune écolier, jétais en vacances. Cétait au mois de septembre : les noisettes étaient mûres. Il était connu que les plus belles se trouvaient sur le flanc dune montagne exposée aux rayons du midi. Quelques arbres, beaucoup darbustes, des broussailles et des ronces masquaient le pied de rochers abrupts, dénudés par la pluie et dont les recoins, parfaitement abrités, servaient de repaires à des reptiles plus ou moins dangereux. Un de mes camarades et moi nous nous engageons gaiement dans la montagne, cherchant des yeux, à droite et à gauche, des noisetiers à dévaliser.

A peine avons-nous fait quelques pas, et nous apercevons à la cime dun jeune frêne un pinson qui poussait de petits cris plaintifs, battait des ailes et descendait de branche en branche, sans remarquer notre présence ou sans en être effrayé.

     Nous nousarrêtâmes à regarder ce spectacle, dont la cause nous était inconnue. Cependant loisillon descendait toujours et arrivait presque à la hauteur de nos tètes, lorsque, baissant les yeux, nous vîmes au pied de larbre une vipère dassez forte taille, immobile, la tête haute et les yeux fixés dans ceux de loiseau. Elle le fascinait, et, en le fascinant, lattirait dans sa gueule. Nous comprîmes ; et dun mouvement de bras, coupant le rayon visuel, nous rompîmes le charme.

    Le serpent senfuit, et loiseau délivré prit son essor, non sans nous remercier beaucoup et avec raison ; car un instant plus tard il était perdu. Leffet produit sur loiseau par le regard fascinateur du serpent, lerreur qui consiste à prendre la vie dici-bas pour la vie, le produit sur les malheureux dont elle sempare. Victimes de cette erreur radicale, ils ne voient plus rien au delà de cette vie ; au delà des affaires de cette vie, rien ; au delà des occupations de cette vie, rien ; au delà des biens et des maux, des joies et des peines de cette vie, rien. Pour eux tout est renfermé dans les étroites limites du temps. Quon essaye de leur parler dune autre vie, dautres intérêts, dautres biens, dautres maux : comme loiseau fasciné, ils ne voient rien, ils nentendent rien. Ils vont, ils vont toujours dans la voie le charme trompeur les attire.

     Veux-tu, cher ami, ten convaincre par toi-même ? Regarde-les à l’œuvre, observe leurs habitudes ; connais leurs préoccupations, leurs craintes, leurs ambitions, leurs douleurs. Lis leurs journaux, leurs livres, leurs discours publics ; prête loreille à leurs conversations intimes. Renouvelée dix fois, vingt fois, à toute heure et dans toutes circonstances, lépreuve te rapportera la même réponse : fascination, fascination de la bagatelle, qui les empêche de voir les biens réels, les maux réels, et surtout labîme vers lequel ils marchent. Les infortunés !   Et chaquejour ils y tombent par milliers.

 

Tiré de: LA GRANDE ERREUR DU XIXe SIÈCLE

PAR Mgr GAUME, PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 18:46

                       Faites toujours bien ce que vous faites.

      C’est là une maxime d'un philosophe païen ; combien donc ne nous oblige-t-elle pas impérieusement à bien faire toutes nos actions, nous qui sommes des chrétiens, nous à qui s'adresse cette parole du divin Maître à ses disciples : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est par­fait ! »

Mais, sans doute, plusieurs s'effarouchent de cette décla­ration et se disent : Comment puis-je prétendre à la perfec­tion, vivant dans le monde et exposée à commettre tant de fautes ?

   C'est là une regrettable illusion. Il y a des saints dans tous les états. Nous pouvons tous nous sanctifier, et qui plus est, nous le devons, car Dieu dit dans l'Écriture : Soyez saints parce que je suis saint... Que celui qui est déjà saint se sancti­fie encore davantage... »  Mais est-il difficile de devenir saint ?   Nullement.

     Saint Bonaventure avait au nombre de ses religieux un frère convers nommé Gilles, presque dépourvu d'instruction et d'une grande simplicité. Ce bon frère se plaignit un jour en ces termes à son vénérable supérieur : « Ah ! Mon Père, vous êtes bienheureux, vous autres, savants et théologiens, vous pouvez aimer Dieu bien plus que nous et devenir des saints. — Vous êtes dans l'erreur, frère Gilles, répondit dou­cement saint Bonaventure, car, avec le secours de la grâce, tout le monde peut aimer Dieu autant qu'il le veut et parvenir à la perfection. — Quoi ! reprit le frère, les ignorants peuvent-ils aimer Dieu tout aussi bien que ceux qui ont fait de longues études ? Ils peuvent devenir des saints ? — Mais certainement, répondit le grand docteur ; bien plus, une pauvre paysanne peut quelquefois aimer Dieu plus parfaite­ment et s'élever à une vertu plus éminente qu'un savant théologien. » A ces mots, le frère Gilles se sent transporté de joie. Il court au jardin, ouvre la porte qui donne sur la rue et se met à crier de toutes ses forces : « Eh ! Pauvres gens ! eh ! Bonnes femmes qui ne savez ni lire ni écrire, venez ap­prendre une grande merveille : Si vous le voulez, vous pouvez aimer le bon Dieu autant qu'un théologien, autant même que notre Père Bonaventure. Et vous pouvez devenir tous des saints... »

Cet appel de l'humble frère s'adresse à nous tous tant que nous sommes, riches ou pauvres, savants ou ignorants, jeu­nes ou vieux. Tous peuvent devenir  des saints.Mais que faut-il faire pour ce­la ?

       Le voici en trois mots :

       Faire ce que Dieu veut ;  Le faire pour Dieu ;   Le faire comme Dieu le veut.

 

   1. Il s'agit d'abord de faire ce que Dieu veut. Plus de capri­ces, plus de volonté propre ni d'attache à ses idées person­nelles. Mais, dites-vous, comment saurai-je ce que Dieu veut, ce qu'il attend de moi ? Vous le saurez, com­me les soldats savent quels sont les ordres de leur prince sans pourtant l'avoir entendu, par l'intermédiaire de ses officiers. Le bon Dieu vous manifeste également ses volontés par l'or­gane de certaines personnes qui le représentent : ce sont vos parents, vos supérieurs si vous en avez, votre confesseur. Faites exactement tout ce qu'ils vous diront.

    2. Il faut en second lieu le faire pour Dieu. Hélas ! Com­bien de personnes croyantes oublient cette grande règle et perdent ainsi tout le mérite de leurs œuvres ! Cette jeune fille va sou­vent à l'église, mais ce n'est pas pour Dieu qu'elle le fait, c'est par vanité, pour se faire remarquer ; telle autre apporte le plus grand soin à son travail, mais c'est pour ne pas subir les reproches de sa maîtresse. Une troisième s'applique avec un entrain extraordinaire à certains ouvrages peu re­cherchés, mais par goût naturel, parce que ce genre de travail lui convient. Enfin, beaucoup d'autres prennent part chaque jour à quantité d'exercices plus ou moins pénibles, mais elles le font sans aucun motif, par routine, par habitude, par manière d'acquit, pour faire comme tout le monde. Toutes ces œuvres peuvent être excellentes en elles-mêmes, et cependant, elles ne sanctifient pas, elles ne sont pas méritoires. Qu'est-ce qui leur manque ? D'être faites pour le bon Dieu. Oh ! Tâchez de purifier ainsi votre intention, puisque c'est à la fois si im­portant et si facile. Chaque matin, offrez à Dieu toutes les ac­tions de la journée, et de temps en temps, particulièrement avant les principaux exercices, renouvelez cette intention. Demandez-vous à vous-même pourquoi vous allez faire telle ou telle œuvre, et répondez intérieurement : je ne veux pas la faire pour paraître, pour être applaudie, pour mon plaisir et ma satisfaction personnelles : je veux la faire pour plaire à Dieu.

   3. Il faut faire ses actions comme Dieu le veut. Et comment veut-il que vous les fassiez ? Religieusement, ponctuellement, parfaitement. — Religieusement : cela veut dire qu'une personne chrétienne doit agir autrement que les personnes du mon­de ; elle doit sanctifier son travail, en le faisant précéder et suivre d'une courte prière et en élevant quelquefois son cœur à Dieu. Ponctuellement, c'est-à-dire au lieu et temps mar­qués. Parfaitement, en prenant soin des moindres détails, et en évitant les plus légers défauts. Remarquez que ce der­nier point s'applique aux petites actions, aux œuvres les plus communes et les plus ordinaires aussi bien qu'aux plus rele­vées, parce que rien n'est petit aux yeux de Dieu.

Voilà tout le secret de la sainteté. Est-ce difficile à réaliser ? Non. Mettez-vous donc à l'œuvre sans retard. A douze ans, saint Louis de Gonzague était déjà parvenu à un degré de perfection auquel peu de personnes arrivent à la fin de leur vie. Saint Jean Berchmans avait marqué dans son carnet spirituel : « Je veux devenir un saint, un grand saint, et en peu de temps. » Or il le voulait avec une si puissante énergie qu'il le devint en effet, comme chacun le sait. Proposez-vous de les imiter. Vous serez content  l'heure de la mort, d'avoir fidèlement suivi cette généreuse résolution !

 

Tiré  de :  Lectures Méditées 1933  -page 55-56

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 20:48

 

Les indulgences 

Le Christ a donné le pouvoir à l'Église d'absoudre les hommes des entraves qui les empêchent d'aller au ciel: ce sont les fautes du péché et la peine due au péché. Par la confession le pécheur reçoit la rémis­sion de la faute et des peines. Il est possible d'obtenir la rémission des peines temporelles en dehors de la confession en faisant des actes de pénitence et de charité, en assistant à la sainte messe et par la prière et en particulier par les indulgences.

542. Qu'est-ce qu'une indulgence? 

L'indulgence est la rémission de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnes quant à la faute; rémission que l'Église nous accorde en dehors du sacrement de péni­tence. 

Donc, les péchés mortels ou véniels ne sont pas remis par les indul­gences, ni non plus les peines éternelles de l'enfer, car celles-ci sont toujours remises en même temps que les péchés mortels. Donc, les indulgences effacent uniquement les peines temporelles pour les péchés qui sont déjà remis par la contrition ou par le sacre­ment de pénitence.

543. De qui l'Église a-t-elle reçu le pouvoir d'accorder les indulgences?

L'Église a reçu de Jésus-Christ le pouvoir d'accorder les indulgences. Il a dit aux apôtres: «Tout ce que vous liez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous déliez sur la terre sera délié dans le ciel» (Mt 18:18).

Précédemment Jésus avait donné à saint Pierre comme chef de l'Église le pouvoir illimité de lier et de délier en disant: «Et Je te don­nerai les clefs du royaume des cieux: (Mt 16:19)». A Corinthe saint Paul remit la pénitence imposée à un pécheur public (2 Cor 2:10). L'Église a toujours eu conscience de son pouvoir de lier et de délier. Elle peut donc remettre les peines temporelles et pour cela elle lui impose une pénitence.

L'indulgence partielle est comptée par jours et par années. Une indul­gence de sept ans ou de 300 jours représente la durée qu'il fallait pour accomplir une pénitence publique selon la discipline chrétienne des premiers temps de l'Église.

 


544. D'où les indulgences tirent-elles leur efficacité?

Les indulgences tirent leur efficacité des mérites de Jésus-Christ et des saints.

Les mérites du Christ sont inépuisables et les saints ont gagné plus de mérites qu'il n'en fallait pour le salut de leur propre âme. Lorsque l'Église distribue donc des indulgences, elle a recours à cette réserve immense de mérites.

L'Église met à la place des peines temporelles les mérites de Jésus-Christ et de ses saints. Ainsi la justice divine y trouve son compte et le désordre est rétabli.

 

545. Qu'est-ce que l'indulgence plénière?

L'indulgence plénière est celle qui remet toute la peine tem­porelle due pour nos péchés.

Si donc quelqu'un mourait après avoir reçu cette indulgence, il irait tout droit au paradis, échappant absolument aux peines du purga­toire.

D'après une disposition de saint Pie X le catholique peut gagner une indulgence plénière à l'heure de sa mort, s'il dit la prière indulgenciée qui suit:

 «Mon Seigneur et mon Dieu, dès maintenant j'accepte d'un cœur soumis et docile de Votre main les circonstances de la mort qui me seront envoyées par Votre sainte volonté, avec les angoisses, les souffrances et les douleurs. »

II faut ajouter à cette prière la confession, la communion et les prières prescrites aux intentions du Souverain Pontife (un Pater, un Ave Maria et un Gloria) qu'on peut laisser indéterminées, sachant que celles-ci ne peuvent jamais être contre l'Église.

 

546. Qu'est-ce que l'indulgence partielle?

L'indulgence partielle est celle qui ne remet qu'une partie de la peine temporelle due pour nos péchés.

 

547. A quelles conditions peut-on gagner des indulgences?

Les conditions auxquelles on peut gagner des indulgences sont: être en état de grâce et accomplir les œuvres prescrites à cette fin.

Pour gagner une indulgence plénière il faut être dégagé de tout péché véniel et de l'attachement au péché. Les œuvres prescrites sont par exemple: la réception des sacrements, la prière, le jeûne, donner l'au­mône, une visite à l'Église. Il est faux de dire qu'autrefois on pouvait gagner des indulgences en les achetant au prix d'argent. L'aumône est une bonne œuvre qui est nécessairement liée à la contrition et à la prière.



548. Qui a le pouvoir d'accorder des indulgences?

Le pouvoir d'accorder des indulgences appartient au pape seul et à l'évêque dans son diocèse, dans la mesure où le pape le lui a concédé.

Il y a des indulgences applicables aux âmes du purgatoire, au cas où le pape en fait expressément mention; elles ont valeur du suffrage en ce sens que nous demandons à Dieu qu'il accorde la rémission des peines du purgatoire à certaines âmes qu'on recommande. Celui qui a bien compris la doctrine sur les indulgences, les tiendra en estime. Il comprendra que Dieu nous fait là un don très grand. On peut certes espérer gagner une indulgence plénière après avoir fait une bonne communion. Il y a une série d'oraisons jaculatoires aux­quelles des indulgences sont attachées. Apprenons à les connaître et disons-les. Prenons la résolution de gagner tous les indulgences qu'il nous est possible de gagner.

Tiré du Catéchisme de l’Oratoire, traduit par l’abbé Paul Schoonbroodt  (1990)

 

Apprenons bien la prière qui suit par cœur, elle peut changer notre destinée.  «Mon Seigneur et mon Dieu, dès maintenant j'accepte d'un cœur soumis et docile de Votre main les circonstances de la mort qui me seront envoyées par Votre sainte volonté, avec les angoisses, les souffrances et les douleurs. »

            Sachant, mon Dieu, que Vous ne pouvez pas pardonnez sans que Vos enfants pécheurs fassent amende honorable et réparent,

ou au moins aient le désir de réparer leurs péchés, afin d'apaiser Votre Courroux qui Vous a conduit à nous abandonner.

- Avons-nous l'habi­tude de faire notre examen de conscience le soir et de faire notre acte de contrition ?


- Avons-nous l'habi­tude de prier chaque jour et chaque soir ?

- Avons-nous l'habi­tude de penser que ce jour, sera peut-être le dernier de notre vie, sur cette terre ?

            

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 23:12

Mon Crucifix.

     Le crucifix est le plus beau des livres. Les livres servent à nous instruire ; on en trouve sur toutes les matières. Les arts, les sciences, le monde physique, le monde moral, le ciel, la terre, l'océan, les hommes surtout, font l'objet de ces innombrables ouvrages qui servent à éclairer, à instruire, à récréer et, malheureusement trop souvent aussi, à pervertir l'esprit humain.

     Que de livres de piété I quelle vie serait assez longue pour permettre de les lire tous ? Heureusement, ce n'est point la multiplicité des livres qui sanctifie celui qui les lit.

     On dira peut-être que l'Écriture Sainte est le premier et, littéralement, le plus beau des livres, la source où les principes de toute, science doivent être puisés. Ce livre, en effet, est ins­piré par le Saint-Esprit et porte le cachet de son divin Au­teur. Il renferme tout ce que Dieu nous a révélé de lui-même, de sa majesté, de sa puissance, de sa sagesse, de sa justice et de sa miséricorde infinie. Il nous trace nos devoirs, il nous découvre la récompense du juste.

     L'Écriture Sainte, c'est le Christ promis et annoncé, c'est le Christ prédit dans toutes les circonstances de sa vie et de sa passion, comme aussi dans son triomphe. C'est le Christ figuré dans sa personne et dans son Église. Mais ce livre si divin de l'Écriture Sainte est souvent obscur, et ne saurait être compris du plus grand nombre ; le crucifix, au contraire, l'image sensible de l'amour de Jésus-Christ est accessible à toutes les âmes. C'est le livre où les plus grands saints ont puisé cette sagesse que l'on admire en eux.

     Un jour, saint Thomas d'Aquin interrogea saint Bonaventure, le priant de lui dire dans quels livres il avait puisé toutes les choses admirables qu'il écrivait. Le Saint, pour toute réponse, lui montra son crucifix. Le crucifix est un livre à la portée de tous : le simple et l'ignorant, aussi bien que le savant, peuvent y puiser la sagesse. Nous le savons, il y a des livres si relevés, si profonds, qu'une première lecture ne suffit point pour en découvrir toutes les richesses, toutes les beautés ; que dire de ce livre écrit avec le sang d'un Dieu fait homme ? C'est un livre où chacun lit, avec une facilité extrême, les prodiges de l'amour de Jésus-Christ pour nous !

     Un livre peut être écrit dans une langue qui nous est étran­gère, ou avec des caractères qui nous sont inconnus, et par là même nous devenir inutile. Il n'en est pas ainsi du Crucifix ; pour le comprendre il suffit de le regarder. Mais il faut le re­garder avec foi. Il faut y contempler l'image d'un Dieu qui nous a tant aimés qu'il s'est livré à la mort la plus cruelle pour nous sauver.

     Enfin, il vient un temps où l'on devient incapable de lire des livres ; la nouveauté n'intéresse plus, la vue s'affaiblit, les forces s'en vont avec l'énergie; l'âge et les infirmités lais­sent bientôt l'âme dans un isolement pénible. Consolez-vous, âme chrétienne ! L’image de Jésus crucifié sera pour lors votre livre de prédilection. Vous y trouverez force et courage à tou­tes les époques de votre vie.

     Et quand viendra l'heure où tous vous abandonneront, parce qu'ils ne pourront plus rien pour vous, à cette heure suprême, où vous serez sur le point de passer du temps à l'é­ternité, oui, alors, Jésus, dont vous aurez écouté les leçons pendant la vie, vous apprendra à bien mourir. Que pouvez-vous désirer de plus ?

    « Avez-vous un Crucifix, demandait le Père d'Alzon, et comment vous comportez-vous à son égard ?

    » Quittez-le le moins possible : mettez-le sur votre table quand vous écrivez, sous vos yeux quand vous travaillez, afin de le regarder de temps en temps ; et quand vous vous endormez, laissez-le entre vos mains. » II ne faut pas beaucoup d'efforts pour se laisser aller à penser à ce bon Maître, quand on tient son image entre les mains. On lui dit qu'on l'aime : on lui demande pardon des fautes qu'on a commises ; on est tout à coup frappé de ce pardon qui tombe du haut de la Croix ; on songe au mal que l'on a fait, au temps que l'on a perdu, aux grâces que l'on a reçues. On le remercie de ses bienfaits ; on lui fait des promesses enflammées ; on a honte d'être si mauvaise chrétienne....

     » Si vous suivez ces conseils, il me paraît bien difficile que votre Crucifix ne devienne pas pour vous un ami, un confident. »

 

Tiré de : LECTURES MÉDITÉES,  1933  Pages 100-101

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:18

UN TEXTE À MÉDITER

Extrait de la bulle' "Quo primum tempore" de saint Pie V,   14 juillet 1570.

....."PAR LES DISPOSITIONS DES PRÉSENTES et AU "NOM DE NOTRE AUTORITÉ APOSTOLIQUE, Nous concédons et accordons que CE MÊME MISSEL POURRA ÊTRE SUIVI EN TOTALITÉ dans la MESSE CHANTÉE OU "LUE, dans QUELQUE ÉGLISE QUE CE SOIT, sans aucun "scrupule de conscience et SANS ENCOURIR AUCUNE " PUNITION, CONDAMNATION OU CENSURE, et qu'on "pourra VALABLEMENT l'utiliser LIBREMENT et LICITEMENT, ET CELA, À PERPÉTUITÉ. Et d'une façon "analogue, Nous avons décidé et déclarons que "les Supérieurs, Administrateurs, Chanoines, Cha­pelains et autres PRÊTRES, DE QUELQUE NOM qu'ils "seront désignés, ou les Religieux de n'importe "quel ordre, NE PEUVENT ÊTRE TENUS DE CÉLÉBRER "LA MESSE AUTREMENT QUE NOUS L'AVONS FIXÉ, et "que JAMAIS ET EN AUCUN TEMPS, qui que ce soit "NE POURRA LES CONTRAINDRE et les forcer à LAIS­SER CE MISSEL ou à ABROGER la présente instruc­tion ou la MODIFIER, mais qu'elle demeurera TOU­JOURS EN VIGUEUR ET VALIDE, DANS TOUTE SA FORCE".

(Quiconque oserait aller à l'encontre des dispositions prises par saint Pie V, de son auto­rité apostolique) " QU'IL SACHE, dit le Pape, " QU' IL ENCOURRAIT L'INDIGNATION DE DIEU TOUT-PUISSANT ET DE SES BIENHEUREUX APÔTRES PIERRE ET PAUL".

 

                        Pour se rappeler le Jugement de Dieu.

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:54

Programme de la journée : 1 les maux que nous fait le péché véniel; 2 les maux bien plus grands encore que nous fait le péché mortel. — Nous pren­drons ensuite la résolution : 1" d'avoir horreur des moin­dres fautes et de nous tenir bien humiliés devant Dieu d'en avoir tant commis dans, le cours de notre vie ; 2° de fuir, plus que la peste, les moindres occasions du pé­ché, de nous défier de nous-mêmes, de veiller et de prier pour ne plus retomber à l'avenir.  Nous retiendrons pour bouquet spirituel les paroles du publicain :  ‘’Seigneurayez pitié de moi qui suis un pécheur.’’

MAL QUE LE PÉCHÉ FAIT A L'HOMME.           

Adorons Notre Seigneur Jésus-Christ couvert de plaies et attaché à la croix pour nos péchés. Nos crimes sont ses bourreaux, et nous sommes ses meurtriers. 0 Dieu, ma victime ! Je vous adore et je vous aime; je déplore mon orgueil qui vous a couronné d'épines, ma mollesse qui a déchiré tous vos membres, mon amour de l'indé­pendance qui vous a cloué à la croix.

0 divin crucifié ! Formez dans mon cœur la haine du péché, de ce mal si grand qu'il n'a pu être réparé que par votre mort, et donnez-moi de comprendre les maux qu'il me fait à moi-même.

PREMIER  POINT        Maux que nous fait le péché véniel.

 

On ne saurait dire tous les maux que nous fait le pé­ché véniel. Dans l'autre vie, s'il n'est expié, il reculera pour nous les jouissances du paradis peut-être pendant de longues années, et nous coûtera de terribles châti­ments. Après même qu'il aura été expié, il nous privera, toute l'éternité, du degré de gloire et de bonheur où nous eût élevés l'acte de la vertu contraire. Dans cette vie, il refroidit l'amitié de Dieu et diminue ses grâces, ses grâces si nécessaires cependant à notre faiblesse ; il amoindrit en nous la foi et le sentiment des vérités éter­nelles; il ôte à l'âme ce goût tendre de piété, ces joies de l'Esprit Saint, ces délices de l'innocence; il amollit la volonté, la façonne peu à peu au mal, étouffe le remords, dissipe la vigilance et conduit par là aux grandes chutes, qui ne sont jamais que la conséquence d'une suite de relâchements. Enfin, quand il est converti en habitude, il réduit l'âme à un état pire que la mort, à la tiédeur. Car cet état affreux a pour caractère fondamental l'ha­bitude des fautes vénielles.

Aussi sainte Thérèse nous dit-elle que Dieu lui fit voir un jour la place qu'elle eut occupée au fond des enfers, si elle eût cédé à une tentation de vanité.

0 mon Dieu!

Que le péché véniel nous est donc funeste !

Et cependant je le crains si peu, je le commets si facilement!

0 Seigneur! Inspirez m'en l'hor­reur à jamais.

 

SECOND  POINT

Maux que nous fait le péché mortel.

 

1° II nous enlève l'amitié de Dieu et nous laisse sa haine. Avant la chute, nous étions l’enfant chéri de Dieu, son temple et l'objet de ses complaisances. Nous levions au ciel des yeux pleins de confiance, et nous y voyions un père qui n'avait sur nous que des pensées de bonté et d'amour. Mais, le péché commis, que notre sort est changé! Et quel malheur est devenu le nôtre! Esclave et repaire du démon, enfant de colère, objet de malédic­tion, il n'y a plus pour nous au ciel, si nous ne nous convertissons, qu'un juge sévère dont la foudre nous menace. Hélas ! Pour peu qu'on réfléchisse, qu'on est malheureux sous le poids de cette pensée : J'ai encouru la haine de Dieu !

— 2° Le péché nous enlève la paix du cœur et nous laisse le remords. Lorsqu'on était inno­cent, on était heureux; le calme régnait au dedans; et une gaieté douce et aimable redisait au dehors le bon heur d'un cœur pur. Mais, avec le péché, la pais a dis­paru et a fait place au trouble, au remords, à l'inquié­tude, à l'agitation de la conscience, qui se tourne en tout sens et ne trouve partout que le malheur. Car, ô Sei­gneur ! Vous nous avez faits pour vous; et hors de vous il n'est ni paix ni bonheur.

— .3 Le péché nous enlève tous nos mérites, et nous laisse la nudité et l'indigence. Un homme eût-il vécu soixante siècles et mérité à chaque moment autant que tous les saints à la fois : un seul péché mortel détruit tout, enlève à l'âme tous ses mé­rites, et la rend incapable de rien mériter de nouveau, tant qu'elle sera sous son empire.

— 4° Le péché nous enlève le ciel, et nous laisse l'enfer. Tant qu'on ost dans frétât de péché, on ne peut plus prétendre ni à ces beaux |trônes où nous devions être assis, ni a ces couronnes qui devaient nous ceindre le front, ni à la société si ravissante des anges et des saints, de Marie et de l'humanité sainte de Jésus-Christ, ni à la possession de Dieu. L'enfer, voilà le seul partage qui nous reste. Les démons sont auprès de Dieu, demandant la permission d'y précipiter, le pécheur. Quelle position, grand Dieu ! Je ne suis qu'à un pas de l'enfer !

N'est-ce pas pour moi que gronde la foudre?

Ô téméraire!

Ô imprudent que je suis !

Grâce, mon Dieu, miséricorde ! 

Je déplore mon péché, je le dé­teste de toute mon âme.

 

Résolutions et bouquet spirituel : Mon Dieu ayez pitié de moi qui suis un pécheur.

 

Extrait du livre MÉDITATION  1921, page 417-418 écrit par M. Hamon pour le : 

LUNDI DE LA QUATRIÈME SEMAINE du Carême.

 

G.G.    

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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