UNE AFFAIRE ESSENTIELLE... Votre Salut Éternel
« Que sert a l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme. « Que peut-on bien échanger avec son âme ? NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST est cette récompense.
Le but de la vie.
Vous ne pouvez nier ces deux faits.
1° II y a un certain nombre de semaines, vous n 'existiez pas» 2« Dans un certain nombre de jours vous serez mort.
D'où deux questions.
— D'OU VENONS-NOUS ? — De Dieu. — Inutile d'insister. Faut-il prouver qu'un ouvrier a fait cette table ? Un imprimeur celle feuille de journal ?... qu'un chauffeur conduit ce taxi ?—Faut-il prouver qu'il y a eu quelqu’un pour créer ce ciel étoilé, dessiner les feuilles de cette forêt, pour donner ces yeux candides à ce petit enfant, pour vous donner cette conscience du Bien et du Mal ?
Mais si nous venons de Lui, qui peut dire : Je ne dois rien à personne... Je suis indépendant. Malheureux, pouvez-vous boire un verre d'eau, respirer une bouffée d'air, fumer une cigarette sans Lui ? Et donc... Je suis de Dieu ! Et donc... J'ai des devoirs ! Et donc... La neutralité envers Lui est une monstruosité.
Deuxième question :
— OÙ ALLONS-NOUS, APRÈS LA MORT ?
Qu’arrive-t-il après la mort ?... Peut-on le savoir ?
La raison nous dit que nous ne sommes pas des bêtes... que notre âme a des opérations indépendantes de la matière... donc qu'elle est au-dessus de la matière... donc qu'elle ne subit pas la destruction de la matière, qu'elle est immortelle... que le bien doit être récompensé et le mal puni (ce qui n'arrive pas souvent ici-bas)... que nous avons des aspirations à un bonheur suprême que rien ne satisfait ici-bas.
— Mais pouvons-nous en savoir davantage sur l'au-delà ?... et avec certitude?
— Oui, car Dieu a parlé. Il nous a révélé le but de la vie et ce qui nous attend après la mort. Il a parlé et Il a confirmé sa parole par des miracles indéniables. On ne peut hésiter. Notre vie a un but (...c'était à prévoir)
Quel est donc le but de là vie ?
Dieu a parlé par son Fils Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui nous a dit :
Les justes iront à la vie éternelle, et les damnés, au supplice éternel. (S Matthieu, XXV).
Il nous en a de plus avertis : Qu’I1 rendra à chacun selon ses œuvres. (S. Matthieu, XVI, 27}
Le but de la vie — La fin dernière de l'Homme.
Quel but Dieu avait-il en nous créant ? Quelle fin a-t-il assignée à l'homme ? Dieu nous a créés pour sa gloire et notre bonheur éternel.
Dieu n'avait pas besoin de nous, il nous a créés dans une pensée d'amour, pour nous faire partager de son bonheur infini et nous faire vivre de sa vie éternelle.
Saint Augustin dit « Parce que Dieu est bon, nous, nous sommes ».
Ce Bien infini auquel II nous destine, c'est Lui-même.
Le but de la vie : UN BONHEUR INCONCEVABLE.
Nous sommes créés pour jouir éternellement de Dieu
Mais Dieu est Esprit. Dieu est Amour. II ne peut être possédé que par voie de connaissance et d'amour.
Et c'est pour cela qu'il nous a doués d'intelligence et de volonté.
Il nous a créés pour le posséder. Lui, le Bien infini, dans une extase ineffable. Nous le verrons face à face, tel qu'il est, dit S. Jean.
Nous ne pouvons nous faire une idée de ce bonheur sur terre, car rien, ici-bas, ne peut nous donner une idée du Bien Infini. (Nous n'en avons qu'une idée indirecte, analogique. Et c'est ce qui constitue, ici-bas, le mérite de notre foi. Car quand nous le verrons face à face, nous serons attirés irrésistiblement par ce Bien Infini).
Saint Paul, qui avait entrevu ce bonheur disait : L'œil de l'homme n'a point vu, l'oreille de l'homme n'a point entendu, l'esprit de l'homme ne peut concevoir ce que Dieu prépare à ceux qui l'aiment.
Telle est notre destinée, toute notre raison d'être
Le But dernier de la vie, notre fin dernière {Dieu nous a fait pour cela) est : La Possession bienheureuse de Dieu dans l'éternité, ou notre Bonheur éternel. (1)
Le but de la vie ou Notre fin prochaine :
— Pourquoi cette vie de quelques années sur la terre ?
— Ce bonheur éternel, Dieu ne veut pas nous le donner par force. Il veut nous le faire, en quelque sorte, mériter. (Bien que sans la grâce du Christ nous ne puiserons le mériter en Justice).
Et c'est la raison d'être de notre stage sur cette planète.
Pour jouir au ciel de ce bonheur éternel, il faut, sur terre, y travailler.
L'homme est créé, nous dit Saint Ignace, pour louer, honorer et servir Dieu, et par ce moyen, sauver son âme.
En d'autres termes : Dieu nous a donné une intelligence et une volonté pour le connaître, comme le Créateur Tout-Puissant et Maître Souverain, pour le reconnaître comme notre Maître à nous et notre Père infiniment bon et lui prouver notre amour en obéissant à ses commandements
Et par ce moyen, nous mériterons le Bonheur éternel.
Il est de toute justice que nous lui obéissions puisque nous Lui appartenons.
C'est essentiellement raisonnable, puisqu'il est le Créateur du Monde. N'est-ce-pas au contraire une monstruosité de prétendre rester neutre envers le Père à qui l'on doit tout ?
C'EST TOUT A FAIT CONFORME A NOTRE NATURE que rien ne peut satisfaire ici bas. Tu-nous as fait pour toi, mon Dieu, dit S. Augustin, et notre cœur est inquiet tant qu'il ne se repose en Toi
C'EST AUSSI VOTRE INTÉRËT, malheureux, puisqu'il y va de votre éternité !
En un mot, c'est toute notre raison d'être ici-bas.
Le but de cette vie ?
C'est de connaître, aimer et servir Dieu sur terre pour mériter ainsi de jouir de Lui, le Bien Infini, durant l’éternité. (2)
Mais... Il y a une terrible alternative :
Le Salut ou La Damnation ?
Il est nécessaire que je tombe dans l'une ou l'autre éternité, fait remarquer St. Ambroise.
Ou le Ciel, ou l'Enfer. Ou le Bonheur éternel, ou le supplice éternel.
On ne se moque pas de Dieu, dit S. Paul.
Créé pour Dieu ; si quelqu'un se détourne de Dieu, sa Fin dernière, pour Lui préférer quoique ce soit... si un homme, être intelligent et libre, créature d'un jour, ose se mettre au-dessus du Créateur, du Tout-Puissant, de l'Eternel ; qu'il le sache, Dieu nous en a prévenus : il entendra, au jour du Jugement, cette parole terrible et définitive • Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel.
Et ne faisons pas du sentiment en disant que Dieu est trop bon pour nous damner. C'est lui qui nous a avertis. Dieu ne revient pas sur ce qu'il a dit (à moins que l’on se convertisse). Je suis le Seigneur et je n'ai qu'une parole. (Malachie, III, 6).
Voilà pourquoi ce Bonheur éternel, cette vie éternelle bienheureuse, on l'appelle LE SALUT.
Parce que si nous le perdons, tout est perdu. Si nous y parvenons, nous sommes sauvés de tout mal.
A quoi nous servira d'avoir eu des richesses, des plaisirs, d'avoir été ministre, roi, dictateur, etc... Si après quelques mois nous devons tout perdre et brûler éternellement en enfer ?
Que sert à l'homme de gagner l'univers, répétait Notre Seigneur, s'il vient à perdre son âme?... Et que peut-on bien échanger pour son âme ?
Votre grande affaire : LE SALUT.
Voilà votre grande affaire : SAUVER VOTRE AME.
On dit : J'ai des affaires... : Le bureau, l'usine, la politique, le commerce, mes études, mon congé, etc... Qu'est-ce que tout cela en comparaison du salut ?
Tout cela, doit nous servir pour faire notre salut... En nous en acquittant comme Dieu veut que nous nous en acquittions.
Mais faire passer cela avant le salut éternel ?... Il n’en est pas question.
QUELLE FOLIE !...
Travaillez à votre salut, avec crainte et tremblement, écrivait St Paul aux Philippiens (II, 12).
Et à d'autres : Nous vous en supplions, mes frères, occupez-vous de votre affaire.., Cette grande affaire, c'est le salut. Et auprès d'autres, il insiste encore pour qu'ils ne s'attachent pas à ce monde, mais s'occupent de leur salut. Le temps est court, leur dit-il... la figure de ce monde passe (I Cor VII, 37) .Ne faisons pas comme les enfants qui préfèrent leurs amusements aux choses sérieuses.
Les enfantillages des enfants, dit S. Bernard, on les appelle enfantillages ; les enfantillages des grands, on les appelle les - affaires.
Regardons les choses à la lumière de l'éternité et nous en aurons une notion plus vraie.
Quelle affaire voudrez-vous avoir réalisée, quand demain, tout s'en ira pour vous en fumée et que vous quitterez ce monde ?
Oui, la grande affaire...l'unique affaire... celle qui prime toutes les autres, c'est de travailler à votre salut.
L'importance du salut.
Votre salut dont vous faites si peu de cas, est chose si importante que Dieu y a pensé de toute éternité.
--Pour votre salut, LA CREATION.
--Pour votre salut, L'INCARNATION
C'est pour nous, les hommes, et pour notre salut qu'il est descendu du Ciel, chantons-nous au Credo,
--Pour votre salut, LA PASSION SANGLANTE et LA MORT SUR LA CROIX du Fils de Dieu fait homme.
Il a voulu le signifier par son nom : « JESUS >, c'est-à-dire « SAUVEUR ».
Aujourd'hui vous est né le Sauveur, le Christ, disait l'Ange aux Bergers.
Et Lui-même disait de Lui : Le Fils de l'Homme est venu sauver ce qui était perdu.
Jean-Baptiste est envoyé porter à son peuple la science du Salut.
A l'homme d'affaire qui ne pense qu'à amasser des richesses pour de longues années, il dit : Fou, cette nuit même, on te redemandera ton âme.
Le Salut est la perte précieuse en échange de laquelle on peut se défaire de tout, car rien n'égale son prix.
Avez-vous seulement une idée des prières et des pénitences, que firent les saints pour leur salut ?
Et vous ne voulez pas vous occuper du votre ?
Où alors, pensez-vous vraiment faire votre salut sans vous en préoccuper ?
Les moutons de Panurge.
Ce qui vous rassure, c'est que les autres (beaucoup d autres) ne pensent pas à leur salut. Et derrière cette masse qui se rue vers l'Enfer, comme dit S. Augustin, vous préférez suivre, comme un mouton de Panurge, sans plus réfléchir que les autres.
Le nombre des fous est infini, dit la Sainte Ecriture.
Un homme qui réfléchit vaut mieux que mille autres qui n'ont pas réfléchi. Leur grand nombre ne leur donne pas raison.
La terre est désolée de désolation, disait le Prophète Jérémie, parce que personne ne réfléchit au fond de son cœur.
Quel réveil quand « très bientôt », ils quitteront la figure de ce monde qui passe. Alors vous, Monsieur ou Madame pensez-vous à votre âme ?
Occupez-vous de votre salut avec autant de soin et de zelle que vous mettez à vos autres affaires. Ne négligez surtout pas la grande affaire de votre vie : VOTRE SALUT.
Dieu souhaite notre salut, nous n’avons pas a en douter, après tout ce qu’Il a fait pour nous. C’est un article de Foi que Dieu veut nous sauver tous et que nous pouvons tous nous sauver, si nous le voulons.
Nous voyons la porte du ciel, et si nous ne la voyions pas, Dieu serait déraisonnable de nous commander d’y entrer. Nous voyons de plus très bien ce qui entre par cette porte et ce qu’il faut faire pour y entrer. A qui tient-il donc que nous n’y entrions ? A Dieu ou à nous ?
1) Voilà pourquoi on dit : «L’homme est crée pour la gloire de Dieu».
La Gloire est une Perfection connue et appréciée. Dieu seul peut se connaître et s'apprécier, s’aimer d'une, façon, parfaite dans sa Trinité Sainte. (C'est ce qu'on appelle : Gloire interne). Par une faveur gratuite, il veut bien élever la créature à la possibilité, au bonheur, de jouir de ce Bien Infinie qui ne peut être possédé que par voie de connaissance et d’amour. Cela n’ajoute rien à Dieu, pas plus que d’aller nous réchauffer aux rayons du soleil n’ajoute rien a son foyer ardent, ou d’aller boire à la source. Mais c’est en cette jouissance de Dieu que consistera notre Bonheur Éternel. Rechercher la Gloire de Dieu ou rechercher notre Bonheur Éternel est une seule et même chose.
(2) Non seulement il n’y a pas imperfection à rechercher ce bonheur éternel, cette jouissance éternelle de Dieu (comme le prétendent bien des païens modernes), mais toute la perfection de l'homme est là. Il est créé pour cela. C'est sa fin dernière. S'il ne la recherche pas, il est comme une montre ou une machine qui ne marche pas ; on s'en débarrasse, on la rejette. Il n’a plus sa raison d'être.
(Réflexions chrétiennes du Bx Claude de la Colombière)
Cité dans le BOC No 150, Novembre 1990.
elogofioupiou.over-blog.com