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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:10

                               

 « Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

                Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la Divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la Gloire, coéternelle la Majesté.

                     Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais UN incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant Ils ne sont pas trois tout-puissants, mais UN tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais Un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant Ils ne sont pas trois Seigneurs, mais UN Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des Personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

                  Le Père n'a été fait par personne et Il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, Il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais Il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

                Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la Substance du Père, engendré avant les siècles, et Il est homme, de la substance de Sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la Divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ; UN, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; UN absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, Il est descendu aux enfers, le troisième jour Il est ressuscité des morts, Il est monté aux cieux, Il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A Sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.

Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

2mai 2012

http://amdg.over-blog.fr/article-saint-athanase-glorieux-combattant-de-la-foi-104278127.html

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:01

 

De quoi s'agit-il ? Il s'agit de l'ignorance religieuse des catholiques.

Il s'agit, pour les catholiques, de prendre conscience d'une situation grave, anormale, scandaleuse ; il s'agit que cette prise de conscience soit suffisamment claire, ample et aiguë pour que des remèdes soient apportés qui remédient enfin efficacement à cette situa­tion.

Les expressions les plus fortes, à ce sujet, sont celles des Papes.

Pie XI a dit: « Nous espérons, qu’on aura la joie de voir disparaître cette grande honte des nations catholiques qu'est l'ignorance de la divine religion. »

Pie XII, en 1948, se voyait obligé de « parler de cette ignorance comme d'une plaie ouverte dans le flanc de l'Église ».

Quant à la cause essentielle de cette ignorance, Pie XI parlant de Pie X, l'indiquait ainsi :

« Ce vigilant pontife, après avoir montré les avantages de l'enseignement du catéchisme, avantages qui lui sont absolument spéciaux, estime à bon droit que, si la foi languit de nos jours, si même elle est presque mourante, la seule cause en est que la doctrine chrétienne s'enseigne négligemment ou qu'on se dérobe à l'obligation de cet enseignement. »

La tentation ici serait de rejeter ce diagnostic, et d'en appeler à des influences où nous ne trouverions plus nos responsabilités : école laïque, politique antireli­gieuse, etc. Ces influences ont existé et existent : elles n'ont jamais été, pour l'ensemble, déterminantes. Il suffit d'avoir essayé, pendant quelques années, d'améliorer l'organisation d'un catéchisme, ou du catéchisme en général, pour avoir éprouvé, avec une évidence doulou­reuse, que les vrais obstacles, les plus irrésistibles, viennent de nous, catholiques, et que la parole de Pie XI exprime la vérité.

Écoutons d'ailleurs le Pape Pie XII, dans son discours aux membres du premier Congrès Catéchistique inter­national, d'octobre 1950. Le Pape parle des obstacles à la vie chrétienne :

« On a tellement parlé des obstacles, que leur recensement et leur énumération peuvent sembler bien difficiles. Certains sont d'ordre intérieur, d'autres, d'ordre extérieur. De l'in­térieur proviennent les mouvements d'une âme troublée, l'orgueil, la débauche, le mépris du travail, la fuite devant la souffrance; du dehors, les sollicitations de l'esprit mau­vais, la frivolité et la fascination du monde pécheur et, surtout, aujourd'hui, des erreurs répandues jusqu'à la pro­fession ouverte d'athéisme, pour ne pas parler des orga­nismes qui n'ont pas honte d'inculquer de force des idées fausses à l'enfance elle-même dans son âge le plus tendre. Ces obstacles font naturellement sentir leurs effets, si une base solide, stable et assez étendue, vient à manquer totale­ment ou demeure insuffisante.

« On dira que ce fondement réside dans les lois, les principes, les usages, les coutumes légitimes. Tout cet ensemble, si bon soit-il, forme les rameaux et non la racine ; et dès lors, il a de par sa nature une grande utilité, si ensuite la doctrine de vérité abonde pour le vivifier, doctrine qui embrasse les dogmes, les lois morales et les règles du culte divin. Si, au contraire, le substratum doctrinal fait défaut, tout le reste demeurera vide de sens et nua­geux. Mais si la doctrine est l'objet d'études approfondies et se traduit dans les actes, l'influence des maux que Nous déplorions tout à l'heure, sans peut-être disparaître com­plètement, sera du moins diminuée et permettra à l'homme de progresser plus facile­ment. »

Nous n'avons pas l'intention, ici, d'étaler l'ampleur de l'ignorance religieuse : ignorance de bien des enfants qui « quittent » le catéchisme, ignorance des jeunes gens et jeunes filles qui sortent des collèges, même chrétiens, ignorance des adultes, même de milieux par ailleurs cultivés ; ignorance, non pas seulement de tel ou tel point de doctrine, mais surtout ignorance de l'esprit même du christianisme. Chacun de ceux qui, catéchistes d'enfants ou d'adultes, ont le souci d'annoncer l'Évangile, ont rencontré cette ignorance ; les faits que nous citerions seraient à la fois trop peu nombreux et trop exceptionnels; le plus grave est d'ailleurs dans une absence trop générale de culture religieuse profonde.

Il convient donc surtout de jeter un regard sincère sur cette plaie ouverte qui, malgré de grands efforts individuels, et un commencement d'effort collectif, ne se ferme pas. Nous avons dit, il y a quelques années, la misère de notre enseignement religieux et ce qu'il faudrait faire pour que notre catéchisme soit efficace. La plupart des choses qui ont été dites valent encore. Nous ne les redirons pas ici, sinon en passant. Notre propos est, maintenant, de déceler les raisons pour les­quelles nous n'employons pas, ou n'employons pas à la dose voulue, les remèdes proposés. Des obstacles existent qui arrêtent les efforts ; certaine mentalité semble empê­cher les chrétiens de comprendre la gravité de la situation. Des habitudes de penser et d'agir détournent d'entre­prendre avec la persévérance, l'audace et la ténacité voulue, les réformes de structure absolument nécessaires. Ce sont ces manières de penser qu'il faudrait déceler, analyser, mettre à jour. Elles sont parfois inconscientes, ou bien nous les maintenons, plus ou moins volontaire­ment, à la marge de notre conscience. Elles n'en rendent pas moins en partie inopérants nos efforts. Nous savons autant que quiconque la réalité de ces efforts : nous en sommes témoin, soit au plan national, soit au plan des plus petites paroisses. Nous disons pourtant : « II y a encore une paralysie réelle dans l'Église de France quand il s'agit d'enseignement religieux, et les mouvements accomplis n'ont pas la souplesse et la coordination qu'ils ont dans un organisme en pleine vie».

 Extrait de : PLAIE OUVERTE au flanc de l'Église.  Joseph COLOMB, P.S.S.  1960

Note : En 2012, la situation est vraiment catastrophique et ne semble pas inquiéter la fausse église Vatican d’eux.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 21:29

«La lutte sera décisive, ton bonheur ou ton malheur éternel en dépendra : c’est toi-même qui es l’enjeu de ce combat.»

Si j’avais cent poitrines et cent voix, je ne cesserais de crier : O hommes, mes amis et mes frères ! L’erreur la plus radicale, la plus cruelle, la plus désastreuse et malheureusement la plus répandue de nos jours, est de croire que la vie d’ici-bas c’est la vie.

Voilà, mon ami, le Goliath contre lequel tu dois combattre ; non seulement toi, mais tout homme et toute femme venant en ce monde. La lutte sera de tous les jours, de toutes les heures. Pour la soutenir, tu emploieras non seulement les armes que je t’ai fournies dans nos premières correspondances, mais toutes celles que l’Église elle-même t’a données.

A les manier, tu devras mettre toute l’énergie de tes puissances : ta raison, ta foi, ta volonté.

La lutte est à outrance. Comme dans les anciens combats de gladiateurs, appelés sans rémission, point de quartier pour le vaincu : il faut qu’il meure sur le champ de bataille.

Tu te récries peut-être, et tu pourrais supposer que j’ai voulu t’inspirer de craintes vaines ou exagérées. Afin de te prémunir contre cette tentation, nous allons reprendre un à un les caractères assignés à la grande erreur, ta mortelle ennemie.

Tu jugeras s’ils lui conviennent : je m’en rapporte à toi. Avant de commencer, laisse-moi dire en quelques mots toute ma pensée sur notre nouvelle correspondance. T’apprendre à combattre n’est pas le seul but que je me propose : je voudrais encore détromper, consoler, éclairer, encourager.

Détromper ceux qui croient que la vie d’ici-bas, c’est la vie ; consoler ceux qui, regardant la vie d’ici-bas comme la vie, sont effrayés ou inconsolables de la mort ; éclairer ceux qui se font illusion sur la nature et le but de la vie d’ici-bas ; encourager à la conquête de la vraie vie les pèlerins de la terre. Telles sont mes visées. Dieu veuille que je ne reste pas trop au-dessous !

Tiré de: LA GRANDE ERREUR DU XIXe SIÈCLE

Par : Mgr GAUME, PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE

Ce volume et bien d’autres peuvent être téléchargé en PDF sur le site suivant : www.a-c-r-f.com 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 04:07

 

        «En 1604, dans une ville de Belgique, se trouvaient deux jeunes étudiants qui, au lieu de s'appliquer à l'étude, ne pensaient qu'à vivre dans les plaisirs et la débauche.  Une nuit entre autres, ils se rendi­rent chez une femme de mauvaise vie; mais l'un se retira au bout de quelque temps; l'autre resta.  Arrivé dans sa demeure, le premier se déshabillait pour se mettre au lit, quand il se souvint de n'avoir pas récité ce jour-là les quelques AVE MARIA, qu'il avait coutume de dire en l'honneur de la sainte Vierge.  Comme il était accablé de sommeil, cet acte religieux lui coûtait; néanmoins, il fit un effort sur lui-même et s'en acquitta, quoique sans dévotion et presque en dormant; ensuite, il se coucha.

 

        «Dans son premier sommeil, il entend tout à coup frap­per rudement à la porte; et immédiatement après, la porte restant fermée, il voit devant lui son compagnon, tout défiguré et tout hideux.  «Qui es-tu?» lui dit-il.  «Eh quoi! Tu ne me reconnais pas?»  Répond le fantôme. «Mais, comment se fait-il que tu sois si changé?  Tu ressembles à un démon! - Ah! Plains-moi, je suis damné! - Comment cela? - Sache qu'au sortir de cette maison infâme, un démon s'est jeté sur moi et m'a étranglé.  Mon corps est demeuré au milieu de la rue, et mon âme est en enfer.  Sache en outre que le même châtiment t'attendait; mais la bienheureuse Vierge t'en a préservé, grâce au faible hommage que tu lui rends en récitant des AVE MARIA.  Heureux, si tu sais profiter de cet avis, que te fait donner par moi, la Mère de Dieu!» Cela dit, le réprouvé entrouvrit son vêtement, laissa voir les flammes et les serpents qui le tourmentaient, et disparut.

 

        «Alors le jeune homme, fondant en larmes, se jeta la face contre terre pour remercier Marie, sa libératrice; et pendant qu'il réfléchissait à la manière dont il devait dorénavant régler sa vie, il enten­dit sonner matines au couvent des Franciscains.  A l'instant même, il s'écria: «C'est là que Dieu m'appelle à faire pénitence.»  Il partit sur l'heure pour aller au couvent prier les pères de le recevoir.  Ceux-ci, connaissant sa mauvaise vie, faisaient difficulté; mais il leur raconta, en versant un tor­rent de larmes, tout ce qui s'était passé; et deux des religieux s'étant ren­dus dans la rue indiquée, y trouvèrent en effet le cadavre de son malheureux compagnon, noir comme un charbon.  Après cela, le protégé de Marie fut reçu et passa le reste de sa vie dans l'exercice de la pénitence.

(Extrait des «Gloires de Marie», par saint Alphonse de Ligurie)

 

        Saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous dit aussi que  «Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la très sainte Vierge depuis qu'il l'a formée, il est à croire qu'il ne changera point de conduite dans les siècles des siècles, car il est Dieu, et ne change point en ses sentiments ni en sa conduite.»  (Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge.)

 

        Soyons de vrais serviteurs de Marie, et nous joui­rons, un jour, de la gloire du ciel!

        Un groupe d'enfants DE MARIE IMMACULEE,  par Marie Caissy.

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:59

 

L'eau bénite, quand on en fait usage avec foi et confiance, est de la plus grande efficacité pour le corps et pour l'âme et peut merveilleu­sement venir en aide aux âmes du purgatoire.

Chaque fois que le prêtre bénit l'eau pour en faire de l'eau bénite, il agit en qualité de représentant de l'Église dont le Sauveur accueille toujours les prières avec complaisance, quel que soit celui pour qui l'Église lui adresse des prières.

Par conséquent, celui qui prend de l'eau bénite et s'asperge lui-même ou asperge d'autres objets présents ou absents peut être assuré que chaque fois la prière de l'Église montera vers le Ciel et attirera des grâces sur son corps, sur son âme, sur tous les objets touchés par l'eau bénite.

Elle met en déroute la puissance des mauvais esprits. D'où le proverbe : "Il a peur de ceci ou de cela, comme le diable de l'eau bénite." C'est par millions que l'on pourrait énumérer les exemples qui prouvent de quelle indicible frayeur l'eau bénite remplit le démon.

Mais comment se fait-il que l'on puisse donner de l’eau bénite à des personnes éloignées et aux âmes du purgatoire, et qu’ainsi on leur vienne en aide ?

Ce que nous avons dit plus haut l'explique. Chaque fois que vous donnez de l'eau bénite à un enfant éloigné ou à un frère, la prière de l'Église qui y est attachée monte vers le Cœur de Jésus et l'engage à prendre sous sa protec­tion vos parents, corps et âme. Il en est de même quand on jette de l'eau bénite aux pau­vres âmes du purgatoire. Oh ! Qui dira tout le soulagement qu'une seule goutte d'eau pour­rait apporter aux âmes qui souffrent dans les flammes ?

Le Vénérable Dominique de Jésus, conformé­ment à un usage dans l'ordre des Carmes, avait une tête de mort sur sa table. Un jour que le Vénérable lui avait jeté de l'eau bénite, cette tête se mit à parler et cria : " Encore plus, en­core plus d'eau bénite ! " C'est que, ajouta-t-il, l'eau bénite éteint les flammes de ce feu cru­cifiant du purgatoire.

Oui, une goutte d'eau bénite est certainement souvent d'une plus grande efficacité qu'une longue prière parce que, hélas ! Notre prière est trop fréquemment tiède et pleine de distractions. Il en est tout autrement de la prière de l'Église attachée à l'eau bénite. Cette prière-là plaît au divin Sauveur, à chaque instant, en tout lieu et partout, chaque fois qu'elle lui est offerte, où que ce soit, par qui que ce soit. Voilà pourquoi les saintes âmes soupirent si fort après l'eau bénite, et si nous pouvions voir de quel tourment elles sont torturées, si nous pou­vions percevoir leur instante supplication : "Donnez-nous une goutte d'eau bénite !" Il n'est pas douteux que nous tâcherions au moins le matin et le soir, et plus souvent pendant le jour, de jeter de l’eau bénite aux âmes du purgatoire.

Combien de fois ne devez-vous pas entrer et sortir ! Que de courses dans une journée ! Serait-ce donc pour vous un très grand effort que de jeter une goutte d'eau bénite dans le purgatoire cha­que fois que vous quittez votre chambre ?

Quelle joie ne procureriez-vous pas aux âmes? Quel service ne vous rendriez-vous pas à vous-même et aux vôtres en le faisant ! Car les âmes du purgatoire ne sont pas des ingrats ! Au moment même où vous leur rendez un ser­vice, elles lèvent leurs mains vers le ciel et prient pour leurs bienfaiteurs avec une ferveur que les plus saintes créatures de la terre ne pourront jamais atteindre. Et Dieu écoute leurs prières avec autant de plaisir que celles que lui adressent ses plus pures épouses d'ici-bas, et il envoie, dans les plus larges mesures, ses dons et ses grâces à ceux qui leur viennent en aide.

Non, un chrétien ne devrait jamais quitter sa chambre sans donner trois gouttes d'eau bénite : une pour lui et pour les siens afin que Dieu les garde de tous dommages de l'âme et du corps; une deuxième pour les mourants, surtout pour les pécheurs mourants, afin que Dieu leur accorde encore, à la dernière heure, la grâce et la conversion; et la troisième pour les âmes du purgatoire.

Oh ! Que de bénédictions et de garanties de salut, que de mérites et de grâces ne gagneriez vous pas au cours de l'année pour vous, les vôtres et pour des hommes sans nombre, si vous vouliez pratiquer ce simple petit exercice de charité, sans compter que vous vous assure­riez une foule d'intercesseur; dans la vie, à la mort et pour le purgatoire !

1. - Si on savait que, a quelques heures de son pays, demeure un médecin qui fournit gra­tuitement la médecine, une médecine qui a déjà guéri un nombre infini de malades, mais qu'il faut aller chercher tous les huit jours chez ce médecin, quel empressement ne mettraient pas les gens à faire cette démarche ? Croyez-moi, une médecine excellente, c'est l'eau bénite : des milliers ont déjà été guéris en s'en servant avec foi et l'accompagnant de prières, et ont éloigné le malheur de leur maison, de leur étable et de leurs champs.

2. Chaque jour, notre âme est exposée à de nombreux dangers de se perdre, nous avons donc besoin de grâces et de secours. Un des moyens les plus faciles et les plus efficaces de repous­ser les assauts de l'ennemi, c'est l'usage pieux de l'eau bénite.

Toutes les fois que nous nous en servons, le Sauveur envoie secours, consolation et force pour que nous puissions faire le bien et éviter le mal.

3. Si vous entendiez sonner le tocsin et crier au feu, vraiment, vous partiriez à toutes jambes, pour procurer au plus tôt tout ce qui peut servir à éteindre l'incendie.

Mais voilà, vous n'êtes pas assez fermement convaincu qu'au purgatoire brûle un feu d'une incroyable violence et que des millions et des millions d'âmes sont exposées pour longtemps à ce feu effroyable !

Eh bien ! Presque sans peine ni effort, nous pouvons venir en aide aux âmes dans les flam­mes, une goutte d'eau bénite est d'une si grande efficacité, et nous serions assez paresseux pour reculer devant cet effort ?

IMPRIMATUR : E. Touze. vic. gén.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 19:41

 

 Au village d'Alèn, sur le bord de la rivière Mpiri, qui là-bas, sous l'Equateur, coule pares­seusement au travers de la grande sylve africai­ne, vivait, il y a quelques années, un vieux chef nommé Olane. C'était jadis, racontait-on le soir au foyer, un guerrier illustre, renommé par son courage féroce et sa ruse extrême; au milieu de bien des dangers, il avait conduit son peuple depuis les grands marais de l'intérieur jusqu'au bord de l'Ogowé, et au milieu des tribus qu'il avait traversées, femmes et enfants prononçaient son nom avec terreur. Femmes et enfanté, seuls, car les guerriers, eux, avaient tous succombé, soit dans le combat, soit prisonniers; un à un, vic­times en d'épouvantables festins, ils avaient pas­sé sous la dent du chef et de ses principaux guer­riers; le soir, par des nuits sombres, on enten­dait, ainsi le veut la théologie noire, on enten­dait leurs âmes errer, plaintives, condamnée à de longs tourments, faute des honneurs funèbres, qu'elles n'auraient jamais.

Lorsque je le connus, Olane était un vieux chef, et depuis de longues années, ses cheveux et sa barbe étaient devenus tout blanc. Au contact des Européens et surtout des missionnaires, peu à peu sa férocité d'autrefois avait disparu, ou à peu près. Quand nous venions dans son village faire le catéchisme, et le cas était presque journalier, car à peine deux heures de pirogue séparaient le village d'Alèn de la mission, il nous accueillait généralement bien, et lorsqu'après l'instruction, on engageait un bout de conversation, à peine un éclair de regret traversait-il encore son regard aux souvenirs des prouesses d'antan.

Peu à peu, tous les enfants du village étaient venus écouter nos instructions, quelques-uns étaient déjà à la mission, et parmi les hommes, beaucoup, lorsqu'ils croyaient n'avoir rien de mieux à faire, venaient nous écouter. Olane était du nombre. Rarement d'abord il y vint, puis plus souvent, et enfin, il n'y manqua jamais.

Recevoir le baptême, il l'eût fait volontier, car à son âge les plaisirs et les gloires de la terre ne comptaient plus guère. Il l'eût fait vo­lontiers sans un obstacle: son frère Etarè, féticheur du village.

En qualité de frère du chef, chargé, comme il arrive souvent, des fonctions religieuses, le frère d'Olane avait vu avec une irritation croissante son crédit diminuer beaucoup, car nous faisions un progrès sensible, et à maintes reprises, son mauvais vouloir pour nous s'était manifesté. Sans gros jugement téméraire, on pou­vait facilement lui attribuer deux ou trois pi­rogues volées «un commencement d'incendie à la mission, deux ou trois tentatives d'empoisonnent... A le voir, on l'aurait pris pour un co­quin, et on ne se serait pas trompé!

Maintes fois, Olane l'avait engagé à venir nous écouter; il l'avait fait, mais pour mieux ensuite tourner en dérision, dans des assemblées fétichistes, nos croyances et nos rites. L'enfer particulièrement, et le rôle des démons avaient, à plusieurs reprises, été l'objet de ses raille­ries sarcastiques; et tel était, malgré tout, son empire sur son frère, qu'il menaçait jour­nellement du courroux des dieux irrités, qu'Ola­ne, par peur des railleries, de se voir déchu de son rang, et surtout du poison, hésitait et pro­mettait de se faire chrétien, mais plus tard, beaucoup plus tard.

Or, ce soir-là, il pouvait être minuit. Une tornade furieuse nous avait empêchés pendant le jour d'aller au village. Après les chaleurs énervantes de l'orage, le sommeil était long à venir. Jouissant avec délices de la fraîcheur reposante de la nuit, nous étions sous la véran­da de la maison, quand tout à coup des cris sau­vages, des lamentations funèbres éclatent dans le sentier qui conduit à la mission, des torches s'agitent, et bientôt un groupe d'indigènes, 0lane en tête, apparaissent.

"Père, un grand malheur! Etare est mort, et » nous l'avons revu; il est revenu nous dire: "Voilà où je suis maintenant!" et il brûlait de partout; il a mis ses mains sur la porte, et la porte est brûlée!-Père, nous ne voulons pas al­ler avec lui! Baptise-nous bien vite! "


Oh! Oh! M’écriai-je, très surpris, c'est aller vite en besogne! Et je ne comprends pas très bien. Asseyez-vous là, par terre, et ne causez pas tous à la fois. Toi, Olane, parle. Qu’*est-il arrivé?

Et Olane commence :"Voici, Père! Ce matin, mon frère Etare est parti à la pêche. Tu as vu la tempête d'aujourd'hui! Il a été pris par le vent, et une vague a fait chavirer sa pirogue; du vil­lage, nous l'avons vu tomber gisais impossible d'aller à son secours; le vent et la pluie étaient trop forts, et nous ne savions ce qu'il était de~ venu. Moi, je m'étais retiré dans ma case, tiens, avec celui-ci, et celui-là encore.-Et il me montra deux indigènes qui approuvaient de la tête.-Nous parlions d'Etare, quand tout à coup nous l'avons vu près de la porte...-Vous l'avez vu?-Nous l'a­vons vu, comme je te vois, près de la porte, tout rouge, comme un charbon qu'on tire du feu, tout rouge et il ne se consumait pas!-Il vous a parlé?

-Oui : "Voilà comme j e suis maintenant, nous a-t-il dit, et j'espère bien que vous viendrez me rejoindre bientôt!" Et il s'est avancé, et il a piqué le doigt sur ma poitrine, tiens, là, où tu vois un trou noir."       ,

Et, en effet, sur la poitrine d'Olane se voyait une marque ronde, trace d'une profonde brûlure.

"Je me suis rejeté en arrière, poussant un cri de terreur: oh! Mon frère Etare! Et il avait dis­paru; mais sur la porte, près de la poignée, aussi bien que sur ma poitrine, tu pourras voir la trace de ses doigts."

Et les autres confirmèrent du geste et de la pa­role: "Nous avons vu. Ne voulant pas, bien sûr, aller le rejoindre, nous partions en hâte pour venir ici, quand, sur le bord de la rivière, sais-tu ce que nous avons rencontré? Le cadavre d'Etare, tout froid, tout glacé, que le flot venait de pous­ser sur la berge. Les femmes l'ont emporté, et nous, nous voici."

Le lendemain, avec Olane et ses compagnons, ras­surés et définitivement convertis, je prenais le Chemin d'Alen. Je voulais constater par moi-même les marques, noircies du passage d'un damné. Mais quand nous y arrivâmes, un grand feu brûlait à l'orée du village, près du bosquet sacré consa­cré aux idoles; les débris de la case d'Olane en avaient fourni les matériaux, car on n'avait pas voulu garder, d'accord avec toutes les tradi­tions indigènes, l'endroit où un mort était ap­paru. Un grand feu brûlait, et au milieu un ca­davre achevait de se consumer; c'était Etare, c'était le sorcier; ainsi il ne pourrait revenir tourmenter les vivants. Et tandis que nous étions là, devant le funèbre bûcher, une tête grimaçante se détacha et roula à nos pieds, les mâchoires entr'ouvertes en un rictus infernal.

La marque d'Olane ne s'est jamais effacée. Il a reçu le baptême; le village est aujourd'hui chrétien, et le souvenir de ces faits ne s'effarera pas de sitôt. Tout le monde connaît Olane sous ce nom: le frère du maudit.

Cette apparition terrifiante est raconté par ; le père H. Trilles, dans le messager du Saint-Esprit, janvier 1910, page 11 et suivantes.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:58

 

  

Pour comprendre l'Évangile, il faut apprendre le catéchisme.

Car le véritable Évangile, le seul, est celui de Jésus-Christ transmis, présen­té, interprété par l'Église qu'il a fondée pour cela.

Personne ne peut lire l'Évangile sans l'Église, sans le guide de l'enseigne­ment permanent et universel de l'Église, résumé dans le catéchisme romain.

L'Évangile n'est pas livré à l'interprétation de chacun, selon son humeur ou ses lumières propres. Il n'est pas livré non plus aux inventions subjectives, arbi­traires et provisoires d'hommes d'Église qui veulent «s'ouvrir au monde» et «cons­truire le socialisme». Le catéchisme romain est l'indispensable vade-mecum de chaque chrétien, son point fixe au milieu du déluge universel de la subversion, de l'apostasie, de la décomposition.

Ce que l'Église a toujours enseigné, II s'agit de mieux l'apprendre. Il ne s'agit pas de le perfectionner, mais de nous perfectionner nous-mêmes en l'apprenant.

« Il y a des gens qui veulent perfectionner le christianisme, disait Péguy. C'est un peu comme si l'on voulait perfectionner le nord, la direction du nord. Le malin qui voudrait perfectionner le nord. Le gros malin».

Le nord est naturellement fixe; le christianisme est naturellement et surnaturellement fixe. Ainsi les points fixes ont été donnés une fois pour toutes dans l'un et l'autre monde, dans le monde naturel et dans le monde surnaturel. Et tout le travail, tout l'effort est ensuite de les garder, de les tenir...

 

Note : Ici quand on parle de l’Église, il va sen dire que l’on ne parle pas de la fausse église (secte) issue de Vatican 2 et des autres sectes du même acabit.

 

 

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