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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 10:39

"Une église petite et pauvre".
Lorsqu'à Rome on vient de la Place du Peuple, pour se diriger sur le Quirinal, on rencontre à gauche, juste avant le croisement de la rue des "Due Macelli" et de la "Via del Tritone", le sanctuaire de Saint-André "délie fratte" (c'est-à-dire des haies) qui, bâti dès le 12e siècle au milieu des jardins, appartint d'abord aux Écossais, puis fut donné aux Minimes par Sixte Quint eh 1585. En 1842, Alphonse Ratisbonne décrivait cette chapelle conventuelle comme "petite, pauvre et déserte". Mais c'est là qu'il rencontra la puissance miséricordieuse de Marie et que depuis, cette église est devenue un sanctuaire marial, réplique romaine, en quelque sorte, de la chapelle parisienne de la rue du Bac. Jamais, en effet, la médaille révélée à sainte Catherine Labouré douze ans auparavant (27 novembre 1830) ne mérita davantage qu'ici l'épithète de "miraculeuse".
Tobie Alphonse, neuvième enfant d'une opulente famille de banquiers Israélites strasbourgeois, Tobie Alphonse Ratisbonne allait bientôt avoir 28 ans. Ayant perdu assez jeune ses parents, Alphonse fut élevé par un oncle, mais sans que lui fût inculqué le moindre sentiment religieux: il était juif de race, mais il ne croyait pas même en Dieu. Licencié en droit et ayant reçu le titre d'avocat, son oncle voulut en faire son associé, ne lui refusant, d'ailleurs, aucun caprice, lui reprochant seulement de trop fréquenter Paris et les Champs-Élysées. Il se fiança en août 1841 avec sa propre nièce, Flore Ratisbonne, l'aimant tendrement, "presque jusqu'à l'idolâtrie".
Elle était également sans religion. Alphonse, au cœur très sensible, chérissait tous ses parents et ses amis, hormis" son frère Théodore qui était devenu chrétien en 1827 et qui même se fit prêtre et exerça son ministère à Strasbourg "sous les yeux de mon inconsolable famille. Sa conduite, narre-t-il, me révolta et je pris en haine son habit et son caractère... Je n'avais éprouvé jusqu'alors ni sympathie, ni antipathie pour le christianisme; mais la conversion de mon frère, que je regardais comme une folie, me fit croire au fanatisme des catholiques et j'en eus horreur. Un an avant mes fiançailles, je lui exprimai mes mauvais sentiments à son égard, dans une lettre qui devait rompre à jamais tout rapport entre nous... Je ne voulus plus le voir, nourrissant une haine amère contre les prêtres, les couvents et surtout contre les Jésuites dont le nom seul provoquait ma fureur".
Cependant la vue de sa fiancée éveillait inconsciemment en Alphonse l'idée d'un Dieu qu'il ne connaissait pas. "Je commençai, dit-il, à croire à l'immortalité de l'âme et me mis instinctivement à prier Dieu pour le remercier de mon bonheur". Mais ayant participé à Strasbourg à une réunion d'Israélites afin d'adapter le culte judaïque à l'esprit du siècle, "mon avis fut qu'on laissât tomber toutes les formes religieuses sans recourir ni aux livres, ni aux hommes et que chacun pratiquât sa croyance comme il l'entendait".

Le voyage à Rome.
Avant son mariage, Alphonse voulut faire un voyage de 9 à 10 mois à destination de Naples, Malte et Constantinople. Lorsque le bateau, parti de Marseille, arriva à Civita Vecchia, le canon tonnait, en ce 8 décembre, pour célébrer la Conception de la Vierge. Haussant les épaules, il refusa alors de débarquer. Le 9 décembre, il atteignit Naples. Le navire qui devait le conduire à Palerme étant en panne, il resta plus longtemps qu'il ne le désirait en cette cité pleine de gaieté, mais il y passa le nouvel an dans la tristesse à cause de l'éloignement des siens. Un jour, il entra dans une église: "On y disait la messe, je crois, narre-t-il. Je me tins là debout, appuyé contre une colonne. Mon cœur semblait s'ouvrir et aspirer une atmosphère inconnue. Je priais à ma manière pour ma fiancée, pour mon oncle, pour mon père défunt, pour la bonne mère dont j'avais été privé si jeune, pour tous ceux qui m'étaient chers; et je demandais à Dieu de m'inspirer et me guider dans mes projets d'améliorer le sort des Juifs, pensée qui me poursuivait sans cesse. Ma tristesse avait fui comme un noir nuage que le vent dissipe; et tout mon intérieur, inondé d'un calme inexprimable, ressentait une consolation comme si une voix m'avait dit: 'Ta prière est exaucée".
Là-dessus, se trompant de chemin, il se rend au bureau des diligences de Rome. Là il demande un billet pour la Ville éternelle, voulant, y faire une brève excursion. Il y arrive le 6 janvier et y vit en touriste, visitant ruines et musées, cirques et églises. Le 8 janvier, par hasard, il rencontre un ami d'enfance, Gustave de Bussières, qui l'entraîne chez lui. Or il y rencontre Théodore de Bussières, converti du protestantisme au catholicisme et ami de Théodore Ratisbonne. Comme M. de Bussières avait beaucoup voyagé en Orient, Alphonse lui promet de lui rendre visite. Ce. dernier insiste même pour qu'Alphonse assiste au Carnaval romain, du 23 au 30 janvier, mais il décline l'offre, ne voulant pas manquer son bateau le 20 janvier. Ayant traversé le Ghetto des Juifs, il est aigri au plus haut degré contre le christianisme et il ne tarit plus alors de moqueries et de blasphèmes.
Il voulait éluder la visite promise à Théodore de Bussières, mais le domestique italien, au lieu de remettre la carte pour prendre congé" court l'annoncer au salon. Il est donc contraint d'entrer et il se répand alors en invectives contre le catholicisme. Son interlocuteur l'interrompt: "Puisque vous êtes un esprit si fort et si sur de vous-même, promettez-moi de porter sur vous ce que je vais vous donner". C'était une médaille miraculeuse. "Qu'à cela ne tienne, réplique Alphonse en éclatant de rire; je veux au moins vous prouver qu'on fait tort aux Juifs en les accusant d'obstination".
Il consent donc à prendre la médaille que l'on suspend à son cou: "Ah! Se moque-t-il, me voilà catholique, apostolique et romain à présent" - "Maintenant, lui dit M. de Bussières, il faut compléter l'épreuve en récitant le Souvenez-vous", prière que saint Bernard adressa à la Vierge Marie". Après un refus, Alphonse finit par dire: "Soit! Je vous promets de réciter cette prière; si elle ne me fait pas de bien, du moins ne me fera-t-elle pas de mal!"
 M. de Bussières la lui remet donc, en lui demandant de la copier: "Je vous remettrai ma copie et garderai votre original", répartit Alphonse et, la nuit suivante, après une soirée au théâtre, à 3 heures du matin, il copie machinalement le "Souvenez-vous".
Chose curieuse, bien qu'il abhorre le prosélytisme indiscret du baron de Bussières, Ratisbonne passe à présent plusieurs heures avec lui. Malgré lui, il redit sans cesse le "Souvenez-vous", dont les paroles, dit-il, "me revenaient continuellement comme ces airs de musique qui vous poursuivent et vous importunent et qu'on fredonne malgré soi". D'une manière incompréhensible, il décide de prolonger son séjour à Rome, dans le désir de voir le pape, le 18 janvier, à Saint-Pierre. Il fait des courses avec Théodore de Bussières, dissertant sur les monuments et sur les mœurs du pays. Mais son "cicérone" mêle toujours à ses dires les questions religieuses: "II les amenait si naïvement et y insistait si vivement, dit Alphonse, que je pensai plus d'une fois que rien ne pouvait éloigner un homme de la religion comme pareille insistance à le convertir... Aux étincelles de mes plaisanteries, se joignait le feu infernal de mes blasphèmes". 
Bussières dîne, le 16 au soir avec le comte de la Ferronaye et il recommande Ratisbonne à ses prières: "Ayez confiance, réplique ce dernier, s'il dit le "Souvenez-vous" vous le tenez". Or, vers 11 heures du soir, M. de La Ferronays meurt presque subitement. Les deux jours suivants, Bussières conduit Ratisbonne en diverses églises. Il ne répond que par des plaisanteries à ses exhortations. Alphonse, dont le départ de Rome est fixé au 22, pense que ne s'étant engagé à porter la médaille et à réciter le "Souvenez-vous" que durant son séjour à Rome, il sera bientôt libéré de cette corvée. Or, dans la nuit du 19 au 20, réveillé en sursaut, il voit dressée devant lui une grande croix, celle de la médaille miraculeuse. Mais s'étant rendormi, il n'y pense plus à son réveil.
Le 20 janvier, il rencontre son camarade Gustave de Bussières (un protestant) fort étonné de retrouver son ami à Rome. Ratisbonne lui explique qu'il a voulu voir le pape le 18, mais que celui-ci n'est pas venu à Saint-Pierre ce jour-là et le juif et le protestant de se moquer du catholicisme. Puis avec des amis, Alphonse, dans un café, s'entretient de chasse, d'amusements et de politique.
Le choc de la grâce.
Il rencontre Théodore de Buissières, qui l'invite à faire une promenade. Devant l'église Saint-André délie Fratte,Bussières lui demande de l'attendre un instant, car il veut retenir une tribune pour la famille de feu M. De la Ferronays à l'occasion des funérailles. Mais Alphonse entre, lui aussi, à l'église où il se promène machinalement sans que rien n'attire son attention.
Soudain, dit-il, "l'église entière disparut; je ne vis plus rien. Où plutôt, je vis une seule chose. Comment, dit-il, serait-il possible d'en parler? Non! La parole humaine ne doit pas essayer d'exprimer ce qui est inexprimable... J'étais là, baigné dans mes larmes, quand M. de Bussières me rappela à la vie. Je ne pouvais répondre à ses questions. Mais je saisis la médaille que j'avais sur la poitrine; je baise avec effusion l'image de la Vierge.
Oh! C’était bien elle! Je ne savais où j'étais; je ne savais si j'étais Alphonse ou un autre; je cherchais à me retrouver et je ne retrouvais pas. Je ne pus parler; je ne voulus rien révéler; je sentais en moi quelque chose de solennel et de sacré qui me fit demander un prêtre".
M. de Bussières n'avait été absent qu'une dizaine de minutes. Rentrant dans l'église, il découvre Ratisbonne agenouillé devant la chapelle de saint Michel. Il lui faut le pousser plusieurs fois pour qu'il se rende compte de la présence de son ami. "Enfin, raconte le témoin, il tourne vers moi un visage baigné de larmes, joint les mains et me dit: "Ah, comme ce Monsieur a prié pour moi!" Je sentais que j'étais en présence d'un miracle.
Je relève Ratisbonne, je le guide hors de l'église. Je lui demande ce qu'il a, où il vent aller: "Conduisez-moi où vous voudrez. Après ce que j'ai vu, j'obéis". Je le presse de s'expliquer; il ne le peut pas; son émotion est trop forte. Il continue de couvrir de baisers et de larmes la médaille miraculeuse. Malgré mes Insistances, je ne puis obtenir
de lui que des exclamations entre coupées de sanglots: "Ah! Que je suis heureux! Que Dieu est bon!
Quelle plénitude de grâce, de bonheur! Que ceux qui ne savent pas sont à plaindre! Fondant en larmes, il me demande s'il n'est pas fou. "Non, dit-il, je suis dans mon bon sens!". Puis il me demande de le mener chez un confesseur, veut savoir quand il recevra le baptême, soupire après le bonheur des martyrs. Il ne s'expliquera, déclare-t-il, qu'après en avoir obtenu la permission d'un prêtre: "Car ce que j'ai à dire, je ne puis le dire qu'à genoux".
Bussières le conduit alors au P. de Villefort qui lui demande des explications. Alphonse à nouveau sort sa médaille, la baise, la montre en disant: "Je l'ai vue! Je l'ai vue!" Puis il précise: "J'étais depuis un instant dans l’église lorsque tout à coup, je me suis senti saisi d'un trouble inexprimable. J'ai levé les yeux; tout l'édifice avait disparu à mes regards; une seule chapelle avait, pour ainsi dire concentré toute la lumière et, au milieu de ce rayonnement, a paru, debout sur l'autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, tel qu'elle est sur ma médaille. Une force irrésistible m'a poussé vers elle. La Vierge m'a fait signe de m'agenouiller; elle a semblé me dire: "C'est bien". Elle ne m'a pas parlé, mais j'ai tout compris".
Bussières et le nouveau converti allèrent rendre grâces à Sainte-Marie-Majeure, puis à Saint-Pierre. "Ah! disait-il, comme on est bien dans les églises. Ce n'est plus la terre; c'est presque le ciel; on voudrait n'en jamais sortir".
À partir de ce moment, non seulement il croit à la Présence réelle, mais il la sent en quelque sorte. Devant l'autel du Saint-Sacrement, il doit s'éloigner, tant il lui semble horrible d'approcher du Dieu vivant avec la tache originelle. Il se réfugie alors dans la chapelle de la Sainte Vierge: "Ici, du moins, déclare-t-il, je n'ai pas peur, car je me sens protégé par une immense miséricorde".
Il demande à Bussières de ne pas le laisser seul et il donne à celui-ci des détails sur sa vision. Alors qu'il était à droite de l'église, il était soudain passé à gauche et s'était trouvé tout à coup à genoux devant cette chapelle où ne figurait ni image, ni statue de la Madone, d'abord, il avait aperçu la Vierge dans toute sa splendeur: "Je l'ai vue elle-même, dans sa réalité; je l'ai vue comme je vous vois".
Mais ses regards n'avaient pu soutenir l'éclat de sa clarté. Trois fois il avait tenté de la contempler, mais chaque fois il n'avait : aperçu que ses mains d'où s'échappaient, en gerbes lumineuses, des torrents de grâces, comme sur la médaille.
Le nouveau converti.
Trois jours durant, Ratisbonne se tint caché chez Bussières, n'en sortant que pour rencontrer le P. de Villefort. Il se préoccupait de ce que diraient les siens en apprenant sa conversion, pensant qu'il était devenu insensé. Il voulait aller à la Trappe, mais son confesseur et le général des Jésuites le dissuadèrent; ils l'encouragèrent surtout: "Cette croix que vous avez vue pendant votre sommeil, il faudra la porter, une fois baptisé".
Et on lui lut un passage du livre de l'Ecclésiastique: "Demeurez uni au Seigneur; acceptez de bon cœur ce qui vous arrive, conservez la patience, car l'or s'épure par le feu et, l'homme que Dieu veut recevoir parmi les siens, il l'éprouve dans le creuset des humiliations et des souffrances".
Ces paroles enflamment la joie intérieure d'Alphonse; se sentant prêt à tout, il sollicite le baptême. On veut différer celui-ci: "Mais quoi, m'écriais-je, les Juifs qui entendirent la prédication des apôtres furent aussitôt baptisés et vous voulez m'ajourner après que j'aie entendu la 'Reine des apôtres"? Il fait alors une retraite du 23 au 30 janvier. Toutes ses préventions contre le christianisme sont tombées.
"Je savais, dit-il, avec certitude que M. «le la Ferronays avait prié pour moi. Comment je l'ai su? Je ne puis le dire, pas plus que je ne puis expliquer comment j'ai appris toutes les autres vérités dont j'avais maintenant la connaissance, moi qui n'avais jamais ouvert un livre de religion ni lu une page de la Bible.
Tout ce que je puis affirmer, c'est qu'en entrant à l'église, j'ignorais tout et qu'en sortant, je voyais clair". Durant sa retraite, il écrit à Flore, sa fiancée, l'avertissant: "Si ma nouvelle foi nous séparé, j'en ferai à Dieu le sacrifice sans répandre une larme et toute ma vie, je prierai pour qu'il t'éclaire et nous réunisse au ciel". Ce sera donc la rupture entre les deux amoureux.
Alphonse reçoit le baptême au Gesu le 31 janvier, des mains du cardinal Patrizzi, qui le confirme ensuite et lui fait faire sa première communion. Néanmoins cette soudaine et totale conversion a eu une telle répercussion à Rome et en France qu'une enquête canonique sera instruite aussitôt.
Le 3 juin 1842, paraîtra un décret pontifical attestant "qu'il était certain qu'un vrai et insigne miracle, opéré par Dieu, et l'intercession de la Vierge Marie, avait produit la conversion instantanée et totale d'Alphonse Ratisbonne".
Déjà très répandue, la médaille miraculeuse le sera bien davantage encore après un tel prodige. Alphonse pour sa part, sera renié des siens et perdra sa fortune, En juin 1842, il entre chez les Jésuites chez lesquels il restera dix années. Il ne quittera !a Compagnie que pour rejoindre son frère Théodore avec lequel il fonde les Prêtres et les Dames de Sion, en vue de la conversion d'Israël.
Jamais il ne parle de sa vision si-non à quelques intimes, disant un jour à son ami, le P. Estrade: "Comprenez-vous que ce soit à un être comme moi que la sainte Vierge ait apparu? À moi qu'elle ait montré la congrégation que voulait son divin Fils?" Ce qui lui vaut cette réponse: "C'est qu'en choisissant un instrument aussi peu digne que vous, elle savait que rien de la gloire n’irait à l'instrument et que tout retournerait à l'Auteur de tout bien".
Une autre fois, questionné par la fondatrice des Dames de Sion: "Voyez-vous encore la Sainte Vierge?", il avoue: "Elle est de plus en plus belle". Il meurt à Jérusalem le 6 mai 1884. Dans une sorte d'extase.
La chapelle de l'église Saint-André Délie Fratte est consacrée à la Vierge de la Médaille Miraculeuse. Par milliers, les pèlerins viennent prier Celle qui a converti Ratisbonne. Ce "miracle" est l'un des plus grands, parmi les miracles connus, opérés par la Vierge Marie, envers  ceux qui portent la Médaille qu'Elle a demandée Elle-même à Catherine Labouré.                        
C'est à cette chapelle que saint Maximilien Marie Kolbe a tenu à célébrer sa première Messe, au lendemain de son, ordination.  Aussi,  le souvenir de ce grand Apôtre marial, le plus grand de nos temps modernes, est-il bien rappelé dans cette chapelle.
Tous les ans, à midi, le 20 janvier, à l'heure de l'apparition, les Romains célèbrent la conversion de Ratisbonne, cet "élu" du Seigneur et de Marie.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:02

LE NOTRE PÈRE DE SAINTE MECHTILDE POUR LES ÂMES DU PURGATOIRE.
Saintes âmes, qui furent délivrées par cette belle prière de Sainte Mechtilde, je vous prie de soutenir chacune des personnes qui me sont chères, et d’intercéder en faveur du pape Paul VI, pour hâter le retour du chef suprême la Sainte Église Catholique et Apostolique.  Amen.
NOTRE PÈRE QUI ÊTES AU CIEUX
Père très bon, je Vous prie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire, car elles ne Vous ont pas toujours aimé ni rendu tout l’honneur qui vous était dû à Vous, leur Seigneur et Père, qui par pure grâce les aviez pourtant adoptées comme vos enfants; mais au contraire, à cause de leurs péchés, elles Vous ont chassé de leur cœur  où Vous vouliez pourtant toujours y habiter.
En réparation de leurs fautes, Père Céleste, je Vous offre l’Amour et la Vénération que Votre Fils incarné Vous témoigna tout au long de sa vie terrestre et tous les actes de pénitences et de satisfactions qu’ll a accomplies, par lesquelles Il a effacé et expié tous les péchés des hommes de bonne volonté.    
Ainsi soit-il.
QUE VOTRE NOM SOIT SANCTIFIÉ.
Père très bon, je Vous supplie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire, car elles n’ont pas toujours honoré dignement Votre Saint Nom. Au contraire elles ont souvent prononcé en vain Votre Nom Divin et elles se sont ainsi rendues indignes du nom de chrétien par leur vie de péché.
En réparation de ces fautes qu’elles ont commises, Père Céleste je Vous offre tout l’Honneur  que votre  Fils  bien aimé a rendu à Votre Nom par ses paroles et par ses actes tout au long de sa vie terrestre.
Ainsi soit-il.
QUE VOTRE RÈGNE ARRIVE
Père très bon, je Vous prie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire, car elles n’ont pas toujours recherché ni désiré Votre Royaume avec assez de ferveur et d’application. Ce divin Royaume étant le seul lieu où règnent le véritable repos et l’éternelle paix. 
En réparation de leur indifférence à faire le bien, Père Céleste, je vous offre le très saint Désir de Votre divin Fils par lequel Il souhaite ardemment qu’elles deviennent elles aussi, héritières de Son Royaume.  
Ainsi soit-il.
QUE VOTRE VOLONTÉ SOIT FAITE SUR LA TERRE COMME AU CIEL
Père très bon, je Vous prie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire car elles n’ont pas toujours soumis leur volonté à la Vôtre. Elles n’ont pas cherché à accomplir Votre volonté en toutes choses, elles ont plutôt vécu et agi en ne faisant que leur propre volonté.
En réparation de leur désobéissance, Père Céleste, je Vous offre la parfaite conformité du Cœur plein d’Amour de Votre divin Fils avec Votre sainte Volonté et la soumission la plus profonde qu’Il Vous témoigna, en Vous obéissant jusqu’à Sa mort sur la croix.  Ainsi soit-il.
DONNEZ NOUS AUJOURD’HUI NOTRE PAIN QUOTIDIEN
Père très bon, je Vous prie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire, car elles n’ont pas toujours reçu le Saint Sacrement de l’Eucharistie avec assez de désir, elles L’ont souvent reçu sans recueillement et sans amour.   
En réparation de toutes ces fautes qu’elles ont commises, Père Céleste, je Vous offre l’éminente Sainteté de Notre Seigneur Jésus-Christ et l’ardent Amour avec lesquels, Il nous légua cet incomparable don, qu’est le renouvellement d’une manière non sanglante, de l’unique sacrifice que fut celui de la croix, par des prêtres fidèles au décret perpétuel de Saint Pie V. 
Seigneur Jésus, je désire maintenant vous recevoir spirituellement, venez vite réchauffer mon cœur, du feu de votre ardent amour et je vous prie de me donner la sagesse de la croix, Vous mon Maître et mon Roi.  
Ainsi soit-il.
PARDONNEZ NOUS NOS OFFENSES, COMME NOUS PARDONNONS A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS
Père très bon, je Vous prie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire toutes leurs fautes, et surtout leurs manques de charité envers leurs ennemis, n’ayant pas voulu les aimer, ni leur pardonner.
En réparation de tous ces péchés, Père Céleste, je  réitère cette prière pleine d’amour que Votre divin Fils Vous adressa sur la croix en faveur de Ses ennemis en disant : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’il font  »   Ainsi soit-il.
NE NOUS LAISSEZ PAS SUCCOMBER À LA TENTATION
Père très bon, je Vous prie de pardonner aux saintes âmes du Purgatoire qui trop souvent n’ont pas résisté aux tentations, ni aux passions. Elles ont plutôt suivi l’ennemi de tout bien, et elles se sont abandonnées aux convoitises de la chair.
 En réparation de tous ces péchés aux multiples formes dont elles se sont rendues coupables, Père Céleste, je Vous offre la glorieuse victoire que Notre Seigneur Jésus Christ a remportée sur le monde, Sa Vie très sainte, Son travail, Ses peines, Ses souffrances les plus secrètes et Sa mort très cruelles sur la croix.    Ainsi soit-il.
DÉLIVREZ NOUS DU MAL.
Délivrez-moi mon Dieu, et délivrez chacune des personnes qui me sont chères de la mort éternel, délivrez-nous de tous les châtiments que nous avons grandement mérités, tout cela en vertu des mérites de Notre Seigneur Jésus Christ Votre Fils bien-aimé. Conduisez-nous ainsi que les pauvres âmes du Purgatoire dans Votre Royaume de gloire éternelle.  Ainsi soit-il.
Chaque fois que Sainte Mechtilde récitait cette prière, elle voyait des légions d’âmes du Purgatoire monter vers le Ciel.   Pourquoi ne pas faire la même chose chaque jour ?   G. G.   Le  22 octobre 2011.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:22

Oraison Universelle de Clément  Xl

Mon Dieu  je crois en vous, fortifiez ma foi. J’espère en vous, assurez mon espérance. Je vous aime, redoublez mon amour. Je me repens d'avoir pé-ché, augmentez mon repentir.
Mon Dieu je vous adore, Vous mon premier principe, Je vous désire, Vous ma fin dernière, Je vous remercie, Vous mon bienfaiteur perpétuel, Je vous invoque, Vous mon souverain défenseur.
Mon Dieu daignez : me diriger par votre sagesse,  me contenir par votre justice, me consoler par votre miséricorde, me protéger par votre puissance.
Mon Dieu je vous consacre : mes pensées, mes paroles, mes actions et mes souffrances, afin que désormais je ne pense qu'à vous, je ne parle que de vous, je n'agisse que selon vous, je ne souffre que pour vous.
Seigneur, je veux ce que vous voulez, parce que vous le voulez, comme vous le voulez, autant que vous le voulez.
      Mon Dieu je vous prie : d'éclairer mon entendement, d'affermir ma volon-té, de purifier mon corps, de sanctifier mon âme.
      Mon Dieu aidez-moi : à expier mes offenses passées, à surmonter mes ten-tations à venir, à corriger les passions qui me dominent, à pratiquer les vertus de mon état.
Remplissez mon cœur : de tendresse pour vos bontés, d'aversion pour mes défauts, de zèle pour mon prochain, de mépris pour le monde.
Seigneur, que je me souvienne d'être, soumis à mes supérieurs, charitable envers mes inférieurs, fidèle à mes amis,  indulgent pour mes ennemis.
Venez à mon secours pour vaincre, la volupté par la mortification, l'ava-rice par l'aumône, la colère par la douceur, la tiédeur par la dévotion.
Mon Dieu rendez-moi, prudent dans mes entreprises courageux dans les dangers, patient dans les difficultés, humble dans les succès.
Ne me laissez jamais oublier, de joindre l'attention à mes prières, la tempé-rance dans mes repas, l'exactitude à mes emplois, la constance dans mes résolutions.
Seigneur inspirez-moi le soin d'avoir toujours, une conscience droite, un ex-térieur modeste, une conversation édifiante et une conduite régulière.
Que je m'applique sans cesse, à dompter la nature, à seconder la grâce, à garder la foi, à mériter le salut.
Mon Dieu, faites moi découvrir qu'elle est, la petitesse de la terre, la gran-deur du ciel, la brièveté du temps, la longueur de l'éternité.
Mon Dieu faites que, je me prépare à la mort, que je craigne votre juge-ment, que j'évite l'enfer, que j'obtienne enfin le paradis, par Jésus Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il.
« Indulgence 5 ans à chaque fois + Indulgence plénière une fois par mois, en vertu des conditions usuelles. (S. C. Peng., 11 mars 1960. »

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 18:08

 

Qu'est-ce que le temps ?

Comment perd-on son temps ?

Comment doit-on employer son temps ?

 

Le temps est tout ce qu'il y a de plus insaisissable, tout ce qu'il y a de plus rapide. Le temps, dit la sainte Écriture, c'est l'éclair qui brille et qui disparaît ; c'est la flèche qui fend les airs ; c'est le vaisseau qui franchit l'Océan ; une fois qu'il a disparu, il n'y a plus de traces de son passage.

 

Vous qui nous lisez, vous trouvez peut-être le temps bien long quelquefois ? Ah ! Un jour viendra où vous en jugerez d'une tout autre manière. Vous avez déjà vingt, trente ans, davantage peut-être : Qu'est devenu ce temps de votre vie ? Où est-il ?  Ainsi passeront les années que Dieu doit vous donner encore, et, une fois passées, où en serez-vous ? Que direz-vous du temps ? Qu'en penserez-vous ?

 

Le temps, c'est la minute présente ; vous voulez l'arrêter dans sa fuite, cela n'est pas possible ; la minute suivante arri­ve, elle chasse la première, une autre survient qui en fait autant, et ainsi toujours et toujours, jusqu'à ce que vous tombiez dans le royaume de l'éternité.  Voilà le temps.

 

Comment perd-on son temps ?

On le perd de mille manières, voici: Les plus communes et plus générales.

 

On perd son temps en ne faisant rien.

 

Il y a des êtres humains qui en sont là, qui passent leur vie à ne rien faire. Ils regardent la télévision et ils ne pensent à rien, ils ne disent rien, ou ils ne disent que des riens, ils ne produisent pas davantage.

 

Quelle vie, grand Dieu ! On se lève quand on est fatigué de rester au lit. On s'habille, et on y passe des heures. On mange, on se promène, on se couche. Et tous les jours c'est à recommencer les mêmes occupations, c'est-à-dire la même oisiveté. C’est la première manière de perdre son temps.

 

Il y en a une seconde.

 

On perd son temps en ne faisant que des choses vaines et inutiles. Ce sont des bagatelles, des frivolités. On fait de la vie une récréation : elle n'a aucun but sérieux et sacré.

 

A quoi bon travailler ? dit telle femme du monde ; à quoi bon me donner de la peine, puisque rien ne manque à mes besoins ?

 

On oublie que Dieu nous a tous condamnés au travail, que c'est un châtiment auquel il faut se soumettre, sous peine de s'en préparer un plus terrible après cette vie.

 

On s'occupe de son ameublement ; on lit son journal, on fait des visites ; on va dans le monde, on se mêle à toutes ses réunions, on partage tous ses plaisirs. C’est la seconde manière de perdre son temps.

 

Il en reste une dernière.

 

On perd son temps en s'occupant mal, c'est-à-dire en ne faisant pas ce qu'on fait comme on devrait le faire.

 

Ainsi on agit sans attention, avec un esprit distrait, sans savoir pourquoi l'on agit d'une façon plutôt que d'une autre. On ne se rend pas compte de son travail ; il est, pour ainsi parler, inutile, on n'en tire aucun profit. On agit avec paresse, avec une lenteur exagérée : il faut une journée entière pour faire ce qui ne demanderait que quelques heures. Enfin, on tente des choses impossibles, on s'occupe de sciences ou d'arts qui ne serviront jamais à rien, parce qu'on n'y apporte ni aptitude ni ardeur.

 

Comment faut-il employer le temps ?

 

Un chrétien doit employer le temps pour Dieu et pour son salut. Le temps est le prix du sang de Jésus-Christ. Rien donc ne peut nous être plus précieux que le temps. Tout ce que l'on fait, du reste, peut être rapporté à Dieu et nous servir à gagner le ciel. Il suffit d'agir avec une bonne pensée, avec une intention religieuse.

 

Dites à Dieu, dans toutes vos actions : «Mon Dieu, je vous offre ce que je fais, ce dont je m'occupe. Je vous l'offre pour vous glorifier. Je vous l'offre pour obtenir vos grâces et pour mériter la vie éternelle

 

Voilà la seule véritable manière de bien employer le temps.

 

De cette façon vos journées seront remplies. Rien de ce que vous pourrez faire ne sera perdu ; vous vous préparerez d'immenses trésors pour le ciel. Et quand Dieu vous appellera à lui, ce sera pour vous dire cette douce parole : « Entrez dans la joie de votre Maître ! ».     A vous de choisir, ça presse il y a urgence !

 

Quelques pensées précises et suggestives résumeront ces considérations :

 

« Le temps de cette vie est court », dit l'Esprit Saint.

 

Et en effet le temps déjà passé n'est plus en mon pouvoir : Il est irrévocablement retranché de mon existence : tel qu'il a été rempli par moi, avec ses œuvres bonnes ou mau­vaises, tel il me sera remis devant les yeux au jour de la reddition des comptes.

 

L'avenir ne m'appartient pas. J'ignore combien de temps le Seigneur mettra encore à ma disposition ; ce qui est certain, c'est que la dernière limite ne dépassera pas un petit nombre d'années.

 

Le présent seul est entre mes mains !

 

Tout mon bonheur dépend du bon emploi du temps, et comme le temps se réduit pour moi au moment actuel, toute ma préoccupation doit être de sanctifier ce moment.

 

C'est en outre l'unique moyen qui me reste d'expier les iniquités de ma vie passée. Si un homme avait devant lui un riche trésor et qu'il ne fût posséder pour sa subsistance à l'avenir que ce qu'il serait à même d'en emporter chez lui dans l'espace d'un quart d'heure, avec quel extrême empressement n'en prendrait-il pas le plus qu'il pourrait ! De ce quart d'heure pas une seconde ne serait perdue. Voilà exactement votre situation par rapport à l'éternité.

 

Le temps ne m'est donné que pour gagner une place dans le véritable ROYAUME ; à chaque instant du temps, je puis gagner cette éternité ; après le temps, il n'y a plus moyen de gagner l'éternité : trois maximes capitales, dont je dois perpétuellement me souvenir.

 

«O mon Dieu, je vous rends grâces du temps que vous voulez bien me donner encore ! 

«Faites que je n’en gaspille pas une seule seconde !

«Faites qu’à chaque heure j’augmente mes mérites pour le ciel ! »

 

Extrait de: Lectures médités (Édition 1933).   

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 21:19

PATER NOSTER

     

Nous voici avec Jésus sur un nouveau calvaire. Tenons-nous au pied de sa croix avec une tendre compassion, comme Madeleine ; avec un amour fidèle, comme saint Jean ; avec espérance de le voir un jour dans sa gloire, comme les autres disciples. Regardons-le quelquefois de loin et pleurons nos péchés avec saint Pierre.

 

 

Que je suis heureux, ô mon Dieu, de vous avoir pour Père !

Que j'ai de joie de songer que le ciel où vous êtes doit être un jour ma demeure !

Que votre saint nom soit glori­fié par  toute la terre.    

Régnez absolument sur tous les cœurs et sur toutes les volontés.   

Ne refusez pas à vos enfants la nourriture spirituelle et corporelle.   

Nous pardonnons de bon  cœur, pardonnez-nous.    

Soutenez-nous dans, les tentations et dans les maux de cette misérable vie, mais préservez-nous du péché, le plus grand  de  tous les maux.  Ainsi soit-il.

 

Cette version du Notre Père a été tirée pour vous du Nouveau traité des devoirs du Chrétien envers Dieu, qui date de 1860.  Quelle belle prière, elle est simple et elle est vraie.

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:15
Litanies du Chef Sacré de Jésus  

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus Fils de Dieu, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Chef Sacré de Jésus, Formé par le Saint Esprit dans le sein de la Bienheureuse Vierge Marie, nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Uni substantiellement au Verbe de Dieu,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Temple de la Divine Sagesse,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Foyer des clartés éternelles,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Sanctuaires de l'Intelligence infinie,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Providence contre l'erreur,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Soleil du Ciel et de la terre,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Trésor de science et gage de Foi, nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Rayonnant de beauté, de justice et d'amour, nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Plein de grâce et de vérité, nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Leçon vivante d'humilité,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Reflet de l'infinie Majesté de Dieu,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Centre de l'Univers,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Objet des complaisances du Père Céleste,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Sur qui s'est reposé le  Saint Esprit,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Inondé d'une sueur de sang, sur le Gethsémani,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Couronné d'épines,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Indignement outragé pendant votre Passion,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Consolé par le geste aimant de Véronique,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Lumière de tout homme venant en ce monde,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Notre guide et notre espoir,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Qui avez reçu les caresses de la Vierge Marie,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui avez laissé briller un reflet de votre gloire sur le Thabor,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui n'avez pas eu, sur terre, où vous reposer,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui avez agréé l’onction parfumée de Marie Madeleine,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui avez daigné dire à Simon qu'il n'avait pas oint Votre Tête à Votre entrée chez lui,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui avez pleuré sur nos péchés,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui Vous êtes incliné vers la terre, au moment où Vous la rachetiez par la séparation de Votre Âme d’avec Votre Corps sur la Croix,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui connaissez tous nos besoins,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui dispensez toutes grâces,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui dirigez les mouvements du Divin Cœur,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui gouvernez le monde,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui jugez toutes nos actions,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui connaissez tous les secrets de nos cœurs,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Qui ravissez les Anges et les Saints,  nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus, Que nous voulons faire connaître et adorer par toute la terre, nous vous adorons.

Chef Sacré de Jésus,  Que nous espérons contempler un jour sans voile,  nous vous adorons.

- Nous adorons Votre Chef Sacré, Seigneur Jésus.

-Et nous nous soumettons à tous les décrets de votre Infinie Sagesse.

Chef Sacré de Jésus, augmentez la foi dans les cœurs des personnes qui me sont chères. Ainsi soit-il.

PRIONS

O Doux Jésus, qui avez daigné révéler à Votre Servante Teresa Higginson, Votre immense désir de voir adorer Votre Chef Sacré. Donnez-nous la joie de Le faire connaître et honorer.  Laissez tomber sur nos âmes un rayon de Votre lumière, à chaque litanie que nous récitons avec ferveur, afin que nous avancions, de clarté en clarté, conduits par Votre Sagesse adorable jusqu'à la récompense promise à  Vos  élus.  Ainsi soit-il.

 

Notre Seigneur a montré  à Teresa  Higginson en 1880,  les grandes bénédictions  et  les grâces  abondantes  qu'Il réserve pour tous ceux qui travaillent à l'accomplissement de Sa divine volonté, au sujet de la dévotion à Son Chef Sacré.  Il lui  fit comprendre Son Désir que Sa Tête Sacrée  soit honorée comme le Temple de la divine Sagesse et les Puissances de Son Âme humaine adorées en Elle, car la tête est le temple des puissances intellectuelles de l'homme.

 

 Transcrit par Gérald Guay, le 24 février 2002 - final  le 24 juin 2011.

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 12:55

 

 

A quoi, passez-vous du matin au soir?

A quoi tendent tous vos efforts, sinon à procurer à vos enfants soit une position opulente, soit un état plus lucratif ou un emploi plus conve­nable?

 

N'est-il pas vrai que vous n'omettez rien pour qu'ils deviennent habiles dans les écoles, braves, dans la milice, ingénieux dans les affaires, afin d'assurer par là leur fortune, et de les mettre à même, comme vous le dites, de figurer plus honorablement dans le monde?

 

Mais de mettre leur salut en sûreté, quand y penserez-vous?

 

Ah! C’est là ce qui arrachait des larmes à St Jean Chrysostome

 

"Les uns pourvoient leurs enfants de grades dans l'armée, les autres d'honneurs, ceux-ci de dignités, ceux-là de richesses et personne, chose déplorable, ne songe à les pourvoir de l'amitié de Dieu.

 

" Quel amour insensé! Pourvoir ses enfants de tout excepter de Dieu!"

 

St Léonard de Port Maurice. .......

 

‘’On a eu  trop d'égard aux programmes imposés par le monde universitaire, on a trop poursuivi le succès aux examens faits sur ces programmes l'enseignement religieux qui devait tenir la première place n'a eu trop souvent que la dernière.  

 

Qu'est il arrivé? Sortis de nos collèges, de nos pensionnats, nos jeunes gens se sont trouvés dans un monde saturé de naturalisme et de libéralisme. 

 

Les journaux,  les brochures,  les livres sont venus leur apporter sur tous les sujets des impressions et des idées contraires au sentiment chrétien et  à la vérité révélée.

 

Mal armés,   ils n'ont pas su se défendre, et bientôt, leur esprit a été rempli d'une foule d'idées en opposition avec la doctrine chrétienne, et n'étant plus soutenus par la foi,  ils se sont  égarés." 

 

Mgr Henri De Lassus   "      Conjuration antichrétienne Tome III page  985 Désclée 1910

 

"Nous affirmons qu'une grande partie de ceux qui sont condamnés aux supplices éternels subissent ce châtiment sans fin à cause de leur ignorance des mystères qu'il est néces­saire de savoir et de croire pour être placé panai les élus."     

 

Benoît XIV  cité par St Pie X -dans Acerbo Nimis.

 

Transcrit par G.G.

 

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