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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:07

C'est un lieu commun d'une banalité pitoyable que de parler de la fuite du temps. Mais l'homme ne peut échapper à la fascination, au vertige de cette durée qui s'écoule. Et sans le moindre souci d'originalité, les hommes de chaque génération reprennent cette analyse. « Dans ce siècle, dit saint Augustin, c'est le tournoie­ment des jours : les uns viennent, les autres s'en vont, aucun ne demeure ; les instants où nous parlons se chas­sent l'un l'autre, la première syllabe disparaît pour faire place à la suivante ; depuis le début de ce discours, nous avons vieilli un peu ; et sans nul doute je suis plus vieux maintenant que ce matin : dans le temps, rien n'est fixe, rien n'est stable. »

 

Et saint Augustin fait remarquer que la durée la plus longue est toujours brève, puisqu'elle doit finir : « De la première enfance à la décrépitude du vieillard, le temps est court. Adam a vécu fort longtemps; mais sup­posons qu'il mourût aujourd'hui seulement, à quoi bon? Ce qui a une fin dure-t-il vraiment longtemps ? »

 

Au fond, notre vie qui semble durer, mais qui passe, est-elle autre chose qu'une série de morts partielles? Le mouvement meurt dans le repos ; la parole meurt dans le silence ; la beauté meurt dans le corps fatigué et vieilli... Un être qui change n'existe pas pleinement et réellement.

 

Cette réflexion monotone a inspiré aux hommes de tous les temps un gémissement non moins monotone sur la condition humaine, à moins qu'il n'ait provoqué chez eux le pessimisme ou la révolte.

 

Mais ce qui avive notre tristesse, c'est que ce temps si court entre les limites d'une vie humaine, ce temps que nous sentons dramatiquement s'écouler, paraît bien souvent s'écouler en pure perte. Ici encore nous som­mes dans les constatations banales et quotidiennes; les heures d'attente vaines dans les administrations et les bureaux, les heures, les jours et les mois de clinique, d'hôpital, de sana; les mois ou les années des deux guerres, le danger et le désœuvrement des tranchées, l'attente démoralisante dans les camps de concentration. La pauvre richesse de nos instants, notre avoir si modi­que, chichement mesuré, paraît gaspillé de manière irré­médiable.

 

La réflexion mélancolique de l'homme sur le temps qui passe n'est pas sans grandeur. L'animal vit chaque minute dans une calme hébétude. Ressentir la fuite du temps est le privilège d'un être qui a en lui l'éternel. Mais cette amertume qui semble une conséquence iné­vitable de la réflexion sur la fuite du temps, le chrétien n'a pas le droit de s'y complaire, pareille tristesse serait païenne et la foi nous l'interdit.

 

Car il s'est passé dans l'histoire humaine l'événe­ment capital : que le Dieu fait homme est entré lui-même dans le temps et en a changé toutes les perspecti­ves : « C'est une grande miséricorde, dit encore saint Augustin, que Notre-Seigneur Jésus-Christ soit venu dans le temps, lui par qui ont été faits les temps. »

 

Et d'abord, en nous montrant au terme de sa vie ter­restre la résurrection et la gloire, le Christ nous a libérés du désespoir inspiré à l'homme par le cours du temps qui semblait mener inexorablement à la destruction totale. Sur le fleuve qui nous emporte, à voir s'enfuir les riva­ges, nous n'avons plus à être pris de vertige, puisque nous savons que cette course nous mène non pas au néant, mais au calme et à la paix de l'éternel.

 

De plus, le Christ Jésus, en vivant une existence hu­maine, a donné au temps une consistance et une valeur. C'est dans ces jours terrestres et par des occupations en apparence minimes qu'il a mérité sa glorification et le salut du monde. Que d'heures il a acceptées, appa­remment gâchées ! Les heures d'apostolat sans résul­tat visible et sans rendement comptable, les heures de tristesse et de lourd ennui, qui semblaient ne devoir jamais finir. Or, tout ce qu'il touche, Jésus le bénit et le transfigure. Et nous profitons de cette bénédiction.

 

Saint Paul, s'adressant à ses fidèles, leur recomman­dait de « racheter le temps », c'est-à-dire sans doute d'exploiter à fond l'occasion favorable. Et nous aurions pu avoir le sentiment que pendant des mois et des années toutes les occasions nous étaient refusées, que ces concours de circonstances qui permettent réussite et vic­toire ne nous étaient jamais offerts, que jamais nos billets n'étaient gagnants...

Tout cela est peut-être vrai au plan humain de la réussite et de l'échec. On peut gémir sur « un passé mort, un présent mourant, un ave­nir mort-né ».

 

Mais au plan des vraies réalités surnatu­relles et définitives, c'est à chaque instant que l'occasion nous est offerte.

 

Et pour reprendre les situations que nous avons évoquées, le malade du sana ou le pri­sonnier derrière les barbelés peut vivre des heures d'effi­cacité véritable et de plénitude : Il suffit qu'il les vive avec le Christ.

 

Un écrivain de notre temps notait dans ses Carnets intimes : « Ne point penser au temps qui passe, mais aux actions qui sont et demeurent à jamais. Vivre comme étant éternel, vivre comme n'ayant qu'un instant à vivre, c'est la même chose. »

 

Disons : « Ne point penser au temps qui passe, mais au Christ qui est et demeure à jamais, au Christ qui peut faire que nous demeurions à jamais. »

 

On a remarqué combien, dans le quatrième Évangile, le Maître affectionne ce mot « demeurer ». Mortel lui-même, parlant à des mortels, homme véritable donc éphémère parlant à des éphémères, Jésus insiste : « Demeurez en moi, demeurez en mon amour, nous viendrons et nous demeurerons... »

 

Quel rêve pour ces errants que nous sommes, pour ces nomades, forcés au nomadisme et qui, dans leurs gîtes inconfortables, cherchent la stabilité !

 

Ce rêve peut être réalisé. Nous pouvons demeurer. Mais la condition est que nous soyons dans le Christ; il faut que dans notre existence voyagère elle-même, il demeure en nous et que nous demeurions en lui.

 

« Pour ne pas passer avec le monde qui passe, passons en Dieu qui demeure. »

 

Extrait de : PLUS PRÈS DE DIEU

                   Gaston Salet S.J.  

                   Edition P. Lethielleux. Paris 1967

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 20:57

 

NOTRE PÈRE, qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 

Donnez-nousaujourd’hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, ne nous laissez pas succomber à la tentation, délivrez-nous du mal.

 

Ainsi soit-il.

 

Je vous salue, Marie, pleine de grâce; le Seigneur est avec vous, Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, priez pour nous, pauvres pécheurs, hatez le retour d’exil du pape Paul VI, summergez l’humanité entière de l’action pleine de grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.

 

Ainsi soit-il.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 20:04

 

Jésus-Christ l'a enseignée à Sainte Mechtilde en lui ordonnant de la réciter.

 

Ô saints Patriarches et Prophètes, je vous salue par le très doux Cœur de Jésus; et Je vous demande de daigner offrir pour  moi à Dieu l'ardent désir que vous avez  eu de l'Incarnation de Jésus-Christ.

 

Je vous salue, ô saints Apôtres, par le très doux Cœur de Jésus; et je vous prie de daigner offrir pour moi à Dieu la fidélité et la constance, avec lesquelles vous êtes restés avec Jésus-Christ dans Ses épreuves, et avez rassemblé par vos prédications le peuple fidèle.

 

Je vous salue,  saints Martyrs, par le très doux Cœur de Jésus; et je vous prie  d'offrir pour moi à Dieu, la patience avec laquelle vous avez répandu votre sang pour l'amour de Jésus-Christ

 

Je vous salue, ô saints Confesseurs, par  le très doux Cœur de Jésus; et je vous prie  de daigner offrir à Dieu pour moi la sainteté par laquelle vous avez montré, dans vos paroles et vos œuvres, le chemin qui conduit à la Vie.

 

Je vous salue, ô saintes Vierges, par le très doux Cœur de votre Époux; et je vous demande de vouloir bien offrir à Dieu, pour moi, votre pureté et votre chasteté, par laquelle vous avez mérité d'être près de Jésus-Christ au Ciel.

 

Je vous salue et je vous vénère, Saints et Saintes de Dieu, par le très doux Cœur de Jésus-Christ; par ce même Cœur, je vous remercie de tout le bien qui en a découlé pour votre salut, et je vous prie de vouloir bien, tous ensemble et chacun en particulier, offrir pour moi à Dieu les vertus et les perfections par lesquelles vous savez que vous Lui êtes surtout agréables. Ainsi soit-il.

 

Sainte Marie, Sainte Mère de Dieu, Saints et saintes de Dieu, intercédez « in Nomine Domini » pour votre Église en péril et notre Pape Paul VI en exil.

 

http://amdg.over-blog.fr/article-una-voce-dicentes-sanctus-dominus-111978188.html

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:25

 

L’avantage de l'adversité.

 

Il nous est bon d'avoir quelquefois des peines et des traverses, parce que souvent elles rappellent l'homme à son cœur, et lui font sentir qu'il est en exil, et qu'il ne doit mettre son es­pérance en aucune chose du monde.

 

Il nous est bon de souffrir quelque­fois des contradictions, et qu'on pense mal ou peu favorablement de nous, quelques bonnes que soient nos ac­tions et nos intentions. Souvent cela sert à nous rendre humbles et à nous prémunir contre la vaine gloire.

 

Car nous avons plus d'empresse­ment à chercher Dieu, qui voit le fond du cœur, quand les hommes au dehors nous rabaissent et pensent mal de nous.

 

2. C'est pourquoi l'homme devrait s'affermir tellement en Dieu, qu'il n'eût pas besoin de chercher tant de consolations humaines.

Lorsque, avec une volonté droite, l'homme est troublé, tenté affligé de mauvaises pensées, il reconnaît alors combien Dieu lui est nécessaire, et qu'il n'est capable d'aucun bien sans lui.

 

Alors il s'attriste, il gémit, il prie à cause des maux qu'il souffre.

 

Alors il s'ennuie de vivre plus longtemps, et il souhaite que la mort arrive, afin que délivré de ses liens, il soit avec Jésus-Christ.

 

Alors aussi il comprend bien qu'une sécurité parfaite, une pleine paix, ne sont point de ce monde.

 

RÉFLEXION.

 

C'est dans l'adversité que chacun de nous apprend à connaître ce qu'il est réelle­ment.

 

Celui qui n'a, pas été éprouvé, que sait-tu? (EccL. XXXIV, 9).

 

L'homme à qui tout prospère, est exposé à un grand danger!

 

Il est bien à craindre que son âme ne s'assou­pisse d'un sommeil pesant, et qu'à l'heure du réveil on ne lui dise : Souvenez-vous que vous avez reçu vos biens sur la terre. (Luc XVI, 25).

 

Ici-bas les souffrances sont une grâce de prédilection; elles nous exercent à la ver­tu, elles nous fournissent de nouvelles occasions de mérite, et nous rendent conformes au Fils de Dieu, dont il est écrit: II a fallu que le Christ souffrît, et qu'il entrât ainsi dans sa gloire (ACT. XVII, 3).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 21:16

 

Nous ne pouvons rien sans la grâce de Dieu, ne l'oublions jamais : c'est un article de foi ; c'est Jésus-Christ lui-même qui nous l'a enseigné. L'Église nous dit que la grâce nous est absolument nécessaire, et que sans elle nous ne pouvons ni croire, ni espérer, ni aimer, ni faire pénitence de nos péchés. Saint Paul de son côté nous assure que, de nous-mêmes, nous ne pouvons seulement pas prononcer le nom de Jésus d'une manière méritoire pour le ciel.

 

De même que la terre ne peut rien produire si le soleil ne la féconde, de même nous ne pouvons rien faire de bien sans la grâce du bon Dieu.

 

La grâce est un secours surnaturel qui nous porte au bien ; par exemple, voilà un pécheur qui entre dans une église, il entend une instruction ; le prédicateur parle de l'enfer, des rigueurs du jugement de Dieu ; ce pécheur se sent poussé intérieurement à se convertir ; le mouvement intérieur qui l'y pousse est ce que l'on appelle la grâce.

 

Voyez, c'est le bon Dieu qui prend ce pécheur par la main et qui veut lui apprendre à marcher. Nous sommes comme de petits enfants, nous ne savons pas marcher dans le chemin du ciel, nous chancelons, nous tombons si la main du bon Dieu n'est pas toujours là pour nous soutenir.

 

Oh ! Que Dieu est bon ! Si nous pensions à tout ce qu'il a fait, à tout ce qu'il fait encore chaque jour pour nous, nous ne pourrions pas l'offenser, nous l'aimerions de tout notre cœur ; mais nous n'y pensons pas ; voilà ce qui est déplorable !

 

Rappelez vos souvenirs : les anges pèchent et ils sont préci­pités en enfer. L'homme pèche et Dieu lui promet un libé­rateur. Qu'avions-nous fait pour mériter cette faveur ? Qu'avions-nous fait pour mériter de naître dans la religion catholique, tandis qu'il y a tant d'âmes qui se perdent tous les jours dans les autres religions ?

 

Qu'avons-nous fait pour mériter d'être baptisés, tandis qu'il y a tant de petits enfants, en France, comme en Chine, en Amérique, qui meurent sans le baptême ? Qu'avons-nous fait pour mériter le pardon de tous les péchés que nous commettons depuis l'âge de raison, tandis qu'il y en a tant qui sont prives du sacrement de pénitence ?

 

Tout notre mérite est de coopérer à la grâce. Voyez : une belle fleur, sans le soleil, n'a ni beauté, ni éclat, car pendant la nuit elle est toute flétrie, toute languissante ; le soleil se lève le matin, la voilà qui se redresse tout à coup, et s'épa­nouit ; il en est de même de notre âme, par rapport à Jésus-Christ, le vrai soleil de justice : Elle n'a de beauté intérieure que par la grâce sanctifiante. Pour recevoir cette grâce, notre âme doit se tourner vers le bon Dieu par une vraie conversion ; nous devons lui ouvrir notre cœur par un acte de foi et d'a­mour. De même que le soleil ne peut à lui seul faire épanouir une fleur si elle est déjà morte ; de même la grâce du bon Dieu ne pourra pas nous ramener à la vie, si nous ne voulons pas quitter le péché.

 

Dieu nous parle sans cesse par ses bonnes inspirations ; il nous envoie de bonnes pensées, de bons désirs. Dans la jeunes­se, dans la vieillesse, dans tous les malheurs de la vie, il nous exhorte à recevoir sa grâce ; quel usage faisons-nous de ses avertissements ? En ce moment même, coopérons-nous bien à la grâce ? Ne lui fermons-nous pas les portes de notre cœur ? Songez que le bon Dieu vous en demandera compte un jour. Malheur à vous, si vous étouffez le cri qui s'élève au fond de votre conscience ! Nous sommes dans la prospérité, nous vi­vons au milieu des plaisirs, tout bouffis d'orgueil; notre cœur est de glace pour le bon Dieu. C'est une boule de métal que les eaux de la grâce ne peuvent plus pénétrer ; c'est un arbre qui reçoit la douce rosée et qui ne porte plus de fruits. . .

 

Prenons garde ; faisons attention à ne pas manquer à la grâce. Le bon Dieu nous laisse libres de choisir la vie ou la mort : si nous choisissons la mort, nous serons jetés au feu, et il faudra brûler éternellement avec les démons. Deman­dons pardon à Dieu d'avoir abusé jusqu'à présent des grâces qu'il nous a faites, et prions-le humblement de nous en ac­corder de nouvelles.

 

Mais, direz-vous peut-être, c'est pénible de correspondre à la grâce et de faire toujours ce que Dieu nous prescrit par la voix de la conscience...

 

Quelle erreur ! C'est là raisonner comme les gens du monde, qui disent : « Il est trop difficile de faire son salut. » Faire le bien, éviter le mal, voilà tout ce que Dieu nous demande ; est-ce difficile ?

 

Les bons chrétiens qui travaillent à sauver leur âme sont toujours heureux et contents ; ils jouissent, par avance, du bonheur du ciel ; ils seront heureux pendant toute l'éternité. Tandis que les mauvais chrétiens qui se damnent sont toujours à plaindre ; ils murmurent, ils sont tristes, et ils le seront pendant toute l'éternité.

 

Un bon chrétien fait fort peu de cas des biens de la terre ; il ne pense qu'à embellir son âme, qu'à amasser ce qui doit le contenter toujours, ce qui doit toujours durer.

 

Après tout, que ce soit facile ou difficile, ne s'agit-il pas en effet de gagner l'éternité bienheureuse ? Croyez-moi, faisons seulement autant pour aller un jour rejoindre les saints dans le ciel que nous en faisons  pour les affaires temporelles, et nous serons sûrs de réussir. (Le Saint Curé d'Ars.)

 

FÊTE DU JOUR: Saint Simon et saint Jude, apôtres.

 

Simon était un pauvre Galiléen que Nôtre Seigneur appela à devenir une des colonnes de son Église. Les évangélistes ne nous apprennent rien de son premier genre de vie, ni des circonstances de sa vocation à l'apostolat ; ils ne nous ont conservé aucune de ses paroles, mais en inscrivant son nom parmi ceux des apôtres, ils nous ont dépeint d'un seul mot tout son caractère. Simon fut surnommé dans le collège apos­tolique : le zélé. C'est nous dire avec quelle ardeur il s'engagea dans la lutte contre le paganisme. — L'apôtre saint Jude dont l'Église célèbre la mémoire en ce même jour, était frère  le saint Jacques le Mineur. C'est lui qui, demandant un jour à Notre Seigneur: «D'où vient que vous vous découvrirez à nous et non pas au monde, mérita d'entendre cette belle promesse du Sauveur : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons à lui. » Saint Jude prêcha d'abord l'Évangile en Mésopotamie, tandis que saint Simon parcourait l'Égypte ; ils se rencontrèrent en Perse où tous deux remportèrent la palme du martyre.

 

Extrait de : Lectures Méditées (1933)

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:38

Père Céleste, je me place sur la patène avec tout mon être,  je vous offre toute ma personne, mon âme, mon corps, tous les biens que vous avez mis à ma disposition, mon intelligence, ma volonté, mes joies, mes peines d’aujourd’hui, mon travail avec ses fatigues, mes croix avec leur amertume.

 

Je veux aussi placer sur cette patène, toutes les personnes que j’aime, toutes celles qui me font du bien et qui m’en ont fait, toutes celles qui me sont chères, toutes celles qui se sont recommandées à mes prières.

 

Par le Cœur Immaculé de Marie, j’unis tout cela à l’offrande de Jésus en holocauste d’amour pour le salut et la sanctification des âmes religieuses et sacerdotales, et pour ma propre sanctification.

 

Mon Dieu, permettez que je jette dans le Calice, avec la goutte d’eau qui me représente, tous les instants de ma vie humaine depuis le jour de mon baptême jusqu'à ce que je prenne mon envol vers vous, afin que tout soit sanctifié et divinisé par le sang du Christ, et parvienne par Lui à l’adorable Trinité.

 

Permettez que je jette aussi dans le Calice, en vous offrant la vie et les souffrances, de toutes celles qui sont en état de grâce, mais qui ne les offrent pas, afin que toutes ces vies et toutes ces souffrances puissent être unies à celles du Christ, qui a souffert plus qu’aucun homme n’a jamais souffert et qui est mort afin que tous aient la possibilité d’obtenir la vie éternelle et de réaliser ainsi leur prédestination avec le secours de votre sainte grâce.

 

Pour vous adorer et vous remercier, je m’unis à toutes les Véritables Saintes Messes, qui se célèbrent encore aujourd’hui en latin à travers le monde, selon le rite de Saint Pie V, en union avec et pour le Pape Paul VI, (toujours vivant en 2012 et en exil) et aux intentions du Sacré Cœur de Jésus.

 

Je vous supplie de me réserver de ces Saintes Messes, une goutte de votre Précieux Sang, et d’en appliquer les effets en réparation de mes péchés, et aussi en expiation des péchés de chacune des personnes qui me sont chères.

 

Mon Bon Jésus venez réchauffer mon cœur du feu, de votre amour divin. Je vous aime, je vous adore et je vous remercie en mon âme.

 

Divin Cœur de Jésus, donnez au monde de nombreux et saints prêtres pour continuer l’œuvre de votre Rédemption.

 

Ainsi soit-il.

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:06

 

DES MOYENS D'ACQUÉRIR LA PAIX INTÉRIEURE ET DU SOIN D'AVANCER DANS LA VERTU.

 

NOUS pourrions jouir d'une grande paix, si nous voulions ne point nous occuper de ce que disent et de ce que font les autres, et de ce dont nous ne sommes point chargés.

 

Comment peut-il être longtemps en paix, celui qui s'embarrasse de soins étrangers, qui cherche à se répandre au dehors, et ne se recueille que peu ou rarement en lui-même?

Heureux les simples, parce qu'ils posséderont une grande paix !

 

2. Comment quelques Saints se sont-ils élevés à un si haut degré de vertu et de contemplation?

 

C'est qu'ils se sont efforcés de mou­rir à tous les désirs de la terre, et qu'ils ont pu ainsi s'unir à Dieu par le fond le plus intime de leur cœur, et s'occuper librement d'eux-mêmes. Pour nous, nous sommes trop à nos passions; et trop inquiets de ce qui passe. Rarement nous surmontons par­faitement un seul vice; nous n'avons point d'ardeur pour faire chaque jour quelque progrès, et ainsi nous restons tièdes et froids.

 

3. Si nous étions tout à fait morts à nous-mêmes, et moins préoccupés au dedans de nous, alors nous pourrions aussi goûter les choses de Dieu, et ac­quérir quelque expérience de la cé­leste contemplation. Le plus grand, l'unique obstacle, c'est qu'asservis à nos passions et à nos convoitises, nous ne faisons aucun effort pour entrer dans la voie par­faite des Saints. Et s'il arrive que nous éprouvions quelque légère adversité, nous nous laissons aussitôt abattre, et nous recourons aux consolations humaines.

 

4. Si, tels que des soldats généreux, nous demeurions fermes dans le com­bat, nous verrions certainement le secours de Dieu descendre sur nous du ciel.

Car il est toujours prêt à aider ceux qui résistent et qui espèrent en la grâce ; et c'est Lui qui nous donne des occasions de combattre, afin de nous rendre victorieux. Si nous plaçons uniquement le pro­grès de la vie chrétienne dans les ob­servances extérieures, notre dévotion sera de peu de durée. Mettons donc la cognée à la racine de l'arbre, afin que, dégagés de pas­sions, nous possédions notre âme en paix.

 

5. Si nous déracinions chaque an­née un seul vice, bientôt nous serions parfaits.

Mais nous sentons souvent, au con­traire, que nous étions meilleure, et que notre vie était plus pure, lorsque nous quittâmes le siècle, qu'après plu­sieurs années de profession.

Nous devrions croître chaque jour en ferveur et en vertu, et maintenant on compte pour beaucoup d'avoir con­servé une partie de sa ferveur. Si nous nous faisions d'abord un peu de violence, nous pourrions en­suite tout faire aisément et avec joie.

 

6. Il est dur de renoncer à ses ha­bitudes ; mais il est plus dur encore de courber sa propre volonté.

Cependant, si vous ne savez pas vous vaincre en des choses légères, comment remporterez-vous des vic­toires plus difficiles?

Résistez dès le commencement à votre inclination; rompez sans aucun retard toute habitude mauvaise, de peur que peu à peu elle ne vous engage dans de plus grandes difficultés.

Oh! Si vous considériez quelle paix pour vous, quelle joie pour les autres, en vivant comme vous le devez, vous auriez, je crois, plus d'ardeur pour votre avancement spirituel.

 

RÉFLEXION.

 

Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix, non comme le monde la donne (Jean. XIV, 27). Quelle aimable douceur, quel touchant amour dans ces paroles de Jésus-Christ, et en même temps quelle instruction profonde! Tous les hommes souhaitent la paix ; mais il y a deux paix : la paix de Jésus-Christ, et la paix du monde. Le monde dit à l'ambitieux: Le désir des grandeurs te trouble, et t'agite; monte, élève-toi. Il dit à l'avare: L'envie des richesses te dévore: amasse, amasse, sans t'arrêter jamais. Il dit au mondain, tourmenté de ses convoitises: Enivre-toi de tous les plaisirs. Il dit enfin à chaque passion: Jouis, et tu auras la paix. Promesse menteuse! Les soucis, la tristesse, l'inquiétude, le dégoût, les remords, voilà la paix du monde. Jésus dit: Triomphez de vous-même, combattez vos désirs, domptez vos convoitises, brisez vos passions, et l'âme docile à ses commandements repose dans un calme ineffable. Les peines de la vie, les souf­frances, les injustices, les persécutions, rien n'altère sa paix, et cette céleste paix, qui sur­passe tout sentiment (Philipp. IV, 7), l'ac­compagne au dernier passage, et la suit jus­qu'au ciel, où se consommera sa félicité.

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

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