Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:43

 

QU'IL FAUT  ÉVITER LES  ENTRETIENS INUTILES.

 

Évitez autant que vous pourrez le tumulte du monde; car il y a du danger à s'entretenir des choses du siècle, même avec une intention pure. Bientôt la vanité souille l'âme et la captive.

 

Je voudrais souvent m'être tu et ne l'être pas trouvé avec les hommes. D'où vient que nous aimons tant à parler et à converser, lorsque si rarement il arrive que nous entrions dans silence avec une conscience qui ne soit pas blessée?

C'est que nous cherchons dans ces entretiens une consolation mutuelle, et un soulagement pour notre cœur fatigué de pensées diverses.

Nous, nous plaisons à parler, à occuper notre esprit de ce que nous aimons, de ce que nous souhaitons, de qui contrarie nos désirs.

 

2. Mais souvent, hélas ! bien vainement, car cette consolation extérieure l'est pas un médiocre obstacle à la consolation que Dieu donne intérieurement.

Il faut donc veiller et prier, afin que le temps ne se passe pas sans fruit (Matth. XXVI, 41).

S'il est permis, s'il convient de par­ler, parlez de ce qui peut édifier.

La mauvaise habitude et le peu de soin de notre avancement nous em­pêchent d'observer notre langue.

Cependant de pieuses conférences sur les choses spirituelles, entre les personnes unies selon Dieu et animées d'un même esprit, servent beaucoup au progrès dans la perfection.  

 

RÉFLEXION.

 

Il est écrit que nous rendrons compte, au jour du jugement, même d'une parole oi­seuse (Matth. XII, 36). Ne nous étonnons pas de tant de rigueur ; tout est sérieux dans la vie humaine, dont chaque moment peut avoir de si formidables conséquences. Ce temps, que vous dissipez en des entretiens inutiles, vous était donné pour gagner le ciel. Comparez la fin pour laquelle vous l'avez reçu avec l'usage que vous en faites: et ce­pendant que savez-vous s'il vous sera seule­ment accordé une heure de plus?

 

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 20:00

 

De l'obéissance et du renoncement a son propre sens.

 

C'est quelque chose de bien grand que de vivre sous un supérieur dans l'obéissance, et de ne pas dé­pendre de soi-même.

Il est beaucoup plus sûr d'obéir que de commander.

Quelques-uns obéissent plutôt par nécessité que par amour, et ceux-là, toujours souffrants, sont portés au murmure. Jamais ils ne posséderont la liberté d'esprit, à moins qu'ils ne se soumettent de tout leur cœur, à cause de Dieu.

Allez où vous voudrez, vous ne trou­verez de repos que dans une humble soumission à la conduite d'un supé­rieur. Plusieurs, s'imaginant qu'ils se­raient meilleurs en d'autres lieux, ont été trompés par cette idée de change­ment.

 

2. Il est vrai que chacun aime à suivre son propre sens, et a plus d'in­clination pour ceux qui pensent comme lui.

Mais si Dieu est au milieu de nous, il est quelquefois nécessaire de renoncer à notre sentiment pour le bien de la paix.

Quel est l'homme si éclairé qu'il sache tout parfaitement?

Ne vous fiez donc pas trop à votre sentiment; mais écoutez aussi volon­tiers celui des autres.

Si votre sentiment est bon, et qu'à cause de Dieu vous l'abandonniez pour en suivre un autre, vous en re­tirerez plus d'avantages.

 

3. J'ai souvent ouï dire qu'il est plus sûr d'écouter et de recevoir un conseil que de le donner.

Car il peut arriver que le sentiment de chacun soit bon; mais ne vouloir pas céder aux autres, lorsque l'occa­sion ou la raison le demande, c'est la marque d'un esprit superbe et opini­âtre.

 

RÉFLEXION.

 

Le Christ s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix (Philip. II, 8). Qui oserait après cela refuser d'obéir? Nul ordre dans le monde, nulle vie que par l'obéissance ; elle est le lien des hommes entre eux et avec leur auteur, le fondement de la paix et le principe de l'harmonie universelle. La famille, la cité, l'Église ou la grande so­ciété des intelligences, ne subsistent que par elle, et la perfection la plus haute n'est, pour les créatures, qu'une plus parfaite obéis­sance : elle seule nous garantit de l'erreur et du péché.

 

Qu'est-ce que Terreur? La pensée d'un esprit faillible, qui ne reconnaît point de maître et n'obéit qu'à soi. Qu'est-ce que le péché? L'acte d'une volonté corrompue, qui ne reconnaît point de maître et n'obéit qu'à soi. Mais à qui devons-nous obéir? À un hom­me comme nous? Non, non; l'homme n'a sur l'homme aucun légitime empire; son pouvoir n'est que la force, et quand il commande en son propre nom, il usurpe insolemment un droit qui ne lui appartient en aucune ma­nière.

 

Dieu est l'unique monarque, et toute autorité légitime est un écoulement ; une par­ticipation de sa puissance éternelle, infinie. Ainsi, comme l'enseigne l'Apôtre, le pouvoir vient de Dieu (ROM. XIII, 1), et il est soumis à une règle divine, aussi bien dans l'ordre temporel que dans l'ordre religieux, de sorte qu'en obéissant au pontife, au prince, au père, à quiconque est réellement le ministre de Dieu pour le bien (Ibid. XIII, 4), c'est à Dieu seul qu'on obéit. Heureux celui qui com­prend cette céleste doctrine: délivré de la servitude de l'erreur et des passions, de la servitude de l'homme, il jouit de la vraie li­berté des enfants de Dieu (ROM. VIII, 21).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:59

 

 

ÉVITER LA TROP GRANDE FAMILIARITÉ.

 

N'OUVREZ pas votre cœur à tous in­distinctement  (EccL. VIII, 22) ; mais  confiez  ce  qui  vous  touche à l'homme   sage    et   craignant   Dieu (EccL. IX, 21; XXXVI, 15).

 

Ayez  peu  de  commerce avec  les jeunes gens et les personnes du monde.

 

Ne flattez point les riches, et ne dé­sirez point de paraître devant les grands (PROV. XXV, 6).

Recherchez les humbles, les sim­ples, les personnes de piété et de bon­nes mœurs ; et ne vous entretenez que de choses édifiantes.

N'ayez de familiarité avec aucune femme; mais recommandez à Dieu toutes celles qui sont vertueuses.

Ne souhaitez d'être familier qu'avec Dieu et les Anges, et évitez d'être con­nu des hommes.

 

2. Il faut avoir de la charité pour tout le monde ; mais la familiarité ne convient point.

Il arrive que, sans la connaître, on estime une personne sur la bonne ré­putation, et, en se montrant, elle dé­truit l'opinion qu'on avait d'elle.

Nous nous imaginons quelquefois plaire aux autres par nos assiduités; et c'est plutôt alors que nous commen­çons à leur déplaire, par les défauts qu'ils découvrent en nous.

 

RÉFLEXION.

 

Il faut se prêter aux hommes, et ne se don­ner qu'à Dieu. Un commerce trop étroit avec la créature partage l'âme et l'affaiblit: Elle doit viser plus haut.

Notre conversation est dans le ciel, dit l'Apôtre ( Phillips, VIII, 20).

 

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 19:16

 

 

Qu'il faut fuir l'orgueil et ses vaines espérances.

 

Insensé celui qui met son espérance dans les hommes ou dans quelque créature que ce soit.

N'ayez point de honte de servir les autres, et de paraître pauvre en ce monde, pour l'amour de Jésus-Christ.

Ne vous appuyez point sur vous-même, et ne vous reposez que sur Dieu seul.

Faites ce qui est en vous, et Dieu secondera votre bonne volonté.

Ne vous confiez point en votre scien­ce ni dans l'habileté d'aucune créa­ture, mais plutôt dans la grâce de Dieu, qui aide les humbles et qui hu­milie les présomptueux.

 

2. Ne vous glorifiez point dans les richesses si vous en avez, ni dans vos amis parce qu'ils sont puissants, mais en Dieu, qui donne tout, et qui par­ dessus tout désire encore se donner lui-même.

Ne vous élevez point à cause de la force ou de la beauté de votre corps, qu'une légère infirmité abat et flétrit.

N'ayez point de complaisance en vous-même à cause de votre esprit ou de votre habileté, de peur de déplaire à Dieu, de qui vient tout ce que vous avez reçu de bon de la nature.

 

3. Ne vous estimez pas meilleur que les autres, de crainte que peut-être vous ne soyez pire aux yeux de Dieu, qui sait ce qu'il y a dans l'homme?

Ne vous enorgueillissez pas de vos bonnes œuvres: car les jugements de Dieu sont autres que ceux des hom­mes, et ce qui plaît aux hommes sou­vent lui déplaît.

S'il y a quelque bien en vous, croyez qu'il y en a plus dans les autres, afin de conserver l'humilité.

Vous ne hasardez pas à vous met­tre au-dessous de tous; mais il vous serait très nuisible de vous préférer à un seul.

L'homme humble jouit d'une paix inaltérable; la colère et l'envie trou­blent le cœur du superbe.

 

RÉFLEXION.

 

En considérant la faiblesse de l'homme, la fragilité de sa vie, les souffrances dont il est assailli de toutes parts, les ténèbres de sa raison, les incertitudes de sa volonté, inclinée au mal dès l'enfance (GEN. VIII, 21), on s'étonne qu'un seul mouvement d'orgueil puisse s'élever dans une créature si misé­rable; et cependant l'orgueil est le fond même de notre nature dégradée. Selon la pensée d'un Père, il nous sépare de la sa­gesse; il fait que nous voulons être nous-mêmes notre bien, comme Dieu lui-même est son bien. (St. Augustin. De lib. arbitr., lib. III, chap. XXIV) : tant il y a de folie dans le crime!

 

C'est alors que l'homme se recherche et s'admire dans tout ce qui le distingue des autres et l'agrandit à ses propres yeux, dans les avantages du corps, de l'esprit, de la naissance, de la fortune, de la grâce même, abusant ainsi à la fois des dons du Créateur et du Rédempteur.

 

Oh! Que ce désordre est effrayant, et combien nous devons trembler lorsque nous découvrons en nous un senti­ment de vaine complaisance, ou qu'il nous arrive de nous préférer à l'un de nos frères ! Rappelons-nous souvent le pharisien de l'Évangile, sa fausse piété, si contente d'elle-même et si coupable devant Dieu, son mépris pour le publicain, qui s'en alla justifié, à cause de l'humble aveu de sa misère, et disons au fond du cœur avec celui-ci: Mon Dieu, ayez pitié de moi, pauvre pécheur! (Luc XVIII, 13).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:48

 

Dieu de bonté infinie, souvenez-Vous de Vos anciennes Miséricordes. Souvenez-vous surtout de Votre Fils et de Son Agonie.  Souvenez-vous de sa mort cruelle et de Son Sang répandu, ils vous demandent miséricorde afin que Son empire soit établi sur les ruines de celui de Vos ennemis.

 

Souvenez-vous Seigneur de votre Église dans les effets de Votre Justice. Il nous semble qu’il sera peut être bientôt temps de faire, ce que vous avez promis de faire, par pitié pour nos enfants et nos petits enfants.

 

Votre Divine Loi est transgressée, et Votre Évangile est falsifié. Les torrents d'iniquités inondent toute la terre et entraînent beaucoup de vos serviteurs. Toute la terre est désolée. L'impiété est sur le trône. Votre Sanctuaire  est  profané  et  l'hérésie est jusque dans le lieu saint.

 

Ne faut-il pas que Votre volonté soit faite sur la terre comme dans le Ciel et que Votre RÈGNE arrive ?                                                                                                                                                                                  

 

N’avez-Vous pas montré a l’avance à quelques-uns de Vos messagers une future rénovation de Votre Église tout comme Vous leurs avez laisser entrevoir son auto démolition ?

 

Tous les saints du Ciel espèrent votre intervention Seigneur, pour redonner vie à votre Église militante.

 

Toutes les créatures, même les plus insensibles, gémissent sous le poids des péchés innombrables de Babylone la Grande et demandent Votre intervention spéciale pour rétablir les choses !

 

Levez – Vous, dans Votre toute Puissance, dans Votre Miséricorde et dans Votre Justice, afin qu'il n'y ait plus qu'un troupeau et qu'un seul véritable Pasteur et que tous Vous rendent la même gloire.  Amen !

 

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 19:28

DE LA PRÉVOYANCE DANS LES ACTIONS.

 

Il ne faut pas croire à toute parole, ni obéir à tout mouvement intér­ieur, mais peser chaque chose selon Dieu, avec prudence et avec une longue attention.

 

Hélas ! Nous croyons et nous disons plus facilement des autres le mal que le bien, tant nous sommes faibles.

 

Mais les parfaits n'ajoutent pas foi aisément à tout ce qu'ils entendent, parce qu'ils connaissent l'infirmité de l'homme, enclin au mal et léger dans ses paroles.

 

2. C'est une grande sagesse que de ne point agir avec précipitation, et de ne pas s'attacher obstinément à son propre sens.

 

Il est encore de la sagesse de ne pas croire indistinctement tout ce que les hommes disent; et ce qu'on a entendu ou cru, de ne point aller aussitôt le rapporter aux autres.

 

Prenez conseil d'un homme sage et de conscience; et laissez-vous guider par un autre qui vaut mieux que vous, plutôt que de suivre vos propres pensées.

 

Une bonne vie rend l'homme sage selon Dieu, et lui donne une grande expérience.

 

Plus on sera humble et soumis à Dieu, plus on aura de sagesse et de paix en toutes choses.

 

Réflexion.

 

Dieu devant être la dernière fin de nos ac­tions comme de nos désirs, il est néces­saire qu'en agissant nous évitions de nous abandonner aux mouvements précipités de la nature, dont le penchant est de tout rap­porter à soi. Et comme nul ne se connaît lui-même, et ne peut dès lors être son propre guide, la sagesse veut que nous ne hasardions aucune démarche de quelque importance avant d'avoir pris conseil, en esprit de sou­mission et d'humilité. Cette juste défiance de soi prévient les chutes et purifie le cœur. Le conseil vous gardera, dit l'Écriture, et vous retirera de la voie mauvaise (PROV. II, 11, 12).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 19:41

 


 

DE LA LECTURE DE L'ÉCRITURE SAINTE.

 

Il faut chercher la vérité dans l'Écri­ture sainte, et non l'éloquence.

 

Toute l'Écriture doit être lue dans le même esprit qui l'a dictée.

 

Nous devons y chercher l'utilité plu­tôt que la délicatesse du langage.

 

Nous devons lire aussi volontiers les livres simples et pieux que les li­vres profonds et sublimes.

 

Ne vous prévenez point contre l'au­teur; mais, sans vous inquiéter s'il a peu ou beaucoup de science, que le pur amour de la vérité vous porte à le lire.


Considérez ce qu'on vous dit, sans rechercher qui le dit.

 

2. Les hommes passent; mais la vé­rité du Seigneur demeure éternelle­ment (Ps. XXXVIII, 7; CXVI, 2).

Dieu nous parle en diverses maniè­res, et par des personnes très di­verses.

Dans la lecture de l'Écriture sainte, souvent notre curiosité nous nuit, vou­lant examiner et comprendre, lorsqu'il faudrait passer simplement.

Si vous voulez en retirer du fruit, lisez avec humilité, avec simplicité, avec foi, et ne cherchez jamais à passer pour habile.

Aimez à interroger; écoutez en si­lence les paroles des Saints, et ne mé­prisez point les sentences des vieil­lards, car elles ne sont pas proférées en vain.

 

Réflexion.

 

Qu'est-ce que la raison comprend?

Presque rien; mais la foi embrasse l'infini.

Celui qui croit est donc bien au-dessus de celui qui raisonne, et la simplicité du cœur bien préfé­rable à la science, qui nourrit l'orgueil.

C'est le désir de savoir qui perdit le premier homme: il cherchait la science, il trouva la mort.

Dieu, qui nous parle dans l'Écriture, n'a pas voulu satisfaire notre vaine curiosité, mais nous éclairer sur nos devoirs, exercer notre foi, purifier et nourrir notre âme par l'amour des vrais biens, qui sont tous renfermés en lui. L'humilité d'esprit est donc la disposition la plus nécessaire pour lire avec fruit les livres saints, et c'est déjà avoir profité beaucoup que de comprendre combien ils sont au-dessus de notre raison faible et bornée.

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0