Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:25

 

L’avantage de l'adversité.

 

Il nous est bon d'avoir quelquefois des peines et des traverses, parce que souvent elles rappellent l'homme à son cœur, et lui font sentir qu'il est en exil, et qu'il ne doit mettre son es­pérance en aucune chose du monde.

 

Il nous est bon de souffrir quelque­fois des contradictions, et qu'on pense mal ou peu favorablement de nous, quelques bonnes que soient nos ac­tions et nos intentions. Souvent cela sert à nous rendre humbles et à nous prémunir contre la vaine gloire.

 

Car nous avons plus d'empresse­ment à chercher Dieu, qui voit le fond du cœur, quand les hommes au dehors nous rabaissent et pensent mal de nous.

 

2. C'est pourquoi l'homme devrait s'affermir tellement en Dieu, qu'il n'eût pas besoin de chercher tant de consolations humaines.

Lorsque, avec une volonté droite, l'homme est troublé, tenté affligé de mauvaises pensées, il reconnaît alors combien Dieu lui est nécessaire, et qu'il n'est capable d'aucun bien sans lui.

 

Alors il s'attriste, il gémit, il prie à cause des maux qu'il souffre.

 

Alors il s'ennuie de vivre plus longtemps, et il souhaite que la mort arrive, afin que délivré de ses liens, il soit avec Jésus-Christ.

 

Alors aussi il comprend bien qu'une sécurité parfaite, une pleine paix, ne sont point de ce monde.

 

RÉFLEXION.

 

C'est dans l'adversité que chacun de nous apprend à connaître ce qu'il est réelle­ment.

 

Celui qui n'a, pas été éprouvé, que sait-tu? (EccL. XXXIV, 9).

 

L'homme à qui tout prospère, est exposé à un grand danger!

 

Il est bien à craindre que son âme ne s'assou­pisse d'un sommeil pesant, et qu'à l'heure du réveil on ne lui dise : Souvenez-vous que vous avez reçu vos biens sur la terre. (Luc XVI, 25).

 

Ici-bas les souffrances sont une grâce de prédilection; elles nous exercent à la ver­tu, elles nous fournissent de nouvelles occasions de mérite, et nous rendent conformes au Fils de Dieu, dont il est écrit: II a fallu que le Christ souffrît, et qu'il entrât ainsi dans sa gloire (ACT. XVII, 3).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0

commentaires