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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:17

Conclusion

Si nous voulons maintenant comprendre, interpréter les faits, l'interprétation, semble-t-il, se présente d'elle même.

Juillet 1970. Il y a quinze mois que le nouveau rite de la messe, le fameux N.O.M., est promulgué. Il y a sept mois qu'un peu partout, imposé au mépris du Droit, il exerce ses ravages (1). Mais tous ne l'acceptent pas. Leur « sensus Eccle siae » y flaire quelque chose de pas catholique : ce nouveau rite « sent l'hérésie » ! Ses partisans ont pour eux un argument massif : l'argument d'autorité. Hélas, cet argument jadis massif a été mis à mal par les événements que l'on sait. L'antique adage : « Rome a parlé, la cause est tranchée » n'a pas survécu au « Renouveau conciliaire ».

Et voici que le Seigneur lui-même apporte à la contro­verse un argument. Il donne « un signe ».

La date même de ce signe de Dieu est déjà par elle-même un signe. Les hommes d'Église de ce temps ont la mémoire ingrate. C'est-à-dire qu'ils ont une mémoire à éclipses. Ils se souviennent fort bien, par exemple, qu'il y a quatre siècles et demi (1521) un hérésiarque pour qui la haine de la Papauté fut une seconde nature, leva l'étendard de la révolte contre l'Église. Les catholiques, Pape en tête, rivalisent d'ardeur avec les sectateurs de l'hérésiarque pour célébrer ce quatrième cen­tenaire et demi. Par contre ils ne se rappellent pas du tout qu'il y a quatre siècles (1570) la Bulle « Quo primum » restaura définitivement le rite de la Messe ; ni qu'il y a quatre siècles (1571) la victoire de Lépante sauva la Chrétienté du péril musulman ; ni qu'il y a quatre siècles (1572) mourut le saint Pape Pie V, à qui l'Église doit l'un et l'autre.

Mais Dieu se souvient. C'est le quatrième centenaire de la Bulle Quo primum, curieusement oublié par l'Église de ce temps, qu'il choisit pour donner un signe éclatant en faveur de la Messe « de Saint Pie V ».

(1) En Allemagne toutefois il faudra attendre jusqu'au pre­mier dimanche de Carême 1977 pour que la nouvelle messe soi rendue obligatoire. La célébration de la messe dans l'ancien rite, en juillet 1970, n'y posera donc aucun problème légal.

 

Pour satisfaire les exigences pointilleuses de l'esprit mo­derne, il l'entoure de toutes les garanties d'authenticité. Pour mettre les esprits en éveil, II le fait précéder d'un autre signe, une sorte de signe prémonitoire. Eu égard aux « faits » du 9 juin, tout sera l'objet d'une attention, d'un soin particuliers et dans la préparation et dans le déroulement de cette messe du 14 juillet 1970.

Et pour bien montrer que les « faits » venaient de Lui, le Seigneur se hâte d'y apposer ce qu'il est convenu d'appeler « la signature de Dieu ».

Que répond l'Église conciliaire ? « Munera tua tibi sint ! » (Daniel V.17) Gardez vos dons, vos faveurs, vos signes, pour vous, Seigneur ! Nous n'en avons que faire. Nous sommes en plein Œcuménisme ; que voulez-vous que nous fassions d'un miracle eucharistique ? Surtout d'un miracle qui accrédite la messe honnie ? Nous sommes en train de gommer les légendes religieuses dites « miracles eucharistiques » du passé. Ce n'est pas pour en laisser se créer de nouvelles ! Cela ne doit pas être vrai, donc cela ne peut pas être vrai, donc ce n'est pas vrai.

Vains efforts : la maladresse même de la tentative d'étouffement des « faits » provoque une mise au point qui en établit l'authenticité avec la rigueur d'une démonstration scientifique Devant cette mauvaise volonté insigne, que fait le Seigneur ? Il confirme par un nouveau signe. Il ajoute en quelque sorte un nouveau paraphe au bas du signe du centenaire oublié.

En fin de compte, il y a dans cette affaire la source d'une grande espérance. Le Dieu du ciel peut « sauver indifféremment par un grand nombre ou par un petit nombre » (I Macch. III 18). De même II peut opérer ses prodiges sur une petite échelle ou sur une grande échelle. Il peut guérir « d'une manière hu­mainement inexplicable » un petit garçon. Il pourra tout aussi bien, quand II le voudra, opérer la plus grande, la plus ardem­ment désirée des guérisons « humainement inexplicables » : celle de son Église.                   30.12.1979

 

ANNEXE

 

Quatre années après le prodige eucharistique de Stich, une petite paroisse du midi de la France, Castelnau-de-Guers, connut elle aussi un fait extraordinaire, ressemblant quant à la signification aux faits de Stich mais différant notablement quant à la manifestation.

En France, contrairement à l'Allemagne, le zèle moderniste de la Hiérarchie nous valut l'interdiction immédiate de la Messe Catholique(codifiée par Saint Pie V) dès 1970. Aussi, contrairement à ce qui s'est passé à Stich, Nôtre-Seigneur ne réitère pas à Castelnau-de-Guers ce qui peut être appelé un miracle eucharistique, mais manifeste simplement la douleur incommensurable de Sa Passion par une impression miraculeuse de Sa Sainte Face. Et pas n'importe quel jour, mais un Vendredi-Saint. Et pas n'importe où, mais dans une paroisse restée attachée aux formes traditionnelles de la Liturgie.

Aussi, l'âme restée fidèle n'a pas de peine à faire la relation de cause à effet entre cette apparition douloureuse de la Sainte Face et l'actuelle abomination de la désolation que présentaient et que présentent toujours nos églises protestantisées par la révolution conciliaire.

Bien que n'étant pas aussi important que le prodige eucharis­tique de Stich, le fait extraordinaire de Castelnau-de-Guers (que nous relatent les extraits de presse reproduits ci-dessous) survenu le 12 avril 1974 présente donc la même analogie quant à la signifi­cation. Le message est clair dans les deux cas, Dieu choisit pour se manifester un cadre traditionnel.

L'ÉDITEUR

A suivre

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:52

NON c'est NON

L'Église de ce temps est friande de changement. Il y a pourtant un point sur lequel elle est allergique à tout change­ment. Quand elle a dit NON à une manifestation du surnaturel, elle ne revient pas dessus : c'est NON.

Les faits de Stich sont rapportés brièvement dans un recueil de miracles du Précieux Sang intitulé « Gottes Blut » (Le Sang de Dieu), par Franz Weiss, publié par les Éditions Christiana Verlag - 8260 Stein am Rhein. C.H. (En fin de volume est également reproduite la mise au point ci-dessus.)

Le 9 juin 1975, l'éditeur, M. Arnold Guillet, sur le conseil d'un prêtre allemand, faisait une proposition à l'évêché d'Augsbourg.

« Bien que l'ouvrage soit pratiquement achevé d'imprimer et que pour divers motifs nous soyons déjà en retard sur les délais prévus, j'ai promis au Dr X. Y. de répondre à son vœu dans l'intérêt de la vérité : Si dans les huit jours vous me four­nissez une preuve plausible établissant que dans l'affaire de Maria Rain on est en présence d'une supercherie, je ferai met­tre au pilon le chapitre en question ainsi que la prise de posi­tion qui s'y rapporte.

Comme vous avez pris officiellement position au sujet de cette affaire, je suis en droit de supposer que vous êtes en possession de toute la documentation qui fonde cette prise de position... Etant moi-même en possession de renseignements de première main au sujet de ladite affaire je suis tenu en cons­cience, en tant qu'éditeur responsable, d'en témoigner. J'ai vérifié le cas sans idée préconçue et en toute impartialité, et après avoir beaucoup prié, je me suis décidé à le publier, étant entendu que vous avez le loisir de le contester dans le délai susdit. Au cas où votre contre-argumentation ne serait pas ou serait trop peu convaincante, mon opinion est qu'il faudrait conclure d'après l'antique pratique de l'Église en pareil cas et d'après le conseil de Gamaliel : « Si l'œuvre est de Dieu: elle subsistera ; sinon elle disparaîtra. »

Dans sa réponse, datée du 13 juin, l’évêché déclarait que la commission avait tout examiné avec le plus grand soin, sans rien laisser dans l'ombre, et qu'il n'existait aucun motif de modi­fier ses conclusions.

Une telle affirmation n'étant pas un argument, l'éditeur Guillet concluait qu'il n'avait pas non plus de motif de mettre son ouvrage au pilon.

Le « confirmatur » de la Providence

L'œuvre était-elle de Dieu ? La réponse venait d'arriver, avant même que M. Guillet la posât. Dans les premiers jours de mai, M. l'abbé Leutenegger recevait la lettre suivante, datée du 2 mai :

Monsieur l'abbé

C'est un grand « Dieu merci ! » que nous voudrions vous crier par cette lettre ! Notre enfant malade, abandonné par tous les médecins, a été si bien guéri par le Précieux Sang de Jésus Christ que malgré un grave opération, il ne souffre plus au­cune douleur et peut de nouveau fréquenter l'école normale­ment.

Il s'agit du petit garçon de neuf ans que nous vous avons amené en octobre 1970 à Engeratshofen (1). Il souffrait d'une tumeur maligne au cervelet. Encore deux mois auparavant, il avait été opéré à Stuttgart. Et nous avions eu le verdict impi­toyable : « Incurable. L'enfant va mourir sous peu ». Depuis lors, l'enfant dépérissait de jour en jour. Il ne pouvait plus rien manger. Les sœurs nous ont dit que cela pouvait être une affaire de quelques jours (2).

Dans notre désespoir, Monsieur l'abbé, nous avons entendu parler du miracle du Précieux Sang dont vous-même aviez été favorisé (3). Un voisin complaisant nous a immédiatement offert ses services (4) et il nous a conduits avec notre petit malade chez vous à Engeratshofen. Jamais nous n'oublierons ces minutes, où vous avez posé sur la tête de notre enfant le corporal imbibé du Précieux Sang, et où vous avez prié avec tant de ferveur le bon Sauveur pour la guérison de ce petit ma­lade (5) ! Nous avons encore pu vous l'amener les deux diman­ches suivants. Et le grand miracle s'est produit. La semaine dernière, j'ai dû emmener le petit à l'hôpital pour des exa­mens (6) : les médecins ne décèlent plus aucune trace de maladie.

Mille et mille fois merci ! Voudraient vous dire ses parents reconnaissants.

Veuillez agréer les salutations et meilleurs remerciements de la

Famille Anton et Marie Moosmann

D.  7981  Miïhlenreute

près  de Schlier

Par Ravensbourg

(1) L'abbé L., ce « retraité » octogénaire plein de dynamisme, qui ne manque pas une occasion d'aller à droite et à gauche rendre service à des confrères, assurait alors un remplacement dans cette localité, située non loin de Miihlenreute.

(2) Notamment sa tante, sœur de sa mère. En conséquence on le prépara à la mort et lui administra les derniers sacrements.

(3) Fin septembre ou début octobre, une personne leur parla de ce prêtre suisse qui obtenait des guérisons en imposant un corporal miraculeux et les encouragea à recourir à lui. Ils accueil­lirent la proposition sans enthousiasme : à quoi bon encore tourmenter ce petit presque mourant ? Il était si affaibli qu'il ne pouvait plus marcher. Il faudra le transporter dans une chaise jusqu'à la voiture. Tout de même, en désespoir de cause, ils se résolurent à prendre contact par téléphone avec l'abbé, qui leur donna rendez-vous pour le dimanche.

(4) C'est-à-dire  sa  voiture, car eux  n'en  avaient  pas.

(5) Dès que le prêtre lui eut posé le corporal sur la tête le petit éprouva une sensation de soulagement, de bien-être. Arri­vé à la maison, tout mal de tête avait disparu.

(6) Les examens durèrent de midi  à 5 h. 30

 

Là encore, rien ne serait plus facile que de faire une enquêté. Tous les témoins sont là. Il doit bien exister un dos­sier médical. Mais à quoi bon une enquête ? Les parents du petit Anton Moosmann sont comme la sœur de Zurich : ils se sont imaginé que le petit était malade, puis ils se sont imaginé  qu'il était guéri...

(N.B. J'ai visité la famille Moosmann le 15 avril 1978. Le petit Anton, qui avait alors 14 ans, était un adolescent heu­reux de vivre...)

 

A suivre

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 20:13

La « signature de Dieu ».

Déclaration de Sœur Martha Brunner, nièce de l'abbé Leutenegger :

« Pour la plus grande gloire de Dieu et spécialement pour l'honneur du Précieux Sang de Jésus-Christ, je me sens pressée d'écrire la déclaration suivante :

Au début de novembre de cette année, j’étais atteinte d'une inflammation infectieuse des reins et de la vessie. J'avais cons­tamment une grosse fièvre et souffrais de grandes douleurs des reins et de la vessie, si bien que je pouvais encore à peine remuer dans mon lit. D'après les indications de ma doctoresse personnelle, dans le service de laquelle je me trouve, les urines étaient remplies de bactéries. Mon état empirait de jour en jour, et je pensais que j'allais mourir. Je fis informer de la gravité de mon état un prêtre de ma parenté, l'abbé L., à Ch. C'était au matin du 10 novembre. Il arriva par le premier train et m'ad­ministra les derniers sacrements. Ensuite il posa sur moi, avec des prières de bénédiction, le corporal ensanglanté du 14 juil­let. A peine eut-il fait ce geste que je me sentis complètement guérie. Les douleurs étaient parties ainsi que la fièvre, et le cœur, qui battait très irrégulièrement et s'était maintes fois arrêté, se remit à battre normalement. Je pus me lever, et au bout de peu de jours, reprendre mon travail, sans le congé de convalescence habituellement nécessaire en pareil cas. Depuis, je travaille comme avant ma maladie. Ma doctoresse person­nelle, Dr T., ne pouvait s'expliquer ma guérison ultra-subite ; et comme elle est protestante, je ne lui ai pas parlé du véritable motif de ma guérison. Le prêtre lui-même fut stupéfait de cette guérison instantanée. Loué soit le Seigneur, qui nous a sauvés par son Précieux Sang !

Zurich le 15 décembre 1970.     Sr M.B.

     

Témoignage de la doctoresse

Hôpital cantonal de Zurich Polyclinique médicale de l'Université    8006 Zurich

Témoignage. — Fin octobre 1970, Sr Martha Brunner fut atteinte d'une inflammation aiguë de la vessie et des reins ; graves troubles de la circulation ; très sérieux.

Je ne peux pas m'expliquer sa guérison subite (au bout de 11 jours). Dès le lendemain, tous les résultats d'analyses étaient normaux et le sont restés jusqu'à ce jour. La Sœur travaille depuis le 15 novembre, comme jadis, sans difficulté, bien qu'elle n'ait pas eu de congé de convalescence.

            Zurich le 12 janvier 1971

            Doctoresse personnelle (Signature)

 

               Dans sa mise au point du 15 juin 1973, l'abbé Leutenegger donne les précisions suivantes :

« Presque chaque année, la sœur était sujette à des crises néphrétiques qui la clouaient au lit plusieurs jours avec une forte fièvre et qui exigeaient, une fois le calme revenu, trois à quatre semaines de convalescence. Au moment de sa guérison, le 10 novembre 1970, elle venait de passer 11 jours avec une fièvre presque continuelle de 41° et plus, et des douleurs into­lérables, ne pouvant plus prendre que du liquide (du thé). Depuis sa guérison, elle n'a plus eu une heure de maladie, bien qu'ayant la responsabilité d'une Maison de 240 religieuses, et ayant au cours des deux hivers passés soigné de nombreuses sœurs attein­tes de la grippe. Elle n'en fut jamais atteinte elle-même, ce qui n'était jamais le cas avant sa guérison... »

La doctoresse personnelle ne peut pas s'expliquer cette guérison subite ? L'évêché d'Augsbourg le peut : il s'agit de «vues subjectives» et de «comportements psychologiques».

La sœur s'est imaginé qu'elle était malade, puis elle s'est imaginé qu'elle était guérie.      

 

A suivre

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 22:04

Mise au point de l'abbé Leutenegger

 

C'était vraiment gros. C'était une mauvaise plaisanterie. L'abbé la pulvérisa par une mise au point datée du 15 juin. Par la rigueur impitoyable de son argumentation, cette mise au point sera sans doute une pièce précieuse du dossier, quand il sera redevenu possible de faire des enquêtes sérieuses sur ce genre de faits.

« Nous n'avons jamais escompté une reconnaissance du miracle de la part des autorités ecclésiastiques modernisto-progressistes, sachant qu'elles nient systématiquement tout phé­nomène de caractère surnaturel tel que : apparitions de la Sainte Vierge, ou des âmes du Purgatoire, images de saints ou crucifix qui saignent, etc. C'est pourquoi nous ne nous sommes fait aucune illusion sur l'attitude de l'évêque d'Augsbourg. Nous ferons toutefois les remarques suivantes :

1. — Au vu d'une facture de l'orfèvre Hummel, de Kaufbeuren, datés du 8 mai 1969, le calice fut remis à l'administra­tion de la chapelle de Stich restauré et redoré. Il ne coula ni avant ni immédiatement après. Nous avions déjà utilisé ce calice en 1968, quand nous remplacions M. le curé qui était en vacances ; notamment aux environs de la fête de l'Immaculée-Conception. Ensuite en juin 1969, quand nous remplacions durant trois semaines M. le curé malade et hospitalisé à Munich. D; fuite du contenu, aucune trace. Comment se fait-il que la fêlure ne « fonctionnera » pas en janvier, février, mars, avril et mai 1970, alors que nous remplacions M. le curé malade ?... Pourquoi juste aux mois du Sacré-Cœur et du Précieux Sang ? Étant donnée la minutie professionnelle de l'orfèvrerie alle­mande, est-il croyable qu'un tel défaut lui ait échappé ? Com­ment une fêlure aurait-elle pu se produire entre les mois de mai et juin, alors que nous n'utilisions le calice qu'une fois par mois, et le rangions immédiatement après usage dans son étui ? Une main malintentionnée aurait-elle par la suite pro­voqué cette fêlure ? Ce n'était pas difficile : il n'y avait qu'à dévisser la coupe et la jeter par terre. Ou, en fin de compte, n'aurait-on pas examiné le calice en question, et lui en aurait-on substitué un autre, défectueux ?

 Hélas, tout est possible dans l'Église de ce temps.

2. — Comment se fait-il que ces deux jours-là, des taches se soient formées en dehors du pied du calice, sans aucune communication avec celles qui se trouvaient sous le calice ? Ainsi, le 9 juin, la première chose que nous avons aperçue, c'est une tache à peu près de la dimension d'un mark, éloignée d'environ 2 cm du pied du calice.

Le 14 juillet apparurent 4 taches totalement indépendan­tes, toutes nettement délimitées, éloignées les unes des autres d'environ 2 cm. La distance entre les bords des deux taches extrêmes était de 19 cm. Alors que les taches du 9 juin sont groupées, celles du 14 juillet forment une ligne presque droite.

3. — D'où vient que sur trois taches, le 14 juillet, appa­rurent nettement des croix, que remarquèrent immédiatement les assistants"? Le plus remarquable, c'est que sur le linge qui se trouvait sous le corporal, les taches n'étaient pas ovales, mais rondes, et que sur l'une d'elles, de la grandeur d'une hos­tie, on pouvait apercevoir une grande croix, encore parfaite­ment visible, l'après-midi du 15 ?

4. — Comment expliquer que « quelques gouttes », comme dit la notification officielle, entre l'offertoire et la communion — le 9 juin les taches apparurent peu après la consécration — formèrent des taches si nombreuses, nettement délimitées, et traversèrent quatre épaisseurs de linge ? Pour cela il aurait fallu la totalité du contenu du calice. (La quantité de vin de messe était strictement mesurée.) La messe aurait été termi­née avant qu'une seule goutte se fût frayé un chemin à travers la vis rouillée du calice jusque sur le corporal.

5. — A supposer encore que le liquide ait pu couler à travers la fêlure, ce qui est contestable, et goutte à goutte, ces gouttes auraient dû suivre la même voie et former une seule tache ; et au bord du calice ; et sans bords bien délimités. Du vin qui coule, qu'il soit consacré ou non, nu l'orme pas une tache nette, comme nous avons pu le constater lorsque, le len­demain, nous avons fait couler au bord du corporal, à titre d'expérience, de ce même vin utilisé à la messe.

6. — A supposer qu'il se fût agi de gouttes ayant suinté du calice, nous aurions dû nécessairement nous en apercevoir lorsque, au « Per ipsum», nous tenions le calice et que nous aperçûmes les taches, et que, quelque peu émotionné, nous avons tâté tout le pied du calice, dans la pensée que celui-ci avait pu couler. Or il n'y avait pas trace d'une humidité quel­conque. Le pied du calice était absolument sec, et le contenu entièrement intact.

7. — Le bulletin officiel dit que la fêlure était apparue sur la face externe du calice. Alors, pourquoi le liquide n'a-t-il pas coulé à l'extérieur mais à l'intérieur ? Manifestement parce que là se trouvait la vis rouillée nécessaire pour la production des taches de rouille...

8. — Le bulletin officiel dit encore que, la messe ayant lieu le soir, on n'a pas aperçu la fêlure. En ce cas, il aurait fallu qu'elle fût extrêmement ténue, car, tant le 9 juin que le 14 juillet, il faisait encore jour quand nous sommes arrivés à la sacristie vers les 7 h 30. Et nous avons examiné minutieu­sement le calice, surtout le 14 juillet, sans voir la moindre fêlure. L'examen minutieux du calice était pour nous un devoir de conscience. Nous ne pouvions assumer le risque ni la respon­sabilité de célébrer le saint sacrifice avec un calice éventuelle­ment défectueux. Alors, cette fêlure a dû se produire après le 14 juillet.

9. — II nous est extrêmement difficile d'admettre que la coupe du calice ait été poreuse. Nous ne sommes pas spécialistes en métaux, mais nous nous demandons s'il est possible qu'un orfèvre, pour un objet aussi important qu'un calice, puisse employer un métal poreux, donc défectueux. Il faudrait qu'il manque, non seulement de compétence professionnelle, mais encore de conscience. D'ailleurs, la coupe eût-elle encore été effectivement poreuse, que la porosité aurait disparu au redorage, l'or liquide s'infiltrant dans les pores et les  bouchant. Cela nous a été confirmé par un orfèvre...

10. — Mais le plus remarquable et le plus significatif, dans la notification officielle de l'évêché d'Augsbourg, c'est qu'elle ignore totalement les examens de laboratoire de Zurich et Sursee. Pourtant, l'essentiel en cette affaire est bien ceci : De quelle nature sont ces taches ? Sont-ce des taches de sang, ou d'autre chose ? Si les examens de laboratoire établissent que ce sont des taches de sang, alors se pose la question : d'où vient ce sang ? A toutes ces questions, qui lui furent posées de différents côtés, l'évêché d'Augsbourg refuse obstinément de répondre, se retranchant derrière cette échappatoire : L'Ordi­naire a fait tout le nécessaire, avec le plus grand soin, pour éclaircir l'affaire de Stich - Maria Rain...

Une importante personnalité, qui exerça des années durant, au tribunal cantonal, déclara que cette défaillance en une affaire de cette importance était littéralement criminelle.

Tout à fait curieusement l'évêché d'Augsbourg croit devoir « remercier les prêtres et laïcs, tant en Allemagne qu'à l'Étranger, qui ont contribué à empêcher la formation d'une légende religieuse ». Mais qu'ont à voir dans cette affaire des gens qui n'ont pas été témoins des faits, qui n'ont eu aucun contact avec nous ? A moins qu'il ne s'agisse de gens télécommandés par l'évêché... Dans ce remerciement on peut voir l'aveu de sa carence devant un devoir impérieux : celui de faire ce que nous avons fait nous-mêmes immédiatement après les faits, se faire une certitude sur la nature et l'origine des taches par un examen de laboratoire. Il n'avait pas moins de six linges à sa disposition, et il ne manque pas de laboratoires, ni à Augsbourg ni à Munich. Peut-être même aurait-on pu déterminer le groupe sanguin...

Tout aussi curieux est le silence sur la réponse de la Con­grégation de la Foi. Cette réponse a-t-elle été positive ou néga­tive ? (Mais si elle avait été négative, l'évêché n'aurait pas manqué de le claironner).

Dans une lettre du 13 octobre 1977, l'abbé Leutenegger ajoutait ces précisions : « N'a-t-on procédé à aucun examen chimique ? Ce n'est guère croyable. Ce serait d'une légèreté criminelle. A-t-on fait cet examen ? Si oui, ses résultats con­cordent-ils avec ceux de Zurich ? Des douzaines de personnes ont cherché à s'informer à ce sujet auprès de l'évêché d'Augsbourg. La réponse fut toujours la même : Nous avons tout fait, n'avons rien négligé. — Alors, vous avez fait faire un examen chimique ? Quel en a été le résultat ? Point de réponse. Mais point de réponse, c'est encore une réponse...

C'est qu'on n'avait que faire d'un miracle du Précieux Sang à la Messe, au moment où l'on voulait réduire — et qu'on a réduit effectivement — la messe à un banquet. »

 

  A suivre

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:37

Miracle de Stich 1970  (2)

 

M. le curé est informé

Arrivé au presbytère, l'abbé informa M. le curé de ce qui s'était passé. Celui-ci lui demanda d'aller chercher corporaux et nappes d'autel ; ce qu'il fit seulement le jeudi, Je mercredi étant consacré aux catéchismes. Avant de présenter les linges au curé, l'abbé coula sur le coin de chacun un peu du vin de messe qu'il avait utilisé le mardi soir. Il y avait une grande dif­férence entre ces taches de vin et les taches apparues au cours de la messe de mardi. Ensuite il apporta le tout dans la cham­bre où M. le curé était alité. Il raconte :

« Ensemble nous examinâmes les linges et nous nous interrogeâmes sur la nature et la provenance des mystérieuses taches, mais sans arriver à aucune conclusion. Nous penchions vers l'opinion qu'il pouvait s'agir d'une espèce de sang de stig­mates. J'avais déjà plusieurs fois vu des linges ainsi tachés de sang ; notamment chez la stigmatisée M"" Denise Marquis, à Mervelier, dans le Jura bernois, décédée en 1961.

     Je proposai alors à M. le curé de faire photographier et soumettre à un examen chimique corporal et nappes d'autel ce à quoi il acquiesça.

     Le 14 juillet c'était de nouveau à la chapelle de Stich d'avoir la messe. La veille au soir, l'abbé Leutenegger deman­da au sacristain si l'autel était prêt pour la messe du lendemain soir. Chez le sacristain se trouvait une Religieuse de Mallers-dorf, qui travaillait à l'hôpital de Rosenheim. Sœur Edelgith Friedl, et qui était en ce moment en visite chez des parents à Stich. Elle assura qu'elle préparerait l'autel elle-même, puis­que c'était justement au tour de sa famille de s'occuper de la chapelle. Elle était au courant des faits du 9 juin.

Donc, le soir du mardi 14 juillet, l'autel était fin prêt. Il y avait des nappes propres. Le petit linge étendu sur les nap­pes était lui aussi neuf et propre. L'assistance était à peu près la même que le 9 juin : seize adultes, dont huit hommes, et huit enfants. Le sacristain de Maria Rain, frère de celui de Stich, était venu lui aussi. C'est lui qui animait la :   messe   priée   et  chantée

Le prêtre s'assura encore si tout était en ordre. Immédia­tement avant la messe, il vérifia encore le calice. Et il com­mença la messe. (Notons-le encore une fois : la messe de Saint Pie V en latin.)

Je ne m'attendais absolument pas, dira-t-il, à ce que les faits du 9 juin se renouvellent. Enfants et adultes priaient et chantaient avec entrain. »

Après la Consécration, il dit intérieurement, en fixant la sainte Hostie : « Bon Sauveur, si le fait du 9 juin venait de vous, donnez-moi encore un signe ! »

A la première des trois oraisons après l'Agnus Dei : «Domine Jesu Christe... », Il aperçut, immédiatement au bord du calice, à droite, suinter le mystérieux liquide, comme le 9 juin, prenant d'abord une forme très étroite, comme celle d'un quartier de lune. « Grande fut ma stupeur, dit-il ; mais il fallait continuer la messe. En tenant le calice pour la commu­nion sous l'espèce du vin, j'aperçus, à l'emplacement du calice, deux taches de la dimension d'environ 4 cm sur 5. La seconde un peu plus grande que la première. Elles étaient ovales. Je tenais encore le calice, quand se formèrent sous mes yeux deux autres taches, dont l'une avait également 4 cm sur 5, l'autre 2 cm sur 3, de forme ovale aussi. Mon étonnement allait gran­dissant. Je me tournai un peu vers la droite et fis signe au sacristain d'approcher, lui montrant du geste l'autel et les taches. Il vint aussitôt, tandis que je distribuais la sainte communion. Il considéra brièvement le corporal avec les taches qui s'y étaient formées, et qui étaient humides, et retourna à sa place. Quelque peu sens dessus dessous, je terminai la messe. J'allais plier le corporal pour le glisser dans la bourse, quand je vis le petit linge — disons : le corporal II — marqué des mêmes taches, avec cette différence qu'au lieu d'être ovales, elles étaient rondes. Comme les gens n'étaient pas sans se rendre compte qu'il se passait quelque chose à l'autel, je décidai de les mettre au courant. Je fis d'abord réciter trois Notre Père en l'honneur du Précieux Sang, puis je leur racontai ce qui s'était passé le 9 juin, en les priant de ne pas « faire de potin ». Alors je leur montrai le corporal marqué des quatre taches. Les gens s'approchèrent de l'autel, considérèrent le tout : d'abord le corporal I puis le corporal II. Tous étaient bouleversés. Quelques-uns remarquèrent : « Oh ! Il y a des croix dedans ! » Les hommes se rapprochèrent de l'autel et firent remarquer les taches de la nappe. Cette fois encore, en effet, les deux nappes étaient mouillées par le liquide, tandis que la table d'autel était parfaitement sèche. (Cette fois-ci il n'y avait pas de troi­sième nappe.) Sœur Edelgith était très émotionnée. Elle avait pourtant préparé l'autel sans rien remarquer de suspect. Tout était propre et sec. Elle aurait dû partir le lundi, mais avait eu un empêchement. Maintenant elle comprenait pourquoi. Elle alla chercher ses parents, tandis que je chargeais le sacristain de porter le lendemain tous les linges à M. le curé. J'emportai chez moi le corporal proprement dit, qui m'appartenait person­nellement. Comme il était déjà très tard, je ne pouvais plus mettre M. le curé au courant, et le lendemain, je devais aus­sitôt après la messe des enfants vaquer à l'instruction religieuse jusqu'à midi et demi. Alors seulement je racontai à M. le curé ce qui s'était passé, et lui dis que je voulais maintenant m'en retourner chez moi : l'année scolaire était terminée, et avec elle les cours de catéchisme. Le sacristain lui apporterait tous les linges dans l'après-midi.

Après le repas de midi, je me rendis encore à Stich, pour examiner le corporal II. Curieusement, les taches n'étaient pas ovales, comme sur le corporal I, mais rondes. La deuxième en partant de la gauche était de la dimension d'une grande hostie, et en son centre on distinguait nettement une croix. Les taches avoisinantes avaient la taille d'une petite hostie. Le temps me manquait pour examiner encore les nappes d'autel. Le sacris­tain me promit de porter de suite les deux nappes et le corpo­ral II à M. le curé. J'emportai le corporal I, qui m'appartenait, et je quittai Maria Rain après y avoir assuré le service parois­sial pendant sept mois. »

Témoignage du sacristain

Ce que j'ai vu le soir du 14 juillet à 20 h dans la cha­pelle de Stich.

Le soir du 14 juillet, M. l'abbé L. célébrait la sainte messe dans la chapelle de Stich. La chapelle avait été préparée, et en particulier l'autel avait été garni de nappes fraîchement lavées, compte tenu de l'événement du 9 juin.

Comme sacristain, je me trouvais pendant la messe en arrière de l'autel, de côté. Après la communion le prêtre me fit signe et me montra du geste l'autel. Je vis alors distincte­ment des taches particulières. Après la messe, lorsque nous examinâmes les nappes de plus près, on put voir en particulier, sur une tache à peu près de la dimension d'une grande hostie, une petite croix bien distincte. Nous tous qui vîmes cela étions extrêmement surpris. On avait pu voir des taches presque pareilles après la messe du 9 juin à Stich.

Je suis prêt à certifier ces faits sous la foi du serment. Stich le 8 novembre 1970.

Joseph Tauscher, sacristain

 

La réponse de la Science

« Dès le début de juillet, raconte l'abbé Leutenegger, j'avais envoyé le corporal du 9 juin à Zurich, pour être examiné par la polyclinique de l'Université, par l'intermédiaire d'une religieuse garde-malades de ma parenté qui y travaille depuis vingt ans. Je la priai de mettre en train l'examen sans indiquer la provenance du corporal ni des taches qui s'y trouvaient, mais en demandant simplement de quelle nature étaient ces taches : de sang, de vin, ou de quelque autre matière. Je lui demandai également de s'arranger pour que, dans la mesure du possible, il n'y eût aucun catholique parmi les personnes chargées d'exa­miner le corporal. Je voulais une réponse objective et impar­tiale. Elle vint. »

Elle vint sous la forme d'un appel téléphonique, suivi de la lettre que voici.

La réponse de l'Église  (conciliaire)   ou « Une enquête très rigoureuse ».

Le 23 juillet, à l'occasion d'une visite pastorale, l'évêque d'Augsbourg Mgr Stimpfle fut mis au courant des faits du 9 juin et du 14 juillet par M. le curé de Maria Rain ; ensuite de quoi il institua une commission d'enquête.

Le 19 octobre, l'abbé Leutenegger fut entendu par les auto­rités ecclésiastiques. Fin janvier 1971, toute l'affaire fut sou­mise à la Congrégation pour la doctrine de la Foi.

Les conclusions de la commission d'enquête furent ren­dues publiques par le communiqué suivant paru dans le bul­letin officiel du diocèse d'Augsbourg du 16 avril 1973 :

1. — «Du 13 décembre 1969 au 14 juillet 1970, sur la demande du vicaire-économe de (8961) Maria Rain (Allgaii), un prêtre suisse du diocèse de Baie, âgé de 78 ans, exerça par intérim les fonctions pastorales dans cette paroisse. Les 9 juin et 14 juillet, à 20 h, il célébra la sainte messe mensuelle, dans le rite romain, dans la chapelle de la Sainte Trinité, annexe de la paroisse de Maria Rain, pouf les habitants des fermes avoisinantes. La chapelle peut contenir au maximum 20 personnes.

Les deux fois il remarqua, avant la communion, des taches sur le corporal. Après la messe, bouleversé, il montra le corporal aux assistants.

2. — Informé le 23 juillet par le vicaire-économe, Mgr l'évêque d'Augsbourg chargea le 24 juillet une commission d'en­quête, présidée par l'official, de l'examen des faits, conformé­ment aux critères « an sit eventus sensibilis praeter communem usum naturae divinitus factus». (S'il s'agit d'un fait sensible opéré par Dieu en dehors de l'ordre commun de la nature). Après explication des circonstances réelles et personnelles, le prêtre célébrant suisse fut entendu par le tribunal ecclésiasti­que de Coire le 19 octobre. L'officialité d'Augsbourg mit au courant des faits oralement et par écrit, la Congrégation de la Foi le 28 janvier 1971, Les 14 participants aux deux messes se prêtèrent à une déclaration sous la foi du serment le 11 mai 1971. Le 4 décembre 1971, la Congrégation de la Foi émit entre autres (1) l'avis qu'il fallait s'abstenir (désormais) de toute publicité.

3. — D'abord, un examen provisoire par la commission épiscopale, puis, les 17-18 décembre 1971, un examen par un spécialiste désigné par elle, assisté de deux experts, du calice baroque ayant servi à la célébration, aboutirent aux conclusions suivantes :

Le fond poreux de la coupe présentait sur sa face externe (ce qui ne pouvait s'apercevoir aux messes du soir) une fêlure sinueuse d'environ 12 mm de long. Le nœud contenait des dépôts pâteux, qui se prolongeaient d'une trace à l'intérieur du pied du calice. L'examen technique fut complété par des tests physico-chimiques.

4. — Entre-temps, un éditeur anonyme avait publié à Berikon (Suisse) une brochure intitulée « Miracle du Précieux Sang du 20' siècle ?» (2).

Cet écrit répondait aux questions posées par certains cer­cles intéressés.

Ainsi, le temps paraît venu d'une prise de position offi­cielle et publique ; en même temps, l'enquête, sur le fond, peut être considérée comme close.

Les observations, déclarations, rapports, comprenant plus de 200 pages, donnent, avec une probabilité touchant à la cer­titude, l'image suivante des faits de Stich — Maria Rain :

5. — Pendant la célébration eucharistique vespérale des 9 juin et 14 juillet (comme probablement déjà lors d'une messe le 24 mai 1970) quelques gouttes du contenu du calice ont perlé, entre l'offertoire et la communion, à travers la fêlure de la coupe, en passant sur un écrou de fixation en fer à six pans rouillé se trouvant dans le nœud du calice, et coulèrent sur le corporal et sur les nappes. Elles y produisirent des taches de rouille brunes, en partie (suivant le tissu) en forme de petites croix.

Avec le liquide du calice, il s'agissait du vin (éventuellement du Sang eucharistique du Christ) qui est dans le calice entre l'offertoire et la communion à toutes les messes. (Le liquide suinta suivant un cheminement naturel, conformément aux lois physiques, de la coupe défectueuse sur les linges d'autel.

En conclusion : A Stich, il ne s'est pas produit de mira­cle, et surtout pas de « miracle du Précieux Sang », en ce sens que le Sang humain du Christ serait devenu visible, ou que le Sang humain du Christ présent dans le vin consacré serait apparu sous la forme de sang.

La soi-disant « guérison miraculeuse » évoquée par l'au­teur anonyme de la brochure suisse, qui se serait produite après attouchement du corporal de Stich, repose sur des vues sub­jectives ne résistant pas à l'examen, tant scientifique que théo­logique. Le 'fait peut être attribué à des comportements psycho­logiques (3).

6. — II convient de remercier tous ceux, prêtres et laïcs, dans le pays et à l'Etranger, qui ont contribué impartialement à l'explication des faits et ont ainsi, sans parti-pris, contribué à prévenir la formation d'une légende religieuse. »

 

(1) C'est nous qui soulignons. On verra ci-dessous pourquoi.

(2) « Blutwunder im 20° Jahrhundert ? ». Edit. Robert Mâ-•der-Sekretarait. C.H. Berikon. — A peu près tous les renseigne­ments   concernant les faits sont puisés dans cette brochure, avec l'aimable autorisation de l'éditeur.

(3) V. ci-dessous : « La signature de Dieu ».

A suivre

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 19:50

    

     Le 14 juillet 1970, c’était le 400ième anniversaire de la Bulle « Quo primum» de Saint-Pie V, la Divine Providence a voulu nous donner un signe éclatant en faveur de la Vraie Messe.  Deux miracles un premier le 9  juin, pour préparer celui du14 juillet 1970.  Nous allons essayer de vous faire connaitre les détails de cette affaire que l’église conciliaire a tenté  de tourner au ridicule, car on ne veut surtout pas de ce genre de miracle.

     On retrouve cette affaire dans la brochure de Jean LENOIR, qui a pour titre : Les Faits de Stich.  En vente au Éditions D.F.T.

     Il faut se souvenir qu’à cette époque, S.S. Paul VI était encore le chef de la Sainte Église, avec  une bande de démolisseur qui l’entourait et tentait de le réduire à l’impuissance.  (Revoir : L’Extraordinaire Secret de la Salette.) Souvenez vous que le pape Paul VI, n’a jamais révoqué la Bulle de Saint-Pie V, car un véritable pape ne peut défaire ce qu’un autre vraie pape a fait avec les lumières du Saint-Esprit.

     L’Abbé Leutenegger, célébrait la messe traditionnelle dite «de Saint Pie V» en nommant le Pape régnant au CANON de la messe, comme cela devrait se faire encore aujourd’hui car il est encore vivant en 2012.  Les preuves abondent, il n’y a qu’à regarder et prier le Saint Esprit, pour voir.  Y a-t-il a part le Père Gaillard qui a compris que c’est là qu’est la Vérité.

 

      Voici des extraits de la brochure de Jean LENOIR

 

      «Il est bon de tenir caché le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les œuvres de Dieu ». (Tobie  XII)

Avant propos

     Alors que le don de Dieu le plus précieux, la sainte Eucharistie, et spécialement la sainte Messe, est l'objet des assauts de l'enfer les plus furieux que l'Église ait connus, les âmes désorientées soupirent après un signe du ciel, se jettent souvent avec avidité sur les « Messages » les plus frelatés, pour soutenir leur foi au Christ eucharistique, leur foi au Saint Sacri­fice.

     Mais est-ce que les arbres ne nous cachent pas la forêt ? Nous scrutons l'histoire des siècles passés pour y trouver les signes de Dieu en faveur de l'Eucharistie. Est-ce que nous n'ou­blions pas de voir les signes que Dieu donne sous notre nez ? Qui chez nous connaît les « faits » arrivés dans la petite cha­pelle de Stich, en Bavière, le 14 juillet 1970 ?

     L'auteur de cette relation a consulté les documents, visité les lieux, parlé avec les témoins, parlé avec le prêtre qui fut favorisé de cette grâce insigne. Il a estimé « honorable » de «révéler et de publier», c'est-à-dire de faire connaître à un public qui l'ignore, cette « œuvre de Dieu ».  (26.12.1979)


     C'est au cœur de la catholique Bavière. A une vingtaine de kilomètres de Kempten, sur la route Kempten-Fiissen, une petite route secondaire, à main gauche, conduit au bout de deux kilomètres, à une station climatique noyée dans la ver­dure : Maria-Rain.

     Comme le nom le suggère, la paroisse de Maria-Rain est un centre de dévotion mariale. C'est le lieu de pèlerinage le plus ancien de l'Allgaü occidental. Selon la Chronique, on y vénérait dès le 6° siècle une image miraculeuse de la Sainte Vierge placée dans un orme. Vers 1086 on y érigea une petite chapelle. Elle fut remplacée en 1414 par une plus grande, et l'afflux des pèlerins détermina l'évêque d'Augsbourg, le comte Pierre, à y « établir à perpétuité une sainte Messe célébrée par un chapelain propre. »

     L'église actuelle fut érigée en 1496, après que le lieu se fût signalé par de nombreuses grâces de guérison, ainsi qu'en témoignaient les béquilles laissées en ex-voto.

Victime de l'usure du temps, le pèlerinage était plus ou moins tombé en désuétude. Le curé actuel s'est attaché — et a réussi — à le faire refleurir sous le vocable de N.D. de Fatima. C'est ainsi que tous les 13 du mois sont des « jours de Fatima » : de magnifiques journées mariales qui attirent des foules de toute la région.

     A Maria-Rain sont rattachées trois annexes, distantes d'une vingtaine de minutes de marche : Guggenmoos, Stich et Bachteln, pourvues chacune d'une chapelle propre. M. le curé a coutume d'aller célébrer la messe, une fois par mois, dans chacune d'elles, à tour de rôle.

     La plus petite de ces chapelles est celle de Stich, dédiée à la Sainte Trinité. On ne connaît pas la date exacte de sa fon­dation. Le tableau du couronnement de la Vierge qui orne la voûte porte la date de 1772. La chapelle aurait été partiellement reconstruite en 1835. Le retable de l'autel, représentant la T.S. Trinité, daterait de cette époque. Ajoutons que M. l'abbé Leutenegger l'a récemment fait restaurer à ses frais.

     C'est là que c'est arrivé...

     Les « faits » du 9 juin

Un prêtre suisse en retraite, M. l'abbé Leutenegger, de Gossau, près de Saint-Gall, ami personnel de M. le curé de Maria-Rain, venait parfois assurer le service paroissial en rem­placement de celui-ci. C'est ainsi qu'il le remplaça trois semai­nes durant, en 1969, alors qu'il était hospitalisé à Munich. De nouveau il remplaça M. le curé malade pendant sept mois, de janvier à juillet 1970.

M. l'abbé Leutenegger est un dévot de Notre-Dame de Fatima. Durant ces sept mois, c'est lui qui assura les prédi­cations des «jours de Fatima», les 13 du mois. C'est ainsi qu'il avait encore prêché sur N.D. de Fatima le 13 juillet veille des seconds « faits ». Comme on lui demandait à qui il attri­buait la grâce insigne dont il avait été favorisé, il désigna Notre-Dame de Fatima. A peu près chaque fois, disait-il, qu'il s'était beaucoup dépensé pour Elle, il avait été l'objet d'une faveur.

Ajoutons — détail qui a son importance — que l'abbé Leutenegger célèbre la messe traditionnelle dite « de Saint Pie V », en latin.

Le mardi 9 juin 1970, c'était au tour de Stich d'avoir la messe. Il était 20 h. La chapelle était passablement remplie de monde. Laissons la parole à l'abbé :

« Je venais de faire la Consécration. Je remarquai, à gau­che, à environ 2 centimètres du pied du calice, une petite tache sombre de la dimension d'un pfennig, qui s'agrandit rapidement jusqu'à atteindre celle d'un mark. A son centre on distinguait un point noirâtre. Tout d'abord, je n'accordai pas une attention particulière à cette tache et continuai la messe. Au « Per ipsum », j'élevai le calice selon les rubriques. Alors, à ma stu­peur, j'aperçus à l'endroit où était posé le calice une grande tache sombre, tirant sur le jaune, d'environ 5 cm de large et 7 cm de long ; et autour, d'autres taches plus petites. Instincti­vement je passai la main gauche tout autour du bord inférieur du calice, pour voir s'il était mouillé et si ledit calice avait coulé. Il était sec : je ne sentis pas la moindre humidité. Alors je continuai la sainte messe et la terminai comme de coutume.

Après la messe, à la sacristie, nous examinâmes, le sacristain et moi, le corporal avec ses taches étranges. Elles étaient encore humides, et de couleur gris-jaune. Elles ne dégageaient aucune odeur particulière. Sur le second corporal — un petit linge qu'on avait étendu sur l'autel pour protéger les nappes le cas échéant, comme on le fait également à Maria Rain — je remarquai les mêmes taches, encore plus étendues. Je l'ap­portai aussi à la sacristie. Longtemps, le sacristain et moi, nous nous demandâmes ce que tout cela pouvait signifier. Nous examinâmes également les nappes d'autel, qui portaient les mêmes taches. La nappe inférieure était sèche, de même que la table d'autel. Notre étonnement était extrême. Les taches ne pouvaient pas venir d'en bas. Elles ne pouvaient pas non plus venir d'en haut : je n'avais rien renversé, et je ne saignais pas. Le calice était intact. Alors d'où venaient-elles ? Je mis le cor­poral proprement dit dans sa bourse. Quant au second cor­poral, c'est-à-dire au petit linge étendu sous le corporal, le sacristain voulait l'emporter à la maison pour le laver. Je m'y opposai : je voulais d'abord en discuter avec M. le curé. Nous quittâmes la chapelle, et tout fut fermé à clé.

 

 

A suivre

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:52

Sermon du Père Gaillard sur Paul VI et la Salette   ( 8 décembre 2011)
" Une chose vraiment renversante et invraisemblable humainement que nous avons lue dans le livre du Secret de la Salette ( L. de Boanergès ), c'est la survie de Paul VI .
L'auteur n'a cependant rien inventé : le secret parle du pape une première fois pour lui dire de ne plus sortir de Rome après 1859 - de se méfier de Napoléon - et de se tenir en garde contre les faiseurs de miracle.
Mais ce qui nous intéresse plus directement ce sont deux textes cités plus loin.
Le premier :
"Le vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir parce- que pour un temps l'Eglise sera livrée à de grandes persécutions : ce sera le temps des ténèbres ; l'Eglise aura une crise affreuse ".
Le second, quelques lignes plus loin :
" Le Saint Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui, ni son successeur ( qui ne régnera pas longtemps ) ne verront le triomphe de l'Eglise de Dieu ."
L'auteur soutient que ce pape c'est Paul VI. En fait, si ce n'est pas lui, c'est un autre. Mais lui, ou un autre, il y en a certainement un puisque la Vierge l'affirme. Et, donc, si l'auteur du livre donne des renseignements valables que ce pape c'est Paul VI, il n'y a pas de raison de ne pas se rallier à son avis, au moins provisoirement, en dépit de l'invraisemblable apparence.
La première difficulté alors à résoudre, c'est que Paul VI soit véritablement pape. Beaucoup ont pensé que Paul VI n'était qu'un mauvais pape, mais pape quand même. Mais d'autres, et cela a donné lieu à de fameuses polémiques, ont pensé qu'il n'était pas pape du tout, ou du moins, que matériellement, puisqu'il occupait, de fait, le siège de Pierre.
En fait, l'auteur ne développe en long et large son argumentation que dans le commentaire d'un autre texte très court :
" Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist. "
Il commence par établir un parallèle entre le roi de France et le pape, entre Louis XVI et Paul VI. Louis XVI a payé, comme victime, la dette accumulée par les rois ses prédécesseurs, depuis Louis XVI, ayant négligé la consécration demandée par le Sacré-Coeur. De même, Paul VI a payé pour les terribles fautes de la papauté. De fait, sa devise même " Flos Forum " des prophéties de Saint Malachie le met au-dessus des autres papes comme martyr pour la papauté et l'Eglise.
Et puis, Jean XXIII en ouvrant imprudemment le concile a permis à la bête de l'Apocalypse de s'emparer des postes- clés de l’Eglise. Aussi lorsque Montini l'a remplacé en 1963, il s'est trouvé dans une situation telle qu'il ne lui restait plus qu'à remplir le rôle de victime pour les péchés de la papauté et de la chrétienté. Il n'était plus le maître du déroulement des évènements, donc, contrairement aux apparences, pas pleinement responsable de tout le mal qui s'est fait dans l'Eglise depuis Vatican II. Il était sans doute de tendance libérale, mais lorsqu'il s'est aperçu du drame, il n'était plus en mesure de réagir efficacement.
Ainsi la nouvelle messe était déjà dans la tête des cardinaux, archevêques et évêques français huit ans avant le concile et treize avant la promulgation de 1969. Le cardinal Guth déclarait alors en effet :
"Nous espérons que désormais ... cette maladie de l'expérimentation prendra fin ... des initiatives ont été prises sans autorisation et on ne pouvait plus les arrêter, car cela s'était répandu trop loin. Dans sa grande bonté et sagesse, le Saint Père a cédé - souvent - contre son gré. "
C'est bien forcé, en effet, que Paul VI a signé la nouvelle messe d'après son principal artisan Bugnini :
" On a eu toutes les peines du monde pour lui arracher cette autorisation ! Et maintenant, il continue à célébrer l'ordo missae de Saint Pie V en privé. "
Et à partir d'une prophétie de Daniel l'auteur montre que la bête a eu le pouvoir d'obscurcir l'intelligence , l'esprit du pape , de le circonvenir pour arriver par lui , non à détruire , mais à enlever le Saint Sacrifice de la messe ... sans dire pour autant qu'il était coupable . Aussi quand Paul VI s'en est rendu compte, il était trop tard :
" Le lieu de son sanctuaire était déjà renversé "
De même, en ce qui concerne le texte de la collégialité, il ne se rendit compte que le texte était subversif qu'à la vue d'un texte d'un extrémiste libéral qui prédisait comment les textes sur la collégialité seraient interprétés après le concile. Comprenant alors qu'il avait été joué, il s'effondra et pleura et la seule chose qu'il put faire alors, ce fut d'ajouter un appendice au texte déjà établi, une note explicative préliminaire.
Même difficulté sur le schéma sur l’oecuménisme. Le jour de clôture de la troisième session, le mécontentement des pères conciliaires fut tel que le pape dut remonter, sur la sedia gestatoria, la nef centrale entre deux rangées de 2 100 évêques impassibles comme des pierres. Aucun applaudissement contrairement à la coutume romaine, et, un seulement sur dix des évêques se signait au geste de bénédiction de Paul VI.
Les voyants de Fatima ont eux aussi prophétisé sur le Saint Père qui aura beaucoup à souffrir et jacinthe avant sa mort en 1920, demanda de se préparer à l'année 1972 :
" Où de grandes souffrances s'abattront sur le Saint Père "
Donc, 52 ans à l’avance, Jacinthe prédit les souffrances de Paul VI.
C'est d'ailleurs à ce moment-là - 1972 - que semble avoir commencer à paraître le sosie de Paul VI - en attendant qu'il le supplante complètement.
Sur la situation d'alors au Vatican , l'avocat rotal , après une enquête que sa situation à la rote lui permettait de faire , déclare dans une lettre en 1975 que les dossiers sont longtemps bloqués par ce misérable Villot , que le pape est complètement prisonnier au vatican , que malade , il est soumis à douze piqûres par jour , qu'il est quelques fois drogué , quelques fois bousculé physiquement , qu'il est réduit à la causette religieuse , que des cardinaux sont apeurés et découragés tandis que le pouvoir réel est pratiquement entre les mains des pharisiens : évêques , cardinaux , simples secrétaires . On m'a assuré qu'il maintient toujours sa déclaration.
Je passe énormément de faits assurément pour conclure que depuis 1975 jusqu'à la mort du sosie en 1978, le pape est prisonnier au Vatican. Jean-Paul Ier, élu pour remplacer le sosie, est épouvanté de cette situation quand le sinistre Villot le lui déclare brutalement le soir de son élection. Il refuse d'être le premier pape de Satan inféodé à l'antéchrist et meurt 33 jours plus tard dans d'atroces tortures morales.
On peut évidemment se demander comment l'abominable Villot et ses complices n'ont pas mis à mort Paul VI purement et simplement. Ce serait incompréhensible si le secret de la Salette ne déclarait précisément :
" Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours "
Et, pour terminer, si Paul VI survit toujours, c'est un grand miracle assurément en faveur de sa dignité papale et donc, ni Jean-Paul Ier n'a été, ni Jean-Paul II n'est papes. Évidemment, s'il en est ainsi, on peut être certain que dès qu'il reparaîtra, il reportera ce funeste concile Vatican II et condamnera cette messe nouvelle qui a créé la division dans l’Eglise, signe qu'elle est vraiment mauvaise.
Je vous laisse maintenant à votre surprise. Comme je l'ai affirmé, au départ, si Paul VI n'était pas le pape qui doit tant souffrir, ce serait un autre, mais le jeu des dates et arguments avancés par l"auteur semble bien désigner Paul VI.
Quoiqu'il en soit, rappelez-vous cette annonce du secret :
" Mais ni lui, ni son successeur ne verra le triomphe de l’Eglise. "
La Vierge Marie nous en a avertit .Recourrez donc en toute confiance à sa protection et disposez-vous à passer avec courage ce temps où l'antéchrist doit siéger à Rome sur le siège de Pierre. "
Sermon du Père Gaillard, le 25 septembre 1988 en l'église Saint Pie V à Rennes.
 
Par Spes unica
Commentaires
A la relecture de ce beau sermon du Père Gaillard (chapelle St Pie V de Rennes), il est heureux de voir que DES prêtres y ont cru et y croient encore. Prions pour qu'ils soient nombreux - les prêtres - à ouvrir les yeux lors du Retour du St Père à la chaire de Pierre. Prions aussi pour la conversion des fidèles de l'Eglise catholique (mais peut-on les appeler "fidèles" ?) qui le calomnient, le jugent... et se permettent de jouer les chantres de la Charité....
Notre Dame du Rosaire, nous déposons à vos pieds toutes ces intentions.... Notre Dame du Rosaire priez pour le Pape Paul VI ; Notre Dame du Rosaire priez pour nous !
Fiat Lux...Pour ma part je suis survivantiste, parce que toutes les autres options sont des impasses. Rallier R...et son Luther: Impossible et suicidaire Sédévacantisme: Une impasse  trop dangereuse.
Dans les choses divines croire au miracle et l'expiation des fautes est une nécessité. Donc la seule voie ouverte est le survivantisme, la seule qui permet d'échapper à la folie tout en paraissant être complètement fou. J'ai perdu les raisons de douter, disait Lacordaire. Nous aussi, car sans le retour de Paul VI pape légitime, on pourrait dire qu'un pape n'est plus utile à l'Église. Et ce serait l'impasse totale, l'éclatement de type protestant. Il faut absolument que la bulle papale sur la Sainte Messe qui est prête soit publiée... Elle le sera si nous prions assez pour que cette petite pierre tue le géant impie. Quant à la question de l'age, la femme d'Abraham avait bien ri quand on lui annonça quelle allait être mère en son grand âge. Et pourtant, la Sagesse divine se rit des raisons humaines. Elle a ses façons de faire et elle ne prend pas conseil des hommes, mais elle écoute ceux qui l'écoutent... Nous n'avons pas asez prié...  Parce Domine
 http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-sermon-de-l-abbe-gaillard-sur-paul-vi-et-la-salette-61634902.html

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