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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:22

O éternelle Miséricorde, qui couvrez toutes les fautes de Vos créatures, je ne m’étonne plus si vous dites à ceux qui sortent du péché mortel et qui retournent à vous : Je ne me rappellerai pas vos offenses.

O Miséricorde ineffable, je ne m’étonne plus si Vous dites à ceux qui sortent du péché, puisque Vous dites de ceux qui Vous persécutent : Je veux que vous Me priiez pour eux afin de pouvoir leur faire miséricorde.


O Miséricorde, qui venez du Père, et qui gouvernez par Votre puissance l’univers tout entier! O Dieu, c’est Votre miséricorde qui nous a créés, qui nous a régénérés dans le Sang de Votre Fils ; c’est Votre miséricorde qui nous conserve ; Votre miséricorde a fait lutter Votre Fils sur le bois de la Croix. Oui, la mort a lutté contre la vie, la vie contre la mort. La vie a vaincu la mort du péché, et la mort du péché a ravi la vie corporelle de l’innocent Agneau. Qui est resté vaincu? La mort. Et quelle en fut la cause? Votre miséricorde.


Votre miséricorde donne la vie ; elle donne la lumière qui fait connaître Votre clémence en toute créature, dans les justes et dans les pécheurs. Votre miséricorde brille au plus haut des cieux, dans Vos saints ; et si je regarde sur la terre, Votre miséricorde y abonde. Votre miséricorde luit même dans les ténèbres de l’enfer, car Vous ne donnez pas aux damnés tous les tourments qu’ils méritent.


Votre miséricorde adoucit Votre justice ; par miséricorde, Vous nous avez purifiés dans le Sang de Votre Fils ; par miséricorde, Vous avez voulu habiter avec vos créatures à force d’amour. Ce n’était pas assez de Vous incarner, Vous avez voulu mourir ; ce n’était pas assez de mourir, Vous avez voulu descendre aux enfers et délivrer les saints, pour accomplir en eux Votre vérité et Votre miséricorde. Votre bonté a promis de récompenser ceux qui Vous servaient fidèlement, et Vous êtes descendu aux limbes pour tirer de peine ceux qui Vous avaient servi, et leur rendre le fruit de leurs travaux.


Votre miséricorde Vous a forcé à faire encore davantage pour l’homme : vous vous êtes donné en nourriture, afin que nous ayons un secours dans notre faiblesse, et que, malgré notre oublieuse ignorance, nous ne perdions pas le souvenir de Vos bienfaits ; tous les jours Vous Vous offrez à l’homme dans le Sacrement de l’Autel, dans le corps mystique de la Sainte Église. Et qui a fait cela? Votre miséricorde.

O Miséricorde, le cœur s’enflamme en pensant à Vous ; de quelque côté que je me tourne, je ne trouve que miséricorde, O Père éternel, pardonnez à mon ignorance qui ose parler devant Vous ; mais l’amour de Votre miséricorde me servira d’excuse auprès de Votre bonté. »

C’est la Miséricorde qui nous rendra notre Chef légitime et la Sainte Messe.

 Prions avec Sainte Catherine de Sienne notre avocate.


http://amdg.over-blog.fr/article-priere-a-la-misericorde-divine-117438650.html

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 08:25

 

MOT FINAL 

 

Lorsque, vers la fin de décembre 1923, les évé­nements nous amenèrent à publier ces pages, nous pensions qu'elles ne franchiraient pas l'enceinte familiale de nos Monastères et que pourraient suffire quelques centaines d'exemplaires.

 

Or, près de dix mille exemplaires furent écoulés en six mois. Et les demandes ne cessant pas d'affluer, il fallut songer à une quatrième édition, atteignant le trentième mille.

 

Bientôt vint — en 1925 — la cinquième édition et le soixantième mille. Puis une sixième en 1928... Voici maintenant la neuvième, et le centième mille.

 

Grâce aux nombreuses traductions, le total des Notices répandues s'élève actuellement à plus d'un demi million et celui des feuillets des saintes Plaies à 30 millions environ.

 

De cette diffusion aussi rapide qu'imprévue, nous remercions Dieu. C’est une preuve que Notre-Seigneur a béni une œuvre entreprise pour, la gloire de ses Plaies Saintes et que la brochure — en atti­rant l'attention sur les Sources du Salut répondait, chez beaucoup de personnes, à un besoin profond. Et de fait, de tous les points du monde, nous parviennent les remerciements émus des âmes : âmes pieuses, trouvant dans la dévotion aux saintes Plaies un excitant à leur amour généreux ;

 

   âmes angoissées ou désemparées, recueillant pour ainsi dire, sur les lèvres mêmes de Jésus souffrant, le mot qui relève et guide, apaise et console ;

 

   âmes de prêtres disant leur joie de sentir les fidèles se tourner vers Celui qui, « exalté en Croix, attire tout à Lui ! »

 

De tous les points du monde, on nous signale des « grâces obtenues » par les précieuses invocations. Notre quatrième édition se bornait à mentionner « l'accomplissement des promesses de Notre-Seigneur

Jésus-Christ en faveur des pécheurs ».  Depuis lors, la correspondance a pris une extension considérable. Si nombreux se sont succédé les témoignages « de toute nature » qu'il ne saurait être question d'en donner, ici, un aperçu...

 

En même temps que se répandait la dévotion aux saintes  Plaies, s'étendait le  renom de son humble apôtre, ainsi que la confiance en son crédit auprès de Dieu ; des côtés les plus divers, on se demandait si l'œuvre de la béatification de Sœur Marie Marthe ne serait point entreprise... Elle l'a été. — La série des informations canoniques diocé­saines vient de se clore. Le Procès, remis à la Sacrée Congrégation des Rites, attendra le jugement de l'Église.

 

Les lecteurs n'oublieront pas, dans leurs prières, cette particulière intention. Et les personnes qui reçoivent des grâces par la dévotion aux saintes Plaies et l'intercession de la Servante de Dieu voudront bien en donner connaissance au Monastère de la Visitation Sainte-Marie de Chambéry.

 

Dieu soit béni !

 

TABLE   DES   MATIERES

Enfance et jeunesse -                 Article (1) 

Premières années de Religion .........           (2)

Veilles et pénitences corporelles   ......           (3)

Jugement des Supérieurs ecclésiastiques    ..... (4)

L'élue de Jésus crucifié ...........                       (5)

Motifs de la dévotion aux saintes Plaies -   (6)

La Couronne d'épines     ...........            (7)

Le Cœur de Jésus.    ............               (8)

Promesses de Notre-Seigneur ......... (9)

Les saintes Plaies et l'Église   .........         (10)

Les saintes Plaies et les âmes du Purgatoire .... (11)

Les saintes Plaies et le ciel.    .........                   (12)

Demandes de Notre-Seigneur   .........                 (13)

Les pécheurs    ..............                                             (14)

Les saintes Plaies et les âmes religieuses .....                       (15)

Comment Sœur Marie Marthe sut répondre aux désirs de Jésus.  (16)

Dernières années et mort de Sœur Marie Marthe.                  (17)

Mot final ................                                                   (18)

 

(FIN de cette série)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 06:03

 

DERNIÈRES ANNÉES ET   MORT   DE   SŒUR   MARIE-MARTHE

 

Le but de cette Notice était simplement de donner un aperçu de la vie de Sœur Marie Marthe en tant que dépositaire et apôtre des saintes Plaies.

 

Mais ce n'est là qu'un côté de sa vie intérieure. On en trouvera le complément dans un volume plus détaillé.

 

Les grâces et les communications divines rem­plissent vraiment toutes les heures de cette vie exceptionnelle, pendant vingt ans ! C’est-à-dire jus­qu'à la mort de notre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel (30 décembre 1887).

 

Bien longtemps auparavant, Jésus, montrant à Sœur Marie Marthe les deux Mères qui avaient le secret de toutes ses grâces, lui avait posé cette question : « Ne m'en ferais-tu pas le sacrifice ?... »

 

Et cette âme, dégagée de tout ce qui n'était pas Jésus, avait acquiescé — avec une réserve, toute­fois : c'est que, dès lors, rien ne paraîtrait plus des faveurs dont II la comblait..., que tout resterait bien caché entre eux deux seulement.

 

Jésus promit et tint parole. Après la mort de notre bonne Mère Thérèse Eugénie, Il couvrit d'un voile toujours plus impénétrable celle qu'il avait résolu de tenir cachée jusqu'à son dernier jour. Dieu permit — par un concours de circonstances trop longues à rapporter, — que les Supérieures qui vinrent ensuite n'eussent qu'une connaissance très vague des grâces reçues : les cahiers qui en contenaient le récit étant déposés en d'autres mains tant qu'elle vécut.

 

Pendant les vingt dernières années, c'est-à-dire jusqu'à sa mort, rien ne parut à l'extérieur de ces grâces merveilleuses, rien, sinon les longues heures où Sœur Marie Marthe demeurait au pied du Très Saint Sacrement, immobile, insensible, comme en extase !... Et personne n'osait l'interroger sur ce qui se passait dans ces instants bénis, entre son âme ravie et l'Hôte divin du Tabernacle.

 

Cette trame continue de prières, de travail et de mortification..., ce silence, cet effacement absolu, nous semble une preuve de plus — et non des moins convaincantes, — de la vérité des faveurs inouïes dont elle fut comblée. Une âme d'humilité suspecte, ou même ordinaire, eût essayé d'attirer l'attention, se serait fait une gloire de l'œuvre que Jésus opérait en elle et par elle... Sœur Marie Marthe, jamais !...

 

Elle se plongeait avec délices dans l'ombre de la vie commune et cachée... Mais, comme le grain de sénevé jeté en terre, la dévotion aux saintes Plaies germait dans les cœurs.

 

Pendant la dernière nuit de Noël que notre Sœur passa sur la terre, Jésus — nous aimons à le croire —l'avait avertie de son prochain départ de ce monde, et, en même temps, des souffrances qu'il voulait lui demander encore.

 

Une Sœur, près d'elle, pendant la Messe de Minuit, l'entendit s'écrier avec angoisse : « 0 mon « Jésus, pas cela !... tout, oui tout, mais pas cela !... »

 

« Cela ! » Ce devait être la maladie pénible, douloureuse...

« Cela !... » Ce devait être surtout le délaissement intérieur, l'absence du Bien-Aimé !...

 

Elle, habituée à sa chère présence, à sa conver­sation quotidienne, ne pouvait — sans un déchi­rement douloureux — en accepter la privation.

 

Aussi, avions-nous remarqué, dès ce jour, une tristesse profonde empreinte sur sa physionomie.

 

Atteinte d'un gros rhume, auquel vinrent se joindre diverses complications très graves, elle reçut avec joie l’Extrême-Onction, au début du Carême de 1907.

 

Un douloureux Calvaire lui restait à gravir : plusieurs semaines de suprêmes purifications pen­dant lesquelles son Sauveur l'identifia, plus que jamais, pour la rendre davantage semblable à Lui, aux agonies physiques et morales de sa Passion.

 

A l'avance, Il l'avait prévenue : « Le mal qui te donnera la mort sortira de mes Plaies. »

 

Nous sentions qu'il y avait quelque chose de mystérieux dans ce dernier combat de la nature...

Le 21 mars, après une nuit de souffrances terri­bles, un grand calme, un grand silence se fit...

 

Toute la Communauté entourait la mourante, en récitant des milliers de fois les chères invocations aux saintes Plaies.

 

Enfin, à huit heures du soir, aux premières Vêpres de sa Compassion, Marie venait chercher l'enfant à qui elle avait appris à aimer Jésus !...

 

Et l'Époux recevait pour toujours dans la blessure de son Cœur sacré, l'épouse dont II avait fait ici-bas sa Victime bien-aimée, sa Confidente et l'Apôtre de ses saintes Plaies.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 03:02

 

Permettez-moi,   ô   Jésus,   mon   père   et  mon   maître, de vous ouvrir tout mon coeur pour vous montrer à nu toutes ses plaies, et verser dans votre sein, mes gémissements  et mes prières.

 

N'êtes-vous pas le médecin de ceux qui souffrent, la voie de ceux qui commencent, la force des faibles, le docteur des ignorants, le consolateur de ceux qui versent des lar­mes, le soutien de ceux qui combattent ?

 

Écoutez-moi, mon Dieu ! Comme David je viens vous avouer mes méfaits. J'ai beaucoup péché dans les jours que vous m'avez donnés, et beaucoup de mes offenses, faiblement pleurées autrefois, se sont déjà perdus dans mon oubli sans que je songe à les pleurer encore ; et beaucoup de celles que je commets tous les jours ne sont suivis d'aucuns gémissements.

 

Mon Dieu, que d'affreuses ténèbres en moi, et à l'égard des péchés de ma jeunesse, et à l'égard de ma pénitence, et jus­que dans le calme apparent de mon âme !

 

Mon Dieu, souvent aussi le courage me manque sur la route. Il n'y a en moi, malgré toutes vos grâces, que des velléités, des inconstances, des lâchetés et de tristes misères. J'avance bien dans la vie, mais je n'avance pas dans votre amour. Vous usez envers moi d'une patience continuelle, et moi j'abuse tous les jours de vos longanimités, et tous les jours j'accrois mes fautes sans les pleurer.

 

Oh ! Quand deviendrai-je meilleure, ô mon Dieu ? Quand ré­formerai-je entièrement ma vie ? Quand mon âme sera-t-elle parfaitement guérie ? Quand serai-je victorieuse de tous mes penchants mauvais ? Seigneur, pourrai-je ressusciter enfin à une vie nouvelle ?

 

Mon Dieu, qui ne voulez pas que je me perde, donnez-moi donc l'appui de votre grâce spéciale et favorisez-moi du regard de votre miséricorde !

 

Donnez-moi, mon Dieu, l'esprit de ferveur, car je sens que ma prière languit et s'ar­rête sans pouvoir retrouver le chemin du ciel. Oh ! Donnez-moi souvent ces larmes qui fécondent la terre aride et lui font porter des fruits de bénédiction !

Que les jours de cet exil sont donc mauvais ! Oh ! Quand passerai-je enfin des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie et du danger de vous perdre à la certitude de vous possé­der toujours ?

 

Oui, je veux tout vous dire, ô mon Dieu ! Pourquoi, lors­que je vous sens en moi si vivant, me retrouve-je bien­tôt après dans la solitude sans que je puisse même soup­çonner votre départ ?

 

Pourquoi agissez-vous ainsi, ô mon Dieu, envers une servante si faible, si dénuée de vaillance, et qui n'a encore que des offenses à placer à vos pieds ?

 

Quand donc, ô mon Dieu, dirai-je un éternel adieu à toutes les créatures ! Quand me détacherai-je parfaitement de toutes les frivolités d'ici-bas! Quand mon âme sera-t-elle dans un dépouillement parfait, et décidément uni à vous seule !

 

Oh ! Lorsque vous la visitez, cette âme, ô mon Dieu, comme alors elle est ravie des biens que vous lui donnez ! Mais souvent, vous vous retirez et alors je gémis comme accablée sous le poids de mon infortune ! Que de maux viennent m'attrister, me distraire de votre souvenir et me priver de vos douces caresses ! Si je vous aimais davantage, mon Dieu, si mon pauvre cœur n'avait pas toujours à rompre quelques liens qui l'attachent aux créatures, oh ! Alors, je jouirais constamment de votre amour, je ne ver­rais, je n'aimerais, je n'ambitionnerais que vous seul.

 

Ce ne serait plus moi qui vivrais, ce serait vous, ô mon Dieu ! Vous dans la demeure de Bethléem, vous sur la route du Calvaire, vous sur la croix, comme dans les joies du Thabor.

 

Eh ! Qui t'empêche donc, ô mon âme, de tout abandonner pour Jésus et de l'aimer enfin uniquement et lui seul ?

 

Mon Dieu, que cela soit ! Mon âme le désire si vivement !  Elle vous le demande si instamment! Ayez donc pitié de ses faiblesses, pardonnez-lui ses lâchetés et unissez-la si étroitement à vous qu'elle ne puisse plus jamais vous quitter !

 

FÊTE DU JOUR: le 23 avril

Saint Georges, martyr.

 

dans sa jeunesse, Georges embrassa la carrière militaire et gagna la faveur de Dioclétien qui le nomma tribun.

 

Toutefois, lorsque l'Empereur eut commencé sa persécu­tion contre les chrétiens, Georges lui reprocha ouvertement et sévèrement sa cruauté et se démit de son grade.

 

Ce fut pour lui le commencement de longs tourments qui ne ces­sèrent que par sa mort sous la hache du bourreau qui le décapita. Il y avait dans la fière allégresse de Georges au mi­lieu des supplices quelque chose de si noble et de si communicatif, que tous les chrétiens considérèrent le triomphe du jeune soldat comme le triomphe du courage chrétien dont la gloire rejaillissait sur chacun d'eux.

 

Plus tard, saint Georges devint comme le type du chrétien victorieux dans les combats contre le démon ; on le représenta terrassant le dragon infernal ; son martyre fut le thème favori des chants guerriers et des légendes des camps, et tant de renommée forma autour de lui « une ombre si glorieuse » qu'on peut à peine maintenant retracer sa véritable physionomie. Saint Georges reçut un culte d'honneur en dehors même de la chrétienté. Les Sarrasins, dans leurs invasions sur les terres chrétiennes, s'étaient engagés à respecter l'image de celui qu'ils nommaient le blanc chevalier.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 16:39

 

COMMENT SŒUR MARIE-MARTHE SUT RÉPONDRE AUX DÉSIRS DE JÉSUS

 

Remuée jusqu'aux plus intimes profondeurs de son être par de semblables révélations, notre chère Sœur s'en laissait imprégner tout entière.

 

Elle était éprise d'un tel amour pour les Plaies adorables du Sauveur, qu'il lui semblait « qu'elle allait les dévorer ». Son plus ardent désir était de susciter dans l'univers les sentiments d'amour et de recon­naissance qu'elles doivent inspirer, prête à donner sa vie pour l'extension d'un culte qu'elle voulait immense, passionné, sans limite !

 

Si, d'ailleurs, son ardeur se ralentissait, si les invocations se pressaient moins nombreuses sur ses lèvres, Jésus ne tardait pas à se présenter à elle dans l'état pitoyable où l'ont réduit nos iniquités et, montrant ses Plaies, lui faisait d'amoureux reproches : « Elles te regardent toujours, quand même tu les oublies, toi, qui devrais toujours les regarder...Tu dois t'appliquer à guérir mes blessures en contemplant mes Plaies. — Je te les ai déjà fait voir si souvent que cela devrait te suffire, mais non, il faut toujours que Je réveille ta ferveur. »

 

Ou encore : « Les inventions des bourreaux pour me faire souffrir, c'est moi qui les voulais. Je les voulais par amour pour vous et pour satisfaire à mon Père : tout se faisait par ma volonté !... — A présent, ma fille, je te ferai souffrir aussi, parce que je le veux. — Je désire et je veux que tu me dédommages des outrages que je reçois !... — Je te veux victime debout...Il faut élever vos cœurs et vous jeter dans mes Plaies. »

 

Se présentant à elle comme dans un tableau : « Il faut me copier », — suppliait-Il un jour, avec un accent d'indicible tendresse et d'ardent désir, — « il faut me copier !... Les peintres font des portraits à peu près conformes à l'original, mais ici, c'est Moi qui suis peintre et qui fais mon image en vous, si vous me regardez. »

 

Revenant sur cette même invitation, notre divin Sauveur lui enseignait un autre jour : « Ma fille, quand un peintre veut faire un tableau, il prépare d'abord la toile qui doit recevoir son pinceau. » — « Bon Maître, je ne sais pas ce que cela veut dire ? » interrogea-t-elle dans son extrême ignorance. Et Jésus dut expliquer que son âme était cette toile d'attente : « Ma fille, prépare-toi à recevoir tous les coups de pinceau que je voudrais te donner. »

 

Quelque temps plus tard, Il lui demandait : « Ma « fille, veux-tu être crucifiée avec moi, ou bien veux-tu être glorifiée ? » — « Ah ! Mon bon Jésus, j'aime mieux être crucifiée !... »

 

A ces mots Sœur Marie Marthe fut soudainement envahie par une grande appréhension et se mit à énumérer ses nombreux défauts, comme un obstacle aux grâces de Dieu : « Tes défauts, répliqua son tendre Maître, paraîtront tous au jour du Jugement, mais pour ta gloire !... Je reçois toutes tes actions et tes souffrances pour les pécheurs et pour les âmes du Purgatoire, mais il faut que tu demeures collée à mon Cœur, à mes Plaies, ne faisant qu'un avec moi... — Il ne faut  pas sortir de mon Cœur, car je ne pourrais plus me communiquer à toi. »

 

« Bon Maître, faites-moi le catéchisme», demanda-t-elle une fois, avec sa candeur et sa hardiesse d'enfant : « Viens dans ta demeure, mon épouse, » répond Jésus en lui montrant ses Plaies, viens « dans ta demeure : là tu trouveras tout !... Je serai ton prédicateur et je t'apprendrai à t'immoler pour moi et pour le prochain.

 

« Le Crucifix, voilà ton livre !... Toute la vraie science est dans l'étude de mes Plaies. Quand toutes mes créatures les étudieraient, toutes y trouveraient assez de lumières sans avoir besoin d'aucun livre. — Le livre de ma Passion est celui où tous mes Saints lisent et liront éternellement : c'est le seul que vous devez affectionner. »

 

« Quand vous puisez dans mes Plaies, lui confie encore Notre-Seigneur, vous soulagez le divin « Crucifié ! » — Puis s'adressant à saint François de Sales et lui montrant sa petite Privilégiée : « Voilà ton fruit ! Une de tes filles qui puise dans les trous sacrés pour donner aux âmes et apaiser ma Justice.

 

Notre Sœur, dévorée qu'elle était de l'amour de Dieu, profite de cet instant pour demander à notre bienheureux Père de lui obtenir d'aller bientôt, dans la Patrie, jouir du Bien souverain. Mais il répondit à ses supplications : « Ma fille, il faut faire ta tâche !...Nul ne peut entrer au Ciel avant d'avoir accompli sa tâche ici- bas. — Si tu venais ici, en voyant que ta tâche n'est pas faite, tu voudrais retourner sur la terre pour l'achever, considérant la gloire rendue au divin Maître, et combien tu apaises la Justice de Dieu si fort irritée... »

 

Ainsi, Sœur Marie Marthe était constamment soutenue, encouragée dans « sa tâche », selon l'expression qui revient sans cesse sur ses lèvres. Cette tâche, nous l'avons vu, c'était, en premier lieu, de faire valoir continuellement les mérites des saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour les besoins de l'Église militante et de l'Église souf­frante.

 

C'était ensuite de travailler à renouveler, dans les limites du possible, cette salutaire dévotion dans le monde entier.

 

La première partie la regardait personnellement : Notre-Seigneur l'y avait engagée par des promesses solennelles, anciennes déjà et rédigées par la main maternelle :

 

« Je, Sœur Marie Marthe Chambon, promets à Notre-Seigneur Jésus-Christ de m'offrir tous les matins à Dieu le Père, en union avec les divines Plaies de Jésus Crucifié, pour le salut du monde entier et pour le bien et la perfection de ma Communauté. — Je l'adorerai dans tous les cœurs qui le reçoivent dans la Sainte Eucharistie... Je le remercierai de ce qu'il veut bien venir dans tant de cœurs qui sont si peu préparés... — Je promets à Notre-Seigneur d'offrir toutes les dix minutes, avec le secours de sa grâce et en esprit d'obéissance, les divines Plaies de son Sacré Corps au Père Éternel..., d'unir toutes mes actions à ses saintes Plaies, selon les intentions de son Cœur adorable, pour le triomphe de la sainte Église, pour les pécheurs et les âmes du Purgatoire, pour tous les besoins de ma Communauté, ceux du Noviciat, du Pensionnat, et en expiation de toutes les fautes qui s'y commettent... Tout ceci, par amour, sans obligation de pécher.

 

L'invocation : « Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour guérir celles de nos âmes », telle est la formule de cette offrande...

 

Sœur Marie Marthe avait promis « toutes les dix minutes », mais il ne se passait guère de moment dans la journée, où sa bouche ne la renouvelât, en y joignant la seconde invocation : « Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies. »

 

L'existence de notre chère Sœur devint ainsi une prière ininterrompue : L'union à Dieu, un silencieux recueillement se lisaient sur sa physionomie. En la voyant, on était frappé de ses yeux presque tou­jours fermés, de ses lèvres murmurant sans cesse une prière. Au chœur surtout, elle se perdait vrai­ment en Celui qui daignait se montrer aux yeux de son âme, comme un Père et un Ami.

 

Quant à la seconde partie de la « tâche », celle de réveiller dans les âmes la dévotion aux saintes Plaies, elle ne dépendait pas uniquement de la générosité héroïque de Sœur Marie Marthe...

 

Notre-Seigneur avait pris soin de lui en laisser entrevoir les longueurs et les difficultés : « Ton chemin, c'est de me faire connaître et aimer surtout dans l'avenir.

 

« Il faudra longtemps pour établir cette dévotion. »

 

Le voile de l'avenir semble bien s'être levé par­tiellement devant le regard de Sœur Marie Marthe dans une sorte de vision dont notre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel déplore, avec un sensible regret, l'obscurité : « Nous n'avons pu en savoir davantage sur la fin de cette vision et sur sa signification.* » * C'était le 29 août 1868. A cette époque, remarquons-le en passant, une Œuvre, commencée en 1843, poursuivait à Lyon ses progrès. Elle fut élevée au rang d'Archiconfrérie en 1875. C'est l'Archiconfrérie des Cinq Plaies, dont le siège était rue de l'Enfance, 65, Lyon.

 

 Sans entrer nous-mêmes dans le détail de ce récit, sans chercher une interprétation qui ne pourrait être que personnelle et, sans doute, fantaisiste, constatons simplement les faits réels :

 

Sœur Marie Marthe avait, avec l'aide de ses Supérieures, introduit la dévotion aux saintes Plaies dans la Communauté : c'était un premier pas.

 

De nombreux Monastères ont suivi cet exemple et adopté la dévotion : c'est un second pas.

 

La concession de 300 jours d'indulgence en faveur de toutes les Visitations du monde est un troisième pas.

 

Le quatrième pas date de la publication de cette brochure. Il se poursuit magnifiquement :la lecture des grâces accordées à notre Sœur, la bienfaisante influence des paroles de Jésus concernant sa sainte et amoureuse Passion, le zèle des âmes religieuses et de tant de cœurs dévoués, les hauts encou­ragements reçus... ont provoqué un renouveau d'amour envers le divin Crucifié, si bien qu'à travers le monde entier se multiplient les confiantes invo­cations aux saintes Plaies.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 02:23

 

1. «Consacrez à Dieu les prémices de votre journée, dit saint Jean Climaque : car elle sera tout entière à celui qui en aura pris possession le premier ».

 

Si, dès notre réveil, nous nous donnons à Dieu de tout notre cœur, il nous sera facile de nous conserver tout le jour dans cette disposition.

 

 Que notre première pensée, notre pre­mière parole, notre première action, nos premiers sentiments, soient pour Dieu : notre première pensée, en nous le re­présentant à côté de nous : n'a-t-il pas veillé sur nous pen­dant la nuit et ne nous offre-t-il pas son assistance pour tout le jour ? Notre première parole, en prononçant les noms de Jésus, Marie, Joseph ; notre première action, en faisant le signe de croix ; nos premiers sentiments, en lui rendant nos devoirs d'adoration, d'amour, de reconnaissance, et lui offrant toute notre journée avec l'intention de ne vivre que pour lui en Jésus-Christ.

 

L'âme qui sera ainsi une fois bien établie en ces saintes dispositions aura une grande facilité à s'y maintenir. Si, au contraire, nous commençons la journée dans la dissipation, l'oubli de Dieu, la recherche de nos aises, l'amour de nos caprices et de nos fantaisies, l'oisiveté, la lâcheté, il nous sera bien difficile de changer ces mauvaises dispositions.

 

Et pourquoi donc refuserions-nous à Dieu les prémices de la journée, que nous savons lui être spécialement chères ? Ce serait une injustice, puisque ces premiers moments lui appartiennent ; ce serait une ingratitude, après le bienfait de notre conservation pendant la nuit ; ce serait un aveuglement, puisque de cette première action dépendent toutes les au­tres, et qu'ainsi il y va de nos plus grands intérêts de la bien faire. Avons-nous jusqu'à présent réfléchi sérieusement sur l'importance de sanctifier le lever ?

 

2. — Trois vertus doivent sanctifier cette première action de la journée: l'obéissance, la modestie et la religion, l'obéissance veut que nous nous levions à l'heure précise de notre règlement, sans rien accorder ni à la paresse ni à la rêverie, et que nous mettions le moins de temps possible à nous vêtir : car c'est gaspiller le temps que d'employer cette action plus que les moments strictement nécessaires.

 

La modestie veut, de son côté, que nous évitions la moindre indécence en nous habillant, la recherche dans la mise, la délicatesse dans les soins du corps, l'affectation d'excessive propreté.

 

Enfin, la religion doit occuper notre intérieur (le pieuses et saintes pensées : « Vous garderez mes paroles dans votre cœur, dit Dieu à son peuple, et vous les méditerez à votre lever ». C'est le moment de nous appliquer à faire toutes nos actions en union avec Jésus-Christ et sous son regard.

 

3. — L'acte du coucher ne demande pas moins de vigi­lance. Il faut d'abord se coucher à l'heure fixe, sans écouter le caprice qui voudrait avancer ou retarder cette action. Il finit ensuite se bien souvenir que la modestie exige qu'on se déshabille décemment, ne se découvrant que dans la mesure du nécessaire, par respect pour les regards de Dieu fixés sur nous ; qu'on se couche de même et qu'on se tienne au lit dans une posture qui atteste également le respect pour Dieu et pour l'ange gardien qui nous voient.

 

La re­ligion demande, de son côté, qu'on ne se couche jamais sans avoir fait la prière du soir avec l'examen de conscience, suivi d'un acte de contrition ; elle souhaite qu'on prenne de l'eau bénite et qu'on en jette sur le lit pour éloigner le démon pendant la nuit ; qu'étant couchés, notre der­nière action soit le signe de la croix ; nos dernières paroles, les noms de Jésus, Marie, Joseph ; et qu'après cela, nous nous abandonnions entre les bras de Jésus, pour nous endormir sur son sein et prendre en lui notre repos. Avons-nous ob­servé ces règles ?

 

4. — Enfin, il y a certaines dispositions intérieures à gar­der pour faire saintement l'action du coucher.

 

En nous déshabillant, désirer vivement nous dépouiller de nous-mêmes et de toutes nos attaches, et nous considérer comme indignes d'avoir un vêtement, après avoir perdu celui de l'innocence.

 

En nous couchant, honorer Notre-Seigneur, qui a fait cette même action, et rendre hommage au mystère de sa mort et de sa sépulture ; regarder notre lit comme notre sépulcre, nos draps comme notre suaire, le sommeil comme l'image de la mort, et entrer en con­séquence dans les sentiments où nous voudrions être à notre dernier soupir, accepter la mort avec l'état de corruption qui la suivra, et désirer que le monde nous oublie comme on oublie les morts.

 

 Étant au lit, offrir notre repos à Dieu en l'honneur du repos de Jésus-Christ pendant qu'il était sur la terre, et plus encore en l'honneur du repos éternel que le Père céleste prend en lui-même, en son Fils, en la très sainte Vierge et en tous les saints; puis, entrer dans l'aban­don que Notre-Seigneur fit de son âme à son Père, et dire en nous endormant ce qu'il dit en mourant :

 

 « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains » ; après quoi, tâcher de nous endormir en quelque bonne pensée, afin que nous n'en ayons que de bonnes en nous éveillant, et que notre sommeil même soit une prière devant Dieu.

 

C'est encore une excellente pratique d'avoir notre chapelet enroulé à notre main droite et de nous endormir en le récitant.

 

Observons bien ces petites industries spirituelles ; elles nous préserveront de tentations dangereuses ou nous ob­tiendront la force de les vaincre.

 

22 avril  FÊTE DU JOUR:

Saint  Epipode et saint Alexandre, martyrs.

 

Épipode et Alexandre subirent le martyre à Lyon, dans l'année qui suivit la grande persécution qui désola l'Église de cette cité. Tous deux étaient jeunes ; ils avaient passé ensemble leur enfance et avaient vécu dans une gran­ité pureté de mœurs. Le chrétien qui raconte leur martyre voit dans cette innocence le véritable motif de leur mort et de leur gloire, car, dit-il, ils avaient vécu en hommes dignes d'être offerts un jour comme victimes au Seigneur.

 

Épipode et Alexandre s'étaient réfugiés, pour fuir la rage des persécuteurs, dans un petit hameau à quelque distance de Lyon. Ils y furent néanmoins découverts et soumis à la torture.

 

Épipode, le plus jeune des deux, fut jugé seul, afin que personne ne pût soutenir sa faiblesse. Frappé jusqu'à ce qu'il vomît le sang par la bouche, étendu sur le chevalet tandis qu'on lui tordait les chairs avec des tenailles rougies au feu, il ne cessait de répéter au milieu des tourments : «Je confesse que Jésus-Christ est Dieu, avec le Père et le Saint-Esprit. Je ne perds pas ma vie, je la change en une vie meilleure ». Saint Épipode consomma son martyre par le glaive, qui lui trancha la tête.

 

Alexandre entra dans la voie douloureuse de son martyre avec d'autant plus de courage que son frère avait déjà conquis le ciel. Il fut cloué à une croix, et mourut sur l'instrument de notre rédemption, en invoquant Jésus-Christ jusqu'au dernier soupir.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES  (1933)

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 06:27

 

Très Sainte et Adorable Trinité, notre Mère la sainte Église souffre sa cruelle PASSION à cause de  nos PÉCHÉS.

  

La tiédeur des chrétiens et  les machinations de ses ennemis l'ont réduite aux  dernières  extrémités: "le Sacrifice Perpétuel  est  interdit, la Religion renversée, l'Église éclipsée" Cette prédiction de « La Salette 1856 » est devenue une réalité, depuis Vatican 2, par  permission divine, pour nous châtier. 

 

Nous savons que nous vivons présentement la fin des temps, et que la véritable Église souffre présentement sa passion et tout ce qui s’en suit, pour devenir Elle aussi co-rédemptrice, comme le fut la Sainte Vierge Marie.

 

Père Éternel, nous vous offrons les plaies de N.S.J.-C. et son Sang précieux pour votre Sainte Église et son chef légitimes.

 

Si vous ne voulez pas châtier les rebelles  Seigneur, à cause de votre grande miséricorde, par pitié pour nous, INTERVENEZ en donnant force  et  puissance au  Pape,  ce Christ  visible  que  l'Église universelle  attend  pour parvenir à sa victoire final  et redevenir, Une, Sainte, Catholique et Apostolique !

 

Très Sainte et Adorable Trinité, par votre toute puissance, conservez nous, le Pape PAUL VI en bonne santé, faites que, lorsqu’il réapparaîtra, l'éclat de la vérité chasse les ténèbres mortelles ! Que son  Successeur, consacre la Russie au Cœur Immaculée de Marie et que le Saint Pape  annoncés  par  Vos  Prophètes  lui succèdent  et  fassent  triompher votre sainte Église !   Et que tous trois reçoivent dès maintenant Votre force, Votre soutien, et Votre Sainte Protection.


 AINSI   SOIT- IL.


 « Autant de fois, au souvenir de Ma Passion, l’homme gémit du fond de son cœur, autant de fois il semble appliquer une rose fraîche sur Mes plaies, et il en part pour atteindre son âme un trait d’amour qui lui fait une marque de salut. » (Ire part., ch. XVI.)  (Sainte Mechtilde)

 

 

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