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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 06:24

LES SAINTES PLAIES ET LES AMES RELIGIEUSES

 

« Dans la Maison de Dieu, il faut vivre unies à mes Plaies, dit le Sauveur. — « Vos vœux sortent de mes Plaies !... »

 

Un jour, Sœur Marie Marthe étant au Chemin de la Croix et arrivant à la dixième station, Jésus fait comprendre à son épouse le mérite de son dépouillement en regard du vœu de pauvreté, lui demandant d'offrir les saintes  Plaies — « pour celles de ses épouses qui ont besoin de dépouillement, afin qu'elles sachent le revêtir par une pratique plus exacte du vœu de pauvreté ».

 

Puis, au Crucifiement, Il ajoute — « qu'étant vouées à Lui, nous devions être clouées à la Croix avec Lui...,lorsque nous suivons notre propre volonté, nous nous déclarons ennemis de la Croix...  il faut vous laisser gouverner par votre Supérieure, comme Moi, tendant les mains, je me suis laissé attacher à la Croix. »

 

Il lui demande encore de prier — « pour celles qui voudraient se déclouer de la Croix, en manquant à l'obéissance... »

 

« Ma fille, redit-Il une autre fois, regarde ma couronne, et tu verras la mortification, — mes mains étendues, et tu apprendras l'obéissance, — tu comprendras la pauvreté en me voyant tout nu sur la Croix, — la pureté en Celui que tu adores et qui est si pur !... »

 

Il lui enseigne que les âmes religieuses sont aussi des âmes vouées à la souffrance : « Je voudrais voir toutes mes épouses des Crucifix !...

 

« Ne faut-il pas que l'épouse ressemble à son Époux ? Déclare Celui que la sainte Amante des Cantiques dépeint ainsi : « Mon Bien-Aimé est blanc et vermeil. »

 

« Je te donnerai des souffrances pour toute la  journée, lui promet-Il, afin que tu ailles plus souvent aux Sources heureuses de mes divines Plaies. Je veux que tu sois crucifiée avec Moi ; je le veux de toutes manières... — A mesure que tu diras: oui, je te crucifierai davantage.

 

« Ma fille, regarde ma couronne ! Je n'ai pas dit : elle me fait trop souffrir — je l'ai acceptée de mon Père, pour vous !

 

«Regarde mes mains ! Je n'ai pas dit : Je ne les donne pas, cela me fera trop souffrir ! et de même pour mes pieds. »

 

Puis, Jésus montre à sa servante sa chair sacrée, déchirée, en lambeaux : « Partout tu trouveras des Plaies en ton Époux ! — Je veux que tu sois ainsi ! — Contemple-Moi sur la Croix : lorsque  j’y étais, je ne regardais ni les bourreaux ni leurs outrages..., je regardais mon Père. — Il faut ainsi accomplir votre devoir, en faisant ce que je veux, sans autre regard vers la créature..., comme Moi je regardais mon Père uniquement ! »

 

Un autre jour, lui apparaissant sur la Croix tout décharné, n'ayant que la peau sur les os, ce tendre Maître s'écrie : « Voilà, ma fille, où doivent passer ceux que je me suis choisis et qui veulent arriver à la gloire, — non pas ceux qui lèvent la tête. — Ma Mère a passé par ce chemin... Il est bien rude pour ceux qui vont par force et sans amour ; mais doux et consolant est le chemin des âmes qui portent leur croix avec générosité. — « Il faut que les épouses de Jésus Crucifié souffrent...  Je n'ai plus que mes épouses pour me dédommager. »

 

Dans un autre entretien, Jésus dit encore : « Ma fille, il faut bien aimer le Crucifix et vous crucifier pour aimer Jésus, afin de pouvoir mourir comme Jésus et ressusciter dans la vie comme Lui.

 

« Je renouvelle maintenant les grâces de ma Passion...c'est à vous d'en répandre le bénéfice sur le monde entier. »

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:09

 

LES PÉCHEURS

 

Une fois que la Communauté se fut pliée aux demandes de Notre-Seigneur sur ces deux points, Jésus ne cessa pas pour autant ses appels.

 

 Il se fit même de plus en plus pressant à présenter ses Plaies comme sources de grâces pour les pécheurs, et comme leçons éloquentes pour les âmes religieuses :

 

« Il y a bien longtemps, — c'est toujours Jésus qui parle, — que je désire vous voir distribuer les fruits de ma Rédemption ! Vous faites maintenant ce que je veux pour le salut du monde.  A chaque mot que vous prononcez du chapelet de la miséricorde, je laisse tomber une goutte de mon Sang sur l'âme d'un pécheur.

 

« Les hommes foulent aux pieds mon Sang, je veux que vous, mes épouses, vous m'aimiez et travailliez pour mon amour.

 

« Si, avec toutes les richesses dont mes Plaies sont remplies pour vous, vous n'en profitiez pas, vous seriez bien coupables...

 

« — Les âmes qui ne vénèrent pas mes saintes Plaies, et qui, au contraire, les ridiculisent, — ces âmes-là, je les rejette.

 

« Les pécheurs méprisent le Crucifix : je prends patience, mais un jour viendra où je me vengerai.

 

« Viens avec ton cœur, mon épouse, viens avec ton cœur bien vide, parce que Moi, j'ai de quoi le remplir : viens à la conquête des âmes. »

 

Et lui faisant voir dans le monde une quantité de pécheurs : « Je te les montre, afin que tu ne perdes point de temps. »

 

En temps de Carême ou de Retraites, la vision de Jésus souffrant durait parfois des journées entières :

 

« Ma fille, j'ai autant souffert pour une seule âme, que pour toutes ensemble... La Rédemption a été abondante !  Et le Sang rédempteur coulait à flots des blessures adorables, et Jésus murmurait avec amour : « C'est le Sang de ton Époux !... de ton Père !... C'est pour vos âmes qu'il a été versé ! — Il n'y a que Moi qui puisse verser ainsi ce Sang divin !... — Ma fille, je suis ton Époux ! Je suis tout à toi pour les âmes !... »

 

Quelquefois, elle voyait la Justice de Dieu irritée, prête à s'appesantir sur le monde : « Ne me prie pas, je veux punir, disait le Christ dans son indignation. « Le monde, pour être régénéré, aurait besoin, d'une  seconde rédemption. ».

 

Le Père Éternel, interve­nant, déclarait : « Je ne puis donner mon Fils une seconde fois. » Mais notre Sœur comprenait que, par l'offrande réitérée des saintes Plaies, nous pouvions opérer cette rédemption. — A mesure qu'elle les offrait, elle voyait la colère divine se changer en une douceur de grâce qui se répan­daient sur le monde.

 

« Ma fille, — disait une autre fois le Seigneur Jésus, — il faut remporter la palme de la victoire : elle vient de ma sainte Passion... «Au Calvaire, la victoire paraissait impossible, et cependant, c'est de là que mon triomphe a éclaté. — je désire, constamment que vous profitiez de ma Rédemption par la correspondance à mes grâces que tant d'hommes méprisent... »

 

Notre-Seigneur l'épouvanta en lui donnant une vue de sa Justice excitée par les péchés des hommes... Alors, tout éperdue, elle s'écria, en s'humiliant profondément : « Mon Dieu, ne regardez pas notre misère, mais regardez votre miséricorde. »

 

Et elle recommençait à apaiser le Sauveur par les invocations multipliées aux saintes Plaies.

 

«Offre-les moi souvent pour me gagner des pécheurs, encourageait le bon Maître, car j'ai faim des âmes !... »

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:58

 

DEMANDES DE NOTRE-SEIGNEUR

 

En échange de tant de grâces exceptionnelles, Jésus ne demandait à la Communauté que deux pratiques dont nous allons dire un mot rapidement : l'Heure sainte et le Rosaire des saintes Plaies.

 

A l'époque du choléra qui, en 1867, fit tant de victimes dans la région chambérienne, Nôtre Seigneur témoigna le désir que, tous les vendredis, l'Heure sainte fût faite par cinq Sœurs dont chacune serait chargé d'honorer une de ses Plaies.

 

La Très Sainte Vierge unit sa demande à la demande de son divin Fils, par ces paroles où perce un douloureux regret :

 

« Il n'y a aucune Maison sur la terre où les saintes Plaies de Jésus soient honorées tout particulièrement le vendredi soir... Il faut pendant cette heure contempler ces saintes ouvertures et vous y enfoncer. »

 

Elle apprend à l'heureuse privilégiée comment devrait s'accomplir ce pieux exercice : « Ma fille, lui dit-elle, la première fois que j'ai contemplé  les Plaies de mon cher Fils, c'est lorsque son très saint Corps fut déposé entre mes bras. J'ai médité ses douleurs et j'ai tâché de les faire passer dans mon cœur... J'ai regardé ses pieds divins l'un après l'autre..., de là je suis allée à son Cœur, où j'ai vu cette grande ouverture, la plus profonde pour mon Cœur de Mère..., j'ai contemplé la main gauche, puis la droite, et ensuite la couronne d'épines. Toutes ces Plaies me perçaient le cœur!... Voilà ma Passion à Moi !... — Sept glaives sont en mon cœur, et c'est par mon cœur qu'il faut honorer les Plaies sacrées de mon divin Fils !... »

 

Ce fut environ à la même époque (1868-1870) que, pour entrer dans les intentions de Nôtre Seigneur, les Supérieures établirent la récitation quotidienne du « Rosaire des Saintes Plaies ».

 

Voici comment nous avons coutume de réciter ce rosaire :

 

Comme introduction, avant les dizaines, la belle prière inspirée à un prêtre de Rome :

 

« 0 Jésus, divin Rédempteur, soyez-nous miséricordieux pour nous et pour le monde entier. —  r. Amen.

 

« Dieu fort, Dieu saint, Dieu immortel, ayez pitié de nous et de tout le monde. — r. Amen.

 

« Grâce, miséricorde, ô mon Jésus, pendant les dangers présents ; couvrez-nous de votre Sang précieux. — r. Amen.

 

« Père Éternel, faites-nous miséricorde par le Sang de Jésus-Christ votre Fils unique; faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. R. Amen, « amen, amen. »

 

Sur les petits grains :

 

« MON JÉSUS, PARDON ET MISÉRICORDE.

r. PAR LES MÉRITES DE VOS   SAINTES PLAIES. »

 

Sur les gros grains :

 

« FÈRE ÉTERNEL, JE VOUS OFFRE LES PLAIES DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.

r. POUR GUÉRIR CELLES DE NOS AMES. »

 

Ces deux dernières invocations sont celles qu'avait indiquées Nôtre Seigneur lui-même et auxquelles Il a fait des promesses si belles !

 

En 1912, l'Église les a enrichies de 300 jours d'indulgence chacune en faveur des Religieuses de la Visitation.

 

Ce ne fut pas sans difficulté que les Supérieures purent faire adopter la récitation du Rosaire des saintes Plaies ; de même qu'à Paray, par un zèle extrême de la Règle, on se permit plus d'une réclamation. Et nos Mères, ainsi que la pauvre Converse, en recueillirent bien des souffrances.

 

Mais Notre-Seigneur les encourageait : « Ma fille, les grâces de Dieu ne sont pas données sans qu'il y ait de la difficulté pour accomplir mes volontés... Mais, plus vous rencontrerez d'oppositions et d'obstacles, plus ma grâce sera abondante.

 

« Il ne faut rien craindre, il faut marcher pardessus les obstacles; là est le vrai amour... Celui qui vous tient ne peut être ébranlé : toujours je serai votre défenseur !... mais il faut cette souffrance. »

 

Dieu le Père, tenant une clé à la main, semblait menacer d'un air sévère : « Si vous ne faites pas ce que je veux, je fermerai les Sources et je les donnerai à d'autres. »

 

Avec une fermeté pleine de patience et d'humilité, nos Mères Thérèse Eugénie et Marie Alexis parvin­rent à faire accepter cette pratique, si peu onéreuse du reste. — Jésus les soutint manifestement :

 

Une Sœur, dont la haute intelligence et le solide jugement faisaient autorité dans le Monastère, se trouvait la plus fortement opposée à la nouvelle dévotion. Or, elle vit un jour venir à elle l'humble Converse, chargée d'un message de la part du Maître ; elle s'entendit révéler une chose absolu­ment secrète, qui s'était passée entre elle et Lui, dans l'intime de son âme, chose qu'elle n'avait jamais confiée à personne... et que, dès lors, Sœur Marie Marthe ne pouvait savoir que de Dieu...

 

Devant une telle preuve, la Sœur se rendit loyalement, et voulut réparer son opposition passée en faisant de petites images des saintes Plaies, pour en propager le culte.

 

« La dévotion à mes Plaies est le remède pour ce temps d'iniquité, assurait le Sauveur. C'est Moi qui le veux : il faut faire vos aspirations avec grande ferveur. »

 

« Ma fille, je vois tout, je compte tout. — Dis à ta Mère que, chaque aspiration qu'elle fait, j'en tiens compte. Il faut qu'elle fasse tout ce qu'elle  pourra pour  maintenir le chapelet de la miséricorde.

 

« Je suis content de vous voir honorer mes saintes Plaies : je puis maintenant déverser plus largement les fruits de ma Rédemption.

 

« Il faut que vous, qui connaissez mes volontés, soyez doublement ferventes... Si vous vous relâchiez dans la dévotion à mes Plaies, vous perdriez beaucoup.

 

« Comme il y a une armée dressée pour le mal, il y a aussi une armée dressée pour Moi. — Avec cette prière, vous êtes plus puissante qu'une armée  pour arrêter mes ennemis.

 

« Vous êtes bien heureuses, vous à qui j'ai appris la prière qui me désarme : Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies. « — Les grâces que vous recevez sont des grâces de feu... Elles viennent du Ciel, il faut qu'elles retournent au Ciel...

 

« Dis à ta Supérieure qu'elle sera toujours exaucée pour quelque besoin que ce soit, lorsqu'elle me priera par mes saintes Plaies, en faisant dire le Rosaire de la miséricorde.

 

« Vos Monastères attirent les grâces de Dieu sur les diocèses où ils se trouvent; quand vous offrez à mon Père mes saintes Plaies, je vous regarde comme tendant les mains au Ciel pour avoir des grâces !... — En vérité, cette prière n'est pas de la terre, mais du Ciel !... elle peut tout obtenir !

 

« Il faut le dire à ta Mère, se le rappeler, l'écrire pour l'avenir, afin que vous y ayez recours de préférence. »

 

Les recommandations de Notre-Seigneur n'ont pas été vaines. L'usage s'est maintenu du recours quotidien à cette prière du ciel. Que surgissent de grandes difficultés, des besoins graves, des dangers menaçants, les invocations se font plus nombreuses et plus pressantes...

 

Et après une expérience de cinquante ans, la Communauté peut déclarer qu'elle a toujours eu à se féliciter de sa confiance ! Ce n'est pas que les épreuves nous aient été épargnées, ni que la mort ait espacé ses visites... Loin de là ! Mais l'épreuve elle-même s'adoucit de tant de consolation ! Et les morts sont si douces à l'ombre des saintes Plaies !

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 01:05

 

LES SAINTES PLAIES ET LE CIEL

 

Pour donner comme un couronnement à ces magnifiques promesses, Notre-Seigneur montre enfin dans ses Plaies les « gages de notre gloire future », et Il fait entrevoir à Sœur Marie Marthe le bonheur que procure dans les Cieux leur contemplation.

 

« Les âmes qui prient avec humilité et qui méditent ma Passion, auront un jour une participation à la gloire de mes divines Plaies : leurs membres en recevront une beauté et une gloire étincelantes.

 

« Plus vous aurez contemplé mes Plaies douloureuses sur cette terre, plus vous les contemplerez glorieuses au Ciel!

 

« Une âme qui, pendant sa vie, a honoré les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ et les a offertes au Père Éternel pour les Âmes du Purgatoire, sera accompagnée au moment de la mort par la Sainte Vierge et les anges, et Notre-Seigneur en Croix, tout resplendissant de gloire, la recevra et la couronnera. »

 

Sœur Marie Marthe pensait un jour, en offrant les saintes Plaies, qu'elle perdait son temps. Notre-Seigneur la reprit :

 

« Est-ce que mes Bienheureux ne font rien avec Moi parce qu'ils font toujours la même chose ?... Ils m'aiment, ils m'adorent, ils contemplent mes Plaies et me remercient... et leur joie est toujours, pleine et entière. »

 

Et Jésus continue : « Ma fille, où se sont faits les Saints, sinon dans mes Plaies ?...

 

« C'est dans mes Plaies que mes épouses doivent régner un jour... Mes Plaies sont pour ma gloire et la vôtre. Les Bienheureux qui les contemplent depuis tant de siècles n'en sont point rassasiés..., ils les contempleront toujours et en jouiront toujours... Oh ! Que la terre est peu de chose en vue d'un si grand bien !... »

 

Très souvent, la vue du Ciel est offerte à cette chère âme, tandis que se fait entendre la voix de Dieu le Père : « Vois, ma fille, tout ceci est le fruit des souffrances de mon Fils!... Tout ceci t'est montré afin que tu puisses, avec plus de confiance  et de joie, offrir les saintes Plaies de Jésus... »

 

Et la douce Reine des élus ajoute, pour stimuler les ardeurs : « Si je suis au Ciel et les Saints aussi, nous y sommes tous par les mérites des Plaies de mon Fils.  Vous devez exploiter ces Plaies divines et vous deviendrez grandes aussi. »

 

Toujours la même perspective, toujours le même programme : Semer ici-bas dans les sillons des saintes Plaies ; au Ciel, moissonner éternellement dans la gloire.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:17

 
 

LES SAINTES PLAIES ET LES AMES DU PURGATOIRE

 

« Le bénéfice des saintes Plaies fait descendre les grâces du Ciel et monter au Ciel les Âmes du Purgatoire.

 

« Chaque fois que vous regarderez le divin Crucifié avec un cœur pur, voue obtiendrez la délivrance de cinq âmes du Purgatoire : une à chaque Plaie.

 

« Vous obtiendrez aussi, en faisant le Chemin de la Croix, si votre cœur est bien pur et bien détaché, la même faveur à chaque station, par le mérite de chacune de mes Plaies.

 

« Quand vous offrez mes saintes Plaies pour les pécheurs, il ne faut pas oublier de le faire pour les Âmes du Purgatoire, car il y a peu de personnes qui pensent à leur soulagement.

 

« Les saintes Plaies sont le trésor des trésors pour les Âmes du Purgatoire. »

 

C'est ce que le bon Maître voulut montrer à Sœur Marie Marthe. Certain dimanche de Carême, son état de souffrance ne lui permettant pas d'assister à l'instruction, son Bien-Aimé vint à elle et lui dit : « Je vais te donner une occupation : tu offriras tes souffrances en union avec les miennes divines pour les Âmes du Purgatoire. »

 

La Sœur commença à faire cette offrande et, chaque fois qu'elle la renouvelait, elle voyait une âme monter au Ciel. Elle en était à la vingtième, lorsque le Père Éternel apparut : « Je te donne le même pouvoir qu'à mon Fils, pourvu que tu m'offres ton cœur uni au sien. »

 

Elle s'efforça de le faire, et, à chaque acte d'offrande et d'union, c'était vers le Ciel, suivant son expression, une envolée d'âmes, «comme une volée d'oiseaux ».

 

Les âmes délivrées par elle venaient parfois la remercier et lui disaient : « Que la fête qui les avait sauvées, la fête des saintes Plaies, ne passe pas... « Nous n'avons connu la valeur de cette dévotion qu'au moment où nous avons joui de Dieu ! En offrant les saintes Plaies de Notre-Seigneur à son Père, vous opérez comme une seconde Rédemption. »

 

Au nombre de ces âmes, il en est qui tiennent de plus près au cœur d'une Religieuse, ce sont les âmes de ses propres Sœurs. Sœur Marie Marthe priait et souffrait pour elles plus particulièrement, et la Sainte Vierge lui en témoignait de la satis­faction : « Les âmes de vos Sœurs en Purgatoire sont mes filles. Je prends grand plaisir à vous entendre prier pour leur délivrance..., je souffre tant de les voir dans ce feu... Elles y vont presque toutes!... — Je suis Reine et je veux, que ces âmes règnent avec Moi ! Malgré tout notre pouvoir, mon Fils et Moi, nous ne pouvons les délivrer; elles doivent expier.Mais vous pouvez si facilement les soulager et leur ouvrir le Ciel, en offrant les saintes Plaies pour elles à Dieu le Père. »

 

« Offre-les pour tous leurs manquements à la Règle », ajouta, un jour, Notre-Seigneur.

 

Une de nos Sœurs lui apparaissant glorieuse, peu après sa mort, lui dit :

 

« Je croyais bien faire toutes mes actions purement pour Dieu, et lorsqu'elles m'ont été montrées, je les ai vues toutes remplies de mouvements naturels. C'est la confiance que j'ai eue aux saintes Plaies de Jésus, les derniers jours de ma vie, qui a fait ma perfection. »

 

« Ah! Qu'il fait bon mourir en passant par les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ », disait une autre chère défunte.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:42

Dans ses révélations, Sainte Brigitte de Suède compta 5,480 plaies infligées à Jésus durant Sa Passion.

VOTRE CONSECRATION AUX PLAIES DE JESUS-CHRIST

Dieu tout puissant qui avez voulu vous incarner sous forme de l’une de vos créatures par amour pour moi, afin de supporter l'insupportable, je vous consacre ma vie et mon éternité.

O Saintes Plaies des mains de Jésus-Christ, je vous consacre mes mains, afin de travailler toujours à votre gloire.

O Saintes Plaies des pieds de Jésus-Christ, je vous consacre mes pieds,
afin de marcher toujours à votre suite.

O Saintes Plaies du dos de Jésus-Christ, je vous consacre ma chair,
afin qu'elle soit toujours soumise a Votre Très Sainte Volonté.

O Saintes Plaies de la tête de Jésus-Christ, je vous consacre mon esprit,
afin que mon intelligence ne soit pas un obstacle à ma sanctification.

O Saintes Plaies du Coeur de Jésus-Christ, je vous consacre mon coeur,
afin que, désormais uni au votre, il déborde d'amour pour les hommes, mes frères.

O Très Précieux Sang de Jésus-Christ, je vous consacre tout mon sang,
afin que désormais ne coule dans mes veines, que Foi, Espérance et Charité.



Dévotion à la Sainte Plaie de l’épaule de Jésus

Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'Épaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix. Jésus lui dit :

«J'ai eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres.

Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée.

Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.»

Cette prière et cette dévotion ont été acceptées par le Pape Eugène III.

Prière :

Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu, moi pauvre pécheur,
j'adore et vénère la très sainte Plaie que Vous avez reçue à l'épaule
en portant au Calvaire la très lourde croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur.

Je Vous supplie, en vertu des mérites de la dite Plaie, d'avoir pitié de moi, en me pardonnant de tous mes péchés mortels ou véniels, en m'assistant à l'heure de ma mort et en me conduisant dans Votre heureux Royaume.

Amen !


Chapelet des Saintes Plaies      (sur un chapelet normal)

Le chapelet des Saintes Plaies ne doit pas être confondu avec le chapelet de cinq plaies. En effet, le chapelet des Saintes Plaies se récite sur un chapelet normal. De plus, il permet de méditer sur l'ensemble des plaies qui furent infligées au corps meurtri de notre Seigneur Jésus-Christ durant tout son calvaire, c'est à dire du moment de son arrestation à sa crucifixion. L'examen du suaire montre ainsi la torture et la mutilation du corps du Christ (voir rubrique suaire)

Par ce chapelet, nous voyons et méditons sur la mort douloureuse du Christ pour nous, en rachat de nos péchés.

Ce chapelet est dû à Soeur Marie Marthe Chambon (1841-1907) qui assurait tenir de Jésus les deux invocations qui le compose. Elle disait avoir reçu du Seigneur la mission de raviver dans le monde la dévotion aux Saintes Plaies. Jésus lui assura entre autres: "Avec mes plaies et mon Coeur, vous pouvez tout obtenir", "Mes Plaies couvriront toutes vos fautes".  "Offrez les moi souvent pour les pécheurs, car j'ai faim des âmes".
Voici comment réciter ce chapelet:

Sur la croix, on récite la prière suivante:

« O Jésus, divin rédempteur, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. Amen.
Dieu Saint, Dieu fort, Dieu immortel, ayez pitié de nous et du monde entier. Amen.
Grâce et miséricorde, mon Jésus, pendant les dangers présents. Couvrez nous de votre sang précieux! Amen.
Père éternel, faites-nous miséricorde par le sang de Jésus-Christ votre Fils unique. Faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Amen. »

Sur les gros grains:

« Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour guérir celles de nos âmes. »

Sur les petits grains:

« Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies. »

A la fin du chapelet on récite 3 fois:

« Père éternel, faites-nous miséricorde par le sang de Jésus-Christ votre Fils unique. Faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Amen. »


http://www.mariereine.com/affiche.php3?ID=963&categorie=4

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:41

LES SAINTES PLAIES ET L'ÉGLISE

 

Notre-Seigneur renouvela souvent à Sœur Marie Marthe la promesse du triomphe de la sainte Église par le pouvoir de ses Plaies et de la Vierge Immaculée :

 

« Ma fille, il faut bien faire ta charge, qui est d'offrir mes divines Plaies à mon Père Éternel, parce que de là doit venir le triomphe de l'Église, lequel passera par ma Mère Immaculée. »

 

Mais, dès le principe, Notre-Seigneur prévient toute illusion, comme toute équivoque. Il ne saurait être question du triomphe matériel, visible, dont rêvent certaines âmes !...

 

A la barque de Pierre, jamais les flots ne se plieront avec une parfaite docilité ; parfois même on pourra trembler devant les fureurs de leur agitation...

 

Lutter, lutter tou­jours, c'est une loi de la vie de l'Église : « On ne comprend pas ce qu'on demande en demandant son triomphe... Mon Église n'aura jamais de triomphe visible. »

 

Toutefois, à travers les luttes et les angoisses, continue de s'accomplir, dans l'Église et par l'Église, l'œuvre de Notre-Seigneur Jésus-Christ : le salut du monde. L'œuvre de Notre-Seigneur Jésus-Christ s'accomplit d'autant mieux que la prière, qui à sa place dans le plan divin, implore davantage les secours du Ciel.

 

Et l'on conçoit que le Ciel se laisse spécialement fléchir quand on l'invoque au nom des Plaies rédemptrices. — Jésus insiste fréquemment sur ce point : « Les invocations aux saintes Plaies lui obtiendront une victoire incessante...

 

« Il faut que tu puises sans cesse dans ces sources pour le triomphe de mon Église.

 

« Hé! Mon bon Maître, depuis le temps que vous me faites faire cela !... et le triomphe ne vient pas », s'exclama-t-elle dans sa familière simpli­cité.

 

« Ma fille, répondit notre Divin Sauveur, vous devriez être déjà bien contentes de ce que je ne vous châtie pas davantage. Tu retiens mon bras.  Je te promets de te donner le triomphe, mais petit à petit. »

 

Et le saint Fondateur vint compléter la leçon du Maître : « Lors même que Notre-Seigneur promet le triomphe par Marie Immaculée, il ne faut pas vous relâcher dans la prière et l'offrande des saintes Plaies. »

 

Au moment d'une grande persécution de l'Église, Sœur Marie Marthe demandait souvent à Jésus de couvrir de la protection de ses saintes Plaies le Souverain Pontife. Cette prière plaisait beaucoup à Notre-Seigneur. Il fit voir à notre Sœur que la grâce surabondait sur le Très Saint Père Pie IX et que les prières faites par la Communauté y con­tribuaient grandement : « De mes Plaies sort une vertu particulière. »

 

Vers la fin de 1867, Notre-Seigneur lui révéla que « Sa Sainteté aurait encore beaucoup à souffrir, qu'il n'y aurait plus de paix, mais que, grâce à la prière, le Pape pourrait subsister sur le Saint-Siège, dans la tribulation ». On voit que Notre-Seigneur ne veut pas d'illusion !

 

Ce qui ne l'empêche pas d'exiger toujours des prières :

 

« Je veux que cette Communauté soit le soutien du Saint-Siège par la prière et surtout par l'invocation à mes saintes Plaies. Vous opposez ainsi, une barrière à mes ennemis. »

 

Ni d'exprimer sa satisfaction pour les prières faites :

 

« Je suis content des prières que ta Communauté fait pour soutenir l'Église. Vous aurez un degré de gloire de plus pour avoir été de bons soldats du Saint-Père. — Vous serez toujours dans le cas de l'être : il faut beaucoup prier pour la sainte Église. »

 

Ni de conclure par l'assurance d'une Protection contre la quelle rien ne saurait prévaloir :

 

« Pendant que mes Plaies vous garderont, vous n'avez rien à craindre, ni pour vous, ni pour l'Église! Si ce bien venait à vous manquer, vous comprendriez alors ce que vous possédez. »

 

   (À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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