Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme
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Déjà la Patience prend le nom de Longanimité lorsqu'elle consiste à attendre longuement le bien espéré; et on l'appelle aussi Constance lorsqu'elle comporte un effort continu pour la réalisation d'une bonne œuvre.
Cependant la Persévérance ne fait pas double emploi avec la Patience et ses divers aspects. Ce qui la spécifie, c'est la Force nécessaire pour « tenir », non pas jusqu'au bout d'une entreprise quelconque si difficile et prolongée qu'on la suppose, mais jusqu'à la fin de la vie, et dans la pratique de toutes les vertus.
Son domaine, on le voit, est donc beaucoup plus vaste que celui de la Patience.
La Persévérance embrasse toute l'activité humaine; et elle est comme le couronnement de toutes les vertus. Par définition, celles-ci sont bien des « habitus » , c'est-à-dire des « qualités permanentes », Mais vu la fragilité de la volonté humaine, en fait, ces dispositions ne sont souvent que temporaires ou intermittentes; et il est bien nécessaire qu'une « puissance » spéciale leur assure un peu de continuité. Et c'est l'objet propre de la Persévérance de fortifier la volonté pour lui permettre de vaincre cet écueil qu'est pour elle « la longueur du temps », En cela elle se différencie de la constance qui, elle, lutte plutôt contre les entraves venues des puissances adverses.
On qualifie déjà de Persévérance la répétition des efforts qui se poursuit inlassablement jusqu'à la consommation définitive' d'une entreprise. A vrai dire ce n'en est qu'un commencement, ou si l'on veut, une Persévérance partielle et atténuée. La Persévérance proprement dite englobe l'achèvement de toutes les bonnes œuvres, et la perfection de la vie humaine entière.
C'est là ce qui en fait l'importance.
N'a-t-on pas raison de dire que la Persévérance est à la fois la plus difficile et la plus nécessaire de toutes les vertus?
La plus difficile, ... parce que si la nature humaine est capable de bons mouvements, et assez aisément même de gestes héroïques, elle est aussi, hélas, prompte à la lassitude et l'effort lui coûte beaucoup plus par la durée que par l'intensité.
La plus nécessaire, ... car de quoi serviraient les efforts les plus courageux et les plus prolongés s'ils cessaient avant la fin de l'épreuve? En vain le navigateur aura fait le tour du monde en triomphant de tous les périls s'il doit sombrer juste au moment de rentrer au port! Ce naufrage à la dernière minute n'en est que plus navrant; il anéantit les beaux espoirs et rend inutiles les plus magnifiques prouesses.
« Celui-là sera sauvé qui aura persévéré jusqu'à la fin », dit l'Évangile.
Comme toutes les vertus surnaturelles, bien entendu, la Persévérance découle de la Grâce sanctifiante.
Mais il est une Persévérance qui ne peut-être que le fruit d'une Grâce spéciale: c'est celle qu'on appelle la « Persévérance finale ».
Par elle-même déjà, certes, la vertu de Persévérance tend à assurer le maintien de la personne humaine dans le bien jusqu'à sa pleine consommation. Cependant il n'est pas une vertu qui rende l'homme définitivement impeccable: « en état de Grâce », l'âme n'est pas pour autant « confirmée en Grâce »!
La faiblesse humaine subsiste jusque chez les plus parfaits et les mieux affermis; donc le risque de perdre la Grâce et de voir fléchir la Persévérance à la dernière minute de la vie, surtout dans les affres de la mort.
Alors c'est bien un secours particulier, et tout gratuit encore, qui apporte à l'âme habituellement fidèle ou récemment repentie, la fidélité dans le dernier instant décisif: Grâce de la Persévérance finale.
Impossible d'excéder dans la Persévérance, semble-t-il? On ne tiendra jamais trop longtemps, puisqu'il faut tenir jusqu'au bout?
Non, en effet, lorsqu'il s'agit de tenir dans la pratique du bien. Mais on rencontre une fausse persévérance, vicieuse tout simplement parce qu'elle se trompe d'objet, parce qu'elle se met au service du mal : c'est alors la pertinacité, ou encore l'obstination, l'entêtement. L'orgueil qui feint de voir là une qualité, a soin d'en faire l'apanage de « 1'homme de volonté ou de caractère »!
A vrai dire, ce défaut est peut-être moins grave, et surtout plus aisément remédiable que celui qui lui est opposé : la mollesse ? D'un homme mou, sans énergie, sans raison, il n'y a pas grand chose à attendre: s'il consent à quelques tentatives, il abandonnera vite. Tandis qu'un homme volontaire et tenace, il suffit de l'orienter vers un bien digne de ses efforts. »
« L’Évangile nous dit : » Bienheureux les doux et non bienheureux les mous… ! » E. Hello
Pour nous « survivantistes », la foi fonde notre patience et notre persévérance. Car nous croyons aux promesses du Seigneur transmises si ouvertement en 1969 à San Damiano par Sa Sainte Mère. « L’Église de Pierre doit triompher avec le Saint Père Paul VI »
Que cette affirmation soit notre signe de ralliement…. ! Attendons patiemment jusqu’au bout l’heure de Dieu…
http://amdg.over-blog.fr/article-les-vertus-de-survie-patience-et-perseverance-2-2-108972161.html
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R.P Sineux OP. Ed Téqui. Initiation à la théologie de Saint Thomas d’ Aquin
En cette époque troublée par la révolte et l’anarchie, l’apostasie reniement des valeurs les plus sûres, il est indispensable de redonner lustre aux vertus chrétiennes de patience et de persévérance. Le RP Sineux nous en donne un exposé clair et bienfaisant. Il nous montre combien « patientia » rime avec « sapientia »…!
Notre vie est éprouvée par de multiples contrariétés, grandes et petites. C’est ce qui constitue notre croix, quand ce ne serait que de se supporter soi-même…Il nous faut porter cette croix, c’est à dire non pas la traîner, mais lui reconnaître toute sa valeur, tout son sens dans le mystère de la Rédemption. Combien d’hommes de femmes et d’enfants désespèrent faute de connaître la Science de la Croix… ! La « crise » va être l’occasion d’approfondir toujours plus et de faire connaître cette Sagesse qui seule peut préserver du suicide, car les sciences profanes et toutes les « cellules psychologiques »s’avèrent incapables de consoler. « Consoler, c’est faire vivre une espérance » Mgr Ghika. C’est une tâche qui demande beaucoup de persévérance… et de modestie, car de nous-mêmes nous sommes bien faibles. C’est une œuvre très méritoire de Miséricorde.
« La Patience : Son nom seul (il contient « pâti » = souffrir) la rattache à cet aspect primordial de la vertu de Force qui consiste à subir le mal. (Comme une tour bien construite qui résiste aux pires tempêtes)
Sans la confondre absolument avec la souffrance, l'on considère plus souvent que celle-ci lui est inévitablement annexée ?
Pas toujours cependant! Ainsi Dieu est souverainement patient : Il ne souffre pas ni ne peut souffrir! Et la patience idéale pour homme ne serait-elle pas celle qui se rapproche le plus de la patience divine, qui supporte sans souffrir?
Sans souffrir du tout, ce serait beaucoup demander à la pauvre nature humaine? Du moins en dominant la souffrance et la tristesse qu'elle engendre, de telle sorte qu'elle ne devienne pas l'abattement.
La patience en somme maintient « l'égalité d'âme », l'ordre, I'harmonie entre les facultés sous la sereine hégémonie de la raison : « Par votre patience, vous posséderez vos âmes » autrement dit « vous aurez vos âmes bien en mains », ou encore «vous garderez la maîtrise de vous-mêmes »,
Est-il exagéré de faire, avec S. Grégoire, de la patience, la gardienne de toutes les vertus » ?
Saint Jacques déclare de son côté « qu'elle achève la perfection ». Elle accompagne souvent les plus grandes vertus, et se fait souvent le signe tangible de leur vitalité. La patience pour supporter sans maugréer les peines de la vie par exemple, n'est-elle pas la preuve d'une Foi vive, et l'expression silencieuse d'une Espérance invincible? Savoir attendre, sans « râler », sans fièvre le bien auquel on aspire n'exige pas un moindre effort que d'endurer le mal dont on est frappé.
Et la patience dans les rapports avec le prochain, le support imperturbable de ses défauts inévitables comme de ses méchancetés calculées, n'est-ce pas l'un des actes les plus émouvants de la Charité, l'attitude d'un amour dévoué et désintéressé?
« La Charité est patiente ... ; elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal...; elle excuse tout, elle supporte tout ».
En outre, la patience a un rôle de préservation vis-à-vis des grandes vertus morales. Elle arrête bien des fautes, refoule de mauvaises passions telles que la colère, et ses succédanés, (l'impatience, l'agacement, la mauvaise humeur) générateurs de rivalités, de jalousies, de haine, d'injustice. C'est pourquoi, si elle reste inférieure, théoriquement, à ces grandes Vertus fondamentales qui réalisent le bien de l'homme, elle leur est un auxiliaire et un complément indispensable.
Évidemment, ne confondons pas la patience avec une stupide insensibilité qui reste indifférente au bien comme au mal; et pas davantage avec l'arrogant défi des stoïciens : «Douleur, tu n'es qu'un mot! »
Ce n'est pas le fait de supporter les maux qui constitue la patience, mais seulement la manière, et, dans cette manière, spécialement l'intention : à savoir le désir de sauvegarder l'intégrité des biens spirituels malgré les assauts des puissances adverses, et de conquérir le bien éternel en triomphant des maux temporels.
Ne voit-on pas les hommes qui n'ont qu'un idéal terrestre, avares, jouisseurs, ambitieux, se condamner à de longues attentes et à des efforts répétés, puis consentir à bien des peines endurées avec calme pour conquérir l'objet que convoite leur passion? Ce n'est là qu'un simulacre de patience ! Un tel courage serait digne d'une meilleure cause ; il n'a rien de vertueux, étant donné le but vicieux qu'il se propose.
L'erreur est assez répandue, hélas, qui semble identifier la perfection morale et surtout le droit à la béatitude, avec l'intensité et la prolongation des épreuves : X... mérite bien que Dieu l'accueille et le récompense; il a tant souffert ... ! On oublie la notion la plus élémentaire de la vertu. Le « patient »en question (au sens de malade ou éprouvé), dans quel esprit a-t-il enduré ses peines? A-t-il seulement songé à cette béatitude éternelle qu'on veut lui octroyer à si bon compte? SOUVENONS NOUS DES DEUX LARRONS AU CALVAIRE.
Le bagnard ne mérite même pas le pardon de ses crimes s'il ne fait que traîner son boulet, silencieusement peut-être, mais sans vrai repentir et dans une morne rancune. On aura beau dire qu' « il expie », ses tortures ne seront pas une purification de sa conscience tant qu'il n'aura pas « changé son cœur l).
« Conformité entière à la Volonté de Dieu » telle est à la fois la source et le caractère de la vraie Patience. Cette Volonté divine fût-elle mystérieuse, inexplicable pour tout jugement humain; que la Volonté du Père semble s'attarder démesurément aux sévérités et corrections, la Patience réprime toute rébellion, arrête même toute question indiscrète, et rallie toutes les facultés de l'âme à la conviction que tout ce qui vient de Dieu tournera à l'avantage de Ses élus: « Je te ferai voir que tout est bien, disait Dieu à Ste Catherine de Sienne « Que rien ne te trouble, mon âme », répétait de son côté Ste Thérèse d'Avila.
La patience coïncide alors avec la Charité parfaite qui aime jusqu’à se livrer sans réserve, et trouve sa paix dans l'abandon au bon plaisir de Dieu
Dans ce sens, S. Jean Chrysostome a raison de l'appeler la « reine des vertus » Car, explique-t-il, elle est le fondement qui soutient nos bonnes actions, un port tranquille contre les tempêtes, la paix la guerre, un principe de sécurité parmi les embûches. Elle rend l’âme plus forte que le diamant; elle lui procure une assurance imperturbable en face de tous les dangers » A suivre
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« Recommandez votre foi à Dieu : Notre-Seigneur a promis à Sainte Mechtilde, que quiconque le ferait de la manière qui va suivre, y trouverait un puissant moyen de n'être jamais ébranlé dans la vraie foi jusqu'à sa mort."
« Cette foi que je viens de professer, je la recommande à Votre Toute Puissance, O Père éternel, et je Vous prie de m'y affermir si solidement par Votre Force divine, que je ne l'abandonne jamais.
Je la recommande aussi à Votre impénétrable Sagesse, ô Fils unique de Dieu, et je Vous supplie de m'éclairer si vivement des rayons de Votre Divine Intelligence, que l'esprit d'erreur ne me pervertisse jamais.
Je la recommande enfin à Votre très tendre Bonté, O Saint-Esprit Consolateur, Esprit de Vérité et de Charité et je Vous supplie de la rendre tellement active en moi par la Charité dans toutes mes actions qu'à l'heure de ma mort elle soit entière et parfaite. »
Les prières de Sainte Mechtilde montrent qu’il est possible d’exprimer une prière alliant une doctrine très sûre et une profonde piété affective. La référence constante au dogme fondamental de la Sainte Trinité, Puissance, Sagesse et Bonté, donne à sa prière une profonde et forte beauté. Tête et cœur y sont étroitement unis. C’est l’intelligence qui dirige la volonté. Si l’esprit est dépourvu de clarté, s’il n’est pas bien nourri de solides connaissances, la volonté, puissance d’élan et d’attachement, court un grand risque de se perdre, faute de guide, de forme, de modèle. Le sentiment livré à son seul élan est comme une rivière qui n’a plus de rives. Il devient un marécage, un chaos, ou une agitation informe, infestée d’illusions.
C’est pourquoi il faut se méfier de ceux qui parlent exclusivement de l’amour sentiment sans faire connaître ce qu’il faut aimer, et de quelle façon. L’antéchrist n’a pas d’autre moyen de séduction. Soyons méfiants à l’égard de prières modernes qui utilisent les grandes idées de paix, d’amour, d’unité, de grandes « valeurs » et qui éliminent la Sainte Trinité et Jésus-Christ, nommément invoqués, comme sources de la vertu de foi. Le Nouvel Age qui souhaite une « religion universelle, plus naturelle, sans dogmes est un nouveau paganisme, une ruse de l’Adversaire.
La foi est adhésion de l’esprit aux vérités révélées, et mieux à La Vérité faite homme (l’hébreu parle même d’une adhérence). La foi est une vertu, c’est à dire une force. C’est un acte de présence, éclairé, ferme, vivant dans les jours de ferveur comme dans les jours de sécheresse. Il faut se nourrir pour être forts et grandir. Saint Vincent de Paul disait à ses Filles de Charité, en pensant à l’Eucharistie « Vous voulez la Charité, mangez-en… » Il aurait pu en dire autant de la foi et de l’espérance…
Unissons nous à SS Paul VI « fort dans la foi » défenseur et martyr du Credo, comme nous le révélera l’histoire. Patience. Il lui sera beaucoup pardonné.
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" Le propre de l'erreur, c'est de n'avoir qu'un moment à elle. L'erreur est pressée. Le propre de la Vérité, c'est d'avoir devant soi l'éternité. La vérité est patiente, l'erreur suit la mode, la vérité n'est jamais démodée. Satan, le prince du mal est appelé le Prince de ce monde et l'Église dit à Dieu qu'Il règne dans les siècles des siècles. La Parole de Jésus se fait entendre au jardin des oliviers, à l'oreille de ceux qui venaient Le saisir :
" Voici votre heure et le pouvoir des ténèbres. "Votre heure ! Elle accordait au mal un triomphe d'une heure, mais Elle disait à Ses amis : " Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Une heure ! Des siècles ! Que d'enseignements dans ce contraste! Et pendant cette heure, accordée aux ténèbres, Jésus promet au bon Larron ce Paradis où la gloire doit vivre dans les éternités d'éternité.
Il est donc dans les habitudes, dans la Sagesse de la Toute-Puissance de laisser au néant, quand il a fait un effort, la récompense illusoire d'un faux succès momentané, l'illusion d'un triomphe qui porte en lui son ironie: et pendant qu'Elle se joue ainsi du vaincu, au point de lui permettre de lui concéder une apparence de victoire, la Sagesse de la Puissance Se garde pour Elle-même, comme Sa réserve assurée, comme Sa chose inaliénable, la revanche éternelle de l'Être !
L'erreur fait deux choses, elle se hâte et se dissout. Elle se hâte et pendant qu'elle s'agite, croyant presser sa vie, elle presse sa mort. Plus elle réussit, plus elle va se dissoudre. Si l'erreur entendait mieux ses intérêts, elle resterait dans le demi-jour. Elle aimerait le secret, car pour elle, la seule manière d'être longtemps, c'est d'être peu à la fois. La seule chance qu'elle ait pour durer, c'est ne pas montrer sa face... Si elle se découvre, nul ne peut tenir devant sa laideur et cette laideur est frappée de honte en face d'elle-même dès qu'elle s'aperçoit... Dès qu'elle se montre, la voilà perdue. Il faut donc qu'elle prenne une autre forme, mais elle est à la fois dupe et fripon. L'histoire de l'erreur est une mascarade et son masque est sa condition nécessaire : démasquée, elle serait détruite à l'instant même. L'erreur est une fausse route qui ne conduit à rien, un détour. Elle engendre beaucoup d'erreurs, à la faveur, non de la logique, mais des passions soulevées.
Le saint dit la Vérité et donne la paix aux âmes qui l'entendent et d'âge en âge, cette vérité et cette paix se perpétuent. Le menteur introduit la confusion, la discussion, la mort. Plus vite il est démasqué, moins le mensonge est nocif, mais rien n'est plus dangereux qu'un mensonge bien subtilement déguisé en vérité. Il est long à mourir, car il faut du temps pour le démasquer et il a le temps de semer le désordre. Mais ce temps est limité et il le pressent, c'est pourquoi il commet des erreurs de tactique, se montre trop, et tôt ou tard, est pris en flagrant délit.
Observons le travail du Menteur par excellence : Satan. Il inspire tous les hérétiques, les révoltés, les faux savants. Jamais (jusqu'alors du moins) en se montrant lui-même. Cela il le fera sous la forme de l'Antéchrist. Maintenant il délègue à ses" disciples "le soin de déformer la vérité de façon à travailler le plus longtemps possible. Il a le sens de la manœuvre oblique. Combien sont, parmi les hommes, les adorateurs de Lucifer ? Très peu directement et lucidement. Innombrables par contre, sont les adorateurs des idoles qu'il met à la disposition des hommes : l'Argent, l'Ambition, le Moi, l'intelligence, la Science, la Révolution, la Liberté, l'Amour même. Tout est idole, qui est contemplé sans référence à Dieu. C'est pourquoi Satan, le Malin, ne laisse jamais une idole triompher sans la remplacer par une autre plus subtile. " Vous n'aimez pas les mensonges de l'Argent, aimez donc ceux de la Révolution ".
Satan est d'accord pour un christianisme " humain ", seulement humain, sans grâce, sans Dieu. C'est sa façon de faire la part du feu. Pour cela il suffit de séparer la morale du dogme. " Unissez-vous pour une morale universelle, mais surtout laissez tomber les dogmes particuliers ! " C'est la morale qui rapproche les hommes, c'est le dogme qui les divise ". " Si vous voulez la paix, sacrifiez les dogmes catholiques ", la Création, l'Incarnation, la Rédemption, la Présence Réelle, l’Immaculée Conception et tous les grands luminaires de l'Église.
Car il sait que tous ces dogmes sont protégés par la Puissance de la Vérité Éternelle qui a pour Elle les siècles des siècles.
Mais Satan est pressé de semer le plus d'ivraie possible dans le temps qui lui est accordé pour son œuvre de ténèbres ; lui sait qu'il ment, mais ceux qui le suivent « ne savent pas toujours ce qu’ils font ».
Les vérités révélées sont conçues de l’Esprit-Saint ; aucune n’est inutile, ni en trop, pour les siècles des siècles. Veillons donc avec le Christ pendant l’heure des ténèbres »
(E. Hello)
Venez Esprit Saint de Vérité à notre secours....Nous périssons...!
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