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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 18:42

 

De la joie d'une bonne conscience…        

1. La gloire d'un homme de bien est témoignage que lui rend sa conscience. (II Cor. I, 12.) Ayez cette bonne conscience, et vous aurez une joie continuelle. La bonne conscience peut support­er beaucoup de choses, et goûter une grande joie au milieu des adversités. La mauvaise conscience est toujours timide et inquiète. Vous jouirez d'un agréable repos, si votre intérieur ne vous reproche rien. Ne vous réjouissez jamais sauf quand vous aurez bien fait.

Les méchants n'ont jamais de joie véri­table, et ne sentent point la paix inté­rieure, parce qu'il n'y a point de paix, pour les impies, dit le Seigneur. (Is. lvii 21.) Quand ils diraient: Nous somme, en paix, les maux ne viendront point sur nous : qui est-ce qui osera nous nuire ? Ne les croyez pas ; car la colère de Dieu s'élèvera tout d'un coup, et leurs actions seront anéanties, et leurs pensées se dissiperont.

2. Il n'est pas difficile à celui qui aime de se glorifier dans la tribulation, parce que se glorifier de la sorte, c'est se glorifier dans la croix du Seigneur. (Rom. v, 3. Gai. vi, 4.)

La gloire que les hommes se donnent réciproquement passe vite ; elle est toujours accompagnée de tristesse. La gloire des bons est dans leur conscience même et non dans la bouche des hommes. La joie des justes est de Dieu et en Dieu leur joie est dans la vérité.

Celui qui aspire à la gloire véritable et éternelle ne se soucie pas de la gloire temporelle ; et celui qui cherche la gloire du siècle, ou qui ne la méprise pas sincèrement, fait bien voir qu'il n'aime pas assez l'éternelle. Celui qui est indifférent aux louanges ou au blâme jouit d'une grande tranquillité d'esprit.

3. L'homme qui a la conscience pure sera aisément content  et  paisible. La louange des hommes ne vous rend pas plus saint, et leur blâme ne vous rend pas moins estimable. Vous êtes ce que vous êtes; et ce que les hommes peuvent dire de vous ne vous rendra pas aux yeux de Dieu plus grand que vous ne l'êtes.

Si vous considérez ce que vous êtes au dedans de vous, vous ne vous mettrez pas en peine de ce que l'on dira de vous.

L'homme ne voit que le dehors; mais Dieu voit jusqu'au cœur. (I Reg. xvi, 7.) L'homme regarde les œuvres ; mais Dieu ; considère l'intention. Faire toujours bien et s'estimer peu, c'est la marque d'une âme humble. Ne vouloir recevoir de con­solation d'aucune créature, c'est le signe d’une grande pureté et d'une confiance intérieure en Dieu.

4. Celui-là fait bien voir qu'il s'est entièrement abandonné à Dieu, qui ne cherche au dehors aucun témoignage en sa faveur. Car, comme dit saint Paul : Ce n'est pas celui qui se rend témoignage à soi-même qui mérite d'être estimé, mais celui à qui Dieu rend té­moignage. (II Cor. x, 18.) Marcher avec Dieu au dedans, et n'être lié d'aucune affection au dehors, c'est la disposition d'un homme intérieur.

PRATIQUE

La paix d'une bonne conscience n'exclut pas toujours les troubles que les tentations et les peines intérieures forment dans l'esprit; mais elle fait que parmi tous les orages qui s'y élèvent, le cœur est soumis et fidèle à Dieu : soumis à souffrir la peine, et fidèle à ne pas succomber, mais à résister, à com­battre, et à ne rien négliger par décourage­ment. C'est ainsi qu'une âme peinée et sou­mise est, dit le Prophète - Roi, un sacrifice agréable à Dieu, qui ne rebute jamais un cœur contrit et humilié : humilié de se voir assu­jetti au sentiment de ses misères, et contrit du sujet qu'il a donné à Dieu de les lui faire sentir. Prenons là-dessus une résolution ferme et constante de ne nous laisser abattre ni par nos chutes, ni par nos peines, ni par le sentiment et l'expérience de nos misères, mais de nous humilier devant Dieu de nous voir si misérables, et lui demander pardon des fautes que nous avons faites en ne ré­sistant pas comme nous le devons aux atta­ques de l'ennemi de notre salut; de nous en punir sur l'heure, en nous privant de quelque satisfaction ; et après cela demeurons en repos, car la bonne conscience est celle qui est exempte de péché par la fidélité, ou qui en est épurée par la pénitence.

PRIÈRE

Vous savez, Seigneur, à combien de tenta­tions, de peines intérieures et de périls du salut nous sommes exposés, et par le pen­chant naturel et violent que nous avons pour le mal, et par la répugnance continuelle que nous avons au bien, et par les assauts des tentations. Comment pourrions-nous résister à tant d'ennemis si puissants et si animés à notre perte, si vous n'aviez la bonté de nous secourir ?

C'est donc à vous que nous élevons nos cœurs, nos esprits et nos yeux, pour vous sup­plier de ne nous pas laisser périr, et de ne pas permettre que nous succombions à la tentation, mais de nous délivrer du plus grand et du seul mal à craindre, qui est le péché. Ainsi soit-il.

Extrait de : IMITATION  DE JÉSUS-CHRIST

CHAPITRE VI  Edition  1899

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 10:36

 

La considération de soi-même…

1. Nous ne devons pas trop nous fier à nous-mêmes, parce que souvent nous manquons d'intelligence et de grâce. Nous avons peu de lumière, et ce peu même se perd bientôt par notre négli­gence. Souvent aussi nous ne nous aper­cevons pas de l'aveuglement de notre âme. Souvent nous faisons mal, et nous nous en excusons encore plus mal. C'est quelquefois la passion qui nous fait agir et nous croyons que c'est le zèle.

Nous reprenons de petites fautes chez les autres, et nous nous en passons de beaucoup plus grandes. Nous sommes assez prompts à ressentir et à peser ce que nous endurons des autres ; mais nous ne prenons pas garde à ce que les autres souffrent de nous. Quiconque examinerait avec droiture ses propres défauts n'aurait pas sujet de juger désavantageusement autrui.

2. L'homme intérieur préfère le soin de lui-même à tout autre soin ; et celui qui est appliqué à veiller sur soi s'abstient aisément de parler des autres. Vous ne serez jamais intérieur et dévot si vous ne gardez le silence sur tout ce qui regarde votre prochain, pour n'avoir d'autre attention que sur vous-même. Si vous ne vous occupez que de Dieu et de vous-même, vous serez peu touché de tout ce qui vous vient d'ailleurs.

êtes-vous quand vous n'êtes pas présent à vous ? Et quand vous aurez couru tout le reste, qu'en retirerez-vous, si vous vous négligez vous-même ? Pour jouir de la paix et d'une véritable union avec Dieu, il faut que vous vous regardiez seul, et que vous comptiez pour rien tout le reste.

3. Ainsi vous avancerez beaucoup si vous tenez désoccupé de tout soin temporel; vous reculerez beaucoup, au contraire, si vous faites quelque cas des choses de la terre.

Qu'il n'y ait rien pour vous de grand, d’élevé, d'agréable ou d'avantageux, si ce n'est purement Dieu, ou ce qui est de Dieu. Regardez comme vaines toutes les consolations que vous présenteront les créatures. Une âme qui aime Dieu méprise tout ce qui est au-dessous de Dieu. Dieu seul est éternel et immense ; il remplit toutes choses, et il est la consolation de l'âme et la vraie joie du cœur.

PRATIQUE

Les réflexions inutiles sur soi-même et sur les objets extérieurs nous font perdre beau­coup de temps, de grâces et de mérites. Si nous tâchions de substituer le souvenir res­pectueux de Dieu à la place du souvenir vain ou incommode de nous et des créatures, nous serions toujours saintement occupés. Regar­der Dieu en nous et nous regarder en Dieu : vivre sous les yeux de Jésus-Christ par le recueillement, entre ses mains par la rési­gnation, à ses pieds par l'humilité et le sin­cère aveu de nos misères : voilà ce que nous devons faire pour vivre comme de vrais Chré­tiens, qui ne sont tout ce qu'ils sont que par l'attachement à Jésus-Christ. Pourquoi donc s'occuper si fort et si souvent de nouvelles, des curiosités, des vanités, et s'appliquer si peu et si rarement à son Dieu, à ses devoirs et à son salut? C'est qu'on est indifférent pour les choses de l'éternité et trop attaché aux choses du temps. Commençons donc d'être ce que nous serons un jour, c'est-à-dire occupés uniquement de Dieu, pour Dieu et en Dieu.

prière

Ôtez-moi, Seigneur, ces oisivetés d'un es­prit qui perd son temps et qui ne s'occupe de rien et cette inutilité de pensées qui me dérobent et le bonheur de votre présence, et l’attention à mes prières; ou, si je ne puis, en priant, toujours penser à vous, faites que mes distractions, étant involontaires, en détournant de vous mon esprit, n'en détournent point mon cœur.

Comme ce qui me rend distrait en vous priant est que mon cœur n’applique point mon esprit à la prière, je vous prie, ô mon Dieu, de toucher et de remplir mon cœur d'un mouvement vif et ardent de vous plaire, afin que, durant ma prière dans le jour, je pense plus à vous qu'à moi-même. Ainsi soit-il.

Extrait de : IMITATION  DE JÉSUS-CHRIST

CHAPITRE V.  Édition  1899

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 10:47

 

La pureté du cœur et de la simplicité d'intention.

1. L'homme a deux ailes pour s'élever au dessus des choses de la terre : la simplicité et la pureté.

La simplicité doit  être dans l'intention, et la pureté dans l'affection. La simplicité tend à Dieu ; la pureté le possède et le goûte.

Nulle bonne œuvre ne vous fera de la peine dès que vous serez libre en vous-même de toute affection déréglée. Si vous ne vous proposez et si vous ne cherchez que la volonté de Dieu et l'utilité de votre prochain, vous jouirez de la liberté intérieure.

2. Si vous aviez le cœur droit, toutes les créatures vous serviraient de miroir pour régler votre vie, et de livre pour y puiser me sainte doctrine. Il n'y a point de créature, si petite et si vile qu'elle soit, qui ne représente la bonté de Dieu.

Un cœur pur pénètre le ciel et l’enfer.  Chacun juge des choses du dehors selon les dispositions de son intérieur.

S'il y a quelque joie en ce monde, elle est le partage d'un cœur pur ; et s'il y a un endroit où l'affliction et l'inquiétude se rencontrent, c'est dans une mauvaise conscience.

Comme le fer mis au feu perd sa rouille et devient tout enflammé, ainsi l'homme qui se convertit parfaitement à Dieu se dépouille de sa langueur, et se trouve transformé en un nouvel homme.

3. Quand l'homme commence à se relâcher, un travail léger lui devient difficile, et il reçoit volontiers les consolations extérieures. Mais lorsqu'il commence à se vaincre parfaitement lui même, et à marcher courageusement dans la voie de Dieu, il trouve léger ce qui lui paraissait auparavant un poids insupportable.

PRATIQUE

La pureté de cœur consiste dans le détachement de tout ce qui peut le souiller. Une infidélité volontaire, un regard indiscret, un détour de Dieu impriment à l'âme une tache qui en ternit la beauté, et qui la défigure aux yeux de son Dieu. Heureux, dit Jésus-Christ,  « Ceux qui ont le cœur pur; car ils verront Dieu».

Ils le connaîtront par une foi vive et expérimentale en cette vie, qui leur fera, ainsi qu'il est dit de Moïse, soutenir l'Invisible comme s'ils le voyaient de leurs yeux; et ils le verront dans l'autre vie par la lumière de gloire. Il faut donc sur ce point se déterminer à ne faire, autant qu'on peut, aucun péché, ou du moins à n'en point contracter l'habitude, qui ternit la pureté d'une âme et la rend esclave de son amour-propre, l'attache aux plaisirs des sens, et la rend incapable de s'élever vers Dieu. Il faut encore, pour obtenir cette pureté de cœur, la demander incessamment à Dieu, lui disant avec le Prophète-Roi : Créez en moi, Seigneur, un cœur pur, et re­nouvelez dans le fond de mon âme la droiture de l'esprit, ou l'intention pure qui ne cherche qu'à vous plaire en toutes choses et sur toutes choses. Il faut enfin ne s'attacher à rien qu'à Dieu et à son bon plaisir, car toute attache à la créature souille une âme et la rend in­capable et indigne d'être unie à son Dieu.

PRIÈRE

Donnez-moi, Seigneur, cette simplicité d'esprit et cette pureté de cœur qui nous rendent dignes de votre amour, puisque vous nous avez tant recommandé dans votre Évan­gile de devenir humbles, simples et petits comme des enfants, si nous voulons entrer dans le ciel, et que cette enfance simple et spirituelle, qui consiste dans la droiture et dans le détachement, est nécessaire au salut de tous les chrétiens.  Amen

Extrait de : IMITATION DE JÉSUS-CHRIST  (CHAPITRE IV)

Elogofioupiou.over-blog.com.

 

 

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 11:06

Avez-vous déjà lu Confiance en la Divine Providence…

C’est le plus merveilleux trésor de lumière.

En PDF sur mon blog.

https://drive.google.com/file/d/0BwuLXsGPXPbYWXJ3M1VYRUFfNG8/view

Vous l’apprécierez j’en suis sur.  Union de prières, avec Marie et Joseph.

Elogofioupiou.over-blog.com

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 10:27

Doctrine de la Vérité… CHAP. III

1. Heureux celui que la Vérité enseigne par elle-même, non par des figures et par des paroles qui passent, mais en se fai­sant connaître telle qu'elle est !

Notre opinion et nos sentiments bien souvent nous trompent et ne pénètrent guère avant dans les choses.

Que servent ces recherches raffinées sur des choses cachées et obscures, puis­que nous ne serons pas repris au jour du jugement de les avoir ignorées ?

Notre aveuglement est étrange : nous négligeons l'utile et le nécessaire, pour nous appliquer à des choses curieuses et nuisibles. C'est avoir des yeux et ne point voir.

2. Qu'avons-nous affaire de ces dis­putes sur le genre et l'espèce ? Celui à qui la parole éternelle se fait entendre est débarrassé d'une  infinité d'opinions.

Tout procède de cette unique Parole, et tous les êtres rendent témoignage qu'il n'y en a qu'une, et cette même parole est le principe qui nous parle intérieu­rement. (Joan. vin, 25.)

Sans elle, nul ne peut ni bien entendre les choses, ni en bien juger.

Celui qui trouve tout dans l'unité, qui rapporte tout à l'unité, et qui voit tout dans l'unité, peut avoir le cœur stable et demeurer en paix avec Dieu.

O Vérité, qui êtes Dieu même, faites que je sois une même chose avec vous par une éternelle charité. Je m'ennuie souvent de lire ; je me lasse d'entendre tant de choses : c'est en vous seule que je puis trouve tout ce que je cherche. Que tous les docteurs, que toutes les créatures se taisent devant vous : parlez-moi vous seule.

3. Plus un homme sera recueilli en lui-même et sera devenu simple de cœur, moins il aura de peine à comprendre les choses les plus relevées, parce qu'il re­cevra d'en haut la lumière de l'intelli­gence.

Une âme pure, simple et constante n'est point dissipée par la multitude des actions, parce qu'elle fait toutes choses pour la gloire de Dieu, et qu'elle tâche de se garantir de toutes les recherches de l'amour-propre.

Qu'est-ce qui vous causent plus de trou­bles et d'obstacles que les passions immortifiées de votre cœur ?

L'homme vertueux et fidèle à Dieu commence par régler au dedans de lui-même tout ce qu'il doit faire au dehors. Aussi ses actions ne l'entraînent point dans le penchant d'une inclination vi­cieuse, car il les redresse selon les lois de la droite raison.

Quelqu'un a-t-il plus à combattre que celui qui entreprend de se vaincre soi-même ?

Ce devrait donc être là toute notre occupation, que de nous vaincre nous-mêmes, de prendre chaque jour plus de force sur nous, et d'avancer de plus en plus dans la vertu.

4. Toute la perfection de cette vie a toujours quelque imperfection qui lui.est attachée, et toutes nos lumières ne sont pas sans quelques obscurités.

L'humble connaissance de soi-même est une voie bien plus sûre pour aller à Dieu que la recherche d'une science profonde.

Ce n'est pas qu'il faille blâmer la science, ou la simple connaissance des choses. Elle est bonne, étant considérée en elle-même et selon l'ordre de Dieu ; mais il faut tou­jours lui préférer une conscience pure et une vie vertueuse.

Mais parce que la plupart des hommes s'étudient plus à savoir beaucoup qu'à bien vivre, ils tombent dans l'erreur, et ne font que peu ou presque point de fruit.

5. Oh ! S'ils prenaient autant de soin à déraciner les vices de leur cœur, et à y semer les vertus, qu'ils s'en donnent à agiter des questions, on ne verrait pas tant de maux et de scandales parmi les peuples, ni tant de relâchement dans les monastères.

Il est certain qu'au jour du jugement on ne nous demandera pas ce que nous aurons lu, mais ce que nous aurons fait ; avec quelle éloquence nous aurons parlé, mais avec quelle sainteté nous aurons vécu.

Dites-moi où sont maintenant tous ces maîtres et ces docteurs que vous avez connus lorsqu'ils vivaient, et qu'ils florissaient dans les sciences. D'autres à présent occupent leurs places, et je ne sais s'ils pensent seulement à eux. Ils semblaient être quelque chose durant leur vie, et maintenant personne n'en parle.

6. Oh ! Que la gloire de ce monde passe vite ! Plût à Dieu que leur vie eût répondu à leur science ! C'est alors qu'ils auraient fait de bonnes lectures et de bonnes études. Combien y en a-t-il dans le monde qui se perdent par une science vaine, qui leur fait négliger le service de Dieu ! Comme ils songent plus à s'élever qu'à se rendre humbles, ils s'évaporent dans leurs vai­nes pensées.

Celui-là est vraiment grand, qui a une grande  charité.  Celui-là est vraiment grand, qui est petit à ses propres yeux, et qui compte pour rien les plus grands honneurs. Celui-là est vraiment prudent, qui regarde toutes les choses de la terre comme du fumier, pour gagner Jésus-Christ. (Philip. III, 8.) Enfin celui-là est vraiment savant, qui sait faire la vo­lonté de Dieu et renoncer à la sienne.

PRATIQUE

Étudier les vérités, non pas tant pour les savoir que pour les pratiquer; écouter la Parole éternelle, qui parle plus au cœur qu'à l'esprit ; savoir ce qui est nécessaire à notre salut, et le faire, c'est ce qui fait.la science du Chrétien.

Lassé des connaissances spéculatives qui flattent la curiosité de mon esprit, ni ne touchent et ne changent point mon coeur, je m'ennuie de tant savoir et de tant dire de choses sur les vérités éternelles et sur mon salut, et d'en faire si peu pour me sauver.

prière

O mon Jésus, qui nous avez enseigné que ce ne sont pas ceux qui disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le ciel, mais ceux qui font la volonté de votre Père et qui forment leur vie à leur croyance, ajoutez en nous à un esprit chrétien un cœur chrétien et une vie chrétienne. Faites que, détaché de toutes choses, et ne cherchant en toutes choses que vous seul, je mette toute ma science, toute ma capacité,  tout mon bonheur et tout mon mérite à vous plaire, à vous aimer, à gagner votre cœur et à me rendre digne de votre amour pour le temps et pour l'éternité. Ainsi soit-il.

Extrait de L’Imitation de Jésus-Christ (Édition 1899) Chap. III. Père De Gonnelieu

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 13:34

Les humbles sentiments qu'on doit avoir de soi-même…

1. Tout homme désire naturellement savoir; mais que sert la science sans la crainte de Dieu ?

Un pauvre paysan qui sert bien Dieu vaut sans doute beaucoup mieux qu'un philosophe superbe, qui, négligeant les affaires de son salut, s'occupe à consi­dérer le cours des astres.

Celui qui se connaît bien n'a que du mépris pour lui-même, et ne prend au­cun plaisir aux louanges des hommes.

Quand je saurais toutes les choses qui sont dans le monde, si je ne suis pas dans la pratique de la charité, que me servira ma science devant Dieu, qui doit me juger sur mes œuvres ?

2. Défaites-vous du trop grand désir de savoir, parce qu'il s'y rencontre beau­coup de distractions et de tromperies.

Les savants sont bien aises de paraître et de passer pour sages. Il y a cependant plusieurs choses dont la connaissance ne sert guère, ou point du tout, au salut de l'âme ; et il faut être bien insensé pour s'appliquer à d'autres choses qu'à ce qui sert à nous sauver. Ce n'est point la mul­titude des paroles qui peut rassasier l'âme ; c'est l'innocence de la vie qui met l'esprit en repos, et une conscience pure donne une grande confiance auprès de Dieu.

3. Plus vous avez de lumière touchant le bien, plus vous serez rigoureusement puni si vous n'en vivez pas plus sainte­ment.

Quelque adroit et quelque habile que vous soyez, n'en tirez donc point vanité; craignez plutôt que ces connaissances que Dieu vous a données ne vous con­damnent.

Si vous croyez savoir beaucoup de choses, et y être assez habite, songez que vous en ignorez infiniment plus que vous n'en savez.

Gardez-vous déporter votre esprit trop haut (Rom. xi, 20); mais avouez plutôt votre ignorance. Quel sujet avez-vous de vous estimer plus qu'un autre, puisqu'il y en a tant qui en savent plus que vous, et qui entendent mieux la loi de Dieu ? Si vous voulez que ce que vous appre­nez et ce que vous savez vous soit utile, prenez plaisir à être inconnu, et à n'être compté pour rien dans le monde.

4. La science la plus sublime et la plus salutaire étude est de se bien connaître et de se mépriser soi-même.

N'avoir aucune bonne opinion de soi, et estimer beaucoup les autres, c'est une grande sagesse et une haute perfection. Quand vous verriez quelqu'un tomber dans des fautes visibles, ou commettre quelques grands crimes, vous ne devriez pas pour cela vous juger meilleur que lui, parce que vous ne savez pas combien de temps vous persévérerez dans le bien.

Nous sommes tous fragiles; mais vous devez croire que personne ne l'est plus que vous.

PRATIQUE

Les sentiments de l'homme, dit l'Écriture, sont vains et inutiles s'il ne s'applique à con­naître Dieu et à l'aimer, à s'oublier et à se haïr lui-même. La foi simple et vive d'un esprit qui croit sans examiner et sans hésiter tout ce que Dieu veut que nous croyions, et qui porte le cœur à faire tout ce qu'il veut que nous fas­sions pour nous sauver, est préférable à toutes les sciences divines et humaines, qui sans cette foi vive enflent l'esprit, dessèchent le cœur, et sont inutiles au salut d'un Chrétien.

prière

Guérissez en moi, mon Sauveur, l'avidité que j'ai de tout apprendre, et la négligence que j'apporte à faire ce que je dois faire pour mon salut, puisque vous ne me jugerez pas sur ce que j'ai su, mais sur ce que j'ai fait ou manqué de faire pour me sauver.

Puis-je m'appliquer à vous bien connaître sans vous admirer et sans vous aimer ? Mais puis-je en même temps m'appliquer a me bien connaître sans me mépriser et me haïr ?

O vie abjecte, vie inconnue, vie cachée avec Jésus-Christ en Dieu, que vous êtes un excellent moyen de sanctifier et de sauver les Chrétiens ! Mais que Vous êtes peu en usage chez  les Chrétiens ! Donnez-leur, Seigneur, la connaissance et l'estime, l'amour et la pratique.  Ainsi soit-il.

 

Je supplie ce divin Maître d'étendre sur ces Pratiques la bénédiction qu'il a répandue jusqu'à présent sur l'ouvrage, afin qu'elles servent à le faire lire avec encore plus de goût et de fruit, pour sa plus grande gloire, et pour la sanctification et la consolation des âmes dévotes.  Père De Gonnelieu

Extrait de L’Imitation de Jésus-Christ (Édition 1899) CHAPITRE II

Père De Gonnelieu

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 10:46

 

IMITATION DE  JÉSUS-CHRIST… livre 1, chap. 1

AVIS UTILES POUR LA VIE SPIRITUELLE

Qu'il faut imiter Jésus - Christ, et mépriser toutes les vanités du monde.

1. Celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres (Joan. VIII, 12), dit Nôtre-Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa vie et sa conduite, si nous voulons être véritablement éclairés et délivrés de tout aveuglement de cœur. Faisons donc notre principale étude de méditer sur la vie de Jésus-Christ.

2. La doctrine du Sauveur est bien plus excellente que celle de tous les saints, et une personne qui en aurait le véritable esprit y trouverait une manne cachée.

Mais il arrive que la plupart de ceux qui entendent souvent l'Évangile n'en sont pour cela guère plus touchés, parce qu'ils n'ont point l'esprit de Jésus-Christ.

Pour bien comprendre et bien goûter les paroles de Jésus-Christ, il faut chercher à former notre vie sur le modèle de la sienne.

3. Que vous sert de parler savamment de la Trinité, si, n'étant pas humble, vous vous rendez désagréable à la Trinité ! Non, ce ne sont point les paroles sublimes qui sanctifient l'homme et qui le justifient : c'est la vie vertueuse qui le rend ami de Dieu.

J'aime bien mieux sentir la componc­tion que de savoir comment on la définit.

Quand vous sauriez par cœur toute la Bible et les sentences de tous les philo­sophes, que vous servirait tout cela sans l'amour de Dieu et sans sa grâce ? Va­nité des vanités, tout n'est que vanité! (Écli. I, 2.) Rien de plus solide que d'aimer Dieu, et de s'attacher à lui seul.

La grande sagesse, c'est de tendre au ciel par la voie du mépris du monde.

4. C'est donc une vanité que d'amasser des richesses périssables, et d'y mettre son espérance.

C'est une vanité que de rechercher les honneurs, et de s'élever aux premières places.

C'est une vanité que de suivre les dé­sirs de la chair, et d'aimer ce qui nous doit attirer dans la suite de rigoureux châtiments.

C'est une vanité que de souhaiter une longue vie, et de se mettre si peu en peine qu'elle soit bonne.

C'est une vanité de ne penser qu'aux choses présentes, et de ne pas prévoir les futures.

C'est une vanité que d'aimer ce qui passe si vite, et de ne point s'empresser à gagner le ciel, où la joie durera toujours.

5. Souvenez-vous souvent de cette pa­role du Sage : L'œil n'est jamais rassasié de ce qu'il voit, ni l'oreille remplie de ce qu'elle entend. (Écli. I, 8.) Travaillez donc à détacher votre cœur de l'amour des choses visibles, pour ne vous occuper que des choses invisibles. Car ceux qui suivent leur sensualité souillent leur conscience et perdent la grâce de Dieu.

PRATIQUE

Pour honorer parfaitement Jésus - Christ, et, par l'honneur qu'on lui rend, remplir les devoirs d'un véritable Chrétien, il faut s'ap­pliquer à le connaître, à l'aimer et à l'imiter; et cela est absolument nécessaire au salut de tous les Chrétiens, qui ne sont Chrétiens gué par la connaissance, par l'amour et par l'imitation de Jésus - Christ. Prétendre plaire au Sauveur par les connaissances sublimes qu'on a de sa divinité, sans s'attacher à suivre ses exemples et à vivre comme il a vécu, c'est la plus dangereuse des vanités.

prière

Que me servirait, mon Jésus, d'étudier et de connaître ce qu'il y a de plus grand dans votre personne et de plus élevé dans vos mystères, si je ne m'en appliquais le mérite et le fruit en entrant dans vos dispositions et en pratiquant vos vertus, puisque je dois, pour me sauver, savoir et faire ce que vous m'avez enseigné et ce que vous avez fait, c'est-à-dire savoir et pratiquer ma religion ? C'est la grâce que je vous demande, ô mon Sauveur, et que j'es­père que vous m'accorderez. Ainsi soit-il,

LIVRE PREMIER - CHAPITRE I  

Extrait de L’Imitation de Jésus – Christ (Édition 1899)  Père De Gonnelieu

Je supplie ce divin Maître d'étendre sur ces Pratiques la bénédiction qu'il a répandue jusqu'à présent sur l'ouvrage, afin qu'elles servent à le faire lire avec encore plus de goût et de fruit, pour sa plus grande gloire, et pour la sanctification et la consolation des âmes dévotes.  Père De Gonnelieu

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