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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 08:18

Les Sept Paroles de Jésus en croix

30 Mars 1923, Vendredi Saint. Jésus à Josefa Menéndez :

«Je t'ai fait connaître mes souffrances..., suis-Moi en elles..., accompagne-Moi et prends part à ma douleur. »

 

Voici l'heure de la Rédemption du monde! Ils vont M'élever de terre et M'offrir en specta­cle de dérision à la foule..., mais aussi à l'ad­miration des âmes!...

Le monde a trouvé la Paix!... Cette Croix qui, jusqu'alors, était l'instrument de supplice, où expiraient les criminels, devient la lumière du  monde et l'objet de la plus profonde vénération!

 

Dans mes Plaies sacrées, les pécheurs y puise­ront le pardon et la vie...

Mon Sang lavera et effacera toutes leurs souillures.

Dans mes Plaies sacrées, les âmes pures vien­dront se désaltérer et s'embraser d'amour...

Là, elles se réfugieront et fixeront à jamais leur demeure.

Le monde a trouvé son Rédempteur, et les âmes choisies, le Modèle qu'elles doivent imi­ter...

 

Et toi, Josefa, ces Mains sont à toi pour te soutenir... ces Pieds pour te suivre sans jamais te laisser seule!

Tout ce que tu vois, écris-le.

 

O MON PÈRE, PARDONNEZ-LEUR, CAR ILS NE SAVENT PAS CE QU'ILS FONT

Non! Ils n'ont pas connu Celui qui est leur Vie. Ils ont déchargé sur Lui toute la fureur de leurs iniquités. Mais, Je Vous en supplie, ô mon Père! Déchargez sur eux toute la force de votre Miséricorde!

 

AUJOURD'HUI, TU SERAS AVEC MOI EN PARADIS

Car ta foi en la miséricorde de ton Sau­veur a effacé tous tes crimes, et c'est elle qui te conduit à la vie éternelle !

 

FEMME, VOILA VOTRE FILS

O ma Mère ! Voilà mes frères... gardez-les... aimez-les... Vous n'êtes plus seuls, ô vous pour qui J'ai donné ma Vie! Vous avez maintenant une Mère à laquelle vous pouvez recourir en toutes vos nécessités.

MON DIEU ! POURQUOI  M'AVEZ-VOUS  ABANDONNÉ?

... Oui, l'âme a désormais le droit de dire à son Dieu : « Pourquoi m'avez-vous aban­donné ? Car, après la consommation du Mys­tère de la Rédemption, l'homme est devenu fils de Dieu, frère de Jésus-Christ, héritier de la vie éternelle.

 

J'AI SOIF !

O mon Père ! J'ai soif de votre Gloire, et voici que l'heure est venue !... Désormais, en voyant la réalisation de mes Paroles, le monde connaîtra que c'est Vous qui M'avez envoyé et Vous serez glorifié !

J'ai soif des âmes et, pour apaiser cette soif, J'ai donné jusqu'à la dernière goutte de mon Sang !... C'est pourquoi Je puis dire :

Josefa, ce que tu as entendu, écris-le. Je veux que les âmes écoutent et lisent ce qui est écrit..., afin que celle qui a soif se désaltère et que celle qui a faim soit rassasiée.

 

TOUT  EST   CONSOMMÉ

Maintenant est achevé le grand Mystère d'Amour dans lequel un Dieu livre à la mort son propre Fils, pour rendre la vie à l'homme.

Je suis venu dans le monde pour faire votre Volonté : Ô mon Père, elle est accomplie !

 

EN VOS MAINS, JE REMETS MON ÂME

Et à Vous Je livre mon  Esprit.

Ainsi les âmes qui ont accompli ma Volonté pourront-elles dire en vérité : «Tout est con­sommé !... Mon Seigneur et mon Dieu, recevez mon âme, je la remets entre vos Mains. »

 

Extrait de : L'Appel à l'Amour.  (LA PASSION DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST)  « Sœur Josefa Ménéndez  épouse,  victime  et  confidente de mon Cœur. »

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 09:22

LE   CRUCIFIEMENT de N. S. J.- Christ

Confidence de Jésus à Josefa, épouse et victime de son Cœur…  (Le 28 mars 1923)

Voici que nous approchons du Calvaire. La foule s'agite, tandis que Je n'avance qu'avec peine... Et bientôt, exténué de fatigue, Je tombe pour la troisième fois.

Ma première chute obtiendra aux pécheurs enracinés dans l'habitude du mal, la force de se convertir. La seconde encouragea les âmes faibles, aveuglées par la tristesse et l'inquiétude, à se relever et à reprendre avec une nouvelle ardeur le chemin de la vertu... La troisième aidera les âmes à se repentir à l'heure suprême de la mort.

Nous sommes arrivés au terme du chemin. Regarde avec quelle avidité ces hommes endur­cis M'entourent... Les uns saisissent la Croix et l’étendent sur le sol..., les autres arrachent mes vêtements. Mes Blessures se rouvrent... et le sang coule de nouveau...

Considérez, âmes que J'aime, quelle ne fut pas ma honte en Me voyant ainsi exposé devant la multitude!... Quelle douleur pour mon Corps et quelle confusion pour mon Ame!...

Partagez l'affliction de ma sainte Mère qui contemple cette terrible scène... Et voyez avec quel désir Elle voudrait s'emparer de la tunique imbibée et teinte de mon Sang!...

L'heure est sonnée! Les bourreaux M'étendent sur la Croix. Ils saisissent mes Bras et les étirent afin que mes Mains puissent atteindre les trous déjà creusés dans le bois. A chaque secousse, ma, tête est ballottée de côté et d'au­tre... et les épines de la Couronne y pénètrent plus profondément... Entendez le premier coup de marteau qui fixe ma Main droite! Il résonne jusqu'aux profondeurs de la terre!... Écoutez encore : ils clouent ma Main gauche... Les cieux frémissent et les Anges se prosternent devant un tel spectacle!...

Pour Moi, Je garde le plus profond silence et pas une plainte ne s'échappe de mes Lèvres. Après avoir cloué mes Mains, ils tirent cruel­lement mes Pieds : les plaies s'ouvrent..., les nerfs se rompent..., les os se déboîtent..., la douleur est intense!... Mes Pieds sont transper­cés... et mon Sang baigne la terre.

 

CONTEMPLATION ET APPEL

 

Contemplez un instant ces Mains et ces Pieds déchirés et ensanglantés..., ce Corps couvert de blessures..., cette Tête transpercée par les épines acérées, souillée de poussière, inondée de sueur et de sang!...

Admirez le silence, la patience et la confor­mité avec lesquels J'accepte cette cruelle souf­france.

Quel est celui qui souffre ainsi, Victime de tant d'ignominies ?... C'est Jésus-Christ, le Fils de Dieu!... Celui qui a fait le ciel et la terre, et tout ce qui existe... Celui qui fait croître les plantes et donne la vie à tous les êtres... Celui qui a créé l'homme et dont la puissance infinie soutient l'univers... Il est là, immobile, méprisé et dépouillé de tout! Mais bientôt, une multi­tude d'âmes accourront à Lui pour L'imiter et Le suivre... Elles abandonneront tout : fortune, bien-être, honneur, famille, patrie, pour Lui donner la Gloire  et Lui prouver l'amour qui Lui sont dus.

Et, tandis que les coups de marteau réson­nent d'un bout à l'autre de l'espace, le monde tremble, le ciel se revêt du plus rigoureux si­lence, tous les esprits angéliques se prosternent en adoration... Un Dieu est cloué sur la Croix!

Arrête-toi, Josefa! Contemple ton divin Époux étendu sur la Croix ! Il est sans mouvement..., sans honneur et sans liberté..., tout Lui a été arraché!...

Personne n'a pitié de Lui, nul ne compatit à sa souffrance! Mais sans cesse de nouvelles moqueries, de nouveaux opprobres, de nou­velles douleurs s'ajoutent aux tourments qu'il endure.

Si tu M'aimes en vérité, que ne feras-tu pas pour Me ressembler ?... Qu'épargneras-tu pour Me consoler ?... et refuseras-tu quelque chose à mon amour ?...

Et maintenant, prosterne-toi à terre, et laisse-Moi te dire une parole

« Que ma Volonté triomphe en toi !

« Que mon Amour te détruise !

« Que ta misère Me glorifie ! »

 

Extrait de : L'Appel à l'Amour.  (LA PASSION DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST)  « Sœur Josefa Ménéndez  épouse,  victime  et  confidente de mon Cœur. »

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 12:22

Comment aider Jésus à porter sa Croix.

 (Dictée de Notre Seigneur Jésus-Christ à Sœur Josefa Ménéndez, Mardi Saint, le 27 Mars 1923.)

Pendant ce temps, le cortège s'avance sur le chemin du Calvaire.

Ces hommes iniques, craignant de me voir mourir avant le terme, pressés par une per­fide malice et non par la compassion, s'accor­dent entre eux pour chercher quelqu'un qui M'aidera à porter la Croix. C'est alors qu'ils réquisitionnent pour un prix modique, un homme des environs appelé SIMON LE CYRÉNÉEN...

Contemple-Moi sur le chemin du Calvaire, chargé de la lourde Croix. Regarde derrière Moi Simon qui M'aide à la porter et considère d'abord deux choses :

Premièrement : cet homme, quoique de bonne volonté, est cependant un mercenaire, car s'il m'accompagne et partage le poids de ma Croix, c'est pour gagner la somme conve­nue. Aussi lorsqu'il se sent accablé de fatigue, laisse-t-il peser davantage le fardeau sur mes épaules, et c'est ainsi que je tombe deux fois encore sur le chemin.

Secondement : cet homme est réquisitionné pour M'aider à porter une partie de la Croix, mais non pas toute ma Croix.

Venons au sens figuré par ces deux circons­tances :

Simon est réquisitionné, c'est-à-dire qu'il a un certain intérêt au travail auquel il est forcé.

Ainsi en est-il de beaucoup d'âmes qui mar­chent à ma suite. Sans doute acceptent-elles de M'aider à porter la Croix, mais en restant soucieuses de consolation et de repos…  Elles consentent à venir après Moi, et c'est dans ce but qu'elles ont embrassé la vie parfaite,  mais sans abandonner leur intérêt propre qui demeure pour elles au premier plan. Aussi, vacillent-elles et laissent-elles tomber ma Croix lorsque le poids en devient trop lourd.

Elles cherchent à souffrir le moins possible, mesurent leur abnégation, évitent cette humiliation, cette fatigue, ce travail et se souvenant peut-être avec regret de ce qu'elles ont quitté, elles essaient de s'accorder du moins certaines jouissances. En un mot, il y a des âmes si intéressées et si égoïstes que, s'étant mises à ma suite plus encore pour elles que pour Moi, elles n'acceptent que ce qu'elles ne peuvent éviter ou ce qui les oblige strictement… Ces âmes ne M'aident à porter qu'une petite partie de ma Croix, et de telle façon qu'à peine pourront-elles acquérir les mérites in­dispensables à leur salut. Mais dans l'éternité, elles verront combien loin en arrière elles sont restées sur le chemin.

Au contraire, il y a des âmes, et elles sont nombreuses, qui, pressées par le désir de leur salut, mais bien plus encore par l'amour de Celui qui a souffert pour elles, se décident à Me suivre au chemin du Calvaire. Elles embras­sent la vie parfaite, et se livrent à mon ser­vice, non pour porter seulement une partie de la Croix, mais pour la prendre tout entière! Leur unique but est de Me reposer et de Me consoler. Elles s'offrent à tout ce que ma Vo­lonté leur demande et ne cherchent que mon Bon Plaisir. Elles ne pensent ni à la récom­pense, ni aux mérites qui leur en reviendront, ni à la fatigue, ni à la souffrance qui pourront en résulter. Leur seul désir est de Me prouver leur amour et consoler mon Cœur.

Que ma Croix se présente à elles sous la forme de la maladie, ou qu'elle se cache dans un emploi contraire à leurs goûts et à leurs aptitudes..., qu'elle revête les apparences de quelque oubli ou d'une certaine opposition de la part de ceux qui les entourent, elles la recon­naissent et l'acceptent avec toute la soumission dont leur volonté est capable.

Parfois, sous l'impulsion d'un grand amour pour mon Cœur et d'un vrai zèle pour les âmes, elles ont fait ce qu'elles croyaient le meilleur en telle ou telle circonstance. Mais toutes sortes de peines et d'humiliations répondent à leur attente. Alors ces âmes que l'amour seul avait inspirées, découvrent ma Croix sous cet échec, elles l'adorent, elles l'embrassent et offrent pour ma Gloire toute l'humiliation qui leur en revient.

Ah! Que ces âmes sont bien celles qui portent vraiment tout le poids de ma Croix, sans autre intérêt, ni autre gain que l'amour ! Ce sont elles qui reposent mon Cœur et qui Le glorifient.

Et tenez pour certain que si votre abnégation et vos souffrances tardent longtemps à donner leur fruit, ou semblent même n'en donner aucun, elles n'ont été cependant ni vaines, ni inutiles. Un jour la récolte sera abondante.

L'âme qui aime véritablement ne mesure pas ce qu'elle fait et ne pèse pas ce qu'elle souffre. Elle ne marchande ni la fatigue, ni le travail, elle n'attend pas de récompense, mais elle pour­suit tout ce qu'elle croit être le plus glorieux à son Dieu.

Et parce qu'elle agit loyalement, quel que soit le résultat, elle ne cherche ni à se disculper, ni à protester de ses intentions. Et parce qu'elle agit par amour, ses efforts et ses peines aboutiront toujours à la gloire de Dieu. Aussi, elle ne s'agite, ni s'inquiète..., moins encore elle ne perd la paix si --dans quelque circonstance -- elle se voit contredite ou même persécutée et humiliée : le seul motif de ses actes était l'amour, et l'Amour son seul but!

Voilà les âmes qui n'attendent pas de salaire et qui ne cherchent que ma consolation, mon repos et ma gloire. Ce sont elles qui ont pris ma Croix et qui en portent tout le poids sur leurs épaules.

 

Extrait de : L'Appel à l'Amour.  (LA PASSION DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST)  « Sœur Josefa Ménéndez  épouse,  victime  et  confidente de mon Cœur. »

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 08:48

Prions pour les mourants qui nous sont chers

Réciter l’acte de contrition : «Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur ; je me propose  moyennant votre sainte grâce  de ne plus vous offenser et de faire pénitence

 

PREMIÈRE PRIÈRE.

 

UN - Notre père qui êtes aux Cieux… (ne nous laissez pas succomber à la tentation...)

UN  - Je vous salue Marie… 

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu et Fils de la Vierge Marie, Dieu et homme, Vous qui avez versé pour nous sur le Mont des Oliviers une sueur d’angoisse et de sang; pour les mourants les plus méritants de ce jour daignez offrir votre SUEUR DE SANG à Dieu votre Père Céleste, et si, par leurs péchés ces mourants avaient méritée la damnation éternelle,  puise-t-elle être détournée d’elles.

Père Éternel, daignez-leur accorder cette ultime faveur, en vertu des mérites acquis par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour l’éternité.

 Ainsi soit-il.

 

DEUXIÈME PRIÈRE.

 

UN - Notre père qui êtes aux Cieux … (ne nous laissez pas succomber à la tentation...)

UN - Je vous salue Marie… 

Seigneur Jésus-Christ, Vous qui avez accepté de mourir pour nous sur le bois de la Sainte Croix, en toute soumission à votre Père Céleste; pour épargner de l’enfer les mourants de ce jour, que nous connaissons et qui Vous sont chères, daignez offrir à votre Père Céleste, votre TRÈS SAINTE MORT, afin d’effacer tout ce qu’elles ont mérité par leurs péchés.

Père Éternel, daignez-leur accorder cette ultime Faveur, en vertu des mérites acquis par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, qui vit et règne avec Vous, dans  l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour l’éternité.

Ainsi soit-il.

 

TROISIÈME PRIÈRE.

 

UN - Notre père qui êtes aux Cieux … (ne nous laissez pas succomber à la tentation...)

UN - Je vous salue Marie… 

Seigneur Jésus-Christ, Vous qui avez voulu parler par la bouche des prophètes, par Amour éternel nous Vous avons attiré auprès de nous.

Cet Amour, Vous a fait prendre un corps semblable au notre, par le fiat de la Vierge Marie Vous avez accepté de passer trente-trois années dans la vallée de ce pauvre monde.

En signe de ce grand Amour, Vous avez voulu être fait prisonnier, conduit d’un juge à un autre, être condamné à mort, puis mourir, être mis au tombeau, pour enfin ressusciter vraiment.

Vous êtes ensuite apparu, à plusieurs reprises à Votre Très Sainte Mère et aux saints Apôtres, Vous êtes monté au Ciel par Votre propre force et puissance, Vous êtes assis à la droite de Dieu  Votre Père Céleste, et Vous avez envoyé le Saint-Esprit dans le cœur de tous ceux qui espèrent et croient en Vous à travers les signes de Votre Amour éternel.

Vous nous avez donné Votre Corps Sacré en nourriture véritable et Votre précieux Sang en boisson authentique.

Si les âmes des personnes qui nous sont chères et les mourants les plus méritant de ce jour,  ne sont pas digne d’être admise immédiatement dans le Royaume de Votre Père Céleste, nous vous en prions par les mérites et les douleurs de Votre Sainte Mère, de leur pardonner leurs péchés, et surtout de les préserver du feu terrible de l’enfer et de les admette dans votre Purgatoire afin qu’ils puissent un jour régner avec nous dans le Royaume céleste.

Ainsi soit-il.

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 14:12

 

AVE MARIA !   La Minute de Marie

La Parfaite Dévotion à la Très Sainte Vierge

Aux âmes désireuses de pratiquer sincère­ment cette dévotion du Bienheureux de Montfort et d'en recueillir les "effets merveilleux", nous conseillons la pratique suivante, que nous n'hésitons pas à qualifier "d'aliment spirituel complet", parce qu'elle renferme les actes les plus recommandés pour la vie spirituelle.

"Avant chaque action principale, au lever et au coucher, avant cha­que exercice de piété, avant d’entreprendre nos travaux, avant les repas et les récréations, ou bien à chaque heure ou aussi souvent que vous y pensez:

Se recueillir profondément quelques instants, pour faire verbalement ou encore mentalement, avec la formule suivante ou  sans formule, les quatre actes suivants que Montfort nous conseille avant la Communion et qui peuvent s'adapter à toutes les autres occasions.

 

1°   UN   ACTE   D'HUMILITÉ.

O douce Souveraine, je m'humilie profondément à vos pieds...

De moi-même je ne suis rien, je ne puis rien, je ne possède rien...

Dans l'ordre sur­naturel je suis incapable même d'une pensée bonne...

Tout ce que j'ai de bien, je l'ai reçu...

J'ai commis, hélas, des fautes innombrables...

Je suis plein d'infirmités et de penchants vi­cieux et funestes....

Je ne suis que néant, péché et misère...

 

2°   UN   ACTE   DE   RENONCEMENT.

O Mère bien-aimée, combien je re­grette toutes mes fautes par amour pour Dieu et pour vous ...

J'ai horreur du péché et du mal...

Je renonce en­tièrement à tout ce qui ne vient que de moi...

Pour l'action surtout que je vais faire j'abandonne mes manières de voir et mon jugement propre...

Je renonce à viser à mes aises, à mon avantage et à ma gloire...

Je ne veux en rien chercher ma propre volonté...

Je n'attache aucun prix à mes dispo­sitions et à mes actes ...

 

3° UN ACTE DE DONATION.

Très aimable Cœur de Jésus, douce Reine des cœurs, par pur amour pour vous ;

Je me donne à vous de nouveau: sérieusement, entièrement, pour tou­jours ...

Je suis donc votre chose, votre propriété, votre esclave...

Je vous donne spécialement l'action que je vais faire, l'heure que je vais vivre...

Cette heure, je veux la passer dans votre obéissance... la vivre pour votre rè­gne ardemment souhaité...

Je m'a­bandonne à vous, comme votre pauvre instrument, dont vous voudrez bien vous servir ...

 

4°   UN APPEL AUX INFLUENCES DE JÉSUS ET DE MARIE.

O Vierge très sainte, Ouvrière merveilleuse des grandes œuvres de Dieu,

Chanteuse incomparable des grandeurs divines, saisissez, je vous en prie, le clavier de mon âme ...

Emparez-vous d'elle jusqu'en ses profondeurs...

Faites-la vibrer de vos sentiments tout divins...

Je me soumets docile à vos influences, à votre action ...

C'est vous, plus que moi, qui vais prier, parler, souffrir, travailler, faire telle action.

Que Jésus et Vous, vous viviez et agissiez seuls en moi...

Que je dispa­raisse, pour que Vous grandissiez ...

Je vis, non, ce n'est plus moi, c'est Jésus et Marie qui vivent et agissent en moi, pour la plus grande gloire du Dieu de vie et d'amour !

 

N. B. — Ces actes, tout en étant intenses, peuvent se faire rapidement. Ils sont un peu développés pour en faciliter la pratique. Il va de soi qu'il n'est pas nécessaire d'insister toutes les fois sur chaque pensée de détail.

Imprimatur:

Mechliniae,   28   octobre   1927, J.THYS,   can.,   lib.   cens.

 

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:54

Un soldat nommé Beau Séjour récitait …

tous les jours sept Pater et sept Ave Maria en l'honneur des sept allé­gresses et des sept douleurs de la sainte Vierge…

Après Dieu, le plus digne objet de notre culte et de nos hommages, c'est la très Sainte Vierge, mère de Dieu. Elle a été choisie avant tous les siècles pour être le temple vi­vant de la sagesse éternelle et l'instrument glorieux du salut des hommes. Prévenue dès sa conception, qui a été immaculée, des dons les plus excellents et les plus di­vins, elle a été un parfait modèle de toutes les vertus et la plus sainte des créatures ; par un privilège spécial, elle a été exempte de tout péché. Par son auguste qualité de mère de Dieu, elle est élevée au-dessus de tous les saints et de tous les anges, dont elle est la reine. Aussi le culte que l'Église lui rend est-il un culte particulier, qui ne convient à aucun autre saint.

Pleine de bonté, elle a pour nous une tendresse de mère : nous sommes en effet devenus ses enfants lorsque Jésus-Christ mourant sur la croix l'a donnée pour mère à saint Jean et dans sa personne à tous les chrétiens. Elle est donc notre mère. Quel nom plus tendre, plus touchant, plus propre à nous inspirer pour elle les sentiments d'une entière confiance et à nous faire espérer de sa part tous les secours dont nous avons besoin ! Elle est sensible à nos misères, son cœur s'attendrit sur nos besoins quand nous les exposons avec confiance. Jamais personne, dit saint Bernard, ne l'a invoquée sans ressentir les effets de sa protection.

Elle s'intéresse singulièrement au salut des jeunes gens dont elle connaît la faiblesse ; elle sait à combien de dan­gers ils sont exposés; elle voit les combats que leur livre le démon, les pièges qu'il leur tend, les efforts qu'il fait pour leur enlever leur innocence; elle les protège d'une manière particulière quand ils ont recours à elle. Il y a mille exemples de personnes qu'elle a préservées des écueils de cet âge. Pour n'en citer qu'un seul, ce fut par l'assistance de cette reine des vierges que saint François de Salles, dans sa jeunesse, fut délivré en un instant d'une tentation dangereuse qui le tourmentait depuis longtemps.

Nous concevrons combien son intercession est puissante auprès de Dieu, si nous savons découvrir tout le crédit d'une mère chérie a sur son fils: sa puissance n'a point de bornes, parce que l'amour de Jésus-Christ pour sa sainte mère est infini.

Son fils, qui est tout puissant, ne refuse rien à la meilleure, à la plus tendre des mères ; il partage pour ainsi dire son autorité avec elle ; il n'est point auprès de Jésus-Christ de médiation ni de recommandation égale à celle de son auguste mère ; il l'a établie l'arbitre de ses trésors et la dispensatrice des grâces qu'il répand sur les hommes ; il veut que nous nous adressions à elle pour obtenir tout de lui.

 

Nous devons donc recourir à la très sainte Vierge avec la confiance d'un enfant qui se jette entre les bras de sa mère : ayons pour elle une tendre dévotion et nous éprou­verons que l'on ne réclame jamais en vain son secours ; invoquons-la dans les tentations et les dangers ; s'il s'élève quelque nuage dans notre esprit, si quelque passion agite notre cœur, dans nos perplexités, dans nos troubles, pen­sons à elle, ayons son nom dans la bouche et plus encore dans notre cœur ; elle nous consolera, elle dissipera nos doutes, elle calmera nos agitations, elle soutiendra notre faiblesse. Si nous avons eu le malheur de tomber dans quelque péché, recourons promptement à cette mère de miséricorde : elle est le refuge des pécheurs, elle nous conciliera avec son fils.

Prions-la d'obtenir pour nous la grâce d'une sincère conversion, Elle demandera et obtiendra des secours puissants qui nous feront sortir de l'esclavage du démon et rentrer dans la douce liberté des enfants de

Dieu.

En quelque état que nous soyons, considérons les vertus qui ont éclaté en elle, surtout son humilité profonde et son inviolable pureté, et appliquons-nous à les pratiquer à son exemple. En vivant ainsi, nous serons du nombre de ses véritables enfants ; elle sera notre mère et tant que nous serons sous sa sauvegarde nous ne périrons point.

La plus excellente prière que nous puissions adresser à la très sainte Vierge, c'est celle dont l'Église fait un usage si fréquent et qu'elle  joint  presque  toujours  à  l'oraison dominicale.    Cette prière, si auguste  dans  sa  simplicité, nous rappelle le souvenir  du  mystère  de  l'Incarnation; elle renferme en peu de mots le plus parfait  éloge  de  la très sainte Vierge ;   elle est propre à  exciter  notre  con­fiance en nous faisant souvenir de ce qu'elle peut auprès de Dieu et de ce que nous pouvons espérer de sa bonté  pour nous.  

On appelle cette prière la Salutation Angélique, parce qu'elle commence par les paroles que l'ange Gabriel adressa à la très sainte Vierge en lui annonçant le mystère de l'incarnation : " Je vous salue, ô Vierge pleine de grâces, " le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes " les femmes."    Ces derniers mots furent répétés peu de temps après par sainte Elizabeth,  dans la  visite qu'elle reçut de la mère de Dieu ;  elle y ajouta ceux-ci :   " Et le " fruit de vos entrailles est béni,"    L'Église y a joint les paroles qui suivent : " Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de  notre mort. Ainsi soit-il."

En récitant cette prière, nous devons avoir l'intention de remercier Dieu du bien­fait de l'Incarnation, d'honorer la très sainte Vierge, qui a eu une si grande part à ce mystère, et de lui témoigner la confiance que nous avons dans sa puissante intercession. Je vous salue, ô Vierge sainte ! Vous avez porté dans votre chaste sein l'auteur même de la grâce et vous avez reçu de la plénitude qui est en lui une surabondance de grâces qui vous a rendue la plus parfaite des créatures.

Le Seigneur est avec vous par la présence la plus intime: c'est de vous, c'est de votre substance qu'il s'est formé un corps. Vous avez été comblée des bénédictions divines ; la terre s'accorde avec le ciel pour vous bénir.

Le fruit de vos entrailles est la source de cette bénédiction qui s'est répandue sur tout l'univers, qui s'est communiquée à toutes les nations.

Sainte Marie, mère de Dieu, vous voyez nos misères, vous êtes sensible à nos besoins ; priez pour nous maintenant ; nous sommes pécheurs, obtenez-nous la grâce de la pénitence et le pardon de nos péchés ; obtenez-nous les vertus dont vous nous avez donné l'exemple et surtout l'humilité et la pureté. Priez pour nous à l'heure de notre mort. Nous sommes vos enfants, redoublez les efforts de votre tendresse pour nous dans ce terrible passage du temps à l'éternité, soutenez-nous dans ce dernier combat ; fortifiez-nous contre les frayeurs de la mort, faites que nous expirions en prononçant les noms sacrés de Jésus et de Marie, présentez-nous vous-même au trône de votre Fils, qui sera alors notre juge, et obtenez-nous une sentence favorable.  Ainsi soit-il!

 

Histoire.

 

Un soldat nommé Beau Séjour récitait tous les jours sept Pater et sept Ave Maria en l'honneur des sept allé­gresses et des sept douleurs de la sainte Vierge. Il était  si attaché à cette pratique, qu'il n'y avait jamais manqué ; et s'il arrivait qu'après s'être couché il se rappelait n'avoir pas rempli ce devoir, il se levait sur-le-champ, quelque temps qu'il fît, et récitait cette prière à genoux.

Un jour de bataille, Beau Séjour se trouva à la première ligne en présence de l'ennemi, attendant le signal de l'attaque. S'étant souvenu alors qu'il n'avait point récité sa prière comme il en avait l’habitude, il se mit à la dire, commençant par faire le signe de la croix.

Ses camarades, qui étaient à ses côtés, s'étant aperçus de ce signe de croix et voyant que Beau Séjour récitait des prières, se mirent à le railler, à se moquer de lui et à le traiter de lâche, timide, poltron. Ces railleries et ces insultes passaient de bouche en bouche : " Beau Séjour à peur, Beau Séjour est un dévot." Il entendait autour de lui tous ces propos sans s'en inquiéter et continuait toujours sa prière.

A peine fut-elle finie que les ennemis firent leurs premières décharges, et Beau Séjour, sans avoir été touché, resta seul de tout son rang. Il vit étendu à ses pieds tous ceux qui peu auparavant ne moquaient de lui et le raillaient de sa dévotion.

Lorsque la guerre fut terminée, il reçut son congé et s'en revint sein et sauf dans son foyer. Depuis cette époque il ne cessa de re­mercier Marie de lui avoir conservé les sentiments de dévotion que ses parents lui avaient inspirés dès sa jeunesse.

Extrait de : NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU  (1860)

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 08:54

UN  FRUIT   MERVEILLEUX  DE  L'ABSTINENCE TOTALE…

La pratique de l'abstinence a produit des fruits merveil­leux dans tous les pays. Le plus remarquable est bien celui que constitue la vie de Matt Talbot. Toute la vie de Matt Talbot tient dans ces mots: esclave de l'alcool qui devient un ami passionné du Christ. C'est une vie en deux tableaux contrastants. Le premier tableau nous met sous les yeux la vie de l'ivrogne avec toutes ses tristesses et ses hontes; le deuxième s'illumine de toutes les clartés de la plus sublime sainteté. Sa Cause est in­troduite à Rome et on peut entretenir l'espoir qu'il sera canonisé un jour.

L'ivrogne.

Matt Talbot naquit à Dublin, Irlande, en 1856, de parents profondément catholiques mais pauvres. Dès l'âge de douze ans, Matt doit quitter l'école pour s'engager comme messager chez un marchand de vin.

Ivrogne à douze ans.

En moins d'un an, l'enfant prend le goût du vin au point de revenir ivre à la maison. Crève-cœur pour les parents que cet ivrogne de douze ans. L'exemple ne ve­nait pas d'eux. Le père était un modèle de chrétien et ne prenait aucune boisson alcoolique. La mère était consi­dérée comme une sainte par son entourage.

La férule et le chapelet.

En face des abus de leur fils, la sainte maman priait, égrenant sans cesse son chapelet et le père, lui, réagissait de la manière forte. Il administrait à son fils de sévères corrections. Ne constatant pas d'amendement, il trouva pour lui un autre emploi: celui de commissionnaire sur les quais au service des débardeurs. Le père avait un emploi responsable à cet endroit. Il s'imaginait pouvoir mieux surveiller son fils. Mais le fils déjoua vite la sur­veillance paternelle et fit bande avec les débardeurs qui buvaient du whisky volé dans les entrepôts. Dès lors, le seul changement opéré fut du vin au whisky. Les pa­rents étaient navrés. La bonne maman priait et le père essayait de la férule. Mais apparemment, rien n'y faisait.

L'enfant prodigue.

A dix-sept ans, Matt quitta le foyer et s'engagea comme maçon. Dès lors, il s'enfonça complètement dans son vice. Il gaspillait toutes ses soirées au cabaret avec des compagnons ivrognes comme lui. Tous les soirs, il entrait ivre. Tout son salaire y passait et souvent n'y suffisait pas. Le samedi il déposait chez le patron de la taverne la paie de la semaine; dès le mardi, d'ordinaire, tout était dépensé. Alors, il vendait ou engageait tout ce qu'il pouvait, jusqu'à ses souliers: il en avait une vieille paire en réserve pour les remplacer.

Plus de Pâques.

Naturellement, la vie religieuse de Matt avait sombré dans le désastre: blasphème, omission des prières, né­gligence du devoir pascal. La messe du dimanche et un signe de croix en se levant, c'est à peu près tout ce qui restait de religion dans la vie de Matt. Mais chose rare chez un buveur, ses mœurs demeuraient irréprochables au point de vue chasteté.

À vingt-huit ans, Matt apparaissait aux yeux de tout son entourage comme un buveur incorrigible. "Qui a bu, boira", disaient les témoins de sa vie.

Le chemin de Damas.

Mais dans l'ombre de sa pauvre demeure, la bonne maman récitait toujours son chapelet... et le chapelet déclencha la conversion que la férule avait été impuissante à obtenir. À l'âge de vingt-huit ans, Matt connaît non chemin de Damas. Le chemin de Damas, on l'imagine aisément, se trouve en face d'une taverne. Ce soir-là, le pauvre Matt n'a pas un sou dans ses poches. Ses com­pagnons de travail, plus chanceux, entrent à la taverne et aucun ne l'invite à les suivre parce qu'on le devine sans le sou, lui pourtant qui a toujours été si généreux pour "payer la traite" quand il avait de l'argent. Cet égoïsme l'écœure. Il retourne à la maison et déclare à sa mère: "J'en ai assez de cette vie de honte et de péché". Celle-ci accueille les paroles de son Matt avec le scepticisme habi­tuel : il a tant fait de promesses. Mais cette fois ce n'est plus pareil. Les actes suivent les paroles. Matt s'en va trouver un Père, il se confesse, (il ne s'était pas con­fessé depuis trois ans) et promet l'abstinence totale pour trois mois. Le lendemain, un dimanche, il assiste à la messe de cinq heures et communie. Jusqu'à sa mort, survenue quarante et un ans plus tard, il communiera tous les matins. Au bout de trois mois, il renouvelle sa promesse d'abstinence totale pour la vie, et se met à l'œuvre en vue d'une rude tâche: devenir un saint.

Le Saint.

Sa vie désormais se résume en trois mots !

Prière – Pénitence - Amour.

Prière.

Dès le début de sa conversion, Matt fut surtout frappé par la grandeur de la tâche entreprise et par sa faiblesse en face de l'idéal entrevu. À certains jours, la vieille passion reprend le dessus. Matt secoué par la tentation confie ses craintes à sa mère, confidente de toutes ses pensées : "Tout cela est inutile, je boirai encore, une fois les trois mois écoulés". La bonne maman l'encourage et lui conseille la prière. Matt demande à Dieu la force qui lui manque. Il réclame surtout à grands cris le don de la prière. Et ce don lui fut accordé de façon merveilleuse.

Sa vie réalisa le précepte évangélique dans toute sa per­fection: "Il faut toujours prier". Qu'on en juge. Levé à 2 heures et 30 du matin, il quitte sa dure couchette et, à genoux sur le plancher de sa chambre, il prolonge son orai­son durant près de trois heures. Il prend alors le chemin de l'église pour assister à la messe. En attendant que la messe commence il fait son Chemin de la Croix. La mes­se terminée, il gagne le chantier. Durant le travail, il ne perd pas la vue de Dieu. Si la besogne lui laisse quel­que répit, il cherche un coin isolé pour réciter son chapelet. A 5 heures et demie du soir, son travail terminé, un attrait irrésistible le ramène à l'église où il demeure de longs mo­ments en colloques intimes avec son Ami du Tabernacle.

La soirée se passe en prières et en lectures pieuses, en com­pagnie de sa mère. Prières vocales nombreuses, mais sa meilleure prière, la plus chère à son cœur et la plus substan­tielle, était sans parole. Il aimait son Dieu et il se savait aimé de Lui; il n'avait qu'à fermer les yeux sur ce trésor intime pour y trouver une plénitude de vie merveilleuse et consolante, la plénitude que donne l'amour. Et l'amour est au delà des mots, sa vraie demeure est le silence parce qu'il est ineffable. "Que dites-vous au Bon Dieu durant ces longues heures que vous passez au pied du Tabernacle" ? lui demandait-on, un jour. Il répondit: "Je ne dis rien. Je le regarde et Il me regarde". La réponse du saint vieillard au Curé d'Ars: "Je l'avise et Il m'avise". Contemplation muette: cime la plus élevée de la prière. C'est là, jusque-là, qu'est parvenu notre ivrogne et notre blasphémateur d'autrefois. La vie de prière ne va pas sans la pénitence. Matt le comprit parfaitement.

Pénitence.

La vie pénitente de Matt Talbot fait songer à celle des Pères du désert. Elle donne la frousse aux chrétiens vacil­lants que nous sommes. Lorsqu'il mourut, le 7 juin 1925, en allant à la messe du dimanche, on découvrit sur lui des ciliées incrustés dans sa chair. Depuis longtemps ces ciliées macéraient son corps qu'il avait promis de dompter. L'alcool avait mis son âme en esclavage, il voulut réparer en soumettant son corps à l'esclavage volontaire de la pénitence. Il lui imposa toutes les macérations que l'on rencontre dans la vie des plus grands saints: jeûnes, veilles, sommeil sur la dure. Il était ingénieux à trouver des mortifications comme il était ingénieux à les cacher. Il était avide de souffrance comme autrefois il était avide du petit coup. Cette ardeur pénitente trouve son explica­tion profonde dans son amour pour le Christ crucifié. La vie de Matt fut avant tout une vie d'amour.

Amour.

La principale caractéristique de la vie de Matt fut une intimité de tous les instants avec Jésus au Saint-Sacre­ment. Ses amis d'autrefois l'avaient perdu en l'entraî­nant à la taverne, son nouvel AMI le sauva en l'attirant à l'église. Il passait plusieurs heures tous les jours au pied du Tabernacle. On peut dire que c'est son amour pour Jésus Eucharistie qui assura dans l'âme de Matt le triomphe le plus complet jamais remporté sur le démon-alcool. Dans son amour pour Jésus, il incluait son amour pour Marie, devenue la confidente de tous ses secrets.

Et cette divine charité qui consumait son cœur rayonnait sur le prochain. Un des traits dominants de cette physio­nomie de saint, c'est la bonté à l'égard de tous, la bonté, fleur merveilleuse de la charité.

La principale leçon qui se dégage de la vie de Matt Talbot est celle-ci: il existe un moyen souverainement efficace pour vaincre le démon-alcool, c'est l'abstinence totale et volontaire. Sacrifice total qui suppose l'amour total ou du moins lui trace la voie. La meilleure cli­nique sera toujours celle de l'amour et du sacrifice.

Extrait de : L'ABSTINENCE TOTALE (Le Cercle LACORDAIRE) 1949. D. Levack, C.ss.R.

Commentaire du blog : On ne pourra jamais avec les fausses «messes », face au peuple, avec la communion dans la main, obtenir une conversion comme celle là.  L’abstinence, en tout ce que nous ne pouvons contrôler, est la voie de la sainteté

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