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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:11

LE SIGNE DE LA CROIX, comment il faudrait le faire et les actes qu'il contient ?

Les in­croyants et les païens ne font pas le signe de la croix. Seuls ceux qui croient au Christ Sauveur du monde peuvent faire avec sincérité ce geste auguste qui rap­pelle sa mort rédemptrice. Même les protestants, qui croient pourtant au Christ, ne font pas en général le signe de la croix; nous devons faire exception, cepen­dant, pour un petit groupe de l'Église anglicane qui a repris la liturgie de l'Eglise romaine et qui nous a em­prunté l'usage du signe de la croix.

En pratique, lorsqu'on voit quelqu'un faire ce signe caractéristique, on peut presque à coup sûr dire qu'il est catholique.

Comment faire le signe de la croix

Beaucoup de fidèles font très mal ce geste qu'ils es­quissent sans respect et qui ressemble bien plus à une simagrée qu'à un acte religieux. On peut même affir­mer que la plupart des catholiques font le signe de la croix un peu machinalement et sans penser au sens et à la portée de ce geste.

La raison qui paraît expliquer ce manque de ré­flexion, c'est que le signe de croix est un des premiers actes religieux que nous ayons appris à faire. On nous l'a enseigné à un âge où nous n'étions pas en mesure de saisir le sens des paroles ni la portée du geste et nous avons continué par la suite à faire cet acte d'une façon purement instinctive et sans y prêter aucune at­tention.

Or, le signe de la croix, si on le fait bien, peut être un des actes religieux les plus salutaires que nous puissions faire.

C'est d'abord un acte de foi par lequel nous expri­mons au moins implicitement les trois grands mystères de notre foi : la Sainte Trinité, l'Incarnation et la Ré­demption. Pour la Trinité, la chose est évidente, puisque le signe de la croix se fait en prononçant explicitement le nom des trois personnes divines. Le mystère de la Rédemption est exprimé par le fait que les paroles sont prononcées avec un geste en forme de croix. Enfin le mystère de l'Incarnation est compris dans la profession de foi précédente, car la seconde personne de la Tri­nité, Dieu le Fils, n'aurait pu nous sauver en mourant sur la croix s'il ne s'était incarné en prenant notre na­ture mortelle.

Le signe de la croix peut donc être un acte de vertu théologale de foi. Il peut être aussi un acte d'espérance, car si nous faisons le signe de la croix, c'est que nous avons confiance que Dieu nous appliquera la grâce de salut que Nôtre-Seigneur nous a méritée par sa mort. Il serait enfin facile de passer à l'amour de Dieu le Père qui a bien voulu nous donner son Fils unique qu'il aime d'un amour infini.

Le signe de la croix nous fournit donc l'occasion d'exercer les trois vertus théologales de foi, d'espérance et de charité,

dont les actes sont les plus parfaits et les plus salutaires que nous puissions faire.

Une bonne résolution a retenir.

Il est évidemment impossible de penser à toutes ces considérations chaque lois que nous faisons le signe de la croix. Mais nous devrions prendre la résolution de le faire toujours avec respect, en pensant au mystère de la Sainte Trinité, et nous devrions de temps en temps le faire avec plus de lenteur, en nous efforçant d'y joindre les actes de foi, d’espérance et de charité.

Extrait de : LES PLUS BELLES PRIÈRES. Léon Lebel S. J. (1950)

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 11:57

La Double Fête, la plus Grande victoire… pourrait être le 25 mars 2016, pourquoi pas ?

Le 25 mars, c’est la fête de l’Annonciation, la plus belle journée de Marie.

Le 25 mars 2016, c’est la fête de la mort du MESSIE, pourquoi ne dirait-on pas du martyr de N.S.-J.C. ? Cette journée fut sans doute la plus éprouvante pour Marie, la mère de notre Sauveur.

Je souhaite que se soit aussi la fête du retour d’exil du vrai pape… et le grand réveil de l’Église !

Réfléchissons ensemble sur ces trois éléments qui ont un lien très important :

L’Annonciation, c’est la victoire de Marie, fille d’Anne et de Joachin. Anne n’était plus en âge de procréer. Il y a eu dans la conception de la petite Marie probablement comme pour Jésus l’intervention Divine. C’est une victoire de Dieu sur Satan.

C’est le mystère de l’Incarnation, le Fils devient l’homme-Dieu, pour nous donner la chance de Lui montrer que nous désirons vivre selon ses lois et ainsi partager la récompense qu’Il a promis a ceux qui lui seront fidèle jusqu'à la fin de notre vie terrestre.

La Vierge Marie est la personne qui doit remplacer ÈVE, qui a dit oui au démon. Marie fut épargnée du péché originel, afin de permettre la venue du Fils de Dieu. Elle a accepté de devenir la Mère de Dieu, en disant OUI à l’Archange Gabriel, le messager de Dieu.

La mort de Jésus sur la croix, c’est le sacrifice du Fils de Dieu à son Père, pour payer la dette des hommes à Dieu pour leurs péchés.

Marie, qui est Co-rédemptrice est au pied de la croix et elle suit son Fils, dans ce sacrifice.

Le premier à en profiter c’est le bon Larron…..

Tous les hommes pourraient profiter de ces mérites infinis, s’ils sont assez humbles pour reconnaître qu’ils sont des pécheurs… et regretter leurs péchés mortels.

Cette double fête du 25 mars, n’est arrivée que 14 fois depuis 1583, date de la Réforme grégorienne du calendrier.

Voici les années ou ces deux fêtes ont eu lieu. Il faut que le dimanche de Pâque tombe le 27 mars :1622-33-44-1701-12-85-96-1842-53-64-1910-21-32-2005 et 2016. Cette double fête ne devrait se reproduire qu’en 2157.

Cette année 2016 est tout-a-faite spéciale, car c’est en 1975 que le Pape Paul VI a été remplacé par un faux pape, c'est-à-dire par un sosie. Ce sosie a joué son rôle jusqu’en 1978. Voir a ce sujet : L’Imposture du Siècle. Théodor Kolberg. https://www.google.ca/search?q=Imposture+du+si%C3%A8cle&ie=utf-8&oe=utf-8&channel=rcs&gws_rd=cr,ssl&ei=CmN1VpXXDsKoe6m5kpAE

Ce serait formidable si le 25 mars prochain, nous pourrions enfin nous les Catholiques de traditions, comprendre les jeux de coulisses des ennemis de la véritable Église et se placer derrière PAUL VI, pour affronter l’antéchrist.

Ce souhait, n’est pas une prédiction, c’est plutôt une prière à la Sainte Vierge Marie et a tous les martyrs.

«Sainte Mère de Dieu intercédez pour notre Saint Père Paul VI, pour votre Sainte Église et pour nous pécheurs. Hâtez le retour de SS PAUL VI, nous vous en conjurons

Les événements qui ont été prédits par la Ste-Vierge Marie : ROME perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist

Sans risque de se tromper, on peut dire que Rome a bel et bien perdu la foi depuis 1975-8, surtout lorsque l’on voit le supposé (pape ?) François fréquenter les héritiers de Luther, cet excommunié… fils du diable.

Que dire des autres faux papes J.P. 2 et Ben 16.

Après le retour de SS PAUL VI, suivra l’Avertissement de la Vierge Marie, le Grand Miracle, la 3ième Guerre et l’Antéchrist-personne. Attachez vos tuques et apprenez a bien faire votre signe croix, c’est le minimum…

Nous allons y revenir bientôt… Bonne réflexion et UDP

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:36

SS PAUL VI, lors de l’Audience générale du 28 octobre 1970.

Nous vous proposons une réflexion que chacun peut faire et nourrir sans cesse à partir de sa conscience et de sa propre expérience. Elle a pour objet le grand phénomène universel, pouvons-Nous dire, des mutations auxquelles nous assistons et participons. Tout change, tout évolue sous nos yeux, dans le monde social, culturel, pratique, économique; dans tous les domaines, pouvons-Nous dire. La vie cou­rante fait corps avec ces changements que nous retrouvons dans nos instruments d'usage courant, à la maison ou au travail, dans les habitudes de la famille ou de l'école, dans nos rapports avec le monde par les nouvelles qui arrivent à tous et de toutes les parties du monde, dans les voyages, les moeurs, les modes de penser, les affaires et la culture, et jusque dans la vie religieuse. Tout bouge, tout change, tout évolue, tout se précipite vers un avenir où déjà en rêve nous vivons. Le Concile, lui aussi, nous a rappelé ce phénomène. (Cf. Gaudium et spes, n. 5 sq.)

Voilà un fait général qui éveille en nous nombre de pensées capables chacune d'engendrer une mentalité, philo­sophique ou pratique, de grand intérêt, fondée sur des faits indiscutables, et riche, par suite, d'une respectable sagesse. Par exemple, n'est-il pas vrai que si tout change, tout périt, tout passe, tout meurt ? Notre monde nous offre

une vision à la fois magnifique et désolante de la précarité des choses et des hommes; aussi ce qu'il nous offre après ce grand orgueil que justifient ses conquêtes et ses progrès, n'est-ce pas l'angoissante leçon de la vanité de la vie ? Connaissez-vous le livre de la Bible, l'Ecclésiaste, autrement dit l'Orateur ? C'est un des livres sapientiaux que l'usage littéraire fit attribuer à Salomon, mais qui lui est postérieur. Ce livre, sans aller jusqu'au pessimisme absolu, voit les choses du monde avec franchise et sans faiblesse; dès ses premiers mots, il constate la décevante caducité de toutes choses : Vanité des vanités, tout est vanité. Quel intérêt a l'homme à toute la peine qu'il prend sous le soleil ? (Eccle. 1,2,3).

Avez-vous jamais observé combien la réflexion sur le temps et sur l'histoire a pénétré dans la pensée moderne ? Elle y a suscité divers systèmes philosophiques et scientifi­ques qui intéressent et tourmentent notre culture, comme, par exemple : l'évolutionnisme, l'historicisme, le relativisme et ainsi de suite (cf. J. Mouroux, Le Mystère du temps). L'importance pratique donnée à cette valeur primaire et fuyante, le temps, donne grand relief aux yeux de l'homme d'aujourd'hui à l'actualité, à la mode, à la nouveauté, au culte de la vitesse... Nous vivons dans le temps et le temps engendre et dévore tous ses enfants. Le temps, c'est de l'argent, dit-on. Le temps conditionne et régit toutes choses. Telles sont du moins les apparences. D'où, cette conclusion excessive au plan humain et religieux : Donc l'homme aussi change ? Donc les vérités religieuses, les dogmes changent ? Et rien n'existe de permanent ? Et celui qui prétend être dans la stabilité vit dans l'illusion ? La tradition, c'est la vieillesse et ce qu'on appelle progrès, c'est la jeunesse ? En conséquence, on pourrait abolir et déclarer périmée toute loi héritée du passé, fût-elle rai­sonnable et « naturelle »? Et nous ne pourrions de nos jours accepter une foi qui nous présenterait, pour que

nous y adhérions comme à une vérité indiscutable, des dogmes formulés au temps et dans le langage d'une culture ancienne ? Et les structures de l'Église qui comptent par siècles leur âge, on pourrait leur en substituer d'autres inventées par de jeunes génies ?

Vous le voyez, voilà bien des questions ! Vous voyez aussi sûrement comme elles ont leur répercussion dans les discussions postconciliaires, plusieurs se donnant du crédit avec le mot fameux de « 1' « aggiornamento » qu'ils enten­dent, non comme le critère d'un renouvellement cohérent et constructif, mais comme la pioche du démolisseur qu'ils couvrent abusivement du prestige de la liberté « par laquelle le Christ nous a délivrés » (Gai. 5,1).

Nous ne prétendons pas répondre ici à ces questions agressives, mais Nous osons les présenter simplement à votre réflexion pour vous stimuler à leur trouver une juste réponse, ne serait-ce que pour vous éviter les conséquences catastrophiques qui en résulteraient si l'on admettait qu'au­cune loi, aucune doctrine n'ont de titre à durer dans le temps, et que toute mutation, fût-ce la plus radicale, peut fort bien être admise pour norme de progrès, de contes­tation ou de révolution. Ce sont des questions extrêmement complexes mais non insolubles.

Tous nous observons, en particulier les croyants, au milieu de la succession du temps, que quelque chose dure et doit durer, si nous ne voulons pas que la civilisation se change en chaos et que le christianisme ne perde toute raison d'être dans la vie moderne.

Contentons-Nous de deux observations. La première : D'où vient, par exemple, au progrès humain et social la force d'attirer et de convaincre des hommes, surtout ceux qui seront ses promoteurs et ses soutiens, sinon d'un appel à un besoin dans l'homme de justice et de perfection idéale, qui naît avec l'homme et qui déborde la légalité ? Nous découvrons ce besoin inscrit dans l'être même de l'homme, comme un droit « de nature » qu'il faut traduire juridique­ment pour obliger tout le monde. La seconde observation est celle-ci : Pouvons-nous faire abstraction du Christ du passé, du Christ de l'histoire, du Christ maître, si nous voulons professer un christianisme authentique ? Le chris­tianisme est ancré à l'Évangile où on peut lire, entre autres, ces paroles du Christ : Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas (Matt. 25, 35). Une autre parole encore, comme un arc de lumière, se déploie par­dessus les siècles; on l'appelle la tradition; nous entendons en elle la voix impérative et prophétique de Jésus : Faites ceci en mémoire de moi. C'est ainsi que vous annoncerez la mort du Christ jusqu'à ce qu'il revienne (I Cor. II, 25, 26). Et quelle est l'institution qui nous rappelle le Christ de l'histoire pour que nous attendions sa venue à la fin des siècles, sinon l'Église catholique, en pèlerinage dans le temps, mais déjà victorieuse du temps ?

Ce sont là de grands thèmes sur lesquels il faut réfléchir pour retrouver aujourd'hui la stabilité et le progrès.

Avec notre Bénédiction apostolique. PAUL VI pape

Extrait de : Actes Pontificaux (203-204 Mars-avril 1971)

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:42

Audience générale du 15 novembre 1972 (Toujours vivant en 2016)

Quels sont aujourd'hui les besoins les plus importants de l'Église ? Ne soyez pas étonnés par notre réponse, que vous pourriez trouver simpliste, voire même superstitieuse ou irréelle. L'un de ses plus grands besoins est de se défendre contre ce mal que nous appelons le démon.

Avant de préciser notre pensée, nous vous invitons à considérer dans une perspective de foi la vie humaine, dont nous pouvons d'ici découvrir et scruter profondément l'immense panorama. En vérité, ce tableau, dont nous sommes invités à contempler toute la réalité, est très beau. C'est le tableau de la création, de l'œuvre de Dieu, dont lui-même a admiré la substantielle beauté, reflet extérieur de sa sagesse et de sa puissance.

Et puis, c'est avec beaucoup d'intérêt que nous regardons le tableau de l'histoire dramatique de l'humanité, dont émerge l'histoire de la Rédemption, du Christ, de notre salut, avec ses merveilleux trésors de révélation, de prophétie, de sainteté, de vie élevée au plan surnaturel, de promesses éternelles (cf. Eph. 1, 10).

Si nous savons bien regarder ce tableau, nous ne pouvons pas ne pas en être émerveillés (cf. S. Augustin, Soliloques) :

Tout a un sens, tout a une fin, un ordre; tout laisse entrevoir une présence transcendante, une pensée, une vie, et finalement un amour, de sorte que l'univers, par ce qu'il est et par ce qu'il n'est pas, se présente à nous comme une préparation enthousiasmante et enivrante à quelque chose d'encore plus beau et d'encore plus parfait (cf. 1 Cor. 2, 9 ; 13, 12 ; Rom. 8, 19-23).

La vision chrétienne du cosmos et de la vie est donc triomphalement optimiste. Cette vision justifie notre joie et notre reconnaissance de vivre; en célébrant la gloire de Dieu, nous chantons notre bonheur (cf. le Gloria de la Messe).

Mais cette vision est-elle complète ? Est-elle exacte? Sommes-nous insensibles aux déficiences qui existent dans le monde, aux choses qui ne vont pas dans notre existence, à la souffrance, à la mort, à la méchanceté, à la cruauté, au péché, bref, au mal? Ne voyons-nous pas tout le mal qui existe dans le monde, spécialement le mal moral, c'est-à-dire celui qui est commis simultanément, bien qu'à des degrés divers, contre l'homme et contre Dieu ? N'est-ce pas là un triste spectacle, un mystère inexplicable ?

Et nous, les disciples du Verbe, nous qui exaltons le bien, nous les croyants, ne sommes-nous pas les plus sensibles, les plus troublés par la vue et l'expérience du mal ? Nous le trouvons dans le royaume de la nature, où tant de ses manifestations nous semblent dénoncer un désordre; nous le trouvons parmi les hommes, où nous voyons faiblesse, fragilité, souffrance, mort, et pire encore. Nous sommes en présence de deux lois qui s'opposent: l'une qui voudrait le bien, l'autre qui tend au mal. Saint Paul a mis en relief l'humiliante évidence de ce tourment, pour montrer la nécessité, la chance de la grâce qui nous sauve, c'est-à-dire du salut apporté par le Christ (cf. Rom. 7). Le poète païen Ovide avait déjà annoncé ce conflit dans le cœur de l'homme : «Je vois ce qui est bien et je l'approuve, mais je fais ce qui est mal » (Mét.7, 19).

Nous trouvons le péché, perversion de la liberté humaine et cause profonde de la mort, parce que détaché de Dieu, source de la vie (Rom. 5, 12) ; le péché, occasion et effet de l'intervention en nous et dans notre monde d'un agent obscur et ennemi, le Démon. Le mal n'est plus seulement une déficience, il est le fait d'un être vivant, spirituel, perverti et pervertisseur. Terrible, mystérieuse et redoutable réalité.

Ils s'écartent de l'enseignement de la Bible et de l'Église, ceux qui refusent de reconnaître son existence, ou qui en font un principe autonome, n'ayant pas lui aussi, comme toute créature, son origine en Dieu; ou encore, qui l'expliquent comme une pseudo réalité, une invention de l'esprit pour personnifier les causes inconnues de nos maux.

Le problème du mal, complexe et absurde pour notre esprit unilatéralement rationnel, devient obsédant. Il constitue la difficulté la plus grande pour notre conception religieuse du cosmos. Saint Augustin le savait bien, lui qui en a souffert pendant des années : «Je cherchais d'où venait le mal et je ne trouvais pas d'explication» (Confessions VII, 5, 7, 11 etc. ; PL 32 ; 736, 739).

D'où l'importance de la conscience du mal, pour bien voir le monde, la vie, le salut dans une perspective chrétienne. Qui ne se rappelle, dans l'Évangile, le chapitre, si lourd de sens, de la triple tentation du Christ au début de sa vie publique ; ou bien les si nombreux récits où le Seigneur rencontre le Démon, lequel figure dans ses enseignements (par exemple Matt. 12, 43) ? Et comment oublier que par trois fois le Christ appelle: «Prince de ce monde», le Démon, son adversaire (Jean 12,31 ; 14, 30; 16, 11) ?

La réalité de cette présence néfaste est soulignée dans de très nombreux passages du Nouveau Testament. Saint Paul l'appelle «le dieu de ce monde» (2 Cor. 4, 4) ; et il nous avertit que nous, chrétiens, nous avons à lutter contre les ténèbres, en ayant devant nous non pas un tel Démon, mais une redoutable pluralité de démons: «Revêtez l'armure de Dieu, pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable. Ce n'est pas à l'homme que nous sommes affrontés, mais aux Autorités, aux Pouvoirs, aux Dominateurs de ce monde de ténèbres, aux Esprits du mal répandus dans l'air» (Eph. 6,12-13).

Divers passages de l'Évangile nous montrent qu'il ne s'agit pas d'un seul, mais de nombreux démons (Luc 11, 21; Marc 5, 9). L'un d'eux, cependant, est le principal, c'est Satan, qui veut devenir l'adversaire, l'ennemi ; et avec lui, il y en a beaucoup d'autres, qui sont tous des créatures de Dieu, mais des créatures déchues, parce que rebelles et damnées (cf. Denz. Sch. 237, 428). De tout ce monde mystérieux, bouleversé par un drame bien pénible, nous connaissons très peu de choses.

Nous connaissons cependant, sur ce monde diabolique, beaucoup de choses qui concernent notre vie et toute l'histoire de l'humanité. Le démon est à l'origine du premier malheur de l'humanité. Il fut le tentateur insidieux et fatal, et l'instigateur du premier péché, le péché originel (Gen. 3 - Sag. 1,24).

Depuis la chute d'Adam, le Démon a acquis un certain empire sur l'homme, dont seule la rédemption du Christ peut nous délivrer. Et cette histoire se poursuit toujours. Rappelons-nous les exorcismes du baptême et les fréquentes références de la Sainte Écriture et de la liturgie à l'agressive et opprimante «puissance des ténèbres» (cf. Luc 22,53 - Col. 1, 13). Il est l'ennemi numéro un, le tentateur par excellence.

Nous savons ainsi que cet être obscur et troublant existe vraiment et qu'il est toujours à l'œuvre avec une ruse traîtresse. Il est l'ennemi occulte qui sème l'erreur et le malheur dans l'histoire humaine. N'oublions pas la parabole si éclairante du bon grain et de l'ivraie ; elle résume et explique l'illogisme qui semble présider à nos contradictions : «C'est un ennemi qui a fait cela» (Matt. 13,28).

Le Christ le définit comme celui qui «dès le commencement, s'est attaché à faire mourir l'homme... le père du mensonge» (cf. Jean. 8,44-45). Il menace insidieusement l'équilibre moral de l'homme. Il est le séducteur perfide et rusé qui sait s'insinuer en nous par les sens, l'imagination, la concupiscence, la logique utopique, les contacts sociaux désordonnés; pour introduire dans nos actes des déviations aussi nocives qu'apparemment conformes à nos structures physiques ou psychiques, ou à nos aspirations instinctives et profondes.

A propos du démon et de l'influence qu'il peut exercer sur les individus, sur les communautés, sur des sociétés entières ou sur les événements, il faudrait réétudier un chapitre très important de la doctrine catholique auquel on s'intéresse peu aujourd'hui. Certains pensent pouvoir trouver une compensation suffisante dans l'étude de la psychanalyse et de la psychiatrie, dans des expériences de spiritisme qui, aujourd'hui, malheureusement, se répandent tant dans certains pays. On a peur de retomber dans de vieilles théories manichéennes ou dans de funestes divagations, fantaisistes et superstitieuses.

Aujourd'hui, on préfère afficher un esprit fort, sans préjugés, positiviste, quitte ensuite à attacher foi gratuitement à tant de lubies magiques ou populaires, ou, pire encore, à livrer son âme - son âme de baptisé, qui tant de fois a reçu la visite de la Présence eucharistique et qui est habitée par l'Esprit Saint - à des expériences sensuelles licencieuses, aux expériences délétères des stupéfiants, ou aux séductions idéologiques des erreurs à la mode. Ce sont là autant de fissures par lesquelles le Malin peut facilement s'insinuer pour altérer l'esprit de l'homme.

Certes, tout péché n'est pas directement dû à l'action du diable (cf. C Th 1, 104, 3). Mais il n'en est pas moins vrai que celui qui ne veille pas avec une certaine rigueur sur lui-même (cf. Matt. 12,45 - Eph. 6, 11) s'expose à l'influence du «mystère de l'iniquité» dont parle Saint Paul (2 Thess. 2, 3.12) et compromet son salut.

Notre doctrine se fait incertaine, obscurcie comme elle l'est par les ténèbres qui entourent le Démon.

Mais deux questions sollicitent légitimement notre curiosité, excitée par la certitude de son existence multiple. Y a-t-il des signes, et lesquels, de la présence de l'action du diable ? Quels sont les moyens pour se défendre contre un danger si insidieux ?

La réponse à la première question requiert beaucoup de prudence, même si les signes du Malin semblent quelquefois évidents (cf. Tertullien, Apol. 23). Nous pourrions supposer sa sinistre intervention là où l'on nie Dieu d'une façon radicale, subtile et absurde ; là où le mensonge hypocrite s'affirme avec force contre la vérité évidente ; là où l'amour est étouffé par un égoïsme froid et cruel; là où le nom du Christ est l'objet d'une haine consciente et farouche (cf. 1 Cor. 16, 22; 12, 3); là où l'esprit de l'Évangile est dénaturé et démenti par les actes ; là où l'on affirme que le désespoir est la seule perspective, etc.

Mais il s'agit là d'un diagnostic trop vaste et trop difficile, que pour le moment nous n'osons pas approfondir et authentifier. Il n'est cependant pas dépourvu de dramatique intérêt pour tous. La littérature moderne lui a, en effet, elle aussi, consacré des pages célèbres (cf. par exemple les œuvres de Bernanos, étudiées par Ch. Moeller, «Littérature du XXème siècle», I, p. 397 et … aussi «Satan», Études carmélitaines, Desclée de Brouwer, 1948). Le problème du mal demeure pour l'esprit humain l'un des plus importants et des plus permanents, même après la victorieuse réponse que lui a donnée Jésus-Christ : «Nous savons, écrit Saint Jean l'évangéliste, que nous sommes (nés) de Dieu, mais le monde tout entier gît sous l'empire du Mauvais» (1 Jean S, 19).

L'autre question est : Quelle défense, quel remède opposer à l'action du Démon ? La réponse est plus facile à formuler, même si elle demeure difficile à mettre en pratique. Nous pourrions dire: tout ce qui nous défend du péché nous protège, par le fait même, de l'Ennemi invisible. La grâce est la défense décisive. L'innocence apparaît comme une force. Et chacun se rappelle que l'enseignement apostolique a pris les armes du soldat comme symbole des vertus qui peuvent rendre le chrétien invincible (cf. Rom. 13, 12 ; Eph. 6, II, 14, 17 ; 1 Thess. S, 8).

Le chrétien doit être militant, vigilant et fort (1 Pi. S, 8). Il doit parfois pratiquer une ascèse spéciale pour éloigner certaines attaques du diable. Jésus nous l'enseigne, et il indique comme remède la prière et le jeûne (Marc 9, 29). Et Saint Paul suggère la ligne maîtresse que nous devons suivre : «Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien» (Rom. 12,21 ; et Matt. 13,29).

En ayant donc conscience de l'adversité dans laquelle se trouvent aujourd'hui les âmes, l'Église, le monde, nous nous efforcerons de donner sens et efficacité aux paroles de notre principale prière : «Notre Père... délivrez-nous du Mal». Paul VI, pape

Extrait de : Avertissement de l’Au-delà à l’Église contemporaine. Vol 1(1978)

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:09

LE LUCIFÉRIANISME (2)

La conspiration Luciférienne n'aurait pas pris un tel dévelop­pement depuis la mort de Notre Seigneur pour en arriver presque à son dernier stade, si ceux qui se prétendent le Clergé chrétien consacré à Dieu, n'avaient péché contre lui en gardant le "Si­lence" sur un sujet aussi important. Laissez-moi rappeler aux lec­teurs que pas UNE autorité ecclésiastique, Catholique ou non, n'a contesté la vérité de mes propos dans cette affaire. Des centaines de prêtres et de pasteurs ont admis que je les avais amenés à re­connaître la VÉRITÉ. Mais la plupart d'entre eux s'excusaient de ne pas me soutenir ouvertement à cause de leur "devoir d'obéissance".

Je doute que Dieu accepte cela comme une justification vala­ble, car Il se passe de toute forme de soumission obligatoire. Dans le plan de Dieu destiné au gouvernement de l'Univers, nous sommes libres de l'aimer et de le servir VOLONTAIREMENT ou de finir en Enfer. Il est temps que nous cessions de chercher des excuses et que nous nous préoccupions plutôt de lui prouver notre désir de l'aimer et de le servir pour l'éternité.

Le complot luciférien est destiné à pro­voquer la destruction de toute forme de gouvernement et de reli­gion, de sorte que, parvenue à son stade final, l'idéologie diaboli­que puisse imposer son despotisme à ce qui restera de l'humanité. C'est ce que nous appelons de nos jours la "Dictature totalitaire".

Il est manifestement bien plus aisé à un petit mais puissant groupe d'asservir une personne, un groupe, une organisation, un gouvernement ou une religion, que de soumettre des douzaines ou même des centaines d'individus. C'est pourquoi la Synagogue de Satan introduisit "L'internationalisme".

Sous l'influence de William Lyon Mackenzie King, ancien Premier Ministre du Canada durant près d'un quart du vingtième siècle, la famille Rockefeller s'enticha de cette idée d'internationalisme au début des années 1900, alors que Macken­zie King était ministre travailliste du gouvernement canadien. Ce dernier agit exactement de la même manière qu'Albert Pike quand il œuvrait en secret à l'instauration d'un gouvernement et d'une religion (Luciférianisme) mondiaux. Il s'employa à mettre les organisations ouvrières sous le contrôle de l'autorité interna­tionale, parce que, si ceux placés AU SOMMET de cette autorité étaient des espions de la Synagogue de Satan, ces organisations pouvaient être utilisées pour fomenter guerres et révolutions qui conduiraient à la destruction des gouvernements et des religions. Puis après que ces mêmes organisations aient été employées pour créer la discorde entre capitalistes et travailleurs avec pour consé­quence le désordre complet, elles pourraient être à leur tour asser­vies au dernier stade de la conspiration. Il est certain qu'une orga­nisation internationale contrôlée DU SOMMET par les agents secrets de la Synagogue de Satan peut être plus aisément surveillée que ne peuvent le faire des centaines de syndicats et d'associations.

Tout individu sensé peut-il croire que des brutes, ex-bagnards, et des diplômés en économie qui contrôlent D'EN HAUT les or­ganisations ouvrières ne sont pas des espions des Illuminati, plus connus sous le nom de Synagogue de Satan, s'il n'était pas avéré qu'ils font tout pour obliger les travailleurs à faire partie des syn­dicats ?

Les dirigeants du M.R.M. partent du même principe que Mackenzie King pour avoir la maîtrise de tous les autres domaines de l'homme comprenant les sciences, les métiers, la politique, les af­faires, l'industrie, les gouvernements et les religions. Nous voyons ainsi qu'avant l'organisation de la Ligue des Nations (après la première guerre mondiale), la politique de ceux qui sont les maîtres du M.R.M. fut de faire éclater et de détruire tout pou­voir gouvernemental, religieux, industriel, financier, capitaliste, ouvrier, etc., pour que ceux impliqués dans le chaos qui en était le résultat, fussent contraints d'accepter progressivement l'idée d'internationalisme.

La seconde guerre mondiale fut fomentée puis déclenchée pour atténuer la dureté du nationalisme et de l'individualisme. L'Organisation des Nations Unies en sortit (sur un territoire don­né par les Rockefeller, dont Mackenzie King fut l'agent de 1914 à 1919.) L'O.N.U. est censée donner un certain air de respectabilité à l'Internationalisme dont le Nazisme et le Communisme avaient ruiné la réputation. La Synagogue de Satan contrôle les Nations Unies comme elle le fit avec la Ligue des Nations. Si nous faisons un retour en arrière, nous nous apercevons que cette "Puissance occulte" s'est emparée dans les coulisses du contrôle de chaque puissant groupe, organisation, mouvement, et gouvernement au moyen de 'Spécialistes', 'Experts' et 'Conseillers' qu'elle avait formés et placés aux positions clés en utilisant le pouvoir et l'influence que le contrôle de L'OR leur donnait. L'essor progres­sif du complot luciférien a mené le monde là où il en est au­jourd'hui. On peut faire remonter l'origine de son développement au temps du Christ quand il nous disait clairement que la Synago­gue de Satan contrôlait tous les hauts personnages.

Le Christ disait la VÉRITÉ, MAIS IL NE DIT NI NE LAIS­SA SUPPOSER QUE TOUS ces responsables réalisaient qu'ils étaient sous l'emprise de la 'Synagogue de Satan'. C'est la raison pour laquelle le Christ nous a montré par la nature, la manière et le lieu de sa naissance ; par le début de sa vie soumise à l'autorité île ses parents ; par le choix qu'il fit de ses apôtres - humbles ou­vriers - et par ses enseignements durant les trois dernières années de sa vie, que si nous voulions nous libérer des chaînes dont nous sommes chaque jour un peu plus fortement entravés par cette 'Synagogue', nous devions commencer par la base, par la racine même de sa doctrine pour faire connaître, de toute urgence, la VÉRITÉ à TOUTES les nations sur l'éternelle conspiration de Lucifer.

C'est à cause de la parfaite sagesse du Christ que le Chrétien croit en Lui comme "Fils de Dieu". Le fait que les Chrétiens n'acceptent pas la VÉRITÉ de ses enseignements et ne suivent pas ses conseils, démontre clairement combien de ces démons in­carnés, habiles, rusés, sans scrupules et inspirés de Lucifer, com­posent la Synagogue de Satan. Seule la S.D.S. d'inspiration sur­naturelle, aurait pu empêcher le genre humain d'appliquer le plan de Dieu au gouvernement du Monde. Au lieu de cela, nous avons permis aux dirigeants du M.R.M de poursuivre les projets secrets et les diaboliques ambitions des Grands Prêtres du Culte Luciférien.

Le Christ nous a donné la prière du Notre Père pour que, en la récitant chaque jour, ces vérités soient ancrées dans notre esprit. Il est certain que si nous instaurions le Royaume de Dieu sur la terre, sa Volonté y serait faite comme au Ciel. Quand Jésus dit à ses persécuteurs "Mon royaume n'est pas de ce monde", Il n'a pas dit ni laissé entendre, qu'il n'était pas de notre devoir d'inclure dans nos propres formes de gouvernements le projet de Dieu de régner sur l'Univers.

Ce plan du Seigneur requiert que les responsables religieux, vrais hommes de Dieu, soient les conseillers de ceux investis des pouvoirs temporels, et leur éviter ainsi de s'écarter du chemin étroit de la vérité. C'est cette relation de l'Église et de l'État que Dieu désirait établir. Au lieu de Saints hommes, nous avons laissé

la S.D.S mettre en place des êtres malfaisants pour contrôler TOUTES ces hautes autorités. (À suivre)

Extrait de : SATAN PRINCE DE CE MONDE William CARR (Si vous lisez l’anglais, ce volume est disponible sur internet. SATAN, PRINCE OF THIS WORLD. By: William Guy Carr, R.D..)

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 08:42

LE LUCIFÉRIANISME (1 de 6)

Afin de bien réaliser que le M.R.M. est la continuation de la révolte Céleste, il nous faut comprendre Lucifer ; ce qu'il fit au Ciel et POURQUOI, AVANT que lui et/ou Satan ne soit la cause de la désobéissance de nos premiers parents.

Étant la plus élevée, la plus brillante et la plus intelligente des créatures divines, il avait aussi son libre arbitre. Il pouvait demeu­rer loyal, fidèle, obéissant à Dieu (Adonaï) et l'accepter comme Autorité Suprême sur tout l'Univers, ou bien lui contester ce "Droit".

Au Ciel, il venait immédiatement après Dieu, et comme il était intelligent, il est évident qu'il ne pouvait l'envier. Saint Thomas dit : "Seul un idiot envierait ce qui lui serait, et de loin, impossi­ble d'atteindre". Mais Lucifer n'est pas un imbécile !

L'orgueil de ses attributions angéliques, c'est-à-dire sa fonc­tion, son caractère et sa personnalité auraient pu l'inciter à être son propre maître comme Dieu l'est dans l'ordre surnaturel. Au­trement dit, l'opinion exagérée de sa propre perfection lui aurait permis de n'obéir qu'à lui-même plutôt que de demeurer soumis à Dieu, nonobstant la position élevée où celui-ci l'avait placé. Il n'en faut pas déduire que Lucifer fut assez stupide pour vouloir détrôner Dieu ; il désirait simplement gouverner une partie de l'Univers. De nombreux individus aujourd'hui souffrent d'ailleurs du même ego démesuré que l'on pourrait appeler une soif inex­tinguible d'indépendance absolue ou d'auto suffisance. Saint Thomas, Scot, et Suarez admettent que le péché commis par Luci­fer était "un péché d'orgueil" mais ils ne s'accordent pas sur ce en quoi il consistait.

Mes recherches m'ont convaincu que ce péché d'orgueil de Lucifer fut sa détermination de s'affranchir de Dieu pour fonder ; sa propre dynastie. Mon opinion est étayée par l'autorité et l'historicité de la Bible - Lucifer obtint ce qu'il voulait en menant la révolte céleste et en persuadant une multitude d'anges de tous les degrés hiérarchiques de se joindre à lui. Les deux tiers parmi eux provenaient de créatures célestes les plus élevées, les plus brillantes et les plus intelligentes. Lucifer fut lui-même chassé du Ciel et précipité en Enfer, et c'est ce qu'il voulait exactement qu'il arrivât. Depuis lors il n'a cessé de lutter pour gagner bien d'autres créatures à sa cause, afin de les avoir sous sa domination. - Nous ne connaissons que ses activités sur terre que nous appe­lons Le Mouvement Révolutionnaire Mondial. – et la Synagogue De Satan.

Mon but en écrivant mes trois derniers livres est de faire la lumière sur le M.R.M. et la S. D. S., un sujet d'une si grande importance qu'il affecte la vie de chaque individu et l'immortalité de son âme. De nombreux prêtres et pasteurs m'ont d'ailleurs fait part qu'ils appréciaient les raisons que j'exposais.

Par contre, d'autres auxquels leurs paroissiens demandaient leur opinion sur les chapitres occultés de l'histoire biblique qui ont été traités dans Pions sur l'Échiquier et Brouillard Rouge sur l'Amérique, répliquaient : "Ce qu'il écrit frise l'hérésie". Ils oubliaient de mentionner la grande Vérité révélée par les plus grands théologiens et philosophes de l'Église du Christ, à savoir : "TOUTE VÉRITÉ se trouve à la limite de l'hérésie".

Ce qu'il importe de savoir c'est qu'en exposant la VÉRITÉ, nous ne dépassons pas la frontière délimitée par les Écritures. Quand pasteurs et ou prêtres ferment la porte à une recherche "dérangeante" de cette VÉRITÉ, ils servent les intérêts du Dé­mon. Isaïe 28 : 7 ; Michée 3 : 11 ; Malachie 2 : 7

Un pasteur presbytérien d'Ottawa a dit de mes ouvrages qu'ils étaient "une véritable absurdité" Un autre, d'Owen Sound, a pu­blié un pamphlet m'accusant d'antisémitisme et de propagation de l'hérésie moderne. Ces personnes et bien d'autres - Gentils et Juifs - ont fait de leur mieux pour m'impliquer dans discussions et litiges. Elles avaient sans doute l'intention, en agissant ainsi, de me faire perdre du temps à un point tel qu'elles parviendraient à influencer ma détermination de faire le plus possible la lumière sur ce sujet avant que la propre lumière de ma vie ne s'éteigne.

Au cas où des lecteurs se prêteraient à ce genre de critique, j'aimerais leur rappeler que les connaissances des pasteurs et des prêtres sont soumises aux restrictions que leur imposent les pro­grammes d'études établis par les responsables des séminaires de chacune des confessions.

Les études que j'ai menées pendant plus de quarante ans n'ont jamais cessé, et je n'ai jamais non plus fixé de limites à mon es­prit; je crois que c'est Dieu qui l'a voulu ainsi. Ce que j'écris, j'estime que c'est la VÉRITÉ. Aux lecteurs de voir la face cachée de l'histoire exposée dans mes ouvrages, afin qu'ils se fassent leur propre opinion et en tirent les conclusions.

Si les programmes d'études dans de nombreux séminaires sont singulièrement réduits, c'est pour la simple raison que les théolo­giens de même confession furent, et sont encore, d'opinions car­rément divisées sur les sujets ayant trait à la chute des anges. Pourtant, Scot et Suarez sont d'accord pour admettre qu'aucun des anges, y compris Lucifer, ne s'est jamais repenti de sa déso­béissance envers Dieu, et bien que Dieu leur ait donné le temps et le loisir de regretter leurs actes, Lucifer et ses acolytes avaient en­tre-temps commis d'autres péchés… Saint Thomas n'est apparem­ment pas de cet avis.

Il n'est rien de plus étonnant que de voir le désaccord qui rè­gne entre théologiens et philosophes. Seuls Dieu et le Démon sa­vent de quel côté ils se trouvent. Dans Mathieu 7 :15, on nous met en garde contre "Les faux prophètes déguisés en brebis". Du temps même de Jérémie, les prêtres étaient dénoncés pour leur impiété. (Jérémie. 1 : 18) Aujourd'hui, de nombreux prêtres et pasteurs sont loués pour enseigner ce qui leur est demandé d'enseigner. (Malachie 2 : 8) Le verbe "louer" veut dire plus "qu'obtenir le paiement d'un service". Ce serait plutôt rendre ser­vice et se soumettre totalement à une puissance terrestre dans l'espoir d'obtenir des récompenses temporelles et surnaturelles.

Quand, comme officier instructeur d'État Major de la Division Navale Canadienne de Réserve en 1943-1944, je faisais une conférence aux officiers et marins sur le sujet de "La discipline et de l'obéissance", j'ai scandalisé certains chefs de corps de cette Division en disant à leurs subordonnés qu'aucun officier ni marin n'était obligé d'obéir à un ordre contraire aux Commandements de Dieu, c'est-à-dire à la Loi Naturelle ou à la Dignité de l'Homme. La plupart des horribles atrocités commises contre l'humanité au nom de Dieu par les Satanistes, l'ont été par des hommes innocents qui n'ont fait qu'exécuter les ordres. Comme c'est commode ! Si les subordonnés doivent obéir à TOUS les or­dres, alors la S.D.S. (qui contrôle tous ceux qui occupent les pos­tes supérieurs) s'arrangera pour que les ordres donnés servent les desseins du Démon.

Les Chrétiens qui ont reçu les Ordres Sacrés ne devraient ja­mais oublier, toute autre considération mise à part, y compris le serment d'obéissance qu'ils doivent à l'autorité supérieure, que leur premier devoir d'allégeance, comme celui du soldat ou du marin, est pour Dieu. Aucun serment ne les oblige à commettre un péché. Garder le silence, ou omettre de dire toute la vérité concernant le M.R.M. est un péché contre Dieu et un crime contre ses créatures. "Dites la Vérité et confondez le Démon" devrait être le leitmotiv de tout militant chrétien. Le Pape Pie XII a insis­té à plusieurs reprises sur cette vérité, quand il disait aux prêtres des paroisses qu'ils étaient responsables tant du bien-être spirituel que temporel de leurs ouailles, et qu'ils devraient les guider dans les domaines économiques, sociaux et politiques. Il le montra d'ailleurs quand, en 1957 il demanda à tous les Catholiques de prier pour "l'Église du Silence".

Par le mot "Église" il voulait dire "L'assemblée des Chré­tiens ; l'organisation ou le pouvoir ecclésiastique indépendant de l'État".

Ne permettez à personne, mes amis, de parler différemment, sinon c'est un mensonge, et le mensonge sert la cause du Démon. (A suivre)

Extrait de : SATAN PRINCE DE CE MONDE William CARR (Si vous lisez l’anglais, ce volume est disponible sur internet. SATAN, PRINCE OF THIS WORLD. By: William Guy Carr, R.D..)

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 09:42

«Une mission d'apostolat authentique, qui n'a d'ailleurs d'au­tre fin, que l'établissement du règne universel de Jésus-Christ.»

D'autre part, trois ans plus tard, l'encyclique Quas primas sur la royauté du Christ (qui prolonge et développe l'encyclique Ubi arcano sur la paix du Christ), l'encyclique Quas primas ajoutait ces éclatantes considérations : « Du jour où l'ensemble des fidèles comprendront qu'il leur faut combattre vaillamment et sans relâche, sous les étendards du Christ-Roi, le feu de l'apostolat enflammera les cœurs, tous tra­vailleront à réconcilier avec leur Seigneur les âmes, qui l'ignorent ou qui l'ont abandonné, tous s'efforceront de maintenir inviolés ses droits. »

On est maintenant en mesure de donner la définition précise, complète, officielle de l'Ac­tion catholique, que d'innombrables documents pontificaux ont, depuis dix ans, largement explicitée : « L'Action catholique est la parti­cipation des laïques organisés à l'apostolat hié­rarchique de l'Eglise, en dehors et au-dessus des partis politiques, pour l'établissement du règne universel de Jésus-Christ. »

Remarquons tout de suite le terme « parti­cipation » des laïques à l'apostolat hiérarchi­que. « Collaboration » ne serait pas assez dire. L'Action catholique, en effet, ne se juxtapose pas à l'apostolat hiérarchique, mais elle en fait partie intégrante. On voit donc quelle éléva­tion de niveau entraîne, pour le laïque, l'ap­partenance à l'Action catholique, qui le trans­fère d'emblée à un plan supérieur quasi sacer­dotal.

Mais, des trois notes, qui caractérisent essen­tiellement l'Action catholique, à savoir l'apos­tolat hiérarchique, l'élément laïque, l'organisa­tion, c'est sur l'élément laïque qu'il convient particulièrement de mettre l'accent, pour réa­gir contre un certain cléricalisme, — qu'on excuse le mot, — qui a trop souvent énervé le mandat apostolique de l'Eglise, en le mutilant de la participation active des fidèles. Le plus authentique interprète de Pie XI en la matière, Mgr Pizzardo, a pu écrire : « L'Action catholi­que est la chose des laïques. » En conjonction sans doute avec la hiérarchie, qui l'inspire et la dirige. Mais c'est la chose des laïques. Ainsi le veut l'apostolat plénier, confié non seulement aux évêques et aux prêtres, mais avec eux et dans leur prolongement aux fidèles, aux laïques, qui sont, comme on l'a si bien dit, leur longa manus, ou pour parler français, leurs bras indis­pensables, spécialement à une époque où tant de milieux — par exemple, le monde ouvrier! — sont fermés à l'action sacerdotale et où, d'ail­leurs, le sacerdoce lui-même est trop souvent raréfié.

Dieu nous garde cependant d'exagérer ce point de vue, qui d'un cléricalisme, qu'on veut éviter, ferait verser au contraire dans une ma­nière de laïcisme. Mais retenons du moins l'élé­ment capital, sans quoi l'Action catholique serait vidée de tout contenu; elle est la chose des laïques! Des laïques investis d'une mission d'apostolat authentique, qui n'a d'ailleurs d'au­tre fin, entendons-nous bien, que l'établissement du règne universel de Jésus-Christ. Ce qui nous permet de préciser que l'Action catholique est donc essentiellement d'ordre religieux, et que, du coup, elle « transcende » la politique de parti ou les partis politiques… Fin (Pages 85 à 91 sur 429)

Extrait de : Sa Sainteté PIE XI. Mgr R. Fontenelle. (1937)

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