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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 19:27

introduction

Depuis 1975, par la bouche d'une possédée-expiatrice de Suisse (âme victime), la très Ste Vierge Elle-même contraint les démons à faire des déclarations bouleversantes sur l'état actuel du monde, rappelant au cours de nombreux exorcismes la tradition, la foi catholique et dénonçant toutes les ténébreuses et incroyables machinations au sein de l'Église. "C'est parce que c'est la fin des temps que le Ciel a prévu de faire parler même les démons pour aider au bien surtout dans l'état lamentable de l'Église actuelle". (Béelzébuth).

On peut être étonné, de prime abord, que le Ciel se serve de démons pour prêcher la vérité aux hommes. Mais si le grand nombre n'avait pas refusé d'écouter le Ciel lors de ses manifestations à la terre, le Bon Dieu n'aurait pas eu besoin de recourir à cette voie extrême pour parler aux hommes et les mettre en garde une ultime fois contre les dangers présents qui risquent d'en entraîner beaucoup dans les tourments éternels de l'Enfer. Le passé nous montre d'ailleurs qu'il y eut tout au long des siècles des faits similaires, tel celui d'Antoine Gay au XIX siècle. "Dieu, voyant l'incrédulité des hommes se sert des démons pour ranimer la Foi" Paroles du Démon Isacaron par la bouche du possédé Antoine Gay 1821-1871.

Rappelons que lors des premiers exorcismes, le but des exorcismes était de chasser les démons et non de "provoquer" des révélations. C'est dès leurs premières manifestations que les démons ont déclaré qu'ils ne sortiraient pas de la possédée expiatrice avant que la mission que leur imposait le Ciel ne soit entièrement réalisée, c'est-à-dire avant qu'ils n'aient dit tout ce que le Ciel voulaient qu'ils révèlent.

Il convient de souligner l'ambiance de prière et de lutte spirituelle intense qui se déroule lors de chaque exorcisme.

La lecture de ces révélations ne donne en effet qu'un faible aperçu de la lutte qu'il a fallu mener.

Pour raccourcir et pour éviter de surcharger les textes, bien des passages ont été supprimés, les nombreuses adjurations, les litanies, les rosaires et autres prières, etc de façon à ne faire ressortir que les seules révélations du démon. (Que le lecteur n'oublie pas ce fait de première importance.)

Extrait de : AVERTISSEMENT DE L’AU-DELÀ À L’ÉGLISE CONTEMPORAINE. (Volume 2)

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 16:50

«Elle enfantait de nouveaux disciples». Actes (XII, 24) Allons-nous renier nos origines?

Il est question, dans l'Évangile, de vérité à crier sur les toits et de lumière à ne pas mettre sous le boisseau. On y entend un ordre qui ne souffre pas de réplique : «Allez, enseignez toutes les nations ». Tel est le commandement indiscutable que Jésus donne aux apôtres, aux disciples, à tous ceux qui se réclament de Lui. Et pour que nul doute ne soit possible, l'Esprit Saint, à la Pentecôte, descend sur ces hommes réunis au Cénacle, sous la forme de langues de feu.

La langue muette, la bouche close du chrétien d'aujourd'hui sont le symbole non du catholicisme authentique, mais d'une religion dévaluée. La poli­tique de non-intervention ne peut se réclamer du Maître. Ce serait bien plutôt celui qui crie trop haut le message évangélique qui pourrait excuser un excès de zèle par les paroles saintes : malheur à moi si je n'annonce pas le message. Ou encore : presse à temps et à contretemps, pour détourner les hommes des fables et les ouvrir à la vérité salutaire.

Faut-il le dire? Nous ne sous-estimons pas pour autant la vie contemplative à laquelle Dieu convie des âmes de choix. Leur silence n'est pas un vide, mais une plénitude, ce n'est pas une désertion, mais une action d'un autre ordre, « au-delà du son ».

Les hauts-lieux de prières où elles se retirent sont comme les grandes installations qui captent le cou­rant à haute tension et alimentent toute une région. Leurs thébaïdes sont des arsenaux de grâces. Encore faut-il que l'on trouve des soldats qui veuillent bien se servir de ces munitions et combattre face à l'en­nemi. C'est à ces soldats que nous nous adressons, à tous les chrétiens qui vivent dans le monde et qui ont le devoir de manier le glaive de la parole de Dieu et d'étendre visiblement son royaume. Aux chrétiens de son temps qui avaient peur de répondre à l'appel, saint Jean Chrysostome adressait ces paroles toujours actuelles : « Entre autres devoirs, vous avez celui de vous dévouer pour le salut de vos frères, et de nous les amener, en dépit de leur résistance, de leurs cris et de leurs plaintes. Leur opposition et leur nonchalance sont la preuve que vous avez affaire à des enfants. A vous de changer leur disposition d'âme si imparfaite et misérable. C'est votre devoir de les persuader de devenir enfin des hommes ».

Malgré ces objurgations pressantes qui visent à bousculer nos hésitations, nous ne nous avouons pas encore vaincus : nous cherchons encore habile­ment à éluder les commandements trop incisifs qui entaillent la chair vive.

Extrait de : Théologie de l’apostolat. (1952) Mgr L.-Joseph Suenens.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 11:50

L'Évangile du 15ième Dimanche après la Pentecôte, selon le vrai rite Catholique, nous montre la compassion du Christ pour la veuve de Naïm, qui avait perdu son fils unique.

Une autre mère, l'Eglise (et son Chef Paul VI), pleure sans cesse sur la mort spirituelle de tant de ses enfants qu'elle voudrait recon­duire à la grâce de Jésus-Christ. Rappelons-nous donc que si nous avons perdu sa grâce par le péché, notre Sauveur a fondé son Eglise, dans laquelle nous pouvons nous re­lever par la vertu de ses véritables sacrements.

Depuis Vatican 2, cette fausse église à vidé tous les sacrements de ses grâces. Réveillez-vous et informez-vous. Votre éternité en dépend et il n’y a pas de chance à prendre.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:44

C'est une grande œuvre qu'une vie chrétienne. Il ne faut, néanmoins, pour la réaliser, qu'une soigneuse atten­tion à sanctifier chacune de ses journées. Ce n'est point au-dessus de nos forces ; nous le pouvons dans une grande mesure.

Une journée de la vie chrétienne est celle d'un enfant de famille qui la passe en compagnie de son père et de sa mère, appliqué à faire leur volonté et à prévenir leurs désirs. — C'est la vôtre, âme chrétienne, si vous la passez dans l'ami­tié de Dieu et à son service.

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle a outragé le Seigneur et perdu sa sainte grâce.

Une journée de la vie chrétienne est celle de l'ouvrier de l'Évangile que le père de famille envoie à sa vigne, et qui emploie bien son temps. — C'est la vôtre, si vous n'avez rien omis de vos devoirs et si vous avez ainsi étendu le règne de Dieu au dedans et autour de vous.

Jour à retrancher de la vie chrétienne que celui où Dieu est resté dans l'oubli, où son service a été négligé.

Une journée de la vie chrétienne est celle du jardinier intelligent et laborieux qui greffe de bons plants et les taille, qui ornent son jardin de fleurs variées et choisies. — C'est la vôtre, si vous êtes soigneuse de la culture de votre âme, si vous y semez les fleurs des vertus, si vous en arrachez les mau­vaises herbes, qui sont les défauts.

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle n'a rien semé pour le ciel, ni récolté aucun mérite.

Une journée de la vie chrétienne est celle du serviteur de la parabole qui fait fructifier le talent qui lui a été confié. — C'est la vôtre si, faisant bon usage des dons de la nature et de la grâce, vous remplissez religieusement les charges ou les travaux qui vous sont confiés.

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui elle a été infidèle en quelque point à sa vocation.

Une journée de la vie chrétienne est celle de cette bonne Ruth, dont les Livres saints nous racontent la touchante his­toire, qui s'en allait glaner de grand matin, et qui, le soir, rentrait joyeuse au logis, chargée de trois boisseaux d'orge, fruit de son travail. — Ce sera la vôtre, si vous faites de bon­nes œuvres et grossissez ainsi votre gerbe pour l'éternité.

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où elle n'a rien amassé pour les greniers du Père céleste.

Une journée de la vie chrétienne est celle du débiteur dont il est parlé dans l'Évangile, qui avise prudemment aux moyens d'éteindre sa dette, et qui, en effet, l'échéance venue, se trouve à même de payer. — C'est la vôtre, si vous payez vos dettes spirituelles en faisant pénitence.

Jour à retrancher de la vie d'une chrétienne que celui où pas un acte de patience, pas une œuvre de pénitence, pas une larme de repentir, pas un soupir de résignation n'ont été mis par elle dans la balance de l'éternelle justice, pour faire contrepoids à ses péchés.

Vos jours, bonne Lectrice, ressemblent-ils à une jour­née de la vie chrétienne ? Quand viendra votre dernière heure, serez-vous chargée de mérites et de richesses pour le ciel ?

N'oubliez pas que, devant Dieu, ce ne sont pas les actions d'éclat qui ont le plus de valeur, mais bien toutes les petites actions ordinaires, si elles sont bien faites : voilà donc ce qu'il faut surtout surveiller pour que la journée soit chrétienne. « Comment, dit un jour Napoléon à l'abbé Emery, supé­rieur du séminaire de Saint-Sulpice, comment, vous qui êtes un homme d'esprit, pouvez-vous imposer à vos élèves je ne suis quelles vétilles ?

« Sire, repartit M. Emery, votre Majesté n'ignore pas qu'il v a de petites choses qui contribuent à faire les bons soldats ; il y en a aussi qui font les bons prêtres. »

La fidélité dans le menu détail de la vie, dit Mgr de Ségur, non moins que dans les grandes occasions, tel est le secret de la sanctification parfaite...

On dira peut-être : C'est de la minutie. Eh non ! Ce que le monde appelle minutie, c'est de la délicatesse; et celle-ci vaut souvent beaucoup plus, entre amis, que de gros services. Elle est la fleur du cœur et le parfum des affections.

Les détails, ce sont les fils du tissu dont la vie se compose. Notre sanctification en Jésus est un édifice formé de grains de sable et de gouttes d'eau : un coup d'œil réprimé, un mot retenu, un sourire inachevé, un souvenir étouffé, une lettre chère rapidement lue, un petit mouvement de nature coura­geusement ralenti.

Une importunité, un ennui doucement supportés ; une sail­lie de caractère, un mouvement d'humeur immédiatement comprimés ; la privation d'une dépense inutile.

Un nuage de tristesse habilement écarté ; une joie naturelle tempérée par un retour sur l'Hôte divin du cœur... enfin une répugnance surmontée, que sais-je ? Des riens, imperceptibles au regard humain, mais admirablement visibles au regard intérieur de Jésus...

Voilà les très petites et très grandes fidélités qui attirent dans l'âme des torrents de grâces, des lumières étonnantes, des douceurs, des attendrissements pleins de sainteté, une paix forte et profonde, une sérénité inconnue, et ce qu'on pourrait appeler des caresses intimes du divin Sauveur !

La vie, et par conséquent la sainteté, se compose surtout de petites choses ; et ces petites choses dépendent de nous. Si nous voulons, nous pouvons les faire...

Oui, surveillons tout ! Une pensée, un regard, un batte­ment de cœur, un rien... nous vaut une céleste récompense ou nous souille,

O mon Jésus, donnez-moi cette fidélité, cette exactitude dans les moindres choses, dont vous êtes un si parfait modèle ! Car vous n'avez jamais rien avancé, ni retardé, ni retranché, ni négligé... Qu'à votre exemple, j'apporte à chaque chose toute la perfection dont je suis capable, suivant cette parole : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

FÊTE DU JOUR: Sainte Hélène, impératrice.

sainte Hélène, issue d'une famille princière de la Grande-Bretagne, embrassa le christianisme à un âge déjà avancé : sa foi incomparable et sa piété eurent une assez grande in­fluence sur son fils Constantin, le premier empereur chrétien, et sur l'esprit du peuple romain pour les décider à renoncer aux faux dieux. Malgré son titre d'impératrice, elle aimait à assister aux divins offices, mêlée à la foule des pauvres, et à se montrer la mère des indigents et des délaissés en leur distri­buant elle-même de larges aumônes. Dans sa quatre-ving­tième année, sainte Hélène entreprit le pèlerinage de Jérusa­lem avec le désir ardent de découvrir la croix sur laquelle Notre-Seigneur avait souffert et était mort. Pour détourner les chrétiens du Golgotha où les attirait en foule le souvenir du crucifiement de Jésus-Christ, les empereurs païens avaient fait élever, sur la place même où s'était dressée la croix, un temple dont les ruines amoncelées avaient haussé le ter­rain. Après de grands travaux, on découvrit sur le Calvaire trois croix, avec les clous de la Passion et l'inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs » mentionnée dans l'Évangile. Sur l'avis de saint Macaire, évêque de Jérusalem, on fit successivement toucher les trois croix par une femme malade qui fut instantanément guérie par l'attouchement de la troisième. La pieuse impératrice, transportée de joie d'avoir découvert une si précieuse relique, fit construire sur le Cal­vaire un temple magnifique pour la recevoir, et en envoya une partie à Rome où elle fut exposée à la vénération des fi­dèles.

Extrait des : LECTURES PIEUSES (1933)

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 19:04

Il est certain que si le Pape Innocent II n'avait pas purifié le clergé de la Sainte Eglise des infiltrés en dégradant tous les clercs partisans de l'Antipape juif Pierleoni ou consacrés par lui, Évêques et Cardinaux compris, l'Eglise aurait probablement succombé sous la poussée du mouvement révolutionnaire ou devant l'attaque insidieuse des sociétés secrètes hérétiques, dont les faux chrétiens pratiquant en secret le Judaïsme avaient tendu le dangereux réseau à travers toute la Chrétienté.

Si donc, dans ces moments décisifs de la lutte, les infiltrés avaient gardé leurs positions dans le Corps Cardinalice et les Épiscopats, ils auraient pu combiner leur action avec celle des forces révolutionnaires des sectes hérétiques pour désintégrer l'Eglise dans ses plus hautes hiérarchies.

L'épuration réalisée par Innocent II sauva la Chrétienté d'une imminente catastrophe dans les décennies qui suivirent.

Extrait de : 2000 ANS DE COMPLOTS CONTRE L'EGLISE

Lors de son retour d’exil, le Pape Paul VI devra lui aussi purifier le clergé de la Sainte Église.

Prions pour lui, afin que le Saint Esprit l’éclaire dans sa tache.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 16:15

Rien ne seconde la persévérance com­me la prévision des difficultés jointe à celle des moyens de les surmonter.

Dans ce but, nous allons réfléchir sur les épreuves de l'espérance ; après avoir considéré leur raison d'être, nous les verrons sillonnant la vie de la Sainte Vierge, puis notre propre vie.

MÉDITATION

Prenons pour cuirasse la foi et la charité, et pour casque l'espé­rance ; car Dieu ne nous a pas destinés à éprouver sa colère mais à obtenir le salut par Notre-Seigneur Jésus-Christ. (I Thess 5, 8 et 9.)

Les épreuves de l'espérance : leur raison d'être.

Dieu se plaît à éprouver l'espérance de ceux qui Lui sont chers. La vie d'Abraham, telle qu'elle est retracée dans la Sainte Écriture, nous offre un exemple remarquable de cette conduite de Dieu. Une descendance innombrable est promise à ce patriarche, promise en Ïsaac ; et cependant, il reçoit l'ordre de sacrifier l'héritier des promesses. Au moment où il lève le bras pour frapper, ce père ne semble-t-il pas ruiner de sa propre main l'espérance qu'il garde au cœur?

Que de fois, dans la vie des saints, nous voyons leurs plus chers projets compromis par la contradiction, au point de paraître désespéré ! Eux également sont quelquefois obligés de porter le coup fatal à l'œuvre qu'ils pensaient accomplir à la gloire de Dieu.

Pourquoi de pareilles épreuves? Dieu ne permet rien qui ne puisse Le glorifier et nous être utile. Combien plus belle, plus éclatante, l'espérance de l'homme dont on peut dire : Contra spem in spem credidit : Il espéra contre toute espérance. Le fondement de la véritable espérance est la foi. Or, quand tout semble sourire nos projets et préparer l'événement attendu, savons-nous quels sont nos appuis?

Ces apparences favorables, ou bien Dieu ? Assurément, les créatures et leur action viennent de Dieu, ne subsistent que par Lui. Mais cette dépendance essentielle des créatures échappe souvent, à notre attention, et nous nous reposons sur le néant, alors que nous affirmons ne nous fier qu’a Dieu. Au contraire, quand, humainement parlant, tout croule, alors nous pouvons contrôler la sincérité de notre espérance.

Si celle-ci demeure ferme, quel beau spectacle pour les anges et les hommes ! Sommes-nous ébranlés, nous constatons un défaut de notre espérance. Sans nous décourager, tentons un nouvel essai avec plus de vigueur. La défaite spirituelle ne sera pas définitive!

Les épreuves de l'espérance dans la vie de la Ste Vierge.

Une lecture assidue de la Bible rendait familières à Marie les annonces prophétiques de l'avenir d'Israël. Quelles magni­fiques destinées étaient promises à ce peuple! Mais comme elles contrastaient avec la réalité ! Jusqu'à l'avènement du Messie, le sceptre ne devait pas sortir de Juda ; et ce royaume, déjà tribu­taire des Romains, était sur le point de finir, alors que rien ne préparait une glorieuse revanche. Tout annonçait la ruine et la déchéance, où tout devait être gloire et résurrection.

Son divin Fils naissait comme Sauveur universel. Et voilà qu'il rencontre la contradiction et l'incrédulité jusque dans sa famille ; et sa carrière, à peine éclairée de la lueur de quelques succès momentanés, se termine par la défaite, en apparence définitive, de la croix. N'oublions pas ici de considérer la passion et la croix du Sauveur, non pas telles qu'elles nous apparaissent, illuminées des clartés du triomphe sur la mort ; mais, pour saisir toute la profondeur de l'espérance de Marie, revivons les heures el les jours d'angoisse, pendant lesquels affluaient auprès, de la Mère de Dieu les nouvelles de plus en plus désolantes, avec les appréciations pessimistes que provoquaient la haine des prêtres, lu peur des disciples, et l'oubli du peuple entier.

Ah! Comme ceux qui désespéraient paraissaient avoir raison! Abraham, lui, du moins ne vit pas tomber la tête de son cher fils. Sous les yeux de Marie, le voile de la mort s'étendit pleinement sur le corps et le visage de Jésus, et, semblait-il, sur sa mission elle-même. Ajoutons encore que tout ce que l'affection fait éprouver de peine, augmente la propension au découragement.

Sur la grandeur d'un désastre ainsi compris, mesurons l'espérance de la Vierge. Elle nous apparaîtra magnifique et digne de toute admiration. Nous féliciterons Marie, et nous rendrons grâces à Dieu.

Les épreuves de l'espérance dans notre vie.

Les épreuves sont d'ordre public et d'ordre particulier.

Épreuves d'ordre public. Nous représentons une cause destinée à triompher. Quels sont pourtant les présages d'avenir qui se dégagent des circonstances actuelles? L'atmosphère ambiante est antichrétienne; l'audace et la force sont au service de l'irréligion; l'on dirait que la timidité et l'hésitation carac­térisent trop souvent les partisans du Christ et les défenseurs de l'Église. On parle de défections multiples, jusque dans les rangs du clergé; l'apostasie officielle paraît un fait accompli. Et combien s'imaginent entendre sonner le glas de notre foi ! Notre allure n'est-elle pas celle, non de conquérants, mais de vaincus qui lâchent pied et reculent !

Épreuves particulières. Que de raisons semblent faites pour nous décourager! Tandis que l'espérance porte sur des biens éloignés et invisibles, des voix contraires, s'élèvent en nous, qui nous présentent des jouissances palpables et actuelles.

Et leur puissance d'entraînement se trouve augmentée par l'exemple d'une foule d'hommes qui se laissent séduire. A cette épreuve de la sensualité et de l'exemple d'autrui s'ajoutent de fréquents désastres intérieurs, des infidélités ou même des péchés, qui nous portent à laisser tomber les bras de lassitude et de découragement. La vertu chrétienne nous est-elle possible ? Que dire de la per­fection? Qui sommes-nous pour y tendre, pour y parvenir!

Cependant Dieu nous dit d'espérer, d'espérer la vertu et même la perfection. Et si nous espérons, nous atteindrons le but. Répétons la parole si formelle : Spes non confundit. L'espoir ne confond point. Dieu nous annonce le jour où les justes relèveront la tête ; où les impies seront livrés à une confusion publique et irrémédiable. Comptons sur cet avenir : il y va de nos plus chers intérêts.

Colloque

Supplions Marie, au pied de la croix, de nous communiquer quelque chose de son invincible espérance. Salve, Regina,... Spes nostra, salve. Salut, ô Reine ! O vous, notre espérance, salut !

Extrait de : MEDITATIONS SUR LA SAINTE VIERGE (1921) CASTERMAN

Vermeersch. S. J. Professeur de Théologie

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 20:34

D'après le témoignage de saint Augustin, de saint Thomas et de toute la théologie catholique, il ne pouvait y avoir, pour guérir notre misère, de moyen plus convenable que la passion et la mort de Jésus-Christ. De là il est permis de conclure qu'entre toutes les dévo­tions, la plus rationnelle et la plus auto­risée est celle qui se rapporte à cette passion et à cette mort de notre Sauveur.

Nous nous permettrons ici de donner quelques conseils aux âmes pieuses en leur rappelant des pratiques, hélas trop oubliées dans notre vie chrétienne. Les unes regardent le culte du crucifix en particulier ; les autres embrassent le culte de toutes les souffrances de Jésus-Christ.

***

1. Le chrétien doit avoir jour et nuit sur sa poitrine un petit crucifix. Il ne manque pas de personnes pieuses qui portent plusieurs scapulaires et plusieurs médailles. Évidemment nous ne sau­rions les en blâmer ; mais il serait pour le moins étrange qu'elles eussent tout cela, excepté le premier des objets de la piété chrétienne.

2. Il faut placer dans la chambre que l'on occupe plus particulièrement un grand crucifix bien visible pour les yeux, même aux heures d'une demi obscurité. La négligence à cet égard serait, à elle seule, la preuve que l'on ne comprend pas tout ce qu'il y a de fécond dans cette pratique. On ressemblerait alors à ceux qui possèdent dans leur bibliothèque tous les livres de piété excepté l'Évan­gile. Ce grand Christ prête à l'âme un secours efficace. Il ramène le souvenir de la présence de Dieu : il facilite admi­rablement nos oraisons jaculatoires. On fait monter vers lui les soupirs que pro­voque la disposition du moment ; on lui demande, par un regard, par un mot, de retremper le courage, de redresser l'in­tention et de bénir le travail…

3. Le chrétien trouvera un avantage signalé à préparer ses confessions sacra­mentelles au pied d'un crucifix. Où pour­rait-il être mieux pour sonder les plaies de son âme, et pour conserver à la con­trition son double caractère, celui de la douleur, et celui du ferme propos? Nous devrons peut-être à cette pieuse pratique, fréquentant toujours le saint Tribunal, de n'en abuser jamais.

4. Ce qui n'est pas moins salutaire, c'est de faire à genoux, devant le crucifix, la revue des paroles et des actes de la journée. Cet exercice doit affecter la forme d'une préparation à la mort. On le termine en récitant, les bras étendus, l'acte de contrition et en baisant les pieds de la sainte image. Heureux ceux qui font ainsi : ils ne seront point surpris par la mort.

5. Il importe encore de recourir au crucifix, au moment de la tentation, dans les heures de tristesse et de décou­ragement, et quand il s'agit de prendre une détermination grave...

Les âmes ferventes pourront donner à ce culte des proportions plus larges ; car, à leurs tendresses, le crucifix répondra toujours par des tendresses surabon­dantes. Qu'il nous suffise à nous, dont la piété est moins ardente, de mettre en pratique les conseils qui précèdent. Nous avons à éviter l'exaltation aussi bien que l'exagération qui en serait la suite. L'une et l'autre ruineraient notre culte pieux en usant notre crucifix. Si nous versons trop rarement au pied de notre Christ les larmes d'un saint amour, n'employons pas la contrainte pour les tirer de nos yeux. Tournons-nous vers lui simple­ment et non d'un regard qui force sa flamme. « Beaucoup de personnes met­tent toute leur dévotion, qui dans les livres, qui dans les images, qui dans les signes extérieurs » (Imitation de J.-C., 1. III, ch. IV). Ne soyons pas de ce nombre.

Dans les pratiques de piété, cherchons le principe qui seul peut nous rendre meilleurs ; et, sous les figures, sachons trouver l'esprit et la vie.

***

Le crucifix est cette image sensible qui d'abord reproduit pour nous la der­nière heure de Jésus-Christ au Calvaire, et qui nous ramène ensuite à toute sa Passion. Aussi notre dévotion, partant de la croix, doit embrasser dans son mouvement l'universalité des souffrances du Sauveur. Tout exercice religieux fai­sant mémoire de Jésus souffrant ré­clame sa place dans nos habitudes chré­tiennes. Voici donc ce que nous nous permettons d'indiquer succinctement et de recommander aux fidèles.

1. Le signe de la croix. Nos pères dans le christianisme, ainsi que l'his­toire le témoigne, le traçaient sur eux plus souvent et plus religieusement que nous. Il rappelle le mystère de notre rédemption dans sa nature et dans sa forme ; il nous est un Credo, une pro­fession de foi, un gage de victoire dans les tentations, un moyen de sanctifica­tion pour nos œuvres, quand nos œuvres commencent et finissent par lui...

2. Le Chemin de la Croix. Saint exer­cice, hélas trop méconnu du plus grand nombre. Les hommes l'abandonnent à quelques femmes pieuses, et ils ont bien tort. En s'y livrant eux-mêmes, ils trou­veraient le secret d'une plus grande viri­lité dans leurs œuvres. Suivant Jésus-Christ pas à pas du prétoire au sépulcre, nous reconnaissons notre propre vie, dans les circonstances douloureuses qui la composent, et dans le principe qui la sanctifie. A chaque station on renouvelle sa science chrétienne, et le courage pour porter la croix. On recueille des indul­gences précieuses pour soi, et pour les chers absents. Nous conseillons donc à tout bon chrétien de faire l'exercice du Chemin de la Croix, chaque semaine, le vendredi, jour mémorable, qui parle si bien à notre reconnaissance.

3. L'heure sainte. On appelle ainsi l'instant que des personnes pieuses pas­sent en prière, dans la nuit du jeudi au vendredi. Elles font mémoire de ces heures douloureuses, pendant lesquelles Jésus fut livré à toutes les insultes de la cohorte ; elles l'adorent couvert du man­teau de dérision, portant le roseau dans ses mains et le bandeau sur ses yeux, gardant le silence. Heure vraiment sainte, à cause de l'amende honorable dont on la remplit, à cause des grâces qu'on en re­tire.

4. La méditation, empruntant son sujet aux souffrances diverses de Jésus-Christ. La prière mentale, si elle est bien inspirée, sortira rarement de la Passion. Elle doit en faire son élément habituel. Saint Jean Chrysostome a dit que « en chaque syllabe de l'Évangile on pourrait décou­vrir des abîmes » ; il en est de même de chaque circonstance de la Passion ; elle livre à toute âme qui s'y applique des révélations inattendues, et renouvelle sans cesse la bienfaisante chaleur de la prière. Plusieurs se découragent au bout d'un temps, et quittent l'oraison, sous prétexte qu'ils n'y ont pas d'aptitude et que leur esprit ne sait se plier à aucune méthode. Qu'ils interrogent la Passion, qu'ils re­gardent toujours la croix ; là se trouve le sujet d'une méditation qui ne lasse jamais ; là est la méthode qui convient à tous les esprits et à tous les cœurs.

5. La lecture de la Passion, dans le récit des quatre évangélistes. Cette pra­tique est importante. Il ne manque pas de chrétiens, à qui la lecture de l'Évangile est étrangère. Aussi, chose lamenta­ble, ils n'ont qu'une connaissance vague de ce qui a rempli les deux derniers jours de la vie du Sauveur. Ils seraient incapables de donner à l'histoire de ses douleurs la suite et l'enchaînement qui résultent d'une étude réfléchie. A cette lecture, il faut joindre celle des bons livres, qui expliquent le texte de l'Évan­gile, y ajoutent des considérations ins­tructives et suggèrent les applications pratiques.

6. La sanctification du Carême. L'étude religieuse dont nous parlons est pour tous les temps ; mais elle s'impose plus particulièrement à l'époque quadragésimale. Autrefois les chrétiens se renou­velaient chaque année dans le culte de Jésus-Christ crucifié, par des prières plus nombreuses et plus ferventes, ac­compagnées de jeûnes et de veilles. Hélas ! Nous ne jeûnons presque plus ; et si nous veillons, c'est plus pour le plaisir que pour la pénitence. Que le Carême au moins nous remette sur la trace du sang de Jésus. Tout ne sera pas perdu pour la mortification, si nous sommes fidèles au culte de ses souffrances. Ce que nous aurons négligé à cet égard pendant le cours de l'année, reprenons-le dans ces quarante jours, que l'Église recommande avec tant de sollicitude à notre piété.

Surtout que la Semaine sainte triomphe de nos négligences et captive nos cœurs. Ayons ce livre, qui nous en donne les admirables offices ; ce livre, familier à nos pères, et qui, malheureusement, tend aussi à disparaître parmi nous. On y retrouve les Psaumes de David, si bien choisis pour la circonstance ; les Lamen­tations de Jérémie, qui toujours nous émeuvent ; les Leçons des saints Pères qui ravivent notre foi.

7. Le saint sacrifice de la Messe. Le crucifix n'est qu'une image, qui résume la passion et la mort de Jésus-Christ ; mais le saint Sacrifice est une réalité qui les reproduit tout entières, quoique d'une façon non sanglante. Les maîtres de la vie spirituelle ont donc raison d'avancer que la sainte Messe est à la religion ce que le soleil est à la nature : elle nous donne tout Jésus-Christ, Victime, Pon­tife et Rédempteur.

Les personnes pieuses, qui ont l'habi­tude du Sacrifice de la Messe ne doivent-elles pas étudier et réformer peut-être leur méthode? Qu'on lise ou qu'on prie, il n'y a de réelle et féconde participation aux « redoutables mystères »; qu'en s'unis­sant au prêtre et par lui à Jésus-Christ, et en s'appliquant les mérites infinis de son sang répandu.

A cette fin, il est utile que les fidèles aient quelques notions sur les parties dont se compose le saint Sacrifice, sur la signification de ses cérémonies, sur les prières liturgiques.

Chrétien, notre frère, pour l'amour de Jésus et de votre âme, nous vous conju­rons de ne pas négliger ces conseils.

Imitez le pieux saint Bernard : « Du jour, dit-il, où j'ai renoncé au monde, connaissant que je n'avais pas de mérites personnels pour les offrir à Dieu, j'ai parcouru tous les mystères de la Passion du Sauveur, ses douleurs, ses opprobres, ses amertumes ; j'en ai fait un bouquet sacré que je porte sur mon cœur : j'y trouve le parfum et la leçon de ma vie. » Hoc fac et vives.

Extrait de : LES CRUCIFIX de l’abbé Chaffanjon. (1925)

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