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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 11:03

Pour bien goûter la  signification du temps, il faut le survoler, prendre de l’altitude et méditer sur de l'éternel. Alors, le temps lui-même devient une harmonie et participe de l'éternité, comme son « image mobile ».

 

Nous avons en nous ce pouvoir. Le temps, l'éternité même d'une certaine façon, sont homo­gènes à notre esprit, étant au fond esprit, participation de l'Esprit créateur. La durée nous est ouverte en tous ses contours et en tous ses stades. La durée aussi  est  « une sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part », et nous sommes donc constamment au centre. Comme un centre rayonnant possède toute la sphère, dont chaque rayon aboutît à lui : ainsi nous possédons, si nous le voulons, la durée totale.

 

Chaque région de la durée temporelle, quand nous la méditons, fait entendre son bruit dis­cret : les temps guerriers sonnent une vague fan­fare; les temps religieux font une musique de cathédrale; les temps savants ou littéraires pro­noncent en nous des sentences de sages ; les temps d'agitation populaire nous laissent un bruit de foule traversé de clameurs de notre propre vie. Notre passé nous chante sa symphonie ample et diverse; notre présent retentit comme un pas et notre avenir nous envoie déjà sa rumeur con­fuse. En chacun, passé, présent ou avenir, toute destinée, et la nature, et l'humanité, et Dieu peuvent trouver écho.

 

Rien de tout cela ne nous échappe que si l’instant lui-même nous échappe; l'instant, qui est toute l'actualité du temps; qui seul met en synthèse dans l'esprit ses fractions fuyantes; qui est donc le point par où nous pouvons l'aborder et le faire nôtre, au lieu de le laisser s'échapper comme une eau sans réservoir et de nous trouver vides, nous qui ne peuplons notre vie intérieure que de la substance du temps.

 

Là plupart des vies se passent plus ou moins dans l’inconscience et ne sont donc pas des vies, mais des phénomènes dans la vie générale des êtres.

 

Beaucoup d'autres sont à éclipses, des périodes de claire activité faisant place à des trous obscurs. Une vraie vie est une unité consciente, ne forme qu'une seule coulée et ne comporte d'éclipsé que celle de l'ultime sommeil.

 

L'effort à faire est de nous rassembler à toute heure en un présent riche de passé et d'avenir, riche surtout d'éternité attenante aux durées mobiles. On peut vivre, dans le temps, comme au-dessus du temps et en possession de tout le temps.

 

On peut participer à l'écoulement sans en être. L'éclusier ne suit pas le flot; il l'observe, inter­vient et garde la rive. Nous sommes, spirituelle­ment, les éclusiers du temps. Il y a une rive d'où nous pouvons, avec Celui qui y règne, guider notre durée.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 12:19

Dans ce cas il s'agissait d'une longue souffrance psychique causée par une grande peine. Une de mes connaissances  la dame Renée L…  depuis 10 ans était en deuil de son unique petite fille morte à l'âge d'à peine dix ans. Rien ne pouvait la consoler. Son état d'âme empirait d'année en année. Sa foi était ébranlée. Pendant la maladie de la fillette elle était allée à la messe chaque jour, tous les jours elle avait reçu la sainte Communion, elle avait beaucoup prié et fait beaucoup de promesses, mais rien n'avait pu retenir sur cette terre la petite fille tant aimée. Marie Rosé une belle enfant d'une exceptionnelle bonté et de sentiments religieux peu communs mourut comme une petite sainte peu avant les six ans accomplis, laissant ses parents dans un deuil indescriptible.

 

Depuis, dix ans avaient passé. Le temps n'avait pas guéri la bles­sure, il semblait au contraire que les souffrances et la grave dépres­sion augmentaient toujours plus. Un jour on conseilla à la dame de se tourner vers le Padre Pio. Malgré son scepticisme, la dame s'accrocha à l'idée que le Padre Pio pourrait l'aider. Quand en août 1953 elle apprit ma très proche visite à San Giovanni Rotondo, elle me demanda de donner au Padre Pio une lettre d'elle et de lui recommander vivement son cas.

 

Au cours de ma visite j'eus l'occasion de donner cette lettre au Padre Pio et quoique il n'y eût pas un temps suffisant pour une recommandation détaillée de vive voix j'eus quand même une réponse. Quand il quitta l'église pour se rendre à la sacristie, pas­sant devant moi, il me dit: « Dis-lui qu'elle fasse quelque chose pour Saint François ! »

 

Je communiquai aussitôt ce conseil du Padre Pio à la Dame Renata. La lettre, expédiée de San Giovanni Rotondo lui arriva jus­tement le jour de son anniversaire et pour cela elle lui fut particuliè­rement agréable. Et agréable aussi le conseil du Padre Pio qu'elle se proposa de suivre.

 

Elle avait encore, intact, le très riche trousseau de la petite Marie Rose. A aucun titre elle n'aurait voulu y toucher et elle le gardait jalousement comme un précieux souvenir. Mais du jour où elle reçut le conseil de Padre Pio, elle commença à se demander s'il ne serait pas plus juste de donner ces choses à qui en avait besoin. Et il ne s'écoula pas grand temps avant qu'elle ne disposât tous ces objets dans une valise et ne la portât à un Orphelinat des Sœurs Francis­caines, nommées « Stigmatines » pour leur dévotion particulière aux stigmates de Saint François. Voyant dans cet orphelinat tant de pau­vres petites orphelines et en quelques façons abandonnées par leurs propres parents, elle eut le désir de faire encore quelque chose pour ces petites dont elle aurait voulu adopter l'une à la place de Marie Rose. Elle voulut cependant connaître d'abord l'avis du Padre Pio. A l'une de mes confessions je demandai donc au Padre Pio qu'il donnât son conseil sur la question. En général, Padre Pio n'est pas partisan de l'adoption ; mais dans ce cas il lui était nettement opposé parce que dans la famille il y avait deux autres fils déjà jeu­nes hommes. Il déconseilla donc l'adoption et au contraire proposa à la dame de prendre sur elle le soin de l'une des plus pauvres orphelines qui manifestait la vocation de devenir religieuse afin que celle-là, grâce à son aide, puisse réaliser son aspiration à la vie religieuse.

 

A peine la dame connut-elle le conseil de Padre Pio, elle alla de nouveau à l'Orphelinat et demanda s'il y avait une orpheline pauvre qui voulût se faire sœur. Elle trouva une fille très pauvre qui avait la vocation à l'Ordre des Stigmatines de Saint François ; elle en prit soin, lui offrant la dot et le trousseau, prenant en charge toutes ses nécessités en sorte que la jeune fille put partir immédiatement pour le noviciat à Florence.

 

Par la suite elle fit encore plus pour Saint François : elle contri­bua généreusement lorsque furent recueillis les dons pour l'église des Pères Capucins qui alors se construisait à Pietrelcina, offrant l'autel de Saint François. Tout cela elle le fit avec joie et ferveur parce que du jour où elle avait porté le trousseau de Marie Rose aux pauvres orphelins de Saint François elle avait été délivrée, comme par enchantement de sa dépression et avait commencé pour elle une nouvelle vie en laquelle elle avait retrouvé aussi le don de la Foi. A la vérité, elle avait tout fait en mémoire de sa fille très aimée, mais alors que précédemment le souvenir de Marie Rose suscitait, en elle seulement des larmes, le deuil et de l'amertume, par contre mainte­nant il lui était devenu un stimulant à des œuvres de bienfaisance qui à leur tour constituaient toute la joie de sa vie. Saint François, le Saint de la joie, qui interdit la tristesse comme un obstacle à la louange et à la reconnaissance dues à Dieu, fut dans son cas le médecin qui convenait !

 

Que Padre Pio ait pu en quelques paroles, simples mais inspirées conduire à ces grâces et à tout le bien qui s'ensuivit ne peut s'expli­quer que par sa mission, vraiment reçue de Dieu d'être pour nous instrument de la Providence et guide sur les chemins de la Foi.

 

Extrait de : LE MESSAGE DE PADRE PIO (Katharina Tangari)

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 08:58

L'exaucement de nos prières, la « Grâce reçue », est un fait de Foi qui nous émeut toujours en tant qu'il nous montre d'une façon très spéciale l'amoureuse intervention de la Divine Providence dans  les affaires qui nous sont à cœur.

 

Tout exaucement suit sa propre voie, découle de ses saints particuliers, de ses propres pèlerinages et conditions. Les exaucements de nos prières sont des manifestations de la Miséricorde de Dieu. Avant de se produire cependant ils cachent en eux le mystère qui est en toute chose divine. Nous n'en connaissons pas a priori les chemins et les conditions, nous ne savons pas à quel saint a été confiée la médiation, quel sacrifice, quelles prières, quel pèlerinage pourront conduire à la Grâce que nous cherchons.

 

Comment alors pouvons-nous la recevoir ? Moyennant la Foi, moyennant notre essai humble et audacieux tout à la fois pour attirer sur nous la Miséricorde et la Providence de Dieu. Dieu a semé un désir dans notre cœur et nous commençons à prier afin qu'il soit exaucé. Souvent cependant nous voyons que nos prières ne suffisent pas, il nous semble que nous n'avons pas la force d'arriver au Ciel tandis que ce désir d'obtenir la grâce implorée brûle toujours plus en notre cœur. Nous cherchons alors qui pourra nous aider et nous nous tournons vers ceux dont nous savons qu'ils sont plus fervents que nous, qui savent mieux prier et mieux offrir des sacrifices, raison pour laquelle ils sont plus unis au Christ et donc aussi plus profondément enracinés dans la grâce de Dieu. Nous avons confiance dans l'aide de ces fervents et « puissants dans le Christ » qui ressemblent à d'excellents guides de montagne, à la corde de qui nous pouvons nous fier pour arriver heureusement au but fixé. Et comme il y a toujours de nouveaux hommes qui reçoivent de Dieu toutes les qualités pour être de bons guides sur les chemins de montagne, ainsi de même il y a toujours plus de personnes à qui Dieu donne toutes les qualités afin qu'ils puissent nous être de précieux secours dans nos nécessités. Un de ces instruments de Dieu de notre temps est indubitablement Padre Pio.

 

Sa mission appelle d'innombrables âmes à San Giovanni Rotondo. Nous revenons au Padre Pio pour lui demander conseil dans nos difficultés, nous lui écrivons afin qu'il enferme nos peines dans ses prières, nous lui transmettons tout ce qui nous tient à cœur. Et Padre Pio, directement ou indirectement, répond, donne conseils et aide. La plupart du temps, ses réponses sont très brèves et ses conseils de peu de paroles, sa façon de nous aider est enraci­née dans la Providence de Dieu, il nous montre lui-même n'avoir aucune part, aucun mérite dans l'intervention des grâces.

 

Dans les nombreux cas que je recommandai au Padre Pio, durant mes visites ou par lettres, pas une réponse ne ressembla à l'autre. Pour chaque cas il avait un conseil particulier, un remède inattendu. Ses réponses n'ont jamais été arbitraires. Il nous dit ce que la Providence miséricordieuse de Dieu veut nous dire à travers lui, c'est pour cela qu'il est si efficace. Padre Pio est dans le vrai sens du mot un instrument de la Providencepour nous et un guide expérimentédans le chemin de la Foi qui nous élève ensuite jusqu'à être exaucés dans nos prières.

 

Parmi les nombreux exemples que je pourrais citer, je choisis les deux cas suivants, l'un concerne une grave maladie physique et l'autre la libération d'une longue souffrance de l'âme.

 

En décembre 1955 une de mes amies me demanda de recomman­der de façon urgente au Padre Pio son mari frappé d'une grave paralysie. Justement, devant les jours prochains me rendre à San Giovanni Rotondo, je promis à mon amie d'avancer mon voyage et de recommander son cas à Padre Pio.

 

Je partis le 14 décembre et, arrivée à San Giovanni Rotondo, j'écrivis au Padre Pio ces quelques lignes : « Padre Pio, priez pour que Mario N. puisse de nouveau bouger bras et jambes et soit rendu guéri à sa famille. » J'écrivis seulement cela, il n'en fallait pas plus. Chez Padre Pio tout est extrêmement simple et ramené à l'essentiel.

 

Le matin suivant, j'allai à la Sainte Messe de Padre Pio et j'eus ensuite la permission de me rendre chez lui à son confessionnal. Je donnai le billet au Padre Pio et lui demandai de bénir une médaille pour le malade. Padre Pio saisit rapidement mes quelques lignes, bénit la médaille et me dit ensuite : « Dis-lui qu'il aille ensuite à Saint Nicolas pour remercier... ! »

 

Dans cette simple réponse inattendue tout était compris : la guérison du malade et le chemin qui devait conduire à cette grâce. A qui ne connaissait pas Padre Pio cette réponse et son interprétation pourraient paraître étranges. Mais j'étais habituée à sa façon et à ses réponses. Je savais que la réponse était bonne et que mon amie serait exaucée. Mais je ne savais pas toutefois que le même jour je ferais encore un pèlerinage au Sanctuaire de Saint Nicolas à Bari. Par une des coïncidences qui arrivent parfois et par-dessus tout à San Giovanni Rotondo ! Je dus me rendre immédiatement à Bari. Cela n'était certainement pas dans mon programme et je ne sus pas tout de suite me décider, mais, me souvenant de la réponse de Padre Pio, je pensai que d'aller à Bari pourrait servir aussi à une brève visite au Sanctuaire de Saint Nicolas pour ma pauvre amie en peine. Aussi je ne voulus pas renvoyer le devoir qui d'une façon aussi inat­tendue me réclamait à la ville voisine, Bari. Je partis donc immédia­tement. Dans le peu de temps libre je me rendis à la Basilique de Saint Nicolas et là je priai sur la tombe du Saint pour la guérison du malade. Je reçus aussi une petite bouteille de la « Manne de Saint Nicolas » que je portai à l'amie pour son mari.

 

Le soir même de mon retour à Bari, le 15 décembre 1955, mon amie et son mari firent le vœu qu'ils iraient en pèlerinage de remer­ciement au Sanctuaire de Saint Nicolas à Bari si la guérison était obtenue.

 

Et on obtint la guérison ! La prière contenue dans le peu de lignes écrites au Padre Pio fut exaucée à la lettre ! Le 1er septembre 1956 mon amie et son mari s'acquittèrent de leur vœu, en se ren­dant à Bari pour remercier Saint Nicolas et ensuite à San Giovanni Rotondo chez Padre Pio.

 

Extrait de : LE MESSAGE DE PADRE PIO (Katharina Tangari)

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 12:51

À réciter et à méditer chaque jour…

 

Acte d’Adoration.

Mon Dieu, je vous adore et vous reconnais pour mon Créateur, mon souverain Seigneur et pour le maître absolu de toutes choses.

 

Acte de Foi.

Mon Dieu, je crois fermement tout ce que la Sainte  Église Catholique toujours crue et enseignée, parce que c'est Vous  qui l’avez dit, et que vous êtes la Vérité même.

 

Acte d'Espérance.

Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur, j'espère avec une ferme confiance que vous me ferez la grâce d'ob­server vos commandements en ce monde, et d'obtenir par ce moyen la vie éternelle.

 

Acte d'Amour et de Charité.

Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon coeur, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

 

Acte de Contrition.

Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur; je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

 

Acte de Remerciement.

Mon Dieu, je vous remercie de tous les biens que j'ai reçu de vous, principalement de m’avoir crée, racheté par votre Fils et fait enfant de votre Église.

 

Acte d'Offrande.

Mon Dieu, j’ai tout reçu de vous; je vous offre mes pensées, mes paroles, mes actions, ma vie et tout ce que je possède, et je ne veux l’employer qu’à votre service.

 

Acte d'Humilité.

Mon Dieu, je ne suis que cendre et poussière, réprimez les mouvements d'orgueil qui s'élèvent dans mon âme, et apprenez-moi à me mépriser moi-même, vous qui résistez aux superbes et qui donnez votre grâce aux humbles.

 

Acte de Demande.

Mon Dieu, source infinie de tous les biens, donnez-moi tout ce qui m’est nécessaire pour la vie et la santé de mon cœur, mais surtout la grâce de faire en toute choses votre sainte volonté. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.               Ainsi soit-il.

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 04:10

Nous terminons cette prière en demandant à Dieu de nous délivrer du mal, c'est-à-dire des misères de cette vie, des ennemis de notre salut et de la damnation éternelle.

 

A combien de maux n'est-on pas sujet dans cette vie ! De combien d'amertumes n'est-elle pas remplie ! Les maladies, la douleur, assiègent notre corps ; le trouble, l'inquiétude, le chagrin, attaquent notre âme : c'est bien avec raison que l'Église appelle cette terre où nous vivons une vallée de larmes.

 

Nous ne demandons pas d'être entièrement affranchis de toutes ces misères, ce privilège ne convient point à notre état présent ; ce que nous demandons, c'est d'être délivrés de celle qui seraient pour nous des occasions de péchés, qui nuiraient à notre salut. Il n'y a de véritable mal que ce qui mettrait obstacle à notre justification.

 

Si les infirmités, l'indigence, les calamités, sont appelées des maux, ce ne peut être que parce qu'elles jettent l'âme dans le trouble, qu'elles nous exposent à l'impatience, au murmure, au dé­sespoir, parce que nous n'avons pas assez de vertu pour les supporter sans pécher ; mais les maux que l'on souffre patiemment, loin de nous être préjudiciables, servent a nous purifier et contribuent à notre justification : ce sont plu­tôt des biens que des maux ; quelque pénibles qu'ils soient, ils sont dans l'ordre de la providence, le châtiment du péché et un moyen pour arriver au bonheur éternel. Il  faut, dit l'apôtre, passer par beaucoup de tribulations et de souffrances pour entrer dans le royaume du ciel. Il nous est cependant permis de désirer et de demander d'être délivrés de ces maux, pourvu que nous fassions cette prière avec une entière résignation à la volonté de Dieu et que nous soyons disposés à les souffrir avec soumission, si Dieu les juge nécessaires ou utiles pour notre salut.

 

En priant ainsi et en persévérant dans la prière, nous trouverons un vrai remède à nos maux ; Dieu nous exaucera, soit en nous en délivrant, soit en nous donnant la force de les supporter, ce qui est bien plus avantageux pour nous.

 

Nous demandons d'être délivrés des ennemis de notre salut et en particulier du démon, qui de tous est le plus cruel. Cet esprit de ténèbres, non content d'avoir séduit nos premiers parents et d'avoir attiré sur leur postérité un déluge de maux, ne cesse de nous faire la guerre et de nous tendre des pièges pour nous perdre ; mais Dieu arrê­te sa fureur et lui prescrit des bornes qu'il ne peut fran­chir.

 

Enfin nous demandons à Dieu qu'il nous délivre de la damnation éternelle, qui est le comble de tous les maux, le souverain mal, mal irréparable, mal éternel. Dans cet abîme de maux, dans cette fatale éternité, il ne sera plus possible de demander d'en être délivré ; il faudra porter pour toujours tout le poids de la colère et de la vengeance divine.

 

C'est là qu'il n'y a plus de rédemption à espérer, plus de bonheur à attendre, plus de salut à demander, mais un assemblage de tous les maux à souffrir et à souffrir pendant toute l'é­ternité.

 

Avec quelle ardeur, avec quelle persévérance ne devons-nous pas demander d'être préservés de ce malheur .affreux ! Nous ne devons jamais nous lasser de faire cette prière, tandis que nous pouvons encore en obtenir l'effet !

 

histoire : Le grand saint Basile, archevêque de Césarée, plutôt que de pécher en faisant ce que demandait de lui l'empereur Valens, qui était aérien et qui exécutait  les catholiques, résista constamment à ses volontés.

 

L'empereur chargea le préfet Modeste de menacer le saint de la confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments et de la mort, s'il n'obéissait. Basile dit au préfet : Je suis à couvert de la confiscation! Je n'ai que quelques livres et les haillons que je porte. Où m'exilera-t-on ? C'est le ciel qui est ma patrie. Les tourments que l'on pourrait me faire endurer ne seront pas longs, tant je suis faible, et je regarderai comme un bonheur de tout souffrir pour Jé­sus-Christ. Si l'on croit m'intimider en me menaçant de la mort, qu'on sache que la mort est à mes yeux une faveur. Je  préfère tout perdre, tout souffrir et mourir plutôt que de pécher.

 

Le pré­fet alla rendre compte à l'empereur et lui dit : Prince, nous sommes vaincus ; Basile ne craint qu'une chose, c'est le péché.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 10:43

Ce n'est pas assez que la miséricorde de Dieu nous par­donne les péchés que nous avons déjà commis ; nous avons besoin que sa grâce nous préserve d'en commettre de nou­veaux.

 

Nous y sommes à tout moment exposés à cause des tentations qui nous y sollicitent ; c'est pour cela que nous implorons la protection de Dieu en lui disant : Ne nous abandonnez pas à la tentation. Nous lui demandons qu'ayant égard à notre faiblesse, il détourne de nous la tentation ou qu'il nous donne la grâce de la surmonter.

 

Le monde, le démon, la concupiscence conspirent en­semble pour nous perdre. Le monde nous tente par ses mauvais exemples, par ses discours, par ses maximes ; le démon nous tente en faisant sur nos sens et notre imagi­nation des impressions qui tendent à nous suggérer des mauvaises pensée et de mauvais désirs. Il n'y a point de ruses qu'il ne mette en œuvre pour nous faire tomber : il tourne sans cesse autour de nous, cherchant à nous dévorer. Enfin la concupiscence, c'est-à-dire ce penchant vicieux que nous apportons en naissant et qui nous porte au mal, nous tente : elle nous suit partout ; elle est au dedans de nous comme un ennemi domestique et elle fournit des armes au démon et au monde pour nous attaquer avec plus d'avantage.   

 

Être tenté n'est point un  péché, c'est même souvent une occasion de mérite  par la  résistance qu'on y oppose ; mais c'est un péché de consentir à la ten­tation.   

 

Si par la crainte d'offenser Dieu nous réprimons les premiers mouvements qui s'excitent en nous et si nous refusons constamment de consentir au mal, il n'y a point de péché ; cette résistance est même une action de vertu que Dieu récompensera un jour ;  mais si  l'on  s'y arrête avec complaisance après qu'on s'en est aperçu, alors c'est un péché et l'on devient coupable.   

 

Quoique la tentation ne soit pas un péché par elle-même, elle est toujours dan­gereuse. Cependant nous ne demandons pas à Dieu d'être exempts de toutes tentations ; elles sont inévitables dans cette vie, qui est une guerre, un  combat continuel ; les plus grands saints ont été  tentés. Notre Seigneur lui-même a voulu être tenté, pour nous apprendre la manière de vaincre les tentations et pour nous en mériter la grâce. Ce que nous demandons, c'est que  nous  ne  soyons  pas abandonnés dans la tentation.

 

Nous sommes si faibles, que la moindre tentation est capable de nous renverser : toute notre ressource est dans la grâce de Dieu ; nous recourons donc à lui, nous lui faisons l'humble aveu de notre impuissance, nous lui de­mandons qu'il veuille bien nous épargner ces grandes ten­tations auxquelles nous succomberions et que dans toutes celles par lesquelles il lui plaira dénoua éprouver, il daigne nous soutenir et nous donner la force d'en sortir victorieux.

 

Nous n'avons rien à craindre avec le secours et la protec­tion de Dieu ; il est assez puissant pour nous faire sur­monter toutes nos tentations et mêmes pour nous en faire tirer avantage. Il le fera si nous veillons sur nous-mêmes pour ne pas nous exposer témérairement au danger et si nous lui demandons le secours de sa grâce dans les tenta­tions que nous n'avons pu éviter : alors nous ne combat­tons pas seuls ; Dieu combat lui-même avec nous et la vic­toire nous est assurée.

 

Dieu est fidèle, dit saint Paul, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer. Dieu ne peut manquer à sa parole : Il s'est engagé à délivrer ceux qui espèrent en lui et à protéger ceux qui l'invoquent.  Ils seront attaqués, mais rien ne pourra leur nuire tant que Dieu sera leur asile : il les fera sortir du combat avec avantage ; la tentation servira à perfectionner, à affermir leur vertu, afin qu'ils puissent persévérer jusqu'à la fin.

 

histoire : La plaie de votre côté est bien grande, Seigneur, disait saint Philippe de Néri ; mais si vous ne me reteniez, je l'élargirais bien davantage par mes infidélités.

Ne m'abandonnez pas un moment à moi-même, Seigneur, disait un autre saint, sans quoi je vais périr.

Où étiez-vous ? disait sainte Catherine après avoir soutenu les assauts d'une violente tentation, où étiez-vous, Seigneur? Il lui sembla entendre une voix qui lui disait : J'étais au fond de ton cœur pour te soutenir : c'est moi qui te donnais une si grande hor­reur pour le mal que le démon te suggérait.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:23

En cette fin d’année 2013, je demande au Seigneur Jésus et à sa Sainte Mère de nous bénir ainsi que notre Saint Père Paul VI, toujours vivant et en exil, dont le retour ne saurait tarder.

 

En cette fin des temps, il n’est pas facile de reconnaître qu’il y a déjà plus de 2000 ans que cet Enfant Dieu est né miraculeusement.

 

Il a voulu se faire homme,  pour nous permettre de parvenir à la vie éternelle en nous enseignant par son exemple et ses paroles la voie à suivre. Il n’est pas nécessaire d’avoir un gros diplôme, pour constater que ce chemin  est celui qui a le plus d’obstacles, le plus de sacrifices, de souffrances et de renoncements.

 

Son mot d’ordre était : Votre volonté Père et non la mienne. 

 

Faisons nous aussi la volonté de notre Père du Ciel en acceptant les épreuves de cette vie et nous parviendrons au Royaume Céleste qui est notre destiné selon sa promesse.

 

Passez de Joyeuse Fêtes et prenez les moyens en 2014 de conserver votre santé spirituelle, et si vous l’avez perdu, hâtez vous de prendre les moyens de la retrouver.  Vous savez que la vie est si courte, ne prenez pas de chance de manquer ce pourquoi nous sommes sur cette terre.

 

C’est la seule façon de parvenir au Royaume Céleste.

 

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