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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 01:38

 

ORIGINES DU SCAPULAIRE (Il y a 762 ans)

 

Le 16 juillet 1251, Simon Stock, moine anglais, alors Général de l'Ordre du Carmel, suppliait la glo­rieuse Vierge, Mère de Dieu et Patronne de l'Ordre, de doter de quelque privilège spécial les Frères qui portaient son nom, afin de mettre un terme aux persécu­tions incessantes suscitées par l'envie et la jalousie et qui menaçaient de les anéantir. Souvent, à travers ses pleurs et ses sanglots, il redisait à la Madone:

 

« Fleur du Carmel, vigne fleurie, « Splendeur du ciel, Vierge Marie, 

« Mère incomparable, « Douce Mère qui ne connut point d'homme, « Aux enfants du Carmel donnez un gage tangible de votre protection,

« Étoile de la mer.»

 

Sa foi fut merveilleusement exaucée. Pendant la nuit du 15 au 16 juillet 1251, alors qu'il renouvelait son instante prière, la Reine du ciel lui apparut environnée d'une multitude d'anges, et tenant un scapulaire en main, elle lui dit ces mémorables paroles :

 

« Reçois, mon cher fils, ce scapulaire de ton Ordre comme le signe distinctif de ma confrérie et la marque du privilège que j'ai obtenu pour toi et les enfants du Carmel. Celui qui mourra revêtu de cet habit sera sauvé, il ne souffrira jamais des feux éternels. C'est un signe de salut. Une sauvegarde dans les dangers, un gage de paix et d'éternelle alliance. »

 

Une relation de saint Simon Stock et une bulle du pape Jean XXII prouvèrent l'authenticité de cette royale et maternelle faveur de la Reine du Carmel. C'est ce qui a donné naissance à la célèbre Confrérie de Notre Dame du Mont Carmel, enrichie de si nombreuses indulgences et qui s'est répandue dans le monde entier. Tous les fidèles qui entrent dans cette Confrérie — généralement à l'époque de la première communion — participent aux mêmes privilèges que les membres de l'Ordre. Et c'est la catholicité presque entière qui constitue, de fait, l'innombrable famille du Carmel.

Mais la Très Sainte Vierge, par une munificence nouvelle, voulut ajouter encore à ce premier bienfait. Le 3 mars 1322, elle apparut au pape Jean XXII et voici ce qu'on lit dans un ancien document qui a popularisé la « Bulle sabbatine ».

 

« Le pape Jean XXII, profondément angoissé en son âme et en butte en même temps à la tribulation extérieure, plaçait avant tout sa confiance dans la glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu. Un certain jour, avant son élection, tandis qu'il était plongé dans la prière et implorait dévotement le secours de Marie, cette bienheureuse et toujours Vierge Marie, Mère de Dieu, lui apparut revêtue du costume de l'Ordre du Carmel et lui tint ce langage:

 

« O Jean! O Jean!... Vicaire de mon Fils bien-aimé, de même que je te délivrerai de ton adversaire, ainsi par l'effet de mes prières adressées à mon très cher Fils, je te fais Pape et te constitue Vicaire de mon Fils. Vois donc, comme moi je t'ai ob­tenu cette grâce magnifique pour que tu la payes à mon Ordre, à mes frères particuliers et que tu confirmes la Règle que commencèrent à vivre Elie et Élisée au Mont Carmel et que composa mon serviteur, le patriarche Albert, et comme Inno­cent, Vicaire de mon Fils et ton prédécesseur, leur imposa cette Règle pour la rémission de leurs pé­chés, de même donneras-tu à mon Ordre, en mon nom et au nom de mon Fils ce privilège : Que qui­conque entrera en cet Ordre et observera dévo­tement ce genre de vie, sera sauvé éternellement et délivré de la peine et de la coulpe. Et si au jour de leur passage en l'autre vie ils sont amenés au purgatoire, j'y descendrai le samedi qui suivra leur décès et je délivrerai ceux que j'y trouverai et les ramènerai à la montagne sainte et à la vie éternelle.»

 

Par ce second privilège, la Reine du ciel s'est engagée à consoler, à soulager et à faire sortir du purgatoire le plus tôt possible les confrères qui ont porté le scapulaire de Notre Dame du Mont Carmel pendant leur vie. Cette promesse, faite soixante dix ans après la première, fut publiée par le pape Jean XXII dans une bulle célèbre, communément appelée « Bulle sabbatine ». L'authenticité d'un privilège aussi extraordinaire fut attaquée à diverses reprises, mais plusieurs souverains pontifes en prirent la défense. Paul V, en particulier, fit publier en 1613 un décret dans lequel il déclare ce qui suit :

 

« II est permis aux Pères Carmes de prêcher que les fidèles peuvent admettre la pieuse croyance au secours accordé, après leur mort, aux religieux et aux confrères de l'Association de Notre-Dame du Mont Carmel. Il est permis, en effet, de croire que la très sainte Vierge aidera les âmes des religieux et des confrères morts en état de grâce, pourvu qu'ils aient porté le scapulaire, gardé la chasteté selon leur état et récité le petit Office de la Sainte Vierge, ou s'ils ne savent pas lire, pourvu qu'ils aient observé les jeûnes de l'Église et se soient abstenus de manger de la viande le mercredi et le samedi, à moins que la fête de Noël ne tombe l'un de ces jours.* Les prières conti­nuelles de Marie, ses pieux suffrages, ses mérites et sa spéciale protection leur sont assurés après leur mort, surtout le samedi qui est le jour con­sacré à la sainte Vierge. »

 

Un siècle plus tard, Benoît XIII, voulant augmenter encore dans les âmes la dévotion au scapulaire, ordonna que dans toute l'Église, chaque année, le 16 juillet, on réciterait l'office et on célébrerait la messe de Notre-Dame du Mont Carmel. A cette occasion, il fit insérer dans le Bréviaire une leçon, la sixième, qui tout en reproduisant en substance le décret de Paul V, cité plus haut, fait connaître davantage l'affection et la sollicitude maternelle dont la Vierge Marie entourera ses protégés au purgatoire.

 

C'est donc de Rome même que les Carmes reçoi­vent la permission de prêcher le privilège en question, privilège réservé tout d'abord aux religieux et aux moniales du Carmel puis aux tertiaires du même Or­dre, et enfin à tous les membres de la Confrérie du Scapulaire. Si ce privilège ne laisse pas d'offrir de très précieux avantages, il faut toutefois nous garder d'une fausse sécurité qui nous ferait négliger l'expiation de nos fautes dès cette vie, sous le prétexte que Marie nous soulagera dans le purgatoire et nous en fera sor­tir promptement. Il est donc important de se bien rap­peler les conditions énumérées dans le décret de Paul V, conditions qui ont été posées par la sainte Vierge elle-même.

 

Note : *. — L'une et l'autre de ces obligations peuvent être commuées, pour raisons sérieuses, en d'autres œuvres pies, par exemple, la récitation quotidienne du chapelet ou de sept Pater, Ave et Gloria. Tout confesseur a ce pouvoir de commuer (Léon XIII, 14 juin 1901). « L'œuvre à imposer dans ces commutations dépend du prêtre autorisé à cet effet; celui-ci en jugera suivant la gravite des motifs, en tenant compte de la condition, de la santé et des diverses circonstances de ceux en faveur de qui il use de son pouvoir ».

(Cf. beringer, Les indulgences, tome 2, page 191 — 1932). Le petit office de la Sainte Vierge peut être récité en langue vul­gaire (Léon XIII, 14 juin 1901).

 

 

Extrait de : LE    SCAPULAIRE DE NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL

                   Par une Carmélite de Montréal. (1955)

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 01:00

« Bienheureux les cœurs purs »…Enseignements divins à Marie Lataste. (Sœur Marie du Sacré-Cœur) Ed Téqui (suite)

«Jésus me dit encore: «Heureux les cœurs purs, Ma fille, parce qu'ils verront Dieu.

 Ma fille, il y a deux sortes de vision de Dieu: la vision en Ses œuvres, et puis en Lui-même. Les cœurs purs ont la première de ces visions sur la terre, ils les auront toutes les deux dans l'éternité.

Dieu se manifeste par Ses œuvres et dans Ses œuvres.

Celui qui les voit peut et doit dire: Ces œuvres sont d'un Dieu. Il y a deux sortes d'œuvres opérées par Dieu, les unes de création, les autres de réparation et de rédemption. Ces deux œuvres sont pleines de réalités ; mais tous ceux qui ont des yeux pour voir ne les voient pas; tous ceux qui ont des yeux pour les considérer ne savent point y distinguer leur Auteur. Il faut pour cela, Ma fille, avoir un cœur pur, c'est à dire un cœur détaché du péché, exempt du péché, un cœur où la grâce habite, un cœur où la Divinité trouve un séjour digne d'Elle, un cœur où Elle vienne demeurer et prendre Son repos, un cœur embelli des plus belles vertus, un cœur non de marbre et de pierre, mais un cœur sensible, un cœur éclairé. Celui qui a le cœur ainsi fait a des yeux pour voir, parce que Dieu est sa lumière, et à la clarté de cette lumière, il aperçoit le Nom de Dieu écrit dans toutes Ses œuvres. Il regarde le ciel et dit : Le ciel est l'œuvre de Dieu; la terre et il dit: C'est l'œuvre de Dieu; le jour et il dit : C'est l'œuvre de Dieu; la nuit et il dit: C'est l'œuvre de Dieu; l'Océan et les mers et il dit: C'est l'œuvre de Dieu. Celui qui a le cœur ainsi fait a des yeux pour voir, parce que Dieu est sa lumière, et, à la clarté de cette lumière, il aperçoit le nom de Dieu dans toutes les œuvres de réparation et de rédemption. Il regarde ma naissance et il dit: C'est là l'œuvre de Dieu; Ma vie, et il dit: C'est là l'œuvre de Dieu; Ma Passion, Mon Humiliation, Mes peines, Mes souffrances, Ma Mort, et il dit: C'est là l'œuvre de Dieu; Ma Résurrection et il dit: C'est là l'œuvre de Dieu. Il regarde Ma Croix, Mon Tabernacle, le Sacrement de Mon Amour, tous les sacrements, Mon Église, Ma religion, et il dit: C'est là l’œuvre de Dieu. "

« Ainsi, Ma fille, se réalise la vérité de cette parole: Heureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu. Mais les cœurs purs ne verront pas Dieu seulement à travers le voile de la création et comme dans une énigme dont ils ont trouvé le nœud, ils le verront face à face, tel qu'Il est dans Sa gloire au Ciel, en Lui-même. Ils le verront dans cette création première qui est le ciel ou la manifestation de Lui-même, et dans cette manifestation, ils se rendront compte de la manifestation qu'il a faite dans le temps par la création du monde, manifestation qu'ils ne pouvaient saisir parfaitement alors qu'ils la voyaient avec les yeux du corps, mais qu'ils comprendront sous tous ses aspects alors qu'ils l'auront quittée pour jamais. Ils le verront dans Sa vie, dans Sa nature, dans Ses relations intimes avec les Anges, dans Ses relations avec les élus, dans ses relations avec eux-mêmes, et cela fera leur bonheur et leur félicité.

Oui, heureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu !  

 « Ma fille, purifiez votre cœur de plus en plus; détachez-le de vous-même et de vos inclinations; détachez-le du monde et de tout ce qui est du monde; détachez-le de Satan et de ses inspirations pour l’unir de la manière la plus parfaite à votre Dieu et Sauveur. Ne vous découragez point, luttez contre vos imperfections ; gémissez sur la misère de votre nature; humiliez-vous profondément,

Ouvrez vos yeux à Ma lumière, votre oreille à Ma parole, votre âme à Ma grâce et votre cœur deviendra pur. Alors J'habiterai dans votre cœur, Je me manifesterai à vous, non pas seulement dans la création extérieure, mais dans votre propre cœur. Je le disposerai comme une habitation de plaisance où Je veux demeurer; Je vous en confierai la clef et vous M'y trouverez quand vous vous sentirez l'attrait de venir à Moi. Alors vous aurez dans l'exil et dans cette vallée de larmes un avant-goût de la réalisation de Ma parole: Heureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu; vous serez heureuse parce que vous Me verrez.

Prions : 

Saint Esprit de Vérité, apprenez –nous à fuir les mélanges, les duplicités, les impostures et à aimer la simplicité qui est pureté de doctrine et de vie.  Car Vous jugez notre amour de la Vérité à l’ardeur que nous mettons à combattre l’erreur et l’ignorance, avec l’aide de Votre grâce. Redonnez, nous vous en supplions, à l’Église son Chef légitime qui rétablira dans sa gloire la Source de toute sainteté : la Sainte Messe dans toute sa pureté.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 06:48

 

En 1917, le 13 juillet il y eut la TRIOSIÈME APPARITION de la Sainte Vierge à Fatima.

 

«Le jour de la prochaine apparition approchait. Mais Lucie avait pris sa décision. Elle n'irait plus à la Cova da Iria. Les instances de sa mère lui répétant que le curé avait raison: que ce n'était qu'une ruse du démon, avaient rendu l'enfant si perplexe et si effrayée qu'elle était plus troublée que jamais. Le 12 juillet, elle alla voir François et Jacinthe et leur fit part de sa décision.

 

" Mais nous y allons, nous, " déclara Jacinthe. " La Dame nous l'a demandé. " Prête à pleurer, elle dit à Lucie que si elle n'était pas là, ce serait à eux de parler à la Dame. A cette pensée l'enfant si timide était presque navrée.

 

Mais Lucie était inébranlable. " Si la Dame s'informe de moi," dit-elle par précaution,"dites-lui que je n'y vais pas parce que je crains qu'elle soit le démon." Lucie elle-même simulait la bravoure en ce moment, mais elle fondit en larmes en se hâtant de quitter ses petits compagnons.

 

Déjà les foules commençaient à se former pour l'apparition du lendemain. Presque, à  deux doigts du désespoir, Lucie alla se cacher le reste de la journée. Son âme était déchirée entre son attrait pour la belle Dame et la crainte muée en un terrible et obsédant cauchemar.

 

Le matin suivant, jusqu'au moment même où les enfants devaient partir pour la Cova, Lucie éprouvait les mêmes doutes et les mêmes craintes. Mais soudain, comme si un gros nuage s'était dissipé devant ses yeux, comme si un poids pesant eût été enlevé de son coeur, tous ses doutes s'évanouirent et la paix revint dans son âme. Alors, joyeusement, délivrée complètement de ses doutes, elle alla faire part à ses petits cousins de son changement d'attitude. Elle les trouva près du lit, pleu­rant à faire pitié.

 

"N'alles-vous pas à la Cova?" leur demanda-t-elle. "Nous n'oserions pas y aller si tu n'étais pas là," répondirent-ils. Et alors, se rendant compte que Lucie s'y rendait malgré tout, ils sortirent de la maison dans une course joyeuse, et se joignirent aux foules déjà en marche.

 

Ti Marto avait son opinion faite depuis longtemps. Les enfants ne mentaient pas. Ils ne mentaient jamais. Il savait que toutes les accusations faites contre les fa­milles et le clergé, soupçonnés d'inventer une histoire de toute pièce, étaient la fausseté même. Que Dieu lui pardonne, mais il pressentait que même le curé se trompait lorsqu'il semblait supposer que les visions étaient l'oeuvre du démon.

 

Présentement, il se frayait lentement un chemin à travers une foule d'environ cinq mille personnes, et ce ne fut qu'à grande peine qu'il finit par arriver au petit chêne vert et se tint près de sa petite Jacinthe.

 

Une fois encore, comme ils avaient presque fini le chapelet, Lucie regarda vers l’est et cria à la foule : "Fermez; vos parapluies. Notre-Dame s'en vient." Il y eut le même éclat de lumière, d'une telle intensité cette fois que la lumière encercla les enfants, et la belle Dame était là, reposant ses yeux avec amour sur Lucie, en reconnaissance des souffrances que l'enfant avait eu à endurer pour elle. "Je veux que vous veniez ici de nouveau, le treize du mois prochain" dit-elle. "Con­tinuez de dire le chapelet chaque jour pour obtenir la paix au monde, car seule Marie peut le sauver."

 

C'était le temps propice, pensa Lucie, de dissiper s ses doutes. Ici, en présence même de l'aimable dame, elle pouvait se convaincre une fois pour toutes que ce n'était qu'une ruse du démon ou une véritable Apparition du Ciel.

 

"Chère Dame, voulez-vous opérer un miracle, afin que le monde sache que vous nous apparaisses récl­ament?"

 

"Continuez de venir chaque mois," dit-elle. "En oc­tobre, je vous dirai qui je suis et je ferai un miracle si grand que tous croiront à la réalité des apparitions.  Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites très souvent cette prière: O mon Jésus, c'est pour votre amour, pour la conversion des pécheurs et en réparation des injures faites au Coeur Immaculé de Marie."

 

En disant ces dernières paroles, la Dame ouvrit de nouveau les mains, et le faisceau de lumière projeté de ses mains sembla pénétrer au coeur même de la terre. Les enfants regardèrent mais la terre n'était plus là. Ils virent donc une grande mer de feu. "La terre même sembla disparaître et nous vîmes un grand nombre de démons et d'âmes damnées dans une grande mer de feu. Les démons ressemblaient à des animaux noirs, épouvantables et inconnus, chacun remplissant l'air de hurlements de désespoir. Les âmes des damnés étaient dans leurs corps et semblaient de couleur brune. Constamment soulevées en l'air, elles retombaient de tous les côtés dans les flammes et poussaient des cris de terreur. Tous étaient en feu avec ou sans leurs corps, et ni les démons ni les damnés semblaient capables de maîtriser leurs mouvements. Ils étaient ballottés de tous les côtés comme des charbons dans une fournaise ardente, sans jamais un instant de paix ou d'absence de douleur."

 

La vision de l'enfer fut si terrible et si épouvantable que Lucie avoua plus tard qu'ils seraient morts d'effroi, n'eut été le fait que la Sainte Vierge se tenait près d'eux et leur avait promis qu'ils iraient au Ciel.

 

Pâles comme la mort, ils levèrent les yeux vers la Sainte Vierge et Lucie s'écria:

"O..... Notre-Dame!"

 

"Vous avez vu l'enfer," leur expliqua la Dame, "où vont aboutir les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé. Si l'on fait ce que je deman­derai, beaucoup d'âmes seront converties et l'on aura la paix. Cette guerre va vers sa fin. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, il ne se passera pas beau­coup de temps et durant le pontificat de Pie XI une autre et plus terrible guerre commencera. Lorsque vous verrez une nuit éclairée d'une lumière inconnue, sachez que c'est le grand Signe que Dieu vous donne, qu'il est prochain le châtiment du monde, à cause de ses transgressions innombrables, par la guerre, la fa­mine et les persécutions contre l'Église et contre le Saint Père.

 

"Pour empêcher cela, je viendrai demander la con­sécration du monde à mon Coeur Immaculé et la com­munion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde entier, provoquant des guerres et des per­sécutions contre l'Église. Beaucoup de bons seront mar­tyrisés. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. Plu­sieurs nations seront anéanties, mais à la fin, mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie et quelque temps de paix sera accordé à l'hu­manité."

 

Encore bouleversée par la terrible vision de l'enfer et désireuse de faire tous les sacrifices que la Sainte Vierge demanderait, Lucie lui adressa cette question:

 

"Vous ne voulez plus rien de moi?"

 

— "Non, aujourd'hui, je ne veux rien de plus." Soudain, il y eut un bruit pareil à un coup de tonnerre et Lucie se tourna subitement. "Voilà qu'elle s'en va," s'écria-t-elle, sa main levée vers le ciel, "Voilà qu'elle s'en va."

 

Ce n'est qu'en 1927 que Lucie reçut la permission de révéler les deux parties de ce grand secret, la vision de l'enfer et la nécessité de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

 

(A suivre)

 

Extrait de : Fatima ou le Suicide Mondial.  Mgr Wm C. McGRATH, P.A.

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 01:23

                                 

             Ne soyez pas troublés, « Il faut que l’Écriture s’accomplisse »

La deuxième lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens (Grèce du Nord) est écrite aussi pour nous. Elle fait partie de cette Sainte Écriture qui doit s’accomplir dans le moindre détail. Pour nous qui voyons dans le monde et dans l’Église les progrès du mystère d’iniquité, mystère d’impiété, de mensonge, d’illégitimité, d’orgueil, qui trouve de nombreux complices actifs ou inconscients parmi les humains, les sectes, les sociétés secrètes, les fausses religions, cette lettre est une prophétie et un avertissement, une exhortation à tenir fermes dans la foi traditionnelle, seul antidote aux fumées de Satan. Ce mystère d’iniquité, cette anticélébration a été inauguré par le « Non serviam » de Lucifer. Il s’est poursuivi tout au long de l’histoire et atteindra l’apogée de son règne illégitime avant d’être écrasé. LA CONFUSION ACTUELLE MONTRE QUE TOUT SE PRÉPARE ;(pseudo religion universelle, gouvernement mondial (etc.)

 Dans les exorcismes,(cf. courriers précédents) le démon est forcé de nous révéler que le Saint Esprit, gardien de l’Église avait été comme mis de côté, les hommes ne se fiant plus qu’à leur  « suffisante » raison, refusant d’accueillir la Révélation par la grâce de la foi. C’est le Saint Esprit, Amour de la Vérité qui  empêchait l’esprit de mensonge de s’introduire dans la place .L’Amour ne peut s’imposer. Il doit donc laisser l’homme à lui-même, à son aveuglement, à l’esprit d’erreur et c’est le châtiment. Et les impies tombent aux mains de l’Impie… Mais le Saint Esprit n’abandonnera jamais le petit reste fidèle. Les deux piliers de cette fidélité sont : La sainte Messe et le pape légitime  

Voilà pourquoi il faut prier dire et redire que sans notre Sauveur, nous sommes perdus. Venez, Esprit Saint de Vérité, nous affermir dans la foi.

Dans sa première lettre aux Thessaloniciens Saint Paul avait parlé du retour du Christ (Thess. 1,10; II, 12; III/13; IV. 13; V, 4), et les Thessaloniciens avaient compris qu'il était imminent, comme, aussi, la fin du monde. Beaucoup d'entre eux en avaient conclu qu'ils ne devaient plus travailler, mais attendre ces événements dans l'oisiveté.

Pour remédier aux discordes issues de ces idées, dans l'Église de Thessalonique et pour remplacer la visite qu'il aurait voulu pouvoir y faire, Saint Paul écrivit, de Corinthe, cette seconde lettre, quelques mois après la première, peut-être pendant les premiers mois de 53.

Dans la première partie Saint Paul parlant du retour du Christ dit que, tout d'abord doit venir l'Antéchrist, c'est pourquoi ils ne doivent pas s'imaginer que la venue du Christ soit vraiment proche, mais, comme l'époque en est incertaine, il faut qu'ils se tiennent fermes dans la foi.  

 l-  Or nous vous conjurons, mes frères, par l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ  et par notre réunion avec Lui.

2-  De ne point vous laisser si vite ébranler dans vos sentiments, ni effrayer, soit par quelque esprit, soit par des discours, soit par des lettres supposées venir de nous, comme si le jour du Seigneur était proche.

3- Que personne ne vous séduise en aucune, manière; car il ne viendra point, qu'auparavant ne soit venue l'apostasie, et que n'ait paru l'homme du péché, le fils de la perdition.

4- Qui se pose en ennemi et s'élève au dessus de tout de ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu'à s'asseoir sans dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour dieu…

5- Ne vous souvient-il pas que, lorsque j'étais encore avec vous, je vous disais ces choses?

6- Et vous  savez  ce qui le retient maintenant, avant qu'il qu’il paraisse en son temps ? Car déjà s'opère le mystère d'iniquité;

7- Seulement, que celui qui tient maintenant, tienne jusqu'à, ce qu'Il disparaisse.

8- Et alors apparaîtra cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de Sa bouche, et qu'il détruira par l'éclat de Son avènement.

9- Il viendra par l'opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs.

10- Et avec toute séduction d'iniquité pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité afin d'être sauvés.

11- C'est pourquoi. Dieu leur enverra une opération d'erreur, de manière, qu'ils croient au mensonge; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n'ont pas cru à la Vérité, mais ont acquiescé à l'iniquité.

12- Mais nous, mes frères chéris de Dieu, nous devons sans cesse rendre grâces à Dieu pour vous, de ce qu'Il vous a choisis comme des prémices, pour vous sauver par la sanctification de l'Esprit et par la foi de la vérité.

13- Cette vérité à laquelle Il vous a appelés par notre Évangile, pour acquérir la gloire de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

14- C'est pourquoi, mes frères, demeurez fermes, et gardez les traditions que vous avez apprises soit par nos discours, soit par notre lettre.

15- Que Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, et que notre Dieu et Père, qui nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par sa grâce.

16- Qu’Il ranime vos cœurs, et vous affermisse en toute bonne œuvre et toute bonne doctrine. »

 Il est essentiel à la vérité d'être combattue.
 Elle révèle ainsi son invincibilité."
 Il est essentiel à l'amour d'être mis à l'épreuve.

 Il révèle ainsi sa Vérité."

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 07:51
«… Parce que tu as peu de force, et cependant tu as gardé Ma parole. »   Apocalypse 3, 7


Ce passage indique trois causes ou trois mérites particuliers pour lesquels Dieu aura pitié de son Église, et ouvrira la porte de Sa miséricorde dans ce sixième âge.


Le premier mérite est mis au présent : parce que tu as peu de force. Ces paroles expriment l’industrie des serviteurs de Dieu qui emploieront avec prudence et avec zèle le peu de force qu’ils auront reçu de Lui, et obtiendront ainsi de très grands fruits par la conversion des pécheurs et des hérétiques. Et c’est ce grand effort qu’ils auront fait, surtout au commencement du sixième âge, pour opérer ces conversions que Jésus-Christ récompensera par une grande prospérité.


Le second et le troisième mérite sont mis au passé : Tu as gardé ma parole, et tu n’as point renié ma foi. Par là, il désigne la constance et la persévérance de Ses serviteurs dans Son amour et dans Sa foi. 
Car, vers la fin des temps du cinquième âge, ceux-ci, ayant peu de force, s’élèveront néanmoins contre les pécheurs qui auront nié la foi à cause des biens terrestres. Ils s’élèveront aussi contre certains prêtres qui, s’étant laissé séduire par la beauté et par les attraits des femmes, voudront abandonner le célibat.


Or, au temps où le démon jouira d’une liberté presque absolue et universelle et où la plus grande tribulation sévira sur la terre ces serviteurs fidèles, unis entre eux par les liens les plus forts, protégeront le célibat en se conservant purs au milieu du siècle.


Ils passeront pour vils aux yeux des hommes et se verront méprisés et repoussés du monde, qui les tournera en ridicule. Mais le Sauveur Jésus-Christ dans Sa bonté, regardera d’un oeil propice leur patience, leur industrie, leur constance et leur persévérance, et Il les récompensera dans le sixième âge en secondant et favorisant leurs efforts dans la conversion des pécheurs et des hérétiques.


Parce que tu as peu de force, que tu es méconnu et sans puissance, sans richesses et sans gloire ; et parce que la grâce de Dieu ne t’a été donnée et distribuée qu’avec mesure ; néanmoins tu as fait les plus grands efforts dans ton zèle et ta charité ardente pour le Saint Nom de Jésus, pour Son Église et pour le salut des âmes. Voilà pourquoi le Christ, dans Sa miséricorde, viendra enfin à ton secours, et ouvrira la porte de la vraie foi et de la pénitence aux hérétiques et aux pécheurs. 
«Et cependant tu as gardé ma parole. »


La parole du Christ est prise ici pour la doctrine spéciale et la connaissance d’un précepte ou d’un conseil qui n’était pas contenu dans l’ancienne loi, et qui était tout à fait contraire au monde. Or, l’Évangile contient trois paroles de ce genre : la première, c’est le précepte de l’amour des ennemis et de la charité fraternelle, Matt., V, 44.


La seconde, c’est le conseil de la continence et du célibat, Matt., XIX, 12 : «Il y en a qui se sont fait eunuques eux-mêmes».


La troisième parole, c’est la patience que nous devons pratiquer. Matt., V, 39 : «Si quelqu’un vous a frappé sur la joue droite, présentez-lui encore l’autre. Et à celui qui veut disputer en jugement avec vous et vous enlever votre tunique, abandonnez encore votre manteau».


Or; il est, dit dans le texte : Et cependant tu as gardé ma parole, c’est-à-dire la parole de la charité fraternelle, du célibat, de la patience, de la douceur ; parole que Dieu a prononcée de Sa bouche bénie, et qu’Il a observée Lui-même.


Et tu n’as point renoncé à mon nom. Le texte latin dit : « Tu n’as point renié ma foi ». Or on renie la foi le plus souvent à cause des richesses, des honneurs et des voluptés. Mais les serviteurs du Christ mépriseront ces trois concupiscences vers la fin du cinquième âge et ils mèneront une vie humble, sans rechercher les dignités, ni le pouvoir.


Ils seront méprisés et ignorés des grands, et ils s’en réjouiront. Ils sacrifieront leurs revenus pour les pauvres, et pour l’édification et la propagation de l’Église catholique qu’ils aimeront comme leur mère. Ils marcheront dans la simplicité de leur coeur en présence de Dieu et des hommes ; et c’est pour cela que leur vie retirée sera considérée comme une folie.


La sagesse de ce monde consiste à retenir ce qu’on possède et à l’augmenter; ces vrais fidèles, au contraire, mépriseront les biens et les honneurs terrestres, et se préserveront de souillures avec les femmes. Leur conversation sera conforme à la sainteté de leur vocation.


Lors donc qu’ils verront leurs semblables apostasier et renier la foi de Jésus-Christ à cause des richesses des honneurs et des plaisirs, ils en gémiront dans leur coeur devant leur Dieu et ils persévéreront dans les vrais principes de la foi catholique.


C’est donc avec raison que Jésus-Christ leur adresse ces louanges : « Et tu n’as point renié ma foi».


Vénérable Holzhauser – Interprétation de l’Apocalypse p 190 à 192 (in extenso).

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 23:30

«  Un Jour qu’elle était particulièrement désolée qu’il y eût dans le monde tant de scandales et de fausses religions, Notre–Seigneur dit à Sœur de la Nativité : « Tu voudrais,  Ma fille, que J’abolisse tous les scandales, tous les faux cultes et toutes les sectes qui portent ombrage à Mon Église et qui font injure au seul culte que J’ai établi. Autant vaudrait que Je fisse cesser le péché qui est la source de tous ces désordres…. !

Sache qu’en fait de religion, comme en affaire de mœurs, l’homme doit être libre de choisir entre le bien et le mal. Sans cela Je ne pourrais exercer ni Ma Bonté, ni Ma Justice. Si l’homme n’était pas libre dans ses actions, il ne pourrait ni mériter, ni démériter ; il n’aurait ni récompense à espérer, ni châtiment à craindre. Un instrument purement passif ne peut Me rendre un hommage qui M’honore.

S’il n’y avait qu’une seule religion dans le monde, quel mérite y aurait-il à la suivre, quand il n’y aurait point de choix et qu’on ne pût se comporter autrement ? Si les hommes n’étaient pas libres de pêcher, que mériteraient-ils de s’en abstenir ? Exempts de désirs et de tentations, leur état serait celui des saints dans le Ciel : l’état de justice et non celui d’épreuve.

Et encore cet état de justice serait aussi peu méritoire qu’inadmissible. On ne peut abolir le péché et le mal sur la terre sans abolir en même temps la liberté de l’homme. Cela répugne à MES ATTRIBUTS COMME AUX INTÉRÊTS de Ma créature. L’homme,  maître de soi-même, doit être tenté et éprouvé*** pendant un temps. Ce n’est qu’à cette condition que Je Me tiens honoré des mouvements de son cœur, et de ses actions. Je l’ai fait maître de choisir et de se déterminer LIBREMENT en tout. »

                                                   *** Note : On voit là combien la détestable traduction*** du Notre Père « Ne nous soumets pas à la tentation.. » est contraire à l’enseignement divin. Il faut supplier Dieu de ne pas nous «  laisser succomber » à l’épreuve, c'est-à-dire de nous donner, comme le pain quotidien, la force de tenir pour Sa gloire dans l’épreuve quotidienne avec ses tentations charnelles et /ou spirituelles. Dieu ne peut exaucer une prière faussée aussi gravement, qui ne peut que Lui déplaire.

 

Voir les désastres châtiments de Lourdes où le clergé « moderne » s’acharne à faire réciter des « rosaires » ainsi falsifiés , introduit des danses profanatoires dans le sanctuaire….et idolâtre W…dont la « canonisation » fera "descendre la foudre du Ciel et trembler la terre".…Tout se tient…. ! Tout se paye ! Parce Domine 

Pourquoi tant de désordres…suite

« Il est essentiel à la vérité d'être combattue. Elle révèle ainsi son invincibilité."
« Il est essentiel à l'amour d'être mis à l'épreuve. Il révèle ainsi sa Vérité."

«  Cette situation d’épreuve, où l’homme se trouve, est l’ouvrage de Ma Justice. (La justice rend à chacun ce qui lui est dû). Il suffit à Ma bonté de  lui avoir fourni le moyen d’éviter le mal et de pratiquer le bien. Le grand Jour de Ma manifestation justifiera Ma Providence : on verra qu’aucun ne se sera perdu que par sa faute. On verra qu’à tous J’ai accordé plus que Je ne devais, et que J’ai consulté plus Ma Bonté que Ma Justice. On ne pourra sans blasphème, M’accuser d’indifférence, moins encore d’injustice et de cruauté.

Si cela se trouve vrai à l’égard des peuples infidèles, et même barbares, que sera-ce donc à l’égard des chrétiens, et surtout des enfants de Mon Église ? Que pourraient-ils alléguer pour se plaindre de Moi … surtout après les grâces que Je leur ai accordées ?

 Je les détourne du péché par la crainte du châtiment ; Je les porte à la vertu par l’espoir de la récompense. J’amortis en eux le feu de la sensualité ; Je ne leur laisse de difficultés à surmonter que ce qu’il en faut pour qu’ils puissent vaincre. Je ne souffre jamais qu’ils soient tentés au dessus de leurs forces, et Je sais tirer parti de leurs tentations, et même de leurs chutes pour les leur faire réparer avec avantage. Tu dis, Ma fille, que, s’il n’y avait qu’une seule religion, les impies ne triompheraient pas et ne prendraient pas occasion de la pluralité des cultes pour blasphémer Mon Saint Nom. C’est vrai, Ma fille : s’il n’y avait dans le monde qu’une seule religion et que des gens de bien, il n’y aurait plus d’erreurs, plus d’impies, mais la Vérité ne serait pas combattue comme il lui est essentiel de l’être. Les gens de bien ne seraient plus persécutés…

Ma cause ne triompherait plus, or elle doit toujours triompher. Mes fidèles enfants jouiraient d’une paix inaltérable… Mais ce n’est pas compatible avec l’état présent des choses. Mon Église militante ne peut être sans combattre : il lui faut des combats pour qu’elle puisse remporter la victoire. Il faut souffrir cela pour être récompensé ; il n’y a de vertu que là où il y a des tentations et des épreuves. Il vaut mieux qu’il y ait de l’ivraie dans le champ, plutôt que de n’y trouver ni ivraie ni bon grain.

Ce n’est pas Moi qui ai semé l’ivraie ; mais il entre dans Mon plan de tirer parti de ce qu’a fait Mon ennemi sans Mon consentement. Le mieux est de tout souffrir jusqu’au temps de la moisson. Si tout était clair dans la Religion, s’il n’y avait point de mystères, où serait le mérite de la foi ? Donc, Ma fille, il n’est pas difficile de comprendre, jusqu’à un certain point, pourquoi les méchants prospèrent si souvent dans le monde, et pourquoi les justes sont si souvent opprimés. Autrement on pourrait conclure qu’il n’y a point d’autre vie après la mort. Dieu serait supposé s’être acquitté envers tous dès la vie d’ici-bas, et chacun, déjà, y aurait reçu ce qui lui revient. »

Il est essentiel à la vérité d'être combattue. Elle révèle ainsi son invincibilité."
Il est essentiel à l'amour d'être mis à l'épreuve. Il révèle ainsi sa Vérité."

« Voici la raison pourquoi Dieu permet que le juste souffre et que le méchant triomphe pour un temps.

Il n’est point d’homme, si juste soit ou si saint soit-il, qui n’ait encore, ou qui n’ait eu bien des défauts. De même, il n’est point d’homme si méchant qui n’ait encore du bon à certains égards. Or Dieu, qui est juste et bon envers tous, ne peut laisser sans punition les infidélités et les imperfections des justes ; de même, il ne peut priver les méchants de la récompense des vertus morales qu’ils ont pratiquées. Que fait-il donc ? Il récompense les méchants pendant cette vie, afin de ne rien leur devoir à la mort ; il punit les justes pendant leur vie afin qu’ils s’acquittent par la pénitence, de sorte qu’à leur mort il n’ait plus aucune expiation à leur demander.

Ainsi, ces prétendus désordres contre les quels les esprits forts ont tant argumente, prouvent l’ordre le plus parfait. Ils établissent la nécessité d’une autre vie, aussi bien que de l’immortalité de l’âme et de l’existence nécessaire de la Justice Divine.

Pour en revenir à Ma Religion Sainte, sachez, Ma fille qu’on sera toujours libre de l’embrasser ou de la rejeter….On ne la prêche point à main armée. C’est par la persuasion et non par la force que la vérité entre dans les cœurs. Elle respecte le libre arbitre ; mais, à ceux qui veulent se tourner vers elle, Je ne refuserai jamais le moyen de la trouver. Ceux qui s’obstinent à lui tourner le dos, Je les laisserai courir à l’erreur. Je veux qu’on agisse sans contrainte ; Je veux à MON SERVICE DES ENFANTS ET NON DES ESCLAVES ; Je veux être servi librement et non par une crainte servile qui Me déshonore.

Vous gémissez, Ma fille, de voir Ma religion persécutée, et vous ne remarquez pas que J’en tire une gloire infinie. Le Miracle le plus éclatant de l’univers, n’est-ce pas le fait que cette Religion subsiste , et subsistera jusqu’à la fin du monde, sans cesser d’être persécutée, souvent même par ceux de ses enfants qui ont le plus d’intérêt à la protéger et à la défendre. »

  Domine,  Omnia in Sapientia  fecisti… !

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 23:11
 À l’époque qui nous occupe (à la fin du VIIe siècle), il avait paru sur la terre, depuis bientôt deux siècles, un fils de Bélial, à qui il était réservé de tenir en haleine la chrétienté tout entière durant une période de plus de mille ans.
L’islamisme, «religion monstrueuse» dit Bossuet dans son beau panégyrique de saint Pierre Nolasque, «religion qui se dément elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes», et j’ajouterai, pour tout attrait ses excitations voluptueuses et ses promesses immorales, l’islamisme avait déjà envahi d’immenses contrées.
Que le schisme, que l’hérésie tombassent sous ses coups, c’était un grand malheur sans doute : toutefois c’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps.
Mais voici que la chrétienté n’est plus seulement atteinte dans ces races dégénérées qui ont décomposé en elles le principe de la vie par l’altération du principe de l’unité et de la vérité : c’est l’Europe dans ses parties les plus vitales, c’est le cœur même des races catholiques qui est menacé ; c’est le boulevard de l’orthodoxie, c’est le royaume très chrétien, c’est la France, et, derrière le rempart de la France, c’est la métropole du christianisme, c’est le monde entier qui aura tout à redouter de ces nouveaux et implacables barbares.
Ils ont franchi les Pyrénées, ils se sont rués sur nos belles provinces du midi, ils ont étanché la soif de leur glaive dans le sang de nos frères orthodoxes, ils s’avancent jusque dans la Bourgogne; leurs traces sont marquées par le feu et par le sang, mais surtout par la profanation et l’impiété. Nul bras n’ose entreprendre de les arrêter…
Homélie du Cardinal Pie, le 8.11.1859, dans la cathédrale de Nantes

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2012/12/13/lislamisme-punition-des-peuples-pervers/

 

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