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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 20:54

Le Sacré-Cœur (suite)

claire reçue par poincaré 

Cette lettre parait plusieurs mois avant l'Armistice. Le retentisse­ment en est grand. Le 21 mars, le Président de la République, M. Poincaré, avait reçu la jeune paysanne. Elle lui avait rappelé une prière qu'un soir il avait faite sincèrement pour implorer le salut de la France : elle lui apportait donc la réponse. Mais « l'acte de foi demandé », à savoir que le Sacré-Cœur fût placé sur les couleurs natio­nales, devait être refusé. A la suite de quoi, Claire Ferchaud ne put que dire à ses intimes : « Les guerres continueront jusqu'à ce que... » Toutefois, le Sacré-Cœur fut brodé sur de nombreux drapeaux du front, mais jamais le vœu ne fut exaucé officiellement. 

Dès cet instant, Claire, ayant accompli là première partie de sa mission, se plongea durant plus de 50 années dans le silence, l'humilité et l'obéissance. Même la guerre de 39-45 ne la tira pas de l'ombre. Ce silence est sans aucun doute d'une profonde valeur spirituelle. En 1965, S.S. Paul VI la félicitait par écrit. En 1939, elle avait reçu la bénédic­tion de Pie XII et, auparavant, Benoît XV, parlant à Mgr Rumeau de la 

Communauté des « petites sœurs » que Claire avait fondée, avait dit : « Dites-leur que je veux qu'elles restent ensemble ». 

De telles marques de bienveillance pourraient faire croire que le Vatican a « reconnu Loublande ». Il n'en est rien pour le moment. Rome demanda que toute manifestation cessât à Loublande. On en était là encore à la mort de Sœur Claire. 

Mais qu'est-ce que cette communauté des « petites sœurs ». C'est un groupe de religieuses fondé en réparation des injures faites au Sacré-Cœur. Ce sont des expiatrices « en substitution au refus opposé la France de reconnaître officiellement Dieu pour Maître ». A ce titre Claire et ses compagnes ont passé une vie de souffrance, vivant de menus travaux et de dons. En ce 29 janvier 1972 encore, avec Claire, la communauté comptait 16 religieuses. Malgré une certaine division du clergé sur les « faits » de Loublande, aucun problème ne s'est posé dans le diocèse de Poitiers. Selon le journal « Le Courrier de l'Ouest », M. le Vicaire Général Pierre Boinot a déclaré que « Claire Ferchaud a toujours été considérée comme une sainte âme et qu'elle n’était ni une hallucinée ni une mythomane ». Claire a toujours été soumise aux évêques successifs du diocèse qu'ils eussent la réputation bien ou mal disposée à son égard. Elle ne contesta jamais aucune décision, même quand la chapelle du couvent fut fermée. Celle-ci fut rouverte en 1964, et l'on note à ce sujet les mots du cardinal Ottaviani : «Dites à Claire que le calvaire de Loublande est terminé ». 

En témoignage de cette soumission au Pape et aux évêques, malgré les vicissitudes actuelles de l'Église, et en témoignage aussi de son grand amour pour la France, il est nécessaire de citer ici le testament spirituel qu'a laissé cette « humble fille dévouée à son Dieu et à sa Patrie » : 

« A tous,

— à Notre Saint-Père tant aimé,

— à mon Évêque vénéré,

— au Pasteur de la paroisse de Loublande,

— aux prêtres de qui j'ai reçu l'insigne grâce de la Sainte Messe dans notre chapelle et le secours des sacrements,

— à mes sœurs très chères de Vie Immolée,

— aux bienfaiteurs discrets ayant compris et soutenu nos jours de labeurs,

— à ma double famille, celle du sang et celle formée par Dieu dans une union spirituelle, prêtres, religieuses, laïcs nombreux,

— aux habitants de Loublande que j'ai tant aimés, quoique membre ignorer, à ceux qui, par la permission de Dieu, furent instruments de mes jours crucifiés,

« Dans ma longue vie de recherche apparemment inutile,

J’étais de mon cœur aimant avec les enfants qui montent dans la vie, avec les vieillards quêtant une tendresse, avec les malades, ceux des hôpitaux sans famille,

avec les mourants pour tes aider à bien mourir, avec les prisonniers,

avec les martyrs des camps de concentration et sur les champs de guerre,

avec les familles en pleurs,

avec les pécheurs pour expier et demander leur conversion,

avec les travailleurs de toute profession,

avec les voyageurs de route, de mer et des espaces.

« Dans ce dernier mot à la terre, veuillez comprendre ma sou­mission totale envers Dieu et ses représentants religieux.

Je demande pardon à ceux que j'aurais peinés.

Je dis merci à ceux qui m'ont fait souffrir.

« Lorsque vous aurez connaissance de cet « adieu », mon âme aura été jugée par le Seigneur de Justice et de Miséricorde.

« Pour ce moment redoutable, j'implore Marie, Notre-Dame qui fut le soutien de ma vie.

J'appelle mes filles chéries que j'ai aidées à mourir.

« A tous que j'ai tant aimés dans mon holocauste quotidien, je demande un souvenir dans vos prières, pour la purification de mon âme.

« Du ciel, je vous assisterai, selon le pouvoir que Dieu m'accordera.»

Votre Claire

Aujourd'hui, Claire Ferchaud n'est plus. Le 2 février 1972, pour la fête de la Purification, trente prêtres et tout un peuple fidèle lui faisaient de dignes obsèques. Le 14 juillet 1971, sa sœur religieuse à la Sagesse s'était éteinte. De son côté, Claire, quelques jour avant sa mort, voyait les doigts de sa main droite se paralyser : de ce fait, elle : ne pouvait plus écrire, — elle qui ne s'était pratiquement exprimée qu'en écrivant. Verba volant, scripta manent...

L'entrevue avec Poincaré, la lettre aux généraux, l'expiation pour le refus de la France... Est-ce terminé ? Non pas. Il y a une autre partie de la mission, que Claire aurait bien voulu voir se réaliser : LA MESSE PERPÉTUELLE, au cours de laquelle des prêtres se succéderaient jour et nuit par le Saint Sacrifice, non seulement en réparation des outrages faits à l'Amour Divin, mais aussi comme signe de renouveau l'Église et la France.

C'est ici que les mots de Claire prennent tout leur sens, « Les guerres continueront jusqu'à ce que... » Mais là encore, il faut que la permission de dire la messe perpétuelle soit donnée OFFICIELLEMENT par l'Autorité ecclésiastique. Apparemment, tout va contre. La dégra­dation actuelle et jusqu'aux attaques contre la liturgie ne permet pas, humainement parlant, de bien augurer de l'avenir. Faudra-t-il le chaos, que tout soit désespéré, pour que ce vœu du Sacré-Cœur se réalise ? Dans l'atmosphère de Loublande c'est ce qu'on croit. Claire aurait annoncé que l'ordre arriverait quand personne ne s'y attendrait. Il semble que, comme Moïse étendait les bras pendant que les hébreux combattaient, la messe perpétuelle soutiendrait les hommes de bonne volonté qui feraient un « acte de foi » contre les ennemis intérieurs et extérieurs et pour l'Amour de Dieu.

(Mars 1972) A suivre

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 20:45

Cet acte n'est pas un vœu et il n'oblige pas sous peine de pécher. Il n'est pas nécessaire de prononcer la formule pro­posée. Un acte de la volonté et l'offrande faite de cœur suffit pour donner droit aux indulgences et aux privilèges.

FORMULE DE L'ACTE HEROÏQUE

Père céleste! En union avec les mérites de Jésus et de Marie, je vous offre pour les âmes du purgatoire toutes les œuvres satisfactoires de ma vie entière, ainsi que toutes et chacune des œuvres qui seront offertes, pour moi, après ma mort.

Toutes ces œuvres, je les dépose dans les mains très pures de l'Immaculée Vierge Marie, afin qu'elle les applique aux âmes que, dans sa sagesse et sa bonté maternelles, elle veut délivrer les premières des flammes du purgatoire.

Daignez, ô mon Dieu, agréer cette offrande, et faites qu'en récom­pense de cet acte je croisse tous les jours dans votre grâce.

Ainsi soit-il.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 20:24

 

LE SACRE-CŒUR SUR LE DRAPEAU FRANÇAIS

Décédée le 29 janvier 1972, à l'âge de 75 ans, dans son couvent de Loublande (Deux-Sèvres), Claire Ferchaud est appelée désormais à bien plus parler d'elle que durant son vivant. C'est que cette Sainte âme, qui avait eu lors de la guerre 14-18 des « communica­tions » du Sacré-Cœur, avait osé écrire, le 16 mai 1917, aux 14 généraux de l'Etat Major français, une lettre dont la portée nationale et mondiale ne fait aujourd'hui plus de doute. Vu le contexte de la politique internationale et la crise actuelle de l'Eglise elle-même, la vie et la mort de Claire FERCHAUD débordent largement de la Vendée militaire du Poitou et de l'Anjou, pour atteindre une dimension universelle.

Deux mondes sont aujourd'hui confrontés : celui de l'O.N.U., bâti de main d'homme en vue d'un Gouvernement Mondial sans référence à Dieu, et celui des messagères du Sacré-Cœur, qui rappellent, au prix d'un témoignage héroïque, que rien de durable et de vrai ne peut se construire sans le respect des Dix Commandements. Ou Babel ou Dieu : là est la question, là est le choix. C'est un acte de foi que le monde du divin exige.

Tout a donc commencé au nord de Loublande, aux « Rinfillières », une ferme que les époux FERCHAUD exploitaient en l'absence de leurs deux fils aînés partis à la guerre et d'une fille entrée en religion dans la communauté des Sœurs de la Sagesse. Ne restaient au foyer que Joseph, 11 ans, Alice, 17 ans, Claire, 20 ans. C'est cette dernière que le Christ a choisie pour confier ses messages, comme à Sainte Margue­rite-Marie et comme à Madame Royer. 

Pour se rendre à la messe, Claire empruntait un de ces chemins habituels dans le bocage. A un moment, elle devait franchir un ponceau de bois jeté sur un ruisseau, près d'un chêne. Là, le Sacré-Cœur de Jésus lui apparaît, selon ses propres termes, « brisé par les coups que la France infidèle donne à son cœur », ou encore « broyé par les péchés des hommes ». Elle affirmera aussi qu'une « nouvelle religion tendra peu à peu à se substituer à l'ancienne au point d'en avoir toutes les apparences ». 

Or, nous sommes en pleine guerre. Le pays est saigné à blanc. Ce qui préoccupe alors les Français, c'est la fin du conflit et non pas encore le problème religieux. Cependant, pour Claire, il est visible que les deux sont liés.

Un article du journaliste Paul COURCOURAL, dans « Le Nou­velliste de Bordeaux », attire l'attention sur ces faits surnaturels : «Nul ne te sait, écrit-il, sinon quelques prêtres et, parmi eux, l'abbé AUDEBERT Pasteur de Loublande ». 

Pourtant, dès la fin de 1916, l'évêque de Poitiers, Mgr HUMBRECHT, est mis au courant. La Hiérarchie demeure très prudente, cependant une commission spéciale est nommée « pour interroger cette jeune fille sur les faveurs surnaturelles dont elle aurait été l'objet » (sic). Parallèlement, les « faits » tombent dans le domaine public ; incrédules et croyants commencent à s'affronter. Beaucoup s'inter­rogent. « L'Évêché permet l'exposition et la vénération d'une image nouvelle du Sacré-Cœur de Jésus, image figurant l'Homme Dieu tel qu'il se serait maintes fois révélé à Claire FERCHAUD » (Émile Marsac, le 7 juin 1918). L'auteur rapporte que c'est le 4 février 1917 que cette image est placée dans l'église de Loublande. Les pèlerins affluent. Risquant d'être victime de l'adulation populaire et ne voulant certainement pas que le véritable objet de sa mission fût détourné au profit de sa propre personne, Claire se cache. 

Mais une autre « bombe » éclate. Une autre bombe spirituelle. «Pour obéir à Dieu », le 6 mai 1917, Claire Ferchaud adresse aux généraux en guerre la lettre suivante où le Gouvernement est accusé d'impiété et de trahison, ce qui provoque une censure rigoureuse (les mots entre parenthèses sont ceux qui ont été censurés) :

LA « LETTRE AUX GÉNÉRAUX »

« Mon Général, 

C'est pour obéir à Dieu que j'ai l'honneur de faire connaître Sa volonté à tous les généraux de France. Nôtre Seigneur, qui aime tant les Francs, leur demande d'accomplir un acte de foi vis-à-vis de sa Royauté Divine et de réclamer près du Chef de l'État que l'image du Sacré-Cœur, signe d'espérance et de salut, brille officiellement sur nos couleurs nationales. 

« En récompense de cet hommage rendu à Dieu par ses vaillants défenseurs, le Sacré-Cœur leur promet le salut et la victoire sur tous ses ennemis. C'est aussi pour éviter une catastrophe que Dieu fait avertir nos généraux de la perte que risque notre beau pays de France qui est conduit par un (gouvernement) impie et dont la (Franc-maçonnerie) dirige la France à sa perte par d'affreuses trahisons. Qu'on me permette d'exposer l'avertissement que Nôtre Seigneur, dans sa bonté, fait connaître à tous les bons Français. 

« Le Sacré-Cœur de Jésus m'apparaît brisé par les coups que la France infidèle donne à son cœur. Un jour, Il se plaignait vivement, me disant: «La France me tue. Malheur à ceux qui ne se convertiront pas.» Plus tard, je revois Nôtre Seigneur pleurant sur la France ; sa voix devient grave. Il parle fort et dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte, le traître vit au cœur de la France. C'est la Franc-maçonnerie) qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d'accord avec l'Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu'un pouvait pénétrer dans l'intérieur de plu­sieurs Cabinets, il en découvrirait les pièges. Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour, qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique le secret de la France à l'ennemi. La (Franc-maçonnerie) sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle ; mais je demande aux braves petits soldats de France, jusqu'aux géné­raux qui sont aux Armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur malgré (les défenses formelles qu'on fera autour d'eux), et que tous, Généraux, Officiers, et simples soldats, aillent de l'avant : je leur promets la vic­toire. La secte (maçonnique) et le (gouvernement) actuel seront châtiés, on découvrira tous leurs engins, et plusieurs seront mis à mort ». Après cette déclaration, Nôtre Seigneur rayonne d'un vif éclat de joie et Il me dit : « Oh ! La France, comme elle sera belle un jour ; non Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ». 

Une humble fille dévouée à son Dieu et à sa Patrie,

Claire de Jésus Crucifié.

A suivre

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 03:29

     Un conseil difficile à donner, est peut-être plus difficile à accepter et à pratiquer.  Oui, bien difficile; c’est pourquoi ne l'adressons-nous qu'aux âmes d'élite. Il va faire hausser les épaules à bon nom­bre de lecteurs qui n'en comprendront ni ce qu'il a de spirituel, ni ce qu'il a de beau.

Il va faire malicieusement sortir de quel­ques lèvres pincées cette parole presque méchante à l'adresse de celui qui écrit : II parle pour lui.

     Ce conseil est cependant d'un philosophe, assez longtemps à la mode parmi le monde des  lettres, et qui, dit-il humblement, ne fait que le reproduire d'après les vieux sages.  Son nom  est Gustave Droz.

     Le voici dans toute sa crudité :

Veux-tu vivre en paix et heureux ?  Sois un peu bête.

Ne réagissez pas trop vite. Écoutez :

     Être un peu bête, c'est tout d'abord savoir qu'on l'est, affaire de gros bon sens au simple point de vue humain, et chose rare c'est-à-dire comprendre qu'on n'a pas cette sura­bondance d'idées qui sait tout, cette pénétra­tion d'esprit qui décide de tout... mais qu'on a besoin de douter, de demander, de réfléchir.

     Être un peu bête, c'est laisser briller et se pavaner les gens d'esprit qui parlent, parlent, dominent tout, c'est comprendre ce qu'il y a en eux de nullité, de non-sens; en souriant malicieusement et se répéter mentalement: sont-ils creux !

     Être un peu bête, c'est dans un groupe de gens gonflés d'esprit et luttant à qui répétera avec plus d'emphase ce moi qui arrondit si bien les lèvres, regarder tout ce monde avec un air finement béat d'admiration et suppor­ter sans avoir l'air de comprendre, le sourire dédaigneux qu'ils laissent tomber sur vous, parce qu'ils ne vous croient pas à leur niveau, et se répéter mentalement : sont-ils bêtes !

     Être un peu bête, c'est passer pour un bon enfant devant qui on peut tout dire sans se gêner, parce qu'il ne comprend pas les demi - mots, les demi - médisances, les demi - malices, les demi - calomnies.

     Oui, oui, parlez, langues venimeuses; celui de qui vous dites : il est un peu bête, com­plète vos demi - mots en disant mentalement de vous : sont-ils affreusement méchants !

     Il n'est pas de ceux dont Chamfort, disait : il n'est pas assez intelligent pour être un peu bête.  Intelligent, il l'est assez pour comprendre votre nullité, votre sottise, votre méchanceté, votre dureté de cœur !

     Il est de ceux dont un spirituel philosophe disait : II ne fait pas la bête, il ne le pour­rait pas; mais il fait le bête, et certes ce n'est pas la même chose. Il voit, il connaît, apprécie le mal comme vous, mais son esprit délicat et bon le pousse instinctivement vers le bien. Il ne vous méprise pas, vous n'en valez pas la peine ; il vous prend en pitié.

     Si j'étais fée, dit l'auteur de l’art d'être heureux, et que, pour doter mon filleul, j'eusse à choisir entre l'esprit et la bêtise, je dirais sans hésiter :

Qu'il soit bête; pas trop si c'est possible, mais assez pour s'épargner une suite incal­culable de chagrins, de déceptions et souvent de remords.

     Tenons ce piège de bêtise, écrivait Montai­gne ; à celui qui l'aura apprise, elle donnera sûrement plus de calme et de bonheur que ne saurait le faire l'esprit.

     Malheureusement, ajoute Droz, n'est pas bête qui veut. L'étude ne suffit pas, il faut la vocation ; et établirait-on ce piège de bêtise gratuite et obligatoire, on ne parvien­drait pas à bêtifier tout le monde sans excep­tion  et toujours, il y aurait à la queue de la classe, hélas! Quelque pauvre diable d'esprit absolument rebelle.

    Vous croyez que je plaisante, dit-il encore; eh  bien, non ; vous vous trompez. Quand je vois ce que les hommes font de leur intelli­gence en politique, en littérature, en con­duite, quand je vois combien de souffrances secrètes, combien d'inquiétudes et d'agita­tions stériles, cause d'ordinaire le trop d'esprit, cet esprit qui cherche en tout et partout à briller, à parader, à éclipser, à dominer, à attirer tout à lui... en vérité, la bêtise m'apparaît comme un baume.

    L'homme qui a trop d'esprit, qui le sait trop, qui le montre trop, n'est pas l'homme qui dirige, qui redresse, qui fortifie, qui fait du bien.

Il éblouit plus qu'il n'éclaire.

Il humilie et irrite plus qu'il ne corrige.

Il lasse plus qu'il n'intéresse.

Il repousse plus qu'il n'attire.

   Un peu de cette bêtise dont nous parlons et qu'accepte si volontiers l'homme de cœur, ôte à l'esprit les rayons qui brûlent et leur laisse seulement la chaleur qui réjouit et la lumière qui guide.

   Un peu de cette bêtise repose l'esprit et lui ôte ces désirs d'ambition qui sont comme des visiteurs importuns, troublant son repos, le rend content de ce qu'il possède, et lui apprend à en jouir et l'entoure de cette douce jouissance que ressent celui qui, près du feu, l'hiver, entend la brise froide souf­fler au dehors, et se dit : je suis bien !

   Un peu de cette bêtise, à un point de vue plus élevé, permet à celui qui la possède d'être utile autour de lui; ses conseils n'hu­milient pas, sa parole pénètre dans les âmes comme la rosée dans la fleur sans qu'elle s'en aperçoive, et — même devant Dieu — elle peut prendre le nom de cette vertu si appréciée au ciel :    L'humilité.

 

                Extrait de : La paillette d’or. (1904) Page 58.

 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 03:00

« Adorons dans l’Hostie

 

Le silence du Verbe,

L’obéissance du Roi des rois,

L’humilité de l’Être premier,

L’anéantissement du Tout. »

 

La vie cachée de Jésus dura dix fois plus longtemps que sa vie de prédication active. Sa présence ne fut accessible qu’à un petit nombre.

La vie cachée de Jésus se prolonge dans les siècles de Sa présence Eucharistique. Cette Présence est accessible à tous sans exception et spécialement pour les grands pêcheurs.

Notre Dieu est un « Dieu caché », qui ne se révèle, qu’à ceux qui l’aiment.  C’est tout le mystère de la discrétion divine qui est la marque de Sa Sainteté.

Dieu pourrait se montrer tel qu’Il est. Les hommes en seraient écrasés.

Il pourrait tout faire seul, mais Il veut communiquer ses biens, en faisant participer, coopérer, Sa créature à son propre bonheur en lui donnant de mériter. « Bienheureux ceux qui on cru, sans avoir vu !». Ceux qui m’ont vu petit Me verront grand.

Tout le secret de l’amour est de se faire chercher librement, sans user de la force, ni de la séduction. D’autant qu’il s’agit de la relation d’un être tout Puissant, infini et d’une créature tirée du néant. Le Roi ne veut pas être aimé pour sa puissance, ou pour ses richesse. Il veut être aimé pour Lui-même et par les plus petits, les plus impressionnables, si vite écrasés.

Il est venu guérir la maladie de l’orgueil et ses fléaux par l’humilité ; l’ignorance par la vérité, le péché horrible par la beauté du bien.

Voilà pourquoi Il ne se révèle qu’à ceux qui veulent bien perdre de vue les façons de faire des puissants et des riches de ce monde.

Il veut faire contempler par les pauvres en esprit la profondeur de Sa propre Bonté qui se cache pour mieux se révéler aux esprits qui se tournent vers Lui avec amour et disparaître aux esprits mal tournés.

La vie cachée de Jésus, terrestre et eucharistique est un trésor spirituel et une grande leçon de vie.

C’est le même Sauveur qui est là à notre porte et le monde l’ignore ou détourne la tête.

 

Ce texte d’un grand contemplatif du XVII° siècle servira de guide pour notre émerveillement et notre prière.

1)    Le silence du Verbe

« J’ai donné trente années de Ma vie pour apprendre aux hommes à se taire, demeurant exprès durant tout  ce temps dans un profond silence, Moi qui suis le Verbe et la Parole Éternelle de Dieu Mon Père. »

C’est par le silence que l’on traite avec Dieu, d’esprit à esprit; c’est par les paroles que l’on traite avec les hommes corps à corps.

Fuis, tais-toi, supporte et repose-toi en Dieu. Voilà le secret de la perfection.

Le silence ne s’apprend que par le silence. Vous honorez le saint Silence de Jésus en l’imitant en fuyant les bavardages et les bruits inutiles et bien entendu, nuisibles.

 

2) L’obéissance du Souverain Monarque

« Je ne pouvais pas, dit Jésus, obéir à Dieu Mon Père dans l’éternité, parce que Je ne suis pas Son inférieur selon la naissance qu’il Me donne de Sa propre Substance ; mais Je suis Son Égal en tout.

J’ai donc voulu exprès devenir Son inférieur, selon une autre naissance dans la nature humaine pour être en état de dépendre de Lui et de Lui obéir en tout. Et J’avais une complaisance infinie à être soumis à Marie et Joseph.

Tout au long  de Ma vie, jusqu’à Ma mort, J’ai tout fait par obéissance à Mon Père. Je trouvais une félicité de penser en Moi-même : Voilà qu’un Dieu obéit à Dieu. Jamais cette vertu ne pouvait être plus glorieuse. L’obéissance est le chemin le plus court pour arriver à une grande sainteté. Car l’obéissance est l’amour qui s’unit à l’amour.

 

3) L’humilité de l’Être Premier.

 

Dans l’ordre de l’Être, Dieu est sans égal. Il est le Premier.

« J’ai voulu rester caché, dans la solitude, inconnu et méprisé, voilant par un miracle continuel la gloire de Ma divinité, afin que  les hommes connussent la force et l’excellence de Mon amour, voyant de quoi il M’a dépouillé pour leurs intérêts.

Ma propre vie, c’est la gloire. C’est pour vous sauver que J’ai accepté le mépris. C’est pour vous apprendre l’humilité, l’amour de la vie cachée, le sens de la solitude avec Dieu.

C’est pour réparer l’orgueil qui est le premier de tous les péchés et le plus dangereux de tous. »

4) L’abaissement du Tout

Être Premier, Source de tous les êtres, Dieu, dans Son immensité infinie les embrasse tous. Nul ne peut se dire sa propre origine. Ainsi on peut dire que « tout est en Dieu ». Hors du Tout de Dieu, il n’y a rien.

Et ce Tout S’est abaissé, comme anéanti, jusqu’à prendre la nature humaine et subir la mort pour nous sauver.

On comprend que la terre ait tremblé le Vendredi Saint, car toute la création a tressailli de la mort humaine de Son Auteur ».

 

La Bonté de notre Sauveur ne s’est pas arrêtée là. Ces merveilles  d’humilité au service des hommes pêcheurs  éclatent dans le Sacrement de l’Eucharistie. « Où non seulement la Divinité, mais aussi l’humanité est cachée sous les espèces du Pain et du Vin : Mystère de la Foi, plus profond encore ! »Pour nourrir notre Foi et nous   donner la grâce et le mérite, la Sainteté de Dieu s’est révélée, « parcourant le domaine de l’être d’une extrémité à l’autre, avec la force et la suavité d’un parfum invisible, de l’infini au néant, pour faire participer le néant à l’infini.

« Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! ».

 

  Les leçons de la Vie cachée de Jésus   (P. d’Argentan - 1615-1680)

 

amdg   Lundi 16 avril 2012 Merveilles divines...

http://amdg.over-blog.fr/article-merveilles-divines-103492832.html

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 18:36

"Le Saint Père Paul VI est réduit à l'impuissance et ne peut plus paraître devant vous. Les décrets promulgués par le Vatican contre ma sainte Doctrine (...) ne viennent pas de lui. Vous avez été avertis de l'action diabolique des traîtres, qui ont pris sa place et qui détiennent tous les pouvoirs pour mener mon Eglise à sa ruine. (...) "

"Priez pour mon Vicaire, le souverain Pontife Paul VI, martyr de l'Eglise, victime expiatoire pour les péchés des hommes et les sacrilèges de mes consacrés". (25/05/76)

" Le saint Père Paul VI,, prisonnier et infirme, a été éloigné de tous pouvoirs en tant que Chef suprême de la chrétienté, Je vous le répète (...). Cette action diabolique est menée par l'imposteur et mes indignes serviteurs, cardinaux de Rome, hauts placés dans les sociétés secrètes. Ils ont reçu pour mission de détruire ma maison, ma sainte doctrine, et de destituer ceux qui ont refusé de s'associer aux déserteurs de la vraie Foi" (26/07/76)

"Mon Eglise est sur la via dolorosa,(voie de la douleur) elle gravira la montagne du Calvaire jusqu'au Sacrifice de la Croix" (5/11/79)

"Ma Passion ne finira qu'avec l'arrivée de Ma Justice. Alors ce sera la joie de la résurrection de Mon peuple saint et indestructible dans la Vérité éternelle de la foi et l'épanouissement de Ma sainte Doctrine". (12/04/79)

Dieu enverra Sa Justice au moment du Châtiment. Nous sommes entrés dans les temps de tribulations que nombre de prophéties ont annoncé au cours des siècles derniers... les temps sont proches où le saint Père, le Pape Paul VI retrouvera le siège de Pierre.

Ancilla de Bruxelles (1972-1979) Messages publiés avec l'approbation de Mgr l'Archevêque de Niteroi pour l'édition portugaise.

Paul VI, Pape martyr de la Fin des Temps

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 06:30

"Si elle n'est pas en enfer, elle doit avoir bien besoin de mes prières !" Je me mis à prier pour elle. Soudain, elle m'apparut et me dit: "Ne prie pas pour moi, je suis damnée!


Le R. P. Jean-Baptiste, capucin, raconte le fait suivant dans sa petite revue:

Le Propagateur des trois Ave Maria (février 1909, p.40).

Un religieux Rédemptoriste, pieux, zélé, éclairé, nous transmet le récit que nous rappor­tons ici. Il a tous les caractères de la vrais-semblance, et il est de nature a faire réfléchir sérieusement les âmes qui suivent la voie de la perdition. Voici ce fait, avec les commentaires du religieux missionnaire.

"Une excellente chrétienne, mère d'une famille nom­breuse, m'a raconté le fait suivant, dont elle garantit les faits. "J'avais, dit-elle, une amie d'enfance, qui eut le malheur d'épouser un vaurien. Elle s'était dit: "Je le convertirai". Et c'est lui, comme il arrive presque toujours, qui la pervertit et la damna. Déjà, il avait perverti et fait mourir de misère sa première femme. Un jour, j'apprends la mort de mon amie. La nuit, avant de m'endormir, je me dis? "Si elle n'est pas en enfer, elle doit avoir bien besoin de mes prières !" et je me mis à prier pour elle. Soudain, elle m'apparut et me dit: "Ne prie pas pour moi, je suis damnée! C'est l'impureté qui m'a fait mourir et qui m'a damnée!" Et elle dispa­rut.

"Mon Père, ajouta-t-elle, avec un accent con­vaincu, ce n'est pas un rêve, j'étais parfaitement éveillée. Oui, je l'ai vue, de mes yeux, et enten­due de mes deux oreilles, et ce n'est pas à moi qu'il faut dire: "Il n'y a pas d'enfer, personne n'en est revenu"; moi qui ai vu et entendu une damnée me dire: "Ne prie pas pour moi, je suis damnée ! C'est l'impureté qui m'a damné".

L'impureté, ajoute le missionnaire, est la grande porte de l'enfer." Sur cent damnés, dit Saint Alphonse, quatre-vingt-dix-neuf sont en en­fer à cause de l'impureté, et le centième n'y est pas sans l'impureté.


Conclusion, les exemples que nous venons de citer ne doivent décourager personne. Efforçons-nous de bien servir Dieu; évitons soigneusement le péché mortel, ainsi que le péché véniel; rentrons en grâce avec Dieu aussitôt que nous avons eu le malheur de l'offen­ser mortellement;

Honorons fidèlement la très sainte Vierge, et certainement nous éviterons l'enfer. N'oublions pas ces paroles de saint Alphonse de Liguori:" Il est moralement impos­sible qu'un serviteur de Marie se damne, pourvu qu'il la serve fidèlement et qu'il se recommande, à elle."

Doux Coeur de Marie, soyez mon salut.

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