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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 08:50

Le dogme de la vie future, et de l'immorta­lité de l'âme, fut-il toujours un des articles fondamentaux de la religion primitive …

Dieu, voulant distinguer l'homme du reste des créatures visibles, sembla se recueillir en lui-même avant de le créer : Faisons l'homme, dit-il, à notre image et à notre t es semblance. Il forma son corps de terre et le rendit vivant et animé en lui donnant une âme intelligente capable d'aimer, de vouloir et de penser ; et c'est en cela que l'homme est fait à l'image de Dieu et capable de le possé­der éternellement, s'il se rend digne de ce bonheur par la pratique des vertus qui lui sont commandées.

Il fallait au premier homme une compagne : elle fut tirée de lui-même et reçut le nom d'Ève : ainsi fut insti­tué le mariage. Tous les hommes sont nés de ces premiers parents : ils doivent donc être à jamais une seule et même famille et s'aimer comme les enfants d'un même père.

L'homme n'est pas seulement corps ; il a une âme ca­pable de penser et d'aimer, une âme qui de sa nature est incorruptible et immortelle.

histoire: Un empereur romain avait un cerf qu'on était venu à bout d'apprivoiser. Il était nourri au palais et y reve­nait tous les jours après avoir visité les forêts voisines. Cet animal était cher à l'empereur. Craignant que dans les courses qu'il faisait au dehors, quelqu'un ne le poursuivît et le blessât, il fit graver sur un collier d'or, qu'on lui mit, ces paroles : Ne me touches pas, j'appartiens à César.

Nous venons de Dieu, nous appartenons a Dieu, nous sommes à Dieu, nous sommes le bien de Dieu ; il nous a marqués de son sceau : notre âme et ses facultés, notre corps et les organes de nos sens portent l'empreinte de la Divinité. Ne nous laissons donc pas séduire par les mauvais exemples, entraîner par les passions et réduire en servitude par l'esprit de malice, qui est notre grand enne­mi.

De la spiritualité et de l'immortalité de l'âme

Les fidèles de la nouvelle Loi ne sont pas les seuls qui fassent profession de croire à l'immortalité de notre âme ; les anciens patriarches, les prophètes, tous les adorateurs du vrai Dieu y ont également cru et en ont fait le motif de leur conduite. Les grands génies de l'antiquité, Platon, Aristote, Cicéron et une infinité d'autres ont, par les lu­mières de la raison, aidée de quelques souvenirs tradition­nels, reconnus que la mort n'est pas la fin de tout homme, mais qu'il se survit encore à lui-même, après avoir éprouvé cette catastrophe, qui n'est autre chose que la séparation des deux substances, l'âme et le corps qui constituent sa nature.

Et, en effet, nous ne pouvons pas plus douter qu'il y ait en nous deux substances que nous ne pouvons douter de notre propre existence ; car ce qui pense dans nous, ce qui médite, calcule, compare, réfléchit, ce qui est capable d'une si grande variété de connaissances et de sentiments ne peut être matière. Mais le dogme de l'immortalité de l'âme n'est pas seulement fondé sur de simples conjec­tures, sur quelques vraisemblances : la révélation primitive, la persuasion générale du genre humain, les idées que Dieu nous a données de sa bonté, de sa puissance, de sa justice, tels sont les fondements d'une vérité aussi conso­lante pour l'homme de bien qu'effrayante pour l'impie.

Après son péché, l'homme a été condamné à mort ; son corps doit redevenir de la poussière, d'où il a été tiré ; mais si son âme devait périr avec son corps, si ce prin­cipe de vie émané du Créateur devait être anéanti, la pro­messe d'un rédempteur était absurde et sans motif. Aussi le dogme de la vie future, et par conséquent de l'immorta­lité de l'âme, fut-il toujours un des articles fondamentaux de la religion primitive; il fut l'espoir de nos premiers parents, comme il sera le nôtre, si nous observons avec fidélité les préceptes que le Seigneur nous a donnés.

Le dogme de la vie future, et par suite nécessaire de l'immortalité de l'âme, a été généralement reçu par tous les peuples de l'univers; l'idolâtrie, loin de la détruire, lui avait donné une nouvelle force, ou plutôt ce fut même l'abus de cette croyance qui fut une des sources de l'ido­lâtrie ; l'apothéose des grands hommes et l'usage de leur rendre des honneurs divins après leur mort, ne se seraient jamais établis si l'on avait cru que l'homme meurt tout entier.

En créant un être d'une capacité aussi vaste que celle que possède notre âme, Dieu n'a pu avoir d'autre fin que celle de la rendre heureuse par la possession d'un bien digne d'elle, digne de ses œuvres. Peut-on trouver le bon­heur en ce monde ! L'homme le plus vertueux y est-il toujours le plus heureux ? Hélas ! L'expérience de tous les jours ne nous apprend que trop le contraire.

La justice divine est encore une preuve de l'immortali­té de l'âme : on voit souvent en ce monde le vice triom­phant et la vertu humiliée ; l'impie heureux et le juste malheureux. Il est donc nécessaire que l'ordre soit ré­tabli, que le vice soit puni et la vertu récompensée. Mais comment cet ordre serait-il rétabli, et comment la justice divine exercerait-elle ses droits, si l'âme n'était pas im­mortelle ?

On dira peut-être que le remords est la punition du crime ; mais que serait le remords sans la foi ? Disons donc hardiment que nier la spiritualité de l'âme, et par conséquent, son immortalité, c'est non seulement donner le démenti à la croyance et au sentiment de tous les peu­ples, mais encore à la sainte raison et au sens commun.

Cette vérité, professée dans tous les temps, et par presque tous les peuples de l'univers, est sans doute terri­ble pour l'impie ; elle le poursuit partout et lui déchire le cœur, malgré les efforts qu'il fait pour se tranquilliser. Le libre cours qu'il donne à ses passions lui fait redouter l'éternité, parce qu'il n'a rien à attendre qui lui soit avan­tageux ; il voudrait ne pas croire, mais le remords le poursuit ; il doute, ou plutôt il croit malgré lui. Son in­crédulité souvent affectée décèle un cœur coupable. "Quand la pensée de l'avenir visite les incrédules, dit Young, ils rampent, ils tremblent, ils doutent, ils croient. "

Le juste, au contraire, trouve dans cette vérité la force dont il a besoin pour souffrir avec résignation les maux de la vie présente ; elle est de plus son espoir pour l'éternité.

Extrait de : NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU. (1860)

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:20

Une fête qui n’a rien a voir avec le «charismatique diabolique»

http://elogofioupiou.over-blog.com/2015/04/s-s-paul-vi-s-oppose-au-renouveau-charismatique-3.html

Quel mystère honore l'Eglise dans la solennité de la Pentecôte ?

Dans la solennité de la Pentecôte, l'Eglise honore le mys­tère de la venue du Saint-Esprit.

Pourquoi la Jeté de la venue du Saint-Esprit est-elle appelée Pentecôte ?

La fête de la venue du Saint-Esprit est appelée Pentecôte, c'est-à-dire cinquantième jour, parce que la venue du Saint-Esprit eut lieu cinquante jours après la résurrection de Jésus-Christ.

La Pentecôte n'était-elle pas aussi une fête de la loi ancienne ?

La Pentecôte était aussi une fête très solennelle chez les Hébreux et était la figure de celle qui se célèbre chez les chrétiens.

Pour quelle fin fut instituée la Pentecôte des Hébreux ?

La Pentecôte des Hébreux fut instituée en souvenir du don que Dieu leur avait fait, sur le mont Sinaï, au milieu des tonnerres et des éclairs, de la Loi écrite sur deux tables de pierre, cinquante jours après la première Pâque, c'est-à-dire après leur délivrance de la servitude d'Égypte.

Comment s'est accompli, dans la Pentecôte des chrétiens, ce qui était figuré dans celle des Hébreux ?

Ce qui était figuré dans la Pentecôte des Hébreux s'est accompli dans celle des chrétiens en ce que le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres et les autres disciples de Jésus-Christ, réunis avec la Vierge Marie dans un même lieu, et imprima la nouvelle loi dans leurs cœurs par son divin amour.

Comment se produisit la descente du Saint-Esprit ?

Lors de la descente du Saint-Esprit, on entendit tout à coup un bruit dans le ciel comme celui d'un vent impétueux, et il apparut comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun de ceux qui étaient assemblés.

Quels effets produisit dans les Apôtres la descente du Saint-Esprit ?

Le Saint-Esprit, descendant sur les Apôtres, les remplit de sagesse, de force, de charité et de l'abondance de tous ses dons.

Qu'y eut-il d'admirable dans les Apôtres quand ils eu­rent été remplis du Saint-Esprit ?

Les Apôtres quand ils eurent été remplis du Saint-Esprit d'ignorants devinrent intelligents pour les plus profonds mystères et les Saintes Écritures ; de timides ils devinrent courageux pour prêcher la Foi de Jésus-Christ ; ils parlèrent diverses langues et firent de grands miracles.

Quel fut le premier fruit de la prédication des Apôtres après la descente du Saint-Esprit ?

Le premier fruit de la prédication des Apôtres après la descente du Saint-Esprit fut la conversion de trois mille personnes à la prédication faite par saint Pierre le jour même de la Pentecôte, conversion suivie bientôt de beau­coup d'autres.

Le Saint-Esprit n'a-t-il été envoyé qu'aux Apôtres ?

Le Saint-Esprit n'a pas été envoyé seulement aux Apôtres, mais aussi à l'Eglise et à tous les fidèles.

Quels effets produit le Saint-Esprit dans l'Eglise ?

Le Saint-Esprit vivifie l'Eglise et la dirige par sa perpé­tuelle assistance ; et de là vient la force invincible qu'elle a [dans les persécutions, la victoire sur ses ennemis, la pureté Ide sa doctrine et l'esprit de sainteté qui persiste en elle au milieu de la corruption du siècle.

Quand -est-ce que les fidèles reçoivent le Saint-Esprit ?

Les fidèles reçoivent le Saint-Esprit dans tous les sacrements et spécialement dans la Confirmation et l'Ordre.

Que devons-nous faire en la fête de la Pentecôte ?

En la fête de la Pentecôte nous devons faire quatre cho­ses : adorer l'Esprit Saint ; le prier de venir en nous et de nous communiquer ses dons ; nous approcher digne­ment des Sacrements ; remercier le divin Sauveur d'avoir, conformément à ses promesses, envoyé le Saint-Esprit et d'avoir ainsi consommé tous les mystères et la grande œuvre de l'établissement de l'Eglise.

Extrait de : Catéchisme de Saint Pie X, édition Itinéraire. (1967) No 116

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 08:10

PREMIÈRE NOTION DE LA FOI CHRÉTIENNE

« Celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'Il existe et qu'Il récompense ceux qui Le cherchent » (Hebr. XI, 6)

« La vie éternelle, c'est qu'ils Vous connaissent, Vous, le seul vrai Dieu, et Celui que Vous avez envoyé, Jésus-Christ. » (Saint Jean. XVII, 3.)

* 1. Qui nous a créés ? Dieu nous a créés.

* 2. Qu'est-ce que Dieu ? Dieu est l'Être infiniment parfait, Créateur et Seigneur du Ciel et de la terre.

* 3. Que signifie absolument parfait? Absolument parfait signifie qu'en Dieu se trouvent toutes les perfections, sans défaut et sans limite, car Il est Puissance, Sagesse et Bonté infinies.

* 4. Que signifie Créateur ? Créateur signifie, que Dieu a fait toutes choses de rien.

* 5. Que signifie Seigneur? Seigneur signifie que Dieu est Maître absolu de toutes choses.

* 6. Dieu a-t-il un corps comme nous ? Dieu n'a pas de corps, mais Il est un esprit absolument pur.

* 7. Où est Dieu ? Dieu est au ciel, sur terre et en tous lieux; il est l'Immense.

* 8. Dieu a-t-Il toujours été? Dieu a toujours été et sera toujours; Il est l'Éternel.

* 9. Dieu connaît-Il tout? Dieu connaît tout; Il est l'Omniscient.

* 10. Dieu peut-Il tout faire ? Dieu peut faire tout ce qu'Il veut ; Il est le Tout-Puissant.

* 11. Dieu peut-Il faire le mal ? Dieu ne peut pas faire le mal, parce qu'Il ne peut pas le vouloir, étant la Bonté infinie; mais Il le tolère pour laisser libres les créatures, sachant ensuite tirer le bien même du mal.

* 12. Dieu prend-Il soin des choses créées ? Dieu prend soin des choses créées; Il les conserve et les dirige toutes à leur propre fin, avec sagesse, bonté et justice infinie; Il est la Providence.

*13 Pour quelle fin Dieu nous a-t-Il créés? Dieu nous a créés pour Le connaître, L'aimer et Le servir en cette vie et jouir de Lui en l'autre, dans le Paradis.

* 14. Qu'est-ce que le Paradis ? Le paradis, c'est la jouissance éternelle de Dieu, notre félicité, et en Lui de tous les autres biens, sans mélange d'aucun mal.

*15. Qui mérite le Paradis ? Celui-là mérite le Paradis qui est bon, c'est-à-dire qui aime Dieu, Le sert fidèlement et meurt dans Sa grâce.

*16. Les méchants qui ne servent pas Dieu et meurent en état de péché mortel, que méritent-ils ? Les méchants qui ne servent pas Dieu et meurent en état de péché mortel méritent l'enfer.

*17. Qu'est-ce que l'enfer? L'enfer, c'est la souffrance éternelle, qui consiste dans la privation de Dieu, notre félicité, et dans la peine du feu et de tous les autres maux, sans mélange d'aucun bien.

*18. Pourquoi Dieu récompense-t-Il les bons et punit-Il les méchants? Dieu récompense les bons et punit les méchants, parce qu'Il est la Justice infinie.

*19. Y a-t-il un seul Dieu? Il y a un seul Dieu, mais en trois Personnes distinctes, qui sont la Très Sainte Trinité.

*20. Comment s'appellent les trois Personnes de la Très Sainte Trinité ? Les trois Personnes de la Très Sainte Trinité s'appellent: Père, Fils et Saint-Esprit.

*21. Des trois Personnes de la Très Sainte Trinité, y en a-t-il Une qui s'est incarnée et faite homme? Une des trois Personnes de la Très Sainte Trinité S'est incarnée et faite homme, la seconde, c'est-à-dire le Fils.

*22. Comment s'appelle le Fils de Dieu fait homme? Le Fils de Dieu fait homme s'appelle Jésus-Christ.

*23. Qu'est-ce que Jésus-Christ? Jésus-Christ est la Seconde Personne de la Très Sainte Trinité, le Fils de Dieu fait homme.

*24. Jésus-Christ est-il Dieu et homme ? Oui, Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme.

*25. Pourquoi le Fils de Dieu s'est-Il fait homme? Le Fils de Dieu S'est fait homme pour nous sauver, c'est-à-dire pour nous racheter du péché et nous acquérir le Paradis.

*26. Qu'a fait Jésus-Christ pour nous sauver? Pour nous sauver, Jésus-Christ a satisfait pour nos péchés en souffrant, en s'immolant Lui-même sur la Croix, et Il nous a enseigné à vivre selon Dieu.

*27. Pour vivre selon Dieu, que devons-nous faire? Pour vivre selon Dieu, nous devons croire les vérités révélées par Lui et observer Ses commandements, avec le secours de Sa grâce, qu'on obtient par le moyen des Sacrements et la prière.

Prière O Dieu, accordez-nous la grâce de penser et de faire ce qui est droit, afin que, ne pouvant pas exister sans Vous, nous parvenions à vivre selon Vous. Nous Vous en supplions par Votre Fils, Jésus-Christ, Notre-Seigneur..... Ainsi soit-il. (Oraison du VIIIème dimanche après la Pentecôte.) A suivre

Vous pouvez retrouver cet article et les précédentes sur : http://unacumpaulosexto.over-blog.com/2015/05/catechisme-de-saint-pie-x-8-35.html

Pensez à bien mémoriser les chapitres précédents en y revenant souvent.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 08:47

Que célèbre-t-on lors de la fête de l’Ascension ?

Nous célébrons le jour glorieux où sus-Christ, en présence de ses disciples, monta au ciel par sa propre puissance, quarante jours après sa Résurrection.

Pourquoi Jésus-Christ est-il monté au ciel ?

Jésus-Christ est monté au ciel : pour prendre posses­sion du royaume éternel conquis par sa mort ; pour nous préparer notre place et nous servir de médiateur et d'avocat auprès du Père ; pour envoyer le Saint-Esprit à ses Apôtres.

Le jour de l'Ascension, Jésus-Christ entra-t-il seul au ciel ?

Le jour de l'Ascension, Jésus-Christ n'entra pas seul au ciel ; il y fit entrer avec lui les âmes des anciens Patriar­ches, qu'il avait délivrés des limbes.

Quelle est la place de Jésus-Christ au ciel ?

Jésus-Christ au ciel est assis à la droite de Dieu le Père ; c'est-à-dire que, comme Dieu, il est égal à son Père dans la gloire et, comme Homme, il est élevé au-dessus de tous les Anges et de tous les Saints et établi le Seigneur de toutes choses.

Que devons-nous faire pour célébrer dignement la fête de l'Ascension ?

Pour célébrer dignement la fête de l'Ascension nous devons faire trois choses : adorer Jésus-Christ dans le ciel comme notre médiateur et notre avocat ; détacher entièrement notre cœur de ce monde comme d'un lieu d'exil, et aspirer uniquement au Paradis comme à notre vraie patrie ; prendre la résolution d'imiter Jésus-Christ dans son humilité, sa mortification et ses souffrances, pour avoir part à sa gloire.

Que doivent faire les fidèles dans le temps qui s'écoule entre l'Ascension et la Pentecôte ?

De la fête de l'Ascension à la Pentecôte les fidèles doivent, à l'exemple des Apôtres, se préparer à recevoir le Saint-Esprit par la retraite, le recueillement intérieur, la prière persévérante et fervente.

Pourquoi le jour de l'Ascension, après l'évangile de la Messe solennelle, éteint-on et enlève-t-on le cierge pascal ?

Le jour de l'Ascension, après l'évangile de la Messe solennelle, on éteint et on enlève le cierge pascal pour repré­senter Jésus-Christ disparaissant du milieu des Apôtres pour monter au ciel.

Extrait du : Catéchisme de Saint Pie X, édition Itinéraire. (1967) No 116

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 18:48

Le grand chemin, c'est la voie par où sont passés tous les saints; le chemin royal, c'est la voie par où passa le Roi des rois lui-même. Or telle est la voie de la croix. On le constate facilement si l'on jette un regard rapide sur l'histoire du monde. L'Ancien Testament, pas moins que le Nouveau, nous offre de convain­cants exemples.

A côté d'Abel, agréable à Dieu, nous voyons Caïn qui le persécute. Abraham subit la plus dure des épreu­ves, en recevant l'ordre d'immoler son fils unique. Job est réduit, sur un fumier, à la plus extrême misère, mé­prisé de ses amis, insulté par sa propre femme, dépouillé de tous ses biens, privé de ses enfants. Moïse a Pha­raon pour l'exercer; David, son fils Absalon; le prophète Elie, Jézabel; Tobie perd la vue et risque de perdre la vie.

Jean-Baptiste sert comme de trait d'union entre la loi ancienne et la loi nouvelle, il est martyr de l'immoralité d'un roi ignoble.

Dès que s'inaugure l'ère nouvelle, par la venue de Jésus, le sang coule. Les saints Innocents préludent au cantique de la souffrance dont le motif est donné par le Maître. De celui-ci, toute la vie fut croix et martyre. Aussi bien, ceux qui tiennent à lui de plus près s'harmonisent sur le ton du sacrifice. Tous ses apôtres furent martyrisés; la Vierge sainte, sa Mère, par les brisements de son âme, fut la reine des martyrs; l'Eglise chante que tous les saints ont beaucoup souf­fert; ils sont passés, écrit saint Paul, par toutes sortes de tribulations et d'épreuves. « Les uns ont péri dans les tortures... d'autres ont souffert les moqueries et les verges, de plus, les chaînes et les cachots; ils ont été lapidés, sciés, éprouvés; ils sont morts par le tranchant de l'épée; ils ont erré çà et là, couverts de peaux de brebis et de chèvres, dénués de tout, persé­cutés, maltraités, — eux dont le monde n'était pas digne; — ils ont été errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et dans les antres de la terre ! (Heb., XI, 35 et suivants) »

Quelle peinture exacte des condi­tions primitives de la sainteté héroï­que des premiers chrétiens, des conditions dans lesquelles se forment les héros de tous les siècles!

Si donc nous sommes éprouvés, n'en soyons ni attristés, ni découra­gés; bien plutôt réconfortons-nous, réjouissons-nous même, par la pensée que nous sommes dans une voie ab­solument sûre, exempte de surprises et de dangers. Nous allons à la vie avec certitude, au vrai bonheur avec sécurité. Ayons devant les yeux la vision des saints. Tous sont marqués du stigmate de la douleur. Il y a bien sujet de joie, à constater que la Providence nous gratifie du même signe, le signe de ses élus.

Ayons, au contraire, de l'inquié­tude, si nous marchons au milieu des consolations, de quelque ordre que ce soit. Les bonheurs temporels alour­dissent fatalement l'âme; ils ouvrent la porte aux illusions de la sensualité, illusions astucieuses et dangereuses contre lesquelles une vie de privations et d'austérités est une garantie sûre.

Les joies spirituelles, à leur tour, ne sont pas sans danger. Ce sont, sans doute parfois, des fruits de la grâce, douceurs pieuses, satisfactions surnaturelles : avec elles, on va au ciel, mais comme par des sentiers écartés de la grande route, passant au travers des terres; de temps en temps, on a de la peine à les décou­vrir, quelquefois ils manquent tout à fait, on ne sait plus où aller, on fait mille détours, on cherche quelqu'un à consulter pour se tirer d'embarras; on a perdu bien du temps.

Sans compter que ces suavités ris­quent de donner prise aux illusions de la sentimentalité ou aux illusions de la personnalité; celles-ci comme celles-là sont une forme déguisée de l'or­gueil de l'esprit, de l'orgueil du cœur et pervertissent la dévotion, lui enlevant sa vérité, donc sa valeur et son mérite.

Combien il vaut mieux aller par la voie de la souffrance! On y est en sé­curité. Comme il n'y a que les saints qui la suivent, on peut y avancer sans crainte, sans rien demander à per­sonne, les yeux fermés; quelle joie si on les ouvre, on voit à chaque pas que l'on suit les vestiges de ceux du bon Maître!

Extrait de : LES SAINTES VOIES DE LA CROIX - M. Henri-Marie BOUDON (Chapitre II, du premier livre)

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 12:49

L'apôtre saint Paul écrivant aux Corinthiens (I, 1, 63) leur dit : « Nous prêchons le Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les Gen­tils. » Voilà une affirmation bien étrange, que la Rédemption, la croix, chef-d'œuvre de la bonté et de la sa­gesse de Dieu, produise une telle impression sur des intelligences raison­nables. C'est pourtant un fait indé­niable; le monde rit et se moque des principes austères de la morale chré­tienne, des hommes de génie même se sont heurtés contre eux et ont tra­vaillé à les combattre. Il n'y a en cela qu'une preuve de la faiblesse de l'esprit humain laissé à lui-même; il est incapable de s'adapter aux pen­sées divines, soit parce que l'orgueil l'aveugle, soit parce que la sensua­lité le déprime. Motif de nous humi­lier et d'avoir conscience de notre petitesse, petitesse trop visible en l'attitude des apôtres. A l'école du di­vin Maître lui-même, au moment où ils reçoivent de lui l'enseignement du grand secret de ses souffrances, l'Évangile nous apprend qu'ils étaient préoccupés de savoir qui serait le plus grand parmi eux. Ils étaient han­tés par une pensée de sot orgueil.

Hélas! On peut être si près de la lumière et rester dans les ténèbres!

Il en est ainsi lorsqu'on se laisse conduire par ce que l'apôtre appelle : «la prudence de la chair ». C'est l'humaine sagesse, qu'il déclare : en­nemie de Dieu, et de laquelle il faut se défier, voire même qu'il faut mépriser. Aussi bien, donne-t-il ce conseil étrange : « Que personne ne se trompe; si quelqu'un d'entre vous pa­raît sage, qu'il devienne fou. » Pour être sage aux yeux de Dieu, il faut consentir à être tenu pour insensé par les gens du monde dont les pensées ne sont que vanité, dont les sentiments ne sont qu'illusion, dont l'estime n'est que mensonge, dont le jugement n'est qu'erreur.

A ceux-ci est impossible l'intelli­gence du mystère de la croix.

On ne peut, en effet, comprendre le prix de l'humiliation lorsqu'on ne songe qu'à se faire valoir, à passer pour ce que l'on n'est pas, à briguer tous les honneurs. On ne peut appré­cier la douceur de souffrir au milieu du luxe de la table et des vêtements, dans la recherche de tout ce qui flatte la sensualité.

Le Bréviaire romain, en la legendum du 14 septembre, rapporte que l'empereur Héraclius ayant repris aux Perses la vraie Croix du Sauveur tombée entre leurs mains lors du siège de Jérusalem par Chosroès, il en fit un transfert solennel en la ville sainte. Il marchait, portant lui-même la di­vine relique, ayant à ses côtés Zacharie le patriarche. Arrivé aux portes de la cité, il se sent paralysé par une force mystérieuse, ses pieds sont comme cloués à la terre.

« Pourquoi cela? » demande-t-il, ef­frayé, à Zacharie.

« Parce que, répondit celui-ci, vous êtes recouvert d'un royal vêtement là où Jésus était vêtu misérablement; parce que vous portez une couronne d'or et de pierreries étincelantes, là où il était couronné d'épines; parce que vous avez de riches chaussures, là où il allait pieds nus. »

Héraclius aussitôt se dépouille de son manteau écarlate et emprunte le surtout d'un pauvre; il ôte ses chaus­sures rouges brodées d'aigles d'or, il rejette sa couronne sertie de pierres précieuses, et plus rien ne l'arrête, il marche librement jusqu'à la Basilique, au milieu des acclamations du peuple.

Il y a, en ce trait, un symbole tou­chant des dispositions nécessaires pour comprendre l'ineffable mystère de la croix. Nous avons saisi qu'il de­meure caché aux âmes orgueilleuses et sensuelles dont le monde est rempli, mais il n'est pas moins inaccessible aux personnes pieuses qui n'inclinent pas nettement leurs volontés vers les austères vertus qui en nous humiliant nous élèvent, qui en nous détachant nous affranchissent.

Le bon Maître, en voyant, un jour, les effets de ses prédications sur ceux qui l'entendaient, effets désastreux sur les pharisiens orgueilleux et hy­pocrites, effets pénétrants sur les apô­tres et les disciples, s'écria en levant les yeux au ciel, comme en extase : « Je vous rends grâces, ô mon Père, de ce que vous avez caché ces choses aux superbes, et que vous les avez révélées aux simples! »

Détachons-nous des créatures et de nous-mêmes, et nous pourrons un peu comprendre la science des sciences, celle de la croix.

Extrait de : LES SAINTES VOIES DE LA CROIX - M. Henri-Marie BOUDON (Premier chapitre du premier livre)

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 14:35

Lorsque le Pape Paul VI prononça un sermon sur la Passion, au cours duquel il dit : "C'est une page extrêmement solennelle et triste qui nous rappelle la rencontre de Jésus avec le peuple juif. Ce peuple était prédestiné à recevoir le Messie ; il l'avait attendu des milliers d'années et était pleinement absorbé dans cet espoir et cette certitude, mais à ce moment précis, c'est à dire quand le Christ vint, parla et qu'il se montra, non seulement ils ne le reconnurent pas, mais ils le combattirent, le calomnièrent, l'insultèrent et finalement le mirent à mort. (Osservatore Romano du 7 avril 1965) (Notez que le Grand Rabbin de Rome Elio Toaff protesta violemment contre cette déclaration le 4 avril 1965)

Le Dr Toaff et le Dr Sergio Piperno, président des Communautés Juives Italiennes adressèrent alors le télégramme suivant au Vatican : "Les Juifs italiens expriment leur stupéfaction inquiète devant l'imputation faite au peuple hébreux de la mort de Jésus que contenait l'homélie du Souverain Pontife prononcée peu avant Pâques, à la paroisse de Notre Dame de Guadalupe et qu'a rapportée la presse Vaticane officielle, renouvelant ainsi l'accusation de déicide, source séculaire de tragiques injustices envers les juifs, que les solennelles affirmations de Vatican II semblaient terminer à jamais." (Il Messagero di Roma, 8 avril 1965) …

Doit-on purger les Évangiles des nombreux passages qui ont un relent d'antisémitisme ? "Peut-on écrit Mgr Carli peut-on légitimement faire assumer par l'Église Catholique en tant que telle une responsabilité aussi énorme, qui en ferait la plus cruelle et la plus vaste association de malfaiteurs qui ait jamais existé à la surface de la terre ? "Les juifs aujourd'hui ne se veulent plus responsables de quoi que ce soit de ce que le Christ a subi de la part de leurs ancêtres, auxquels ils accordent même désormais le bénéfice de la bonne foi ; mais ils exigent de l'Église Catholique d'aujourd'hui qu'elle se sente responsable et coupable pour tout ce que, d'après eux, les juifs ont souffert au cours des deux mille ans écoulés." "Je ne pense pas que l'Église, même en dehors de la seule charité et humilité, puisse adopter officiellement une telle interprétation de l'Histoire. Du moins, elle ne devrait pas s'accuser d'une telle transgression, qui souille son image devant ses fils et le monde entier, avant d'avoir procédé à une investigation détaillée et impartiale, pour laquelle les quelques lignes du schéma conciliaire actuel ne peuvent suffire. "Personne n'entend nier, et tout le monde est prêt à regretter, qu'il ait pu y avoir, plus ou moins par ignorance ou quelquefois par mauvaise foi, des chrétiens à préjugés anti-juifs, de la même manière qu'une certaine littérature rabbinique juive insulta Jésus et la Vierge Marie, inspirant la haine et la malédiction contre les chrétiens. "Mais, bien plutôt que de s'engager dans des procès historiques et d'exiger réciproquement des aveux de culpabilité, il serait beaucoup plus utile à chacun de formuler d'exacts principes doctrinaux, de pratiquer l'estime et la charité, et ainsi de réduire les préjugés mutuels. En ce sens, on peut souscrire aux paroles du grand rabbin du Danemark : "Nous continuerons probablement à demeurer un signe de contradiction mutuelle, mais nous cesserons de nous dévorer l'un l'autre." (cf. Oekoumenikon, 1er août 1963, p. 270)

Donc, à cette condition que "nous ne renions aucun de nos principes".

Pour nous, catholiques, sans renier ni passer sous silence aucun des points contenus dans la Sainte Écriture ou dans la tradition divine et apostolique, "Entreprenons donc de travailler à un texte qui soit acceptable à tous "nos amis juifs", mais qui soit surtout acceptable à tous ceux qui aiment la vérité objective... "Quand bien même les deux mille ans d'histoire seraient remplis, comme le dit la thèse juive, des fautes morales de l'Église envers le peuple d'Israël, cela ne pourrait ni ne devrait rien changer aux termes de la question, telle qu'exprimée par la bouche de Jésus, de St Pierre, St Paul, etc... "La décision transmise par le schéma de 1964 coïncidait avec ce que les juifs proposent et espèrent. Qu'il me soit permis de douter qu'elle soit acceptable en regard de la vérité objective." (Mgr Carli, Palestro del Clero, 1er mai 1965)

Et quelle est la position de l'Église vis à vis de la persécution ? Terme que les juifs associent toujours avec le mot antisémitisme.

L'Eglise réprouve toutes formes de persécutions, de quelque coté qu’elles proviennent. De nouveau tout le monde sera d'accord, mais à la condition que soit clarifiée la phrase quelque fût la période et quiconque en fût responsable".

A entendre et à lire les auteurs juifs, on pourrait croire qu'eux seuls sont victimes de persécutions dans le monde. Dans le monde moderne, seul la persécution anti-juive réveille la conscience démocratique…

Dans son article dans La Palestra del Clero Mgr Carli expose clairement la doctrine catholique sur ce point : "A un certain moment de l'Histoire, Israël rompit l'Alliance avec Dieu, non pas tant pour avoir transgressé les commandements de Dieu ou en d'autres termes pour n'avoir pas rempli les conditions de l'Alliance (il avait si souvent commis ce péché, et Dieu le lui avait toujours pardonné) que parce qu'il avait refusé l'accomplissement de l'Alliance elle-même en refusant Jésus : car "le Christ est l'accomplissement de la Loi" (Rom. X, 4). Dès lors, il ne s'agissait plus des termes accidentels de l'Alliance, mais de sa propre substance. Automatiquement l'élection d'Israël fut annulée ; elle perdit son objet, et les privilèges qui y étaient attachés perdirent leur raison suffisante... Israël finit par s'institutionnaliser en quelque sorte dans une opposition globale, officielle et radicale au Christ et à sa doctrine, en dépit du grand "signe" de la Résurrection du Christ. "La religion Mosaïque, qui par une disposition révélée par Dieu devait aboutir au Christianisme pour y trouver son achèvement et sa perfection, tout au contraire refusa constamment d'adhérer au Christ, rejetant ainsi "la pierre angulaire" posée par Dieu. "Il ne s'agit pas seulement de sa renonciation pure et simple au plan de Dieu (ce qui est déjà une grave faute), mais d'une opposition positive ; sous cet angle, la relation entre le Christianisme et le Judaïsme est bien pire qu'entre le Christianisme et les autres religions. Car Israël seul avait été choisi, avait reçu une vocation, des dons, une histoire, etc., très différents de tous les autres peuples de la terre : dans le plan de Dieu, Israël se rapportait entièrement et complètement au Christ et au Christianisme. Pour n'avoir pas réalisé de sa propre faute cette relation si essentielle, il s'est mis de lui même dans une situation de rejet objectif. Cette situation durera aussi longtemps que la religion judaïque dans le monde refusera de reconnaître et d'accepter officiellement Jésus-Christ. "A mon sens, la Sainte Écriture justifie cette interprétation, et la tradition patristique la confirme".

La rupture entre l'Ancien Testament et le Nouveau n'a cessé d'augmenter, au fur et à mesure que la Torah ou Loi de Moïse fit place à l'influence croissante du Talmud comme source d'inspiration de la religion hébraïque.

Le juif moderne n'étudie pas la Loi de Moïse mais le Talmud, et entre l'Évangile et le Talmud il y a un antagonisme irréductible. …

Cet antagonisme durera-t-il toujours ? Non, répond la doctrine catholique telle que formulée par St Paul, car à la fin des temps, l'ensemble du peuple juif se convertira : "A la fin des temps, la masse des juifs se sauvera ; cette assertion de St Paul est une partie essentielle de l'espérance chrétienne... Les dons de Dieu sont donnés de manière absolue, c'est à dire qu'une fois donnés ils ne sont plus jamais retirés ; mais pour ceux qui les refusent ou qui ne les utilisent pas au moment opportun, ils deviennent des articles de condamnation... "Cette position fut librement acceptée par Israël, et aussi longtemps qu'elle persistera, la condition objective de malédiction demeurera avec toutes ses conséquences. Mais on doit nier catégoriquement qu'une quelconque autorité humaine, qu'elle soit privée ou publique, puisse sous aucun prétexte ou en aucun droit exécuter la punition attachée au jugement divin : Dieu seul peut le faire, de la manière et à l'heure qu'il choisit." (Mgr Carli : Palestra del Clero, 15 février 1965)

Extrait de : Le Judaïsme et le Vatican. (Léon De Poncins)

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