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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:36

 

La plus grande marque de l’ire de Dieu sur son peuple, et le plus terrible châtiment qu’il puisse exercer sur lui en ce monde, c’est lorsqu’il permet qu’en punition de ses crimes, il (le peuple) tombe entre les mains de pasteurs qui le sont plus de nom que d’effet, qui exercent plutôt contre lui la cruauté de loups affamés, que la charité de pasteurs affectionnés, et qui, au lieu de le repaître soigneusement le déchirent et dévorent cruellement; au lieu de le mener à Dieu, le vendent à Satan; au lieu de le conduire au Ciel. Le traînent avec eux en enfer; et au lieu d’être le sel de la terre et la lumière du monde, en sont le poison et les ténèbres.

Car nous autres pasteurs et prêtres, dit saint Grégoire le Grand, nous serons condamnés devant Dieu comme meurtriers de toutes les âmes qui vont tous les jours à la mort éternelle par notre silence et par notre négligence : (12e Homélie sur Ézéchiel) Comme aussi il n’y a rien, dit ce même saint (27e Homélie), qui fasse plus d’outrage à Dieu (et par conséquent qui provoque plus son ire, et qui attire davantage de malédictions et sur les pasteurs et sur le troupeau, sur les prêtres et sur le peuple), que lorsqu’il voit que ceux qu’il a établis, pour la correction des autres, donnent des exemples d’une vie dépravée, et qu’au lieu d’empêcher qu’il ne soit offensé, nous sommes les premiers à le persécuter, lorsque nous n’avons aucun soin du salut des âmes : que nous ne songeons qu’à contenter nos inclinations; que toutes nos affections se terminent aux choses de la terre; que nous nous repaissons avec avidité de la vaine estime des hommes, faisant servir à notre ambition le ministère de bénédiction; que nous abandonnons les affaires de Dieu, pour vaquer à celles du monde; et que, remplissant un lieu de sainteté, nous nous occupons en des fonctions terrestres et profanes. Lorsque Dieu permet que cela soit ainsi, c’est une preuve très certaine qu’il est extrêmement

En colère contre son peuple, et c’est la plus épouvantable rigueur qu’il puisse exercer sur lui en ce monde. C’est pourquoi il crie sans cesse à tous les chrétiens :

« Convertissez-vous à moi, et je vous donnerai les pasteurs selon mon cœur. (Jérémie. 3, 15).» Ce qui fait bien voir que le dérèglement de la vie des pasteurs est une punition des péchés du peuple; et qu’au contraire le plus grand effet de la miséricorde de Dieu vers lui, et la plus précieuse grâce qu’il lui puisse départir, c’est lorsqu’il lui donne des pasteurs et des prêtres selon son cœur, qui ne cherchent que sa gloire et le salut des âmes. C’est le plus riche don et la plus signalée faveur que la divine bonté puisse faire à une église, que de lui donner un bon pasteur, soit évêque, soit curé.

Car c’est la grâce des grâces et le don des dons, qui comprend en soi tous les autres dons et toutes les autres grâces. Car qu’est-ce qu’un pasteur et un prêtre selon le cœur de Dieu? C’est un trésor inestimable, qui contient une immensité de biens…

Saint Jean Eudes. Le prêtre, sa dignité et ses obligations.

Ce que tout évêque et prêtre ont juré :

‘’Je soutiens avec la plus grande fermeté et je soutiendrai jusqu’à mon dernier soupir la foi des Pères sur le critère certain de la Vérité qui est, a été et sera toujours dans l’épiscopat transmis par la succession des Apôtres, de telle sorte que la Vérité absolue et immuable, prêchée dès l’origine par les Apôtres, ne soit jamais ni crue ni entendue dans un autre sens.’’

Extrait du serment antimoderniste de Saint Pie X,

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 17:36
                ---Pour un instant que vous contemplerez cette couronne
          ici-bas, je vous en donnerai une pour l’Éternité…

---C’est elle, c’est la couronne d’épines qui vous voudra cette gloire.

Elle est le don de choix que Jésus fait à ses privilégiés.

---Ma couronne d’épines, je la donne à mes privilégiés. Elle est le bien propre de mes épouses et des âmes favorisées. Elle est la joie des Bienheureux, mais pour mes bien-aimés sur la terre, elle est une souffrance.

(A la place de chaque épine, notre Sœur voyait sortir un rayon de gloire impossible à décrire.)

---Mes vrais serviteurs essayent de souffrir comme moi, mais aucun ne peut atteindre le degré de souffrance que j’ai enduré.

De ces âmes-là, Jésus sollicite une tendre compassion pour son Chef adorable. Entendons ce cri du cœur qu’Il adresse à Sœur Marie-Marthe en lui révélant sa tête ensanglantée, toute percée, et exprimant une souffrance telle, que la pauvrette n’aurait su en quels termes la rendre :

---Voilà Celui que tu cherche…, vois dans quel état Il est!... Regarde…, arrache les épines de mon Chef en offrant à mon Père le mérite de mes Plaies pour les pécheurs… ---Va à la recherche des âmes.

On le voit, dans ces appels du Sauveur, toujours revient, comme un écho de l’éternel SITIO, la préoccupation des âmes à sauver :

---Va à la recherche des âmes.

J’ai trouvé la page -32- du……………….

Aimeriez-vous savoir de quel volume provient, ce merveilleux trésor?

A suivre

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 20:49

"On peut acheter le plaisir….. mais pas l'amour..

"On peut acheter un spectacle…… mais pas la joie..

"On peut acheter un esclave….. mais pas un ami..

"On peut acheter une femme….. mais pas une épouse..

''On peut acheter une maison….. m ais pas un foyer..

'On peut acheter des aliments….. mais pas l'appétit..

"On peut acheter un médicament….. mais pas la santé..

"On peut acheter des diplômes….. mais pas la culture..

"On peut acheter des livres….. mais pas l'intelligence..

"On peut acheter des tranquillisants….. mais pas la paix..

"On peut acheter des indulgences….. mais pas le pardon..

'On peut acheter de la terre….. mais pas le CIEL...

 

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 16:49

4. LES DIVERTISSEMENTS MONDAINS.

On vous l'a déjà dit, mon cher enfant, l'esprit du monde, c'est l'exact contre pied de l'esprit de Jésus-Christ ; et comme un saint aimait à le répéter, ii n'est pas possible de se réjouir ici-bas avec le monde et d'être récompensé dans le ciel avec le Fils de Dieu. Un jeune homme jaloux de garder sa vertu, doit donc avoir le courage de faire certains sacrifices pour se préserver de ce nouvel écueil. Il est vrai que, pour éviter tous les dangers que présente le monde, il faudrait renoncer à bien des choses ; ses amusements, les plus inoffensifs en apparence, deviennent facilement une occasion de péché. Voici cependant quelques recommandations, que nous avons l'obligation de vous répéter, après les plus éminents directeurs de la jeunesse.

« Non seulement vous devez éviter ces plaisirs étourdissants, tels que le théâtre, etc. ... auxquels vous ne pourriez prendre part sans offenser Dieu, mais encore tant qu'il vous sera possible, les réunions mondaines, quelles qu'elles soient. N'allez pas au foires, du moins aux heures où !a foule s'y presse et particulièrement le soir ; ne vous trouvez pas sur les boulevards et dans les promenades publiques au moment où la société peu chrétienne envahit les abords et étale aux yeux d'une imprudente jeunesse les pompes séduisantes du monde ; ne demandez pas à vos parents de vous conduire dans les concerts et autres fêtes brillantes, dans lesquelles l'imagination s'impressionne aisément, le cœur s'amollit et les passions s'enflamment. Ne visitez pas les musées, les expositions artistiques, tous ces lieux où l’on ne pénètre pas sans rougir. » Enfin nous vous engagerions volontiers à ne pas faire encore de voyage, sans nécessité, surtout dans les grandes villes ; c'est une recommandation, sur laquelle insistait le saint Directeur d'une institution pour les jeunes. Il savait tous les périls qui s'y rencontrent pour la jeunesse et il souhaitait qu'elle sacrifiât quelques courts moments de plaisirs pour sauver sa vertu.

5. LE RESPECT HUMAIN.

La piété des jeunes gens ne connaît pas d'ennemi plus redoutable que le respect humain ; et pourtant il n'y en a pas de plus faible, de plus imaginaire, de plus chimérique. Pourquoi donc le craignent-ils ? Parce qu'ils se le représentent comme un tyran sous lequel on est obligé de courber la tête ; et ils s'en font cette idée ridicule parce qu'ils n'ont jamais eu le courage de se mesurer avec lui. Ils ont peur, et cette peur c'est toute la force du respect humain.


Croyez-le, mon enfant, il y a ici une question de vie ou de mort : si vous tremblez, si vous hésitez, si vous cédez, tout est perdu. En ce siècle plus que jamais, il faut avoir le courage de ses opinions, afficher sa foi et en faire les œuvres au grand jour. Ayez toujours présente devant les jeux cette parole de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Je rougirai devant mon Père de celui qui aura rougi de moi devant les hommes. » Après cela, lorsque vous avec un devoir à remplir, remplissez-le sans ostentation comme sans timidité, sans vous inquiéter de ce que pensera le monde. Si dans quelque circonstance particulière, en voyage par exemple, vous veniez à vous trouver dans une société de libre-penseurs ou de personnes sans religion, rappelez-vous alors que c'est I'heure pour vous de rendre gloire à Dieu par votre attitude franchement chrétienne ; ne changez donc rien à votre conduite, montrez-vous catholique pratiquant et fier de votre foi ; n'approuvez jamais, par une condescendance coupable, des discours contraires à la religion et aux bonnes mœurs.

6 LE DÉCOURAGEMENT.

Dernier écueil, dont nous voulons vous parler, le plus terrible, le plus fameux en tristes naufrages. Lorsqu'on commence à vivre d'une manière bien chrétienne, tout semble facile, les exercices de piété procurent à l'âme des consolations abondantes; on résiste sans beaucoup de peine aux tentations; la vertu ne présente que des douceurs et des charmes. Malheureusement, cette ferveur sensible ne dure pas toujours; elle fait bientôt place à des épreuves plus ou moins délicates, qui jettent l'âme encore jeune, dans la consternation et le trouble. La personne tombe d'abord dans quelques fautes, auxquelles elle n'était plus ou pas sujette; puis, elle se dégoûte de la prière et des sacrements; elle est tourmentée par des tentations aussi violentes que dangereuses et surtout
ébranlée par les mauvais exemples qu'elle a journellement sous les yeux. Qu'arrive-t-ii alors ? C'est qu'elle se laisse tromper par cette perfide suggestion
de Satan : « II est trop difficile de rester vertueux au milieu du monde ! Les passions sont trop vives pendant la jeunesse, on ne saurait y résister... » Et quand cette pensée s'est emparée de la jeune personne, elle se relâche, elle ne lutte que faiblement, elle ne veille plus sur elle-même, elle abandonne ses exercices de piété, elle s'accorde des libertés dangereuses, finalement elle tombe dans des fautes très graves. Il n'y a plus rien dès ce moment qui la retienne : le désarroi est complet. Son état lui fait horreur, et au lieu de se tirer au plutôt du bourbier, elle s'y enfonce avec une sorte de désespoir. Voilà le fléau du découragement. N'est-ii pas vrai qu'on ne saurait trop soigneusement se prémunir contre ses atteintes ? Pour cela, dites-vous bien,
dites-vous toujours, qu'on n'est jamais vaincu aussi longtemps qu'on est fidèle à combattre ; dites-vous que persévérer, ce n'est pas seulement éviter toutes les chutes, mais c'est aussi se relever courageusement et promptement chaque fois qu'on à eu le malheur de tomber. Rappelez-vous que la sainte Vierge est votre
bonne Mère, toujours prête à vous secourir dans vos plus grands égarements, et qu'il y a une vertu suprême- pour les malade même dont l'état semble désespéré, ~ au tribunal de la Pénitence et à la Table sainte. Si vous suivez ces conseils, aucun ennemi ne pourra vous nuire, la victoire restera définitivement à vous, et vous serez du nombre de ces heureux chrétiens, dont Notre Seigneur à
dit : « Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »Ainsi soit-il.


Voici un exemple : Les trois fils d'un honnête cultivateur vinrent un jour le trouver et lui dirent : « Père, il y a une grande fête ce soir à la ville voisine ; tous nos camarades se proposent d'y aller; ils nous ont engagés déjà en nous promettant beaucoup de plaisir ; permettez-nous de les suivre... » Mes enfants, répondit le père, cela ne peut que vous être très nuisible. Jusqu'ici vous avez été sages, et même, je l'espère, vous avez acquis un certain fonds de vertus en vous conformant aux pieux usages de la campagne; il ne faut pas, en un jour, aller détruire l'œuvre de beaucoup d'années. En prenant part à ces plaisirs tumultueux, vous courriez le risque de vous perdre. - Mais, répliquèrent-ils, les autres y vont bien ! - Ah! Chers amis, répondit le père, vous croyez donc qu'on peut faire impunément ce que font les autres ? Voulez-vous vous laisser entraîner par leurs exemples ou bien le respect humain vous fait-il craindre de résister à leurs sollicitations ? Il y a une vingtaine d'années, un berger s'étant endormi au pied d'un arbre, lorsqu'un bélier de son troupeau, soit par frayeur, soit par fantaisie, se précipita sur lui et lui donne un violent coup de corne. Le berger se réveille en sursaut et, n'écoutant que sa colère et sa douleur, saisit vigoureusement le bélier de ses deux mains et le lance au loin sans miséricorde. L'animal effrayé s'enfuit, malheureusement, il y avait un précipice à une très petite distance et il y roula la tête la première. Tous les autres moutons du troupeau, une centaine, sautèrent à Fenvi à la suite du bélier et tous allèrent le rejoindre au fond du précipice où ils se tuèrent contre les pics escarpés des rochers. Le pauvre berger, témoin d'un si grand malheur, s'arracha les cheveux de désespoir et s'enfuit à l'étranger sans jamais donner de ses nouvelles... Eh! bien, mes amis, ajouta le père, voulez-vous imiter ces stupides animaux ? L'un d'eux se jette dans l'abîme et tous le suivent : cependant on aurait tort de se fâcher contre eux, puisqu'ils n'ont pas la raison; mais vous qui avez tout ensemble les lumières de l'intelligence et celles de la foi, seriez-vous excusables d'aller vous jeter dans l'abîme de la corruption, parce que quelques fous y tombent les premiers ? Ces bons jeunes gens comprirent la justesse du raisonnement de leur père et ne demandèrent plus à suivre leurs camarades. Espérons que les enfants qui liront cette petite histoire, profiteront de cette leçon. Peu importe si tel et tel de leurs anciens condisciples prennent part à des fêtes mondaines, lisent de mauvais livres et violent les préceptes de la sainte Église ! S'ils se damnent c'est leur affaire; mais personne ne pourra se justifier un jour de les avoir imités. Dieu rendra à chacun selon ses œuvres; n'en faisons que de bonne, et nous serons sûrs d'aller au ciel.  

Tiré de : LES SIX ÉCUEILS A LA VERTU Pour former l'enfance à la piété.

Publié en 1903 avec l'approbation de l'Autorité ecclésiastique. Imp. J. A. K. Laflamme 1903 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:00

 

Lorsqu'un voyageur quitte son pays pour une excursion lointaine, mon cher enfant, il n'a pas seulement à parcourir un itinéraire tout tracé d'avance, pour arriver heureu­sement au but ; if doit en outre se mettre en garde, avec le plus grand soin, contre les périls auxquels on risque d'être exposé dans de semblables voyages ; l'intempérie des saisons, les accidents de !a route, les ravins, !es voleurs, etc. ; II ne suffit pas non plus au navigateur de consulter sa boussole et de commander la manœuvre, pour parvenir au port sans danger de naufrage ; il doit encore être attentif à éviter les écueils, contre lesquels pourrait sombrer le navire...

Vous voyez, chers amis, combien il importe de connaître les écueils que nous vous signalons, et de se prémunir contre les funestes périls auxquels ils exposent les âmes imprudentes. C'est doublement nécessaire pour vous, à cause de l'inexpérience et de la fragilité de votre jeunesse. Si nous ne pouvons parler ici de tous ces écueils, nous voulons du moins vous indiquer les principaux.

Le Premier, c'est l‘Oisiveté

C'est par elle que le démon entraîne au fond de I'abîme une foute de jeunes chré­tiens. En général, on ne se défie pas de cet ennemi de la vertu, parce qu’il se pré­sente sous de trompeuses apparences. On se persuade aisément que ce n'est pas un grand mal de rester à ne rien faire ; maïs on a bien tord : notre esprit en effet ne peut rester sans penser, notre cœur sans s'attacher à quelque objet. La nature a horreur du vide, comme le disaient les anciens. Si donc nous n'avons soin de don­ner la première place à une occupation quelconque, l'esprit mauvais ne tardera pas à prendre cette place. Il saisit l'heure où il nous voit plongé dans une inaction amollis­sante pour envahir notre imagination. Ah! Si nous ne faisons rien, il fait alors, lui, une bien mauvaise besogne au lieu de celle que nous devrions faire ! Ce sont des rêves dangereux dont il nous remplit la tête, des images séduisantes qu'il étale devant nos yeux, des pensées importunes dont il nous assiège. Et si déjà nous avons tant de peine à nous débarrasser de ses suggestions lorsque nous sommes appliqués au travail, que doit-ce être quand il nous parle librement et que nous sommes toutes oreilles pour entendre !

Ajoutez à cela qu'un homme oisif est un homme sans armes; il faudrait lutter pour chasser le démon qui menace de se rendre maître de notre cœur; mais la grande arme dans cette lutte, c'est la prière; or un homme oisif ne sait pas prier. Il faudrait se mortifier, or tout au contraire, il dort au lieu de se mortifier, il flatte la nature : aussi cette pauvre nature se met-elle de connivence avec le démon.

Voilà comment on fait de lourdes chutes, des chutes parfois irréparables. Ah ! Cher ami, ne soyez jamais oisif ; prenez pour vous la recommandation de saint Jérôme : « Qu'en aucun temps le démon ne vous trouve inoccupés ! » Votre vertu courrait trop de risques... Des lectures, des jeux, des promenades, des récréations honnêtes, à la bonne heure ; le désœuvrement, jamais !

2. LES MAUVAIS COMPAGNONS.

Les mauvais compagnons ont damné plus de jeunes gens que tous les saints ensembles n'ont jamais pu ensauver. On les a appelés, avec beaucoup de raison, des suppôts du démon; Il semble en effet que ce soit le démon qui les anime et qui s'en serve pour prendre des âmes innocentes. Quelques précautions que l'on prenne, il est presque impossible de s'entretenir avec ces faux amis sans offenser Dieu et même sans se pervertir. « Celui qui touche la poix se souille, dit l'Écriture, et celui qui converse avec les impudiques devient débauché. » Un mot, qui nous surprend à l'improviste, suffit pour inoculer le venin dans notre cœur. Mais s'il faut peu de chose pour se laisser entraîner, quels efforts ne faut-il pas pour se retirer de l'abîme, quand une fois on a succombé ! Hélas ! bien peu de jeunes gens sont capables de ces efforts, et voilà pourquoi, lorsqu'on a commencé à fréquenter de mauvais camarades, on ne tarde pas à s'enfoncer de plus en plus dans le mal, au lieu d'écouter les salutaires remords de la conscience.

Soyez donc inexorable, cher enfant, à l'endroit des mauvais compagnons; renoncez, coûte que coûte, à fréquenter un jeune homme dont les discours ou la conduite peuvent vous porter au mal. N'examinez pas si c'est un ami de la famille, un camarade d'enfance, un parent, peut-être : Il n'est pas vertueux, cela suffit, n'en demandez pas davantage. Et ne dites jamais : « Ce sera pour une fois seulement que je serai en sa compagnie, ou encore : « Je serai prudent, je ne prêterai point attention aux paroles légères qui lui échapperaient... » Accorder cela au démon c'est préparer inévitablement votre chute : l'occasion vous entraînera, l'expérience ne l'a que trop souvent prouvé. Le seul moyen pour vous, c'est de prévenir le mal : vous vous perdrez, si vous attendez qu'il ait déjà fait des ravages dans votre âme pour y apporter un tardif remède.

Ne fréquentez même pas ceux de vos compagnons qui ont une foi faible, un esprit mondain, léger et frivole. De tels jeunes gens peuvent n'être pas encore mauvais, mais ils sont bien près de le devenir. Pour vous, choisissez vos amis parmi les meilleurs; vous vous épargnerez ainsi bien des fautes et bien des regrets...

3. LES MAUVAIS LIVRES.

Voilà encore un écueil contre lequel est venue se briser la vertu trop fragile d'une infinité de jeunes gens. Rien de plus désastreux que les effets des mauvaises lec­tures. Elles affaiblissent et font même perdre la foi. Elles diminuent notre vénéra­tion pour la sainte Église ; elles jettent le doute et le trouble dans l'esprit ; elles inspirent le dégoût pour les choses de Dieu ; elles corrompent le cœur et lui ra­vissent son innocence ; elles enflamment les passions et portent souvent aux plus grands désordres ; elles sont le fléau de la piété. Ces dangers si nombreux et si effrayants existent principalement pour la jeunesse ; Aussi les mauvaises lectures sont-elles une occasion prochaine de péché. On ouvre un livre en se disant qu'on n'en lira que quelques lignes ; puis on n'a plus la force de résister à la tentation et on en achève la lecture. Ou bien on se promet de le fermer au premier mot qui influencera mal : mais avant même d'avoir pu prendre cette précaution on se sent envahi, obsédé, par des pensées criminelles, il est trop tard pour y porter remède. Enfin, supposé qu'on n'éprouvât aucun mauvais effet, on ne pourrait pas se flatter d'avoir affronté le danger impunément ; il y a dans ces li­vres un poison secret qui se glisse dans notre esprit à notre insu, pour y faire à la longue les plus déplorables ravages. (On pourrait comparer cela aujourd'hui à un virus informatique)

Croyez bien qu'il n'y ait aucune exagération dans ces mots. Oui, un instant suffit pour que l'imagination se trouve frappée ; et quand le mai est fait, des années entières ne peuvent, le plus souvent, suffire à le réparer. Oh ! Quelle imprudence de se permettre de telles lectures ! A suivre.

Extrait de LES SIX ÉCUEILS À LA VERTU

Pour former l'enfance à la piété Publié en 1903 avec l'approbation de l'Autorité ecclésiastique.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:27

Évitez le mal, et faites le bien, «nous dit l'Esprit-Saint: c'est la condition du salut. 

Donc, si nous voulons bien mourir, le seul parti à prendre est de bien vivre et pour cela de nous abstenir d'abord, absolument, de tout ce qui est mal. 

On dit avec beaucoup de vérité: II n'y a pas d'oreiller plus doux, au lit de la mort, qu'une bonne conscience. 

Que diriez-vous d'un homme condamné à boire, à manger et à dormir, pendant une année, sur le bord d'un précipice ? Vous regarderiez certes un tel châtiment comme bien terrible, à cause des périls effroyables qu'il fait courir. Mais si vous mangez, si vous buvez et si vous dor­mez chargée de péché, sur le bord du gouffre de l'éternité, ne faites-vous pas cent fois pire ...? Votre vie n'est suspendue qu'à un fil !

Sainte Madeleine de Pazzi disait au moment de la mort: "Je quitte ce monde sans avoir jamais compris comment un homme ose y vivre dans le péché mortel !"

Comment faire pour éviter de tomber dans le péché ?

Si vous suivez les consignes suivantes, Dieu viendra en aide à votre fragilité.

1-      Ne commettez pas de sang-froid même un péché véniel, car "celui qui méprise les petites fautes tombera insensiblement dans les plus grandes"

Vous ne cesserez jamais d'être assujetti à mille infirmités: mais autre chose est de pécher par faiblesse, autre chose de commettre le péché, même véniel, par habitude ou de propos délibéré. Ainsi on ne tarde pas à en contracter l'habitude et de cette façon ouvre ainsi la voie à des péchés plus graves; une étincelle à laquelle on ne prend pas garde peut occasionner un incendie plus désastreux qu'un gros tison qu'on étouffe de suite.

2- Surtout fuyez les occasions volontaires des péchés mortels.

Si vous rencontrez l'occasion sans l'avoir recherchée et malgré vous, soyez sur vos gardes et confiez-vous à Dieu et à votre ange gardien. Si vous cherchez l'occasion et que vous vous exposez volontairement au péril, vous y succomberez infailliblement: Dieu lui-même vous en averti: "Celui qui aime le péril y périra."

3-       Ayez recours à la prière: qui prie bien vit bien, et qui aura bien vécu fera une sainte mort.

4- Recevez fréquemment et dignement les sacrements de Pénitence et de l'Eucharistie:

Allez souvent vous agenouiller aux pieds d’un bon confesseur, avec un sincère repentir. Faites lui connaître avec confiance toutes vos faiblesses et soumettez-vous à ses conseils.


Recevez toujours le Corps de Nôtre-Seigneur avec un cœur pur et reconnaissant. Regardez chacune de vos communions comme si elle devait être la dernière de votre vie. Et qui sait si celle que vous faites à tel jour ne sera pas celle-là ? Il y en aura bien une qui sera en effet la dernière !

Tout en évitant le mal, ne négligez pas de faire le bien. Si vous devez gagner votre vie par le travail, sacrifiez toujours l'argent au bien de votre âme; ne visez pas aux intérêts d'ici-bas au point d'oublier ceux de l'autre vie: souvenez-vous que la prière du matin et du soir n'a jamais retardé les travaux; que le travail du dimanche n'a jamais enrichi; que le bien mal acquis n'a jamais profité; que l'aumône n'a jamais appauvri personne.

Ainsi soit-il. R.P. Hillegeer

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 19:42

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Fille de Dieu le Père !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Mère de Dieu le Fils !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes l'Épouse du Saint – Esprit !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes le Temple de la Très Sainte Trinité !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes le Lis blanc de la resplendissante et toujours immuable Trinité !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes cette Rose unique qui brille d'un éclat merveilleux et qui répand un parfum tout céleste!

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Vierges des Vierges, Vous la Vierge fidèle, de qui le Roi des Cieux a voulu naître et du lait de qui, Il a daigné se nourrir !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Reine des Martyrs, dont un glaive de douleur, transperça l’âme !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Souveraine de l'univers à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Reine de mon cœur, ma Mère, ma vie, ma consolation et mon espérance la plus douce !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes la Mère de miséricorde, a la fois aimable et admirable !

Je Vous Salue, Très Sainte Vierge Marie, Vous qui êtes pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes !

Béni soit Saint Joseph votre époux !

Béni soit Saint Joachim votre père!

Béni soit Sainte Anne votre mère!

Béni soit Saint Jean votre fils adoptif!

Béni soit Gabriel votre saint archange !

Béni soit le Père éternel qui vous a choisie

Béni soit le Fils qui vous a aimée !

Béni soit le Saint-Esprit qui vous a épousée !

Béni soient à jamais toutes celles qui vous aiment et qui vous bénissent !

Que la très Sainte Vierge Marie et son pieux enfant nous bénissent !

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

Ainsi soit-il.

Hâtez, Très Sainte Vierge Marie, le retour de votre Divin Fils, nous l’attendons. AMEN

Saint Jean Eudes prescrivait à ses enfants spirituels de dire cette prière au chevet des malades. La Sainte Vierge lui promit, et à tous ceux qui la diraient avec bonne volonté, s'ils étaient en état de grâce, elle augmenterait la dévotion dans leur cœur, a chacune des salutations qui y seront contenues; et que, s'ils étaient en péché mortel, de sa main douce et virginale, elle frapperait à la porte de leur cœur à chaque salutation qu'ils diraient, pour les exciter à l'ouvrir à la grâce.

Et elle ajouta que, si l'on trouvait des personnes difficiles à convertir, il serait salutaire de les exciter à dire de bon cœur cette oraison ou tout au moins à consentir à sa récitation pour elles.

Transcrit par G. G. Le 25 mars 2012.

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