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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 19:45

 

Le mot qui rassure et qui apaise,

Le mot qui encourage et qui relève,

Le mot qui rayonne, une joie douce et permanente,

C'est le mot oui simplement et finalement dit à Dieu.

    Le mot oui, écrit Mgr Gay, renferme à lui seul toute la sainteté.

    Mais un ouidans lequel l'âme fait volon­tairement passer tout son être.

    Un oui qui enlève l'âme à tout ce qui est bas, pour le dévouer, le consacrer, le livrer à Dieu,

comme une chose dont il fait ce qu'il veut, comme une hostie qui s'offre avec amour, pour expier, pour réparer, pour glorifier, pour travailler,   comme un arbrequi dit à Dieu : Prenez mes fruits, prenez mes fleurs, Prenez mes feuilles, prenez mes branches.

Heureuse cette âme qui, près de Dieu et sous le regard de Dieu à qui elle appartient, prie, travaille, souffre, se dévoue, se repose.

    Heureuse l'âme qui se prêle docile, paisi­ble, active à l'action de Dieu sur elle et en elle!

Dieu est la lumière qui lui montre ce qu'il faut faire et comment il faut taire. Dieu est la force qui la soutient pendant la lutte, qui la relève après un affaissement, qui   fait  luire  l'espérance   quand  tout semble désespéré. Dieu est la bonté inépuisable qui donne toujours le désir de se dévouer, qui active toujours le cœur qui se dévoue, qui tait toujours trouver le moyen de se dévouer.

 

  Dieu est la patience qui apprend toujours : à supporter un insuccès, à attendre, sans   dépit, l'heure   de la réussite, à recommencer toujours l'œuvre inter­rompue.

 

Dieu est la paix qui maintient toujours : la joie dans le cœur, le sourire sur les lèvres, l'espérance dans l'âme. Dieu est l'amour, et la  certitude   d'être aimé ne laisse jamais sans joie...

0 Marie ! Quand donc dirai-je comme vous, à Dieu ce oui que redisait chacun des batte­ments de votre cœur ?

 

Extrait de « Paillettes d’or  (1913)   (100 — XXXIV)

 

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