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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 08:42

Nous lisons dans l'Évangile que Jésus-Christ, voulant instruire le peuple qui venait en foule apprendre de lui ce qu'il fallait faire pour avoir la vie éternelle, s'as­sit, et ouvrant la bouche, lui dit : « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. »

 

Si nous avions un grand désir de voir Dieu, ces seules paroles ne devraient-elles pas nous faire comprendre combien la pureté nous rend agréables à lui, et combien elle nous est nécessaire ; puisque, selon Jésus-Christ, sans elle nous ne le verrons jamais ?

 

 

«Bien­heureux, nous dit Jésus-Christ, ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. » Peut-on espérer une plus grande récompense que celle que Jésus-Christ attache à cette belle et aimable vertu, à savoir, la jouissance des trois personnes de la très sainte Trinité, pendant toute l'éternité ?

 

 

Saint Paul, qui en connaissait si bien le prix, écrivant aux Corin­thiens, leur dit : « Glorifiez Dieu, puisque vous le portez dans vos corps ; et soyez fidèles à les conserver dans une gran­de pureté. Rappelez-vous bien que vos membres sont les membres de Jésus-Christ et que vos cœurs sont les temples du Saint-Esprit. Prenez bien garde de les souiller par le pé­ché. »

 

 

Oh ! Vierges chrétiennes, que cette vertu est belle et précieuse, non seulement aux yeux des hommes et des anges, mais aux yeux de Dieu même ! Il en fait tant de cas qu'il ne cesse de la louer dans tous ceux qui sont assez heureux pour la conserver.

 

 

Aussi, cette vertu inestimable fait-elle le plus bel ornement de l'Église, et, par conséquent, devrait-elle être la plus chérie des fidèles. Mais, hélas ! Dans ce malheureux siècle de corruption où nous vivons, on ne connaît plus cette glorieuse et céleste innocence qui nous rendent semblables aux anges !

 

 

Il faudrait, pour vous faire bien comprendre l'estime que nous devons avoir de cette incomparable vertu, pour vous donner une idée de sa beauté, et vous en faire apprécier la valeur auprès de Dieu, il faudrait non un homme mortel, mais un habitant du ciel.

 

 

En l'entendant, vous diriez avec étonnement : Comment tous les hommes ne sont-ils pas prêts à tout sacrifier plutôt que de perdre une vertu qui nous unit d'une manière aussi intime avec Dieu ?

 

 

Saint Ambroise nous dit que la pureté nous élève en effet jusqu'au ciel et nous fait quitter la terre, autant qu'il est possible à une créature de la quitter. Elle nous élève au-des­sus de la créature corrompue et, par ses sentiments et ses désirs, elle nous fait vivre de la vie même des anges.

 

 

D'après saint Jean Chrysostome, la chasteté d'une âme est d'un plus grand prix aux yeux de Dieu que celle des anges, parce que les chrétiens ne peuvent acquérir cette vertu que par les com­bats, au lieu que les anges l'ont par nature, étant de purs es­prits.

 

 

Les anges n'ont pas à combattre pour la conserver, tandis qu'un chrétien est obligé de se faire à lui-même une guerre continuelle.

 

 

Saint Cyprien ajoute que la chasteté non seulement nous rend semblables aux anges, mais encore nous donne un caractère de ressemblance avec Jésus-Christ lui-même. Oui, nous dit ce grand saint, une âme chaste est une image vivante de Dieu sur la terre. Plus une âme se détache d'elle-même par la résistance à ses passions, plus elle s'attache à Dieu ; et, par un heureux re­tour, plus le bon Dieu s'attache à elle : il la regarde, il la con­sidère comme son épouse et sa bien-aimée ; il en fait l'objet de ses plus chères complaisances et y fixe sa demeure pour jamais.

 

 

Selon saint Basile, si nous trouvons la chasteté dans une âme, nous y trouvons toutes les autres vertus chrétien­nes ; elle les pratiquera avec une grande facilité, « parce que, nous dit-il, pour être chaste, il faut s'imposer beaucoup de sacrifices et se faire une grande violence. Mais une fois qu'une âme a remporté de telles victoires sur le démon, la chair et le sang, tout le reste lui coûte fort peu ; car une âme qui commande avec empire à ce corps sensuel surmonte facile­ment tous les obstacles qu'elle rencontre dans le chemin de la vertu. » Aussi, voyons-nous que les chrétiens qui sont chas­tes sont les plus parfaits : réservés dans leurs paroles, mo­destes dans toutes leurs démarches, sobres dans leurs repas, respectueux dans le lieu saint et édifiants dans toute leur conduite.

 

 

Saint Augustin compare ceux qui ont le grand bon­heur de conserver leur cœur pur aux lis qui montent droit au ciel et qui répandent autour d'eux une odeur très agréa­ble ; leur vue seule nous fait penser à cette précieuse vertu.

 

 

Ainsi la sainte Vierge inspirait la pureté à tous ceux qui la regardaient... Heureuse vertu, jeunes chrétiennes, qui nous met au rang des anges, et qui a été tant aimée par les saints qu'ils ont préféré perdre leurs biens, leur réputation et leur Vie même, que de la flétrir.

 

En vérité, il n'y a rien de si beau qu'une âme pure !... Si On le comprenait, on ne pourrait pas perdre la pureté. L'âme pure est dégagée de la matière, des choses de la terre et d'elle-même...

 

 

La pureté vient du ciel ; quelle joie pour l'ange gardien chargé de conduire une âme pure !... Mes enfants, quand une âme est pure, tout le ciel la regarde avec amour !

 

 

Les âmes pures formeront le cercle autour de Notre-Seigneur. Plus on aura été pur sur la terre, plus on sera près de lui dans le ciel. On ne peut pas comprendre le pouvoir qu'une âme pure a sur le bon Dieu : elle en obtient tout ce qu'elle veut.

 

 

Une âme pure est auprès de Dieu comme un enfant auprès de sa mère : il la caresse, l'embrasse, et sa mère lui rend ses Caresses et ses embrassements.

 

 

Hélas ! Que cette vertu est peu connue dans le monde ! Que nous l'estimons peu, que nous prenons peu de soins pour la Conserver, que nous avons peu de zèle à la demander à Dieu, puisque nous ne pouvons l'avoir de nous-même ! Non, nous ne connaissons point cette belle et aimable vertu qui gagne si facilement le cœur de Dieu, qui donne un si beau lustre à toutes nos bonnes œuvres, qui nous élève au-dessus des cho­ses matérielles, qui nous fait vivre sur la terre comme les an­ges dans le ciel... !

 

le Saint curé d'ars.

 

Réflexion du jour : La Présentation de la Très Sainte Vierge.

 

Marie n'avait que trois ans lorsque Dieu l'invita à quitter  la maison d'Anne et de Joachim ses parents, pour venir dans son temple se préparer par la prière à devenir la mère du Rédempteur, « Écoute, ma fille, vois et incline ton oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père, » avait dit David dans un de ses chants prophétiques, et Marie sa véritable fille comprit cette parole et elle obéit. Elle aimait tendrement ses parents, mais à la voix de Dieu, elle se leva aussitôt pour partir. Anne et Joachim accompagnèrent, tristes et résignés leur enfant, mais Marie monta seule les degrés du temple, elle s'agenouilla aux pieds du grand prêtre Zacharie, et la pre­mière de toutes les femmes, elle consacra sa virginité au Sei­gneur.

 

Dès lors elle vécut dans la retraite la plus cachée du temple, s'efforçant d'être la plus assidue aux saintes veilles, la plus appliquée à l'étude, la plus douce, la plus obéissante, la plus pure des filles d'Israël, comme elle consacrées à Jéhovah !

 

Modeste et réservée, Marie parlait peu ; sa conversa­tion était avec les anges déjà empressés autour de leur Reine. L'Esprit-Saint parlait à son cœur, ornant des plus précieux dons de la grâce le trône où bientôt viendrait s'asseoir le Verbe fait chair.

 

Extrait de LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

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