Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 18:58

           

 

Grâce à Dieu, aucune de celles qui lisent cet ouvrage n'est vraisemblablement dans le cas de s'appliquer les terribles pensées que contient ce chapitre.

 

Mais personne ne peut avoir la certitude absolue de persévérer dans le bien ; nous devons toujours craindre de tomber dans le péché et d'être infidèle à Dieu.

 

C'est pourquoi, si zélée que l'on soit pour sa sanctification, il est toujours utile de méditer les grandes vérités, et, notamment, de considérer combien est horrible la mort du pécheur, afin de se précautionner de plus en plus contre un aussi épouvantable malheur.

 

 « La mort du pécheur, est le plus grand de tous les maux. » disait David, « La mort est cruelle, déclare saint Ber­nard, en ce qu'elle arrache l'homme à ce monde, plus cruelle encore par la séparation de l'âme et du corps, mais souverai­nement cruelle lorsqu'elle voue un de nos semblables aux sup­plices de l'enfer, et que l'âme et le corps sont livrés ensemble aux flammes éternelles. »

 

Le péché est un grand mal, mais la mort unie au péché mortel est le plus grand de tous les maux. C'est un mal absolu, éternel, sans remède, et il n'est pas de plus terrible menace dans la bouche de Dieu que celle-ci : «Vous mourrez dans votre péché. »

 

Mourir mal, ce n'est donc point mourir dans la pauvreté, dans les flammes, dans l'eau, dans d'atroces souffrances, abandonné de tous; mais c'est mourir dans l'inimitié de Dieu, dans l'état du péché mortel.

Mourir ainsi, c'est le comble du malheur pour tout homme, fût-il roi ou empereur. « Malheur à vous, dit le Sage, qui avez méprisé la loi de Dieu ! quand vous serez mort, la ma­lédiction sera votre partage ! »

Ce qui fera alors la joie et la consolation des bons, fera le désespoir et l'amertume des méchants : la mort est douce pour le juste, elle est effroyable pour le pécheur. L'un aspire à la vue de Dieu : l'autre ne redoute rien tant que de devoir pa­raître devant ce Dieu qu'il a offensé, devant ce père qu'il a outragé, devant ce juge qu'il a méprisé, devant ce chef qu'il a déserté, devant ce roi dont il a secoué le joug, devant cet ami qu'il a indignement trahi, devant ce Sauveur que ses crimes ont cloué à la croix !...

Tout conspire à accabler le pécheur, tout suscite autour de lui mille terreurs : « Le méchant à l'heure de la mort, dit le Psalmiste, sera assailli de maux. » Au-dessus de lui c'est un ju­ge courroucé qui lui prépare une sentence d'éternelle répro­bation. A ses pieds c'est l'abîme béant où il va bientôt être englouti ; devant lui c'est Jésus-Christ, prêt à venger le sang

97—12

divin qu'il a foulé aux pieds ; derrière lui, c'est le monde dont il a été l'ignoble jouet : dans sa conscience c'est « le ver ron­geur, » c'est le poids écrasant de cette multitude de péchés qui vont tout à l'heure déposer contre lui et lui valoir une expiation éternelle.

Le passé accablera le pécheur du souvenir de tant de grfi-ces dont il a abusé, de tant de moyens de salut qu'il a négli­gés ; de tant de bien qu'il a omis, de tant de mal qu'il a com­mis ; de tant de plaisirs qui l'ont séduit et flatté un instant pour le torturer maintenant sans relâche et sans fin, pareil qu'il a accordé pendant toute sa vie une aveugle préférence à la terre sur le ciel, à la créature sur le Créateur.

Le présent l'accablera de la pensée que le temps de la péni­tence est passé, et qu'il devra dans un moment quitter its biens terrestres dont son cœur est encore l'esclave.

L'avenir l'épouvantera par l'attente de l'arrêt terrible cl des affreux supplices qui sont le châtiment du péché.

Tout ce qui flattait le pécheur pendant sa vie devicndr.i pour lui un objet d'amertume et de chagrin à l'heure de mi mort. L'anxiété le torturera ; il n'y aura personne qui sri-.\ capable ni de le rassurer ni de le consoler : le monde infidèle le délaissera, tout l'abandonnera d'un commun accord : set amis de la terre comme les anges et les saints protecteurs du ciel et jusqu'à Dieu lui-même. Tous les péchés de sa vie vien­dront fondre à la fois sur lui, et avant même qu'il les expie en enfer, ils lui en feront éprouver par anticipation toutes les tortures. O spectacle épouvantable! «Vous le voyez exté­rieurement couché dans son lit, dit saint Augustin, ce malhen reux pécheur : votre foi ne vous le montre-t-elle pas traîné au feu éternel ? »

Rappelez-vous l'effroi qui accompagna la mort de plusieurs insignes pécheurs, Voltaire par exemple, en dépit de toutes les fanfaronnades d'impiété dont leur vie était remplie. A ci-moment suprême, le plus forcené libre penseur perd toute as­surance, et si l'on en voit qui affichent encore une certaine in­différence, c'est le dernier effort de l'orgueil qui les pousse :\ conserver l'attitude du calme et de la paix.

Lectrice chrétienne, rentrez en vous-même et demande/ •vous dans le plus profond de votre cœur :

N'ai-je pas fait de mauvaises confessions ? ai-je eu soin île

les réparer par une bonne confession générale ? Si la réponse est mauvaise, faites-le sans retard.

N'ai-je point nourri de haine contre mon prochain ? Si vous êtes coupable de cette grande faute, pardonnez-lui main­tenant comme vous voulez que Dieu vous pardonne un jour.

N'ai-je pas en ma possession du bien mal acquis ? Si oui, restituez-le, et ne différez pas de le faire, car votre âme vaut mille fois plus que tout l'or du monde.

N'ai-je pas chez moi de mauvais livres ou des images dés-honnêtes ? Si vous en avez, brûlez-les : il vaut mieux que ce soit un vil papier qui brûle que vous-même durant toute l'é­ternité.

Et ainsi de suite...

Renoncez au péché, renoncez aux occasions prochaines du péché ; bannissez de votre maison et de votre cœur tout ce qui pourrait rendre votre mort mauvaise, et ne redoutez rien tant que de mourir en état de péché mortel.

R. P. hillegeer.

 

FÊTE DU JOUR: Saint Thomas de Cantorbéry, martyr.

saint Thomas Beckct naquit en 1117, dans le comté de Southwark en Angleterre. Dès son enfance, il fut at­taché à la maison de Théobald, archevêque de Cantorbéry, qui l'envoya étudier le droit à Paris et à Bologne. D'abord archidiacre de Cantorbéry, Thomas fut ensuite nommé par le roi Henri II lord chancelier d'Angleterre. Sa science, son habi­leté, les services rendus au royaume lui gagnèrent l'amitié du roi et sa plus entière confiance. L'état de l'Église d'Angleter­re était alors lamentable. Les barons s'emparaient par vio­lence des biens ecclésiastiques ; le roi saisissait les revenus des évêchés et des monastères vacants, les laissant de lon­gues années sans titulaires en empêchant les élections cano­niques. Or, en 1160, l'archevêque Théobald étant venu à mourir, le roi insista pour que Thomas liccket fût consacré à sa place. Le lord chancelier s'y refusa, prévoyant bien que son amitié avec le roi serait à jamais brisée dés qu'il serait évêque. Il céda pourtant et reçut la consécration épiscopale. La lutte ne tarda pas à s'élever entre le roi et l'évêquc. Saint l. m. 7—12

Thomas résista aux coutumes de régale qui violaient les IUj bertés de l'Église et les lois du royaume. Après six années <l| disgrâce, qu'il passa dans l'exil à Sens et à Pontigny, sainlTIic mas, sans illusion sur le sort qui l'attendait, revint comme 1g I bon pasteur au milieu de ses brebis, et le 29 décembre 1170,1 il fut martyrisé dans sa cathédrale, victime   glorieuse de srt fermeté à défendre les droits de l'Église. Ses quatre assassin»] portèrent bientôt les marques de la malédiction divine.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

elogofioupiou.com

Partager cet article
Repost0

commentaires