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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:06

Ce que Léon XIII a perçu le 13 octobre 1884, et qui certes a pu le déconcerter, c'est cela qui était déjà, qui est devenu de plus en plus, qui est maintenant absolument, la RÉALITÉ. Cette perception a provoqué immédiatement, dans le Pasteur suprême, une vive réaction de défense qui s'est traduite, concrètement en acte: dans la prescription de la prière après chaque MESSE basse, dans la promulgation de l'Exorcisme contre Satan et les Anges apostats. Et il convenait que le con­tenu de cette perception fût explicité dans la Supplique à Saint Michel, au titre d'argument pressant, pour conjurer l'A archange d'agir sur le champ.

 

Tel est donc le "fait ecclésial", objectivement et provi­dentiellement concomitant à la promulgation de l'Exorcisme par Léon XIII. Le Vicaire de Jésus-Christ a discerné quelle était déjà, quelle allait devenir de plus en plus, la situation de l'Église ; et il a posé, pour le bien de l'Église, les ordinations motivées qu'impétrait cette illumination prophétique.

 

2. La portée du fait ecclésial concomitant à la promulgation de l'Exorcisme.

 

La portée d'un fait, c'est l'enseignement [et les autres conséquences] qui s'en dégage, eu égard au contexte dans lequel il s'insère. L'exorcisme contre Satan, promulgué par Léon XIII, expressément contre le père du mensonge (Jn VIII, 44) infiltré jusque  "dans la chaire de  Vérité",  cet EXORCISME TEL QU'IL FUT PROMULGUÉ, montre, ou plus précisément confirme, que le CHRIST, LUI LE CHEF, veille sans cesse sur Son Église (Matt XXVIII, 20), par le         Pape qui est son Vicaire.

 

Il y a toujours TOUT ce qu'il faut, au moins pour les âmes de bonne volonté qui accueillent hum­blement   cela   même  qui  est   donné  sans   le   minimiser  (Ps XI.2), ni l'extrapoler [comme le font ceux qui érigent tout acte d'un Pape en une loi qui oblige l'Église à perpétuité ].

 

Léon XIII, divinement averti, avertit l'Église et la prémunit.  Paul IV avait, lui aussi, averti l'Église, par plusieurs Bulles dont "Cum ex apostolatus" (15 Février 1559). Il faut certes, au point de vue canonique, ne pas assimiler la promulgation d'une Bulle et celle d'un Exorcisme. Mais, quant à la portée ecclésiale, l'abrogation  (c'est-à-dire l'abrogation  implicite, par non considération systématique et persistante) de "Cum ex aposto­latus" et la mutilation de l'Exorcisme, sont deux manifesta­tions du même processus de subversion.

 

Or, s'il est opportun de dénoncer, pour mieux enrayer la subversion, il faut d'abord prendre conscience qu’il y a vraiment subversion. Le Christ Chef veille sur Son Église, par Léon XIII, par Paul IV, par chaque [vrai] Pape. L'Église militante, collectif humain, auquel le Christ s'adresse par son Vicaire, n'est institutionnellement contrainte,        d'écouter et de se soumettre, que pour ce qui ressortit à l'insti­tution divine ; tandis que, comme personne morale, ce collec­tif humain est libre d'accueillir ou de refuser ce qui ressortit à l'institution ecclésiastique.

 

L'Église militante a abrogé les Bul­les de Paul IV, elle l'a payé et elle le paye en la personne du cardinal Montini. L'Église militante a mutilé l'Exorcisme de Léon XIII, elle le paye encore en la personne, Pape  Paul  VI, pape martyr de la fin des temps.

 

Qui a abrogé ? Qui a mutilé ? Avant de le considérer, rendons Gloire au Christ Chef qui triomphe par l'immanence de Sa Justice, alors qu'Il l'eût fait, pour Son Épouse virginalement fidèle, dans la prévenance de Sa Miséricorde. Et rendons grâce au Christ Chef. Oui, même et encore maintenant, Ses membres fidèles ont tout ce qu'il faut. Ils ont l'Exorcisme, tel qu'il fut inspiré, contre le père du mensonge "installé dans la chaire de Vérité".

 

Ils ont maintenant, par le constat des événe­ments, la certitude théologale de son exacte portée. Plus heu­reux même que leurs pères sous Saint Pie X, ils voient dans l'Exorcisme une prophétie ; et, qui plus est, ils la voient accomplie. Ils peuvent donc contempler, par et dans l'EXOR­CISME TEL QU'IL FUT PROMULGUÉ, l'Église elle-même s'intégrer en son Époux bien aimé, comme étant "le signe éminent de son auto crédibilité" (Vatican I. Const. "Dei Filius", de Fide catholica, cap. 3, DS 3013).

 

3. La signification de la mutilation perpétrée dans le texte pro­mulgué par Léon XIII.

 

La signification de l'omission est aussi claire pour nous main­tenant que l'est celle de la prophétie. "Rien n'est caché, qui ne soit [tôt ou tard] révélé" (Math. X. 26). Dieu opère le bien, même à partir du mal. Dieu opère que même l'erreur encoure à manifester la Vérité. Voilà ce que, brièvement, nous allons expliciter.

 

Le mal est, dans un être de nature, une privation qui affecte le bien auquel cet être est, par nature, ordonné. Si on veut nuire en infligeant une privation, il faut pour y réussir, non pas user d'une violence qui provoque un réflexe d'opposi­tion à cette frustration, mais induire le sujet à estimer excel­lent le "bien diminué " qu'on consent à lui laisser. A lors, il est possible que le sujet erre provisoirement sur l'estimation con­crète de sa véritable fin ; et qu'il se mette ainsi progressive­ment dans des conditions qui lui rendent impossible de l'atteindre. Dans un tel processus, le bien véritable, celui dont on vise que là privation en arrive, c'est celui qui est diligem­ment occulté.

 

Pareillement, si on veut induire en erreur, il faut pour y réussir, non pas affirmer le faux, mais faire miroiterune "vérité diminuée"; l'esprit, appâté, déserte sa propre et native curiosité, et croit trouver toute la Vérité dans les vesti­ges qui lui en sont concédés. Dans un tel processus, la totale Vérité, celle dont on vise qu'elle ne soit pas communiquée, c'est précisément celle qui est diligemment occultée.

 

La totale Vérité, c'est en l'occurrence ce que Léon XIII, inspiré, a osé clamer : le père du mensonge est "là où fut insti­tuée la chaire de Vérité". Le signe que cela était et demeure pour ainsi dire le paroxysme de la Vérité, le signe que, "Léon XIII glorieusement régnant", le père du mensonge s'infiltrait déjà dans la chaire de Vérité, c'est qu'il a réussi à occulter ce que Léon XIII en avait révélé, avec autant de cou­rage que d'Autorité.

 

"Les ténèbres n'ont pu arrêter la Lumière" (Jn I. 4). L'acte ecclésial de Léon XIII est maintenant connu tel qu'il fut posé. L'Exorcisme, diminué quant à sa portée, par la muti­lation de la prière qui en assignait la terrifiante finalité, cet Exorcisme, fort répandu et lui-même infesté, est enfin exor­cisé !

 

C'est-à-dire que, maintenant que tout est connu et il devra être récité, tel qu'il fut inspiré par l'ESPRIT DE VÉRITÉ.

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-exorcisme-contre-satan-et-ses-anges-edition-1903-leon-xiii-122337872.html

 

 

L'Exorcisme exorcisé, restitué en son intrépide et native pureté, rayonnera partout la Vérité que Satan avait provisoi­rement réussi à occulter.

 

La Vérité libérera l'Église (Jn III, 32). L'Exorcisme vierge, ardemment vécu et récité, opérera, "par l'intercession de la Vierge Immaculée Mère de Dieu, de Saint Michel Archange, de Saint Joseph époux de Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints ", que le père du mensonge soit expulsé du "Lieu où fut institué le Siège du bienheureux Pierre et la chaire de Vérité ".

 

Cet article a été inspiré par  celui de Mgr. M. L. Guérard des Lauriers.  (17 juin 1984.)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

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