La douleur, la maladie, la pauvreté et l’abandon m’accablait. Avec amour, chaque soir, j’ai lu les quinze oraisons, et ma vie s’est miraculeusement transformée, et le Seigneur fidèle m’a comblé de joie, de bien-être, de richesse et de consolations.
Ce que Jésus a fait pour moi, misérable pécheur, il le fera pour toi, mon frère et ma sœur bien aimés. Lis chaque jour ces oraisons.
O Jésus-Christ ! Douceur éternelle pour tous ceux qui vous aiment, Joie qui surpasse toute joie et tout désir, Salut et espoir de tout pécheur, Vous qui avez témoigné n'avoir pas de plus grand contentement que d'être parmi les hommes, jusqu'à prendre la nature humaine en la fin des temps pour l'amour d'eux.
Souvenez-vous de toutes les souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre Sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine.
Souvenez-vous, Seigneur, lorsque faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, Vous leur avez donné votre corps sacré et votre précieux sang, et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.
Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvés en votre âme, comme vous le témoignâtes vous-même, en disant :
" Mon âme est triste jusqu'à la mort."
Souvenez-vous de toutes les craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre corps délicat avant le supplice de la croix, quand après avoir prié trois fois, en répandant une Sueur de Sang, vous fûtes trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevé, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâques.
Souvenez-vous que vous fûtes dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision; qu'on vous voilà les yeux et la face, qu'on vous donna des soufflets, que vous fûtes couronné d'épines, qu'on vous mit un roseau à la main et qu'attaché à une colonne, vous fûtes déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages.
En mémoire de toutes ces peines et douleurs, que vous avez endurés avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant ma mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés.
Ainsi soit-il.
Deuxième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Vraie liberté des Anges, Paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur et de la tristesse que vous endurâtes lorsque vos ennemis, ainsi que des lions furieux vous entourèrent, et par mille injures, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs vous tourmentèrent à l'envi.
En considération de ces tourments. Je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis visibles et invisibles et de me faire arriver sous votre protection à la perfection du salut éternel ! Ainsi soit-il.
Troisième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Créateur du Ciel et de la terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter. Vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, ressouvenez-vous de la douleur très amère que vous souffrîtes lorsque les Juifs, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent d’outre en outre avec de gros clous émoussés, et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient, pour contenter leur rage, ils agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleurs sur douleurs, et par une cruauté inouïe, vous allongèrent sur la croix, et vous tirèrent de tous côtés en disloquant tous vos membres.
Je vous conjure ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour !
Ainsi soit-il.
Quatrième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu'il n'y eut douleur semblable à la vôtre. Depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre corps ne fût sans tourment ; cependant, oubliant toutes vos souffrances, Vous n’avez pas cessé de prier votre Père pour vos ennemis, en lui disant :
" Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font."
Par cette grande Miséricorde, et en mémoire de ces douleurs, faites que le souvenir de votre très amère passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés.
Ainsi soit-il.
Cinquième oraison
O Jésus ! Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque contemplant dans la lumière de votre Divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre Sainte Passion, vous voyiez en même temps la grande multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés.
Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par votre grande miséricorde envers Dismas, le bon larron, en lui disant :
"En vérité, je te le dis, aujourd'hui même tu seras avec Moi dans le Paradis."
Je vous supplie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort, vous me fassiez aussi miséricorde !
Ainsi soit-il.
Sixième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue, quand nu comme un misérable, Vous étiez élevé et attaché à la croix, ou tous vos parents et amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée, Marie Madeleine, les saintes femmes et Saint Jean, qui demeurèrent très fidèlement auprès de vous dans votre agonie, c’est à cette occasion que vous recommandâtes votre fidèle disciple à Marie en disant:
" Femme, voilà votre Fils ! " et à saint Jean : " Voilà votre Mère ! "
Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre Sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans toutes mes épreuves, surtout à l'heure de la mort.
Ainsi soit-il.
Septième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Fontaine de pitié inépuisable, qui par une profonde affection d’amour, avez dit sur la Croix :
" J'ai soif ".
Oui, la soif du salut du genre humain. Je vous prie ô mon Sauveur, d'échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres et d'éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle ainsi que l'ardeur des appétits mondains.
Ainsi soit-il.
Huitième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Douceur des cœurs, et suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûté sur la Croix, pour l'amour de nous, donnez-nous la sagesse de la croix et accordez-nous, de désirer recevoir spirituellement chaque jour, votre corps et votre sang précieux, pour donner à nos âmes soutien et réconfort pendant notre vie et surtout à l'heure de notre mort.
Ainsi soit-il.
Neuvième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Vertu royale, et joie de l'esprit, ayez souvenance de la douleur que vous avez endurée pour nous, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les Juifs, vous criâtes à hautes voix que vous aviez été abandonné par votre Père en disant :
"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?"
Par cette angoisse, je vous en conjure ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort.
Ainsi soit-il.
Dixième oraison
O Jésus ! Qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et facile pour ceux qui vous aiment.
Ainsi soit-il.
Onzième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Abîme très profond de Miséricorde, je vous en supplie, en mémoire de vos plaies qui ont passé jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable, submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées.
Ainsi soit-il.
Douzième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre sang adorable. O grande et universelle douleur que vous avez soufferte, pour l'amour de nous, en votre chair virginale !... Très doux Jésus, qu'avez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait !...
Je vous conjure, O mon Sauveur, de marquer avec votre précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse votre douleur et votre amour.
Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à Vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, O très doux Jésus, dans la vie éternelle.
Ainsi soit-il.
Treizième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, pour nous de toutes vos forces, tant du cœur que du corps et à la fin, étant entièrement épuisé, vous inclinâtes la tête et vous dites :
"Tout est consommé".
Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi, en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé.
Ainsi soit-il.
Quatorzième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Fils unique du Père, la Splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'étroite et humble recommandation que vous fîtes à votre Père en disant :
"Mon Père, je remets mon Esprit entre vos mains".
Votre corps étant tout déchiré, votre cœur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré.
Par cette précieuse mort, je vous supplie, O Roi des saints ! Confortez-moi, donnez-moi le secours pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde, je ne vive qu’en Vous seule.
Recevez, je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilé qui retourne vers vous.
Ainsi soit-il.
Quinzième oraison
Pater et Ave
O Jésus ! Vraie et féconde vigne. Souvenez-vous de l'abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandu de votre corps sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir.
De votre côté, transpercé d'un coup de lance par Longin, vous avez répandu du sang et de l'eau en telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte, et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé au haut de la Croix, votre chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est séchée.
Par cette amère passion et par l'effusion de votre précieux sang, je vous supplie, O doux Jésus, blessez mon cœur afin que mes larmes de pénitence et d'amour, nuit et jour, me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à vous, que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation vous soit agréable, et que la fin de ma vie soit tellement louable, que je mérite votre Paradis pour vous louer et vous bénir à jamais avec tous les saints.
Ainsi soit-il.
Voici, les 21 Magnifiques promesses qui ont été faites à sainte Brigitte par une image de Notre Seigneur Jésus Christ crucifié, à condition qu'elle dise tous les jours ces Oraisons et elles sont aussi promises à tous ceux qui les diront dévotement chaque jour pendant un an.
Comme il y avait fort longtemps que Sainte Brigitte désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa passion, un jour Il lui apparut et lui dit :
« J'ai reçu en mon corps 5,480 coups, si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Pater et 15 Ave avec les Oraisons suivantes. Après 365 jours, vous aurez salué chacune de mes plaies. »
Il ajouta ensuite, que quiconque dirait ces Oraisons pendant un an, Il délivrera :
1° 15 âmes de sa lignée du Purgatoire.
2° 15 justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en grâce.
3° 15 pécheurs de sa même lignée seront convertis.
4° La personne qui les dira aura les premiers degrés de perfection.
5° 15 jours avant sa mort je lui donnerai mon précieux corps afin que par ce trésor de grâce, elle soit délivrée de la faim éternelle, je lui donnerai mon précieux sang à boire de peur qu'il n'ait soif éternellement.
6° 15 jours avant sa mort, elle aura une parfaite connaissance et une amère contrition de tous ses péchés.
7° Je mettrai le signe de ma très victorieuse Croix devant elle pour son secours et défense contre les embûches de ses ennemis.
8° Avant sa mort, je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère.
9° Et recevrai bénignement son âme, et la mènerai aux joies éternelles.
10° Et l'ayant menée jusque-là, je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que je ne ferai pas aux autres n'ayant pas dit mes Oraisons.
11° Il faut savoir que quiconque aurait vécu pendant 30 ans en péché mortel, et qui dirait dévotement, où qui se serait proposé de dire mes Oraisons, le Seigneur lui pardonnera tous ses péchés.
12° Le Seigneur le défendra des mauvaises tentations.
13° Le Seigneur lui conservera et gardera ses cinq sens.
14° Le Seigneur la préservera de la mort subite.
15° Le Seigneur délivrera son âme des peines éternelles.
16° Et il obtiendra tout ce qu'elle demandera à Dieu et à la Très Sainte Vierge.
17° Si elle avait toujours vécu selon sa propre volonté et qu’elle dût mourir demain, sa vie se prolongera.
18° Toutes les fois, que quelqu'une personne dira ces Oraisons, elle gagnera 100 jours d'indulgences.
19° Elle sera assurée d'être joint au suprême Chœur des Anges.
20° Quiconque les enseignera à une autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, ils seront stables et dureront éternellement.
21° Là où sont et où seront dites ces Oraisons, Dieu y est présent avec sa grâce.
Sainte Brigitte avait beaucoup d'attrait pour les exercices de piété. Dès l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée par un sermon qu'elle entendit sur la passion du Sauveur. La nuit suivante, elle crut voir Notre Seigneur Jésus Christ attaché à la croix, tout couvert de plaies et de sang. Il lui sembla en même temps qu'une voix lui disait : " Regardez-moi, ma fille". Elle lui demanda : « Qui vous traite si cruellement ? ». « Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. »
L'impression que fit sur elle ce songe mystérieux ne s'effaça jamais, et depuis lors, les souffrances de J.-C. devinrent le sujet continuel de ses méditations et faisaient sans cesse couler ses larmes.
Voici un témoignage d'efficacité.
Castillon, le l0 août 1908
Mon Cher Ami,
Vous vous souvenez peut-être que, pendant la campagne de 1870, quand nous étions au camp de Cloyes, vous avez eu la bonté de copier sur mon carnet les quinze Oraisons de sainte Brigitte de Suède, pendant qu'elle priait dans l'église Saint-Paul, à Rome.
Je viens vous dire que je les ai confiées à mon épouse chérie, qui les a dites très exactement et dévotement jusqu'à sa mort, qui est venue me la ravir depuis bientôt deux mois.
Elle nous a dit qu'elle mourait heureuse et contente et que ces Oraisons étaient la vérité. Avant de mourir, elle nous avoua que la Sainte Vierge lui était apparue.
Elle me fit promettre de les faire réciter à notre enfant plus tard. Il était âgé seulement de quatre ans à ce moment-là. Signé : Joseph Lupiac.
Transcrit en janvier 2000 ; revue le 26 février 2020.
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