Isaïe a écrit : « La vigne du Seigneur c'est la maison d'Israël ».
Note du blog. Israël, signifie le Ciel. (Nous sommes tous prédestinés à devenir des frères de Jésus)
Ainsi nous invite-t-il à regarder le monde des âmes comme la vigne où le Maître envoie ses ouvriers. Voyons le travail à accomplir et comment l'accomplir.
1° Travail à accomplir.
C’est bien au propriétaire de la vigne à dicter, comment doivent s’exécuter les travaux et le pourquoi il faut bien suivre ses ordres.
Le labeur des âmes c'est d'atteindre leur fin.
Engendrées à la vie surnaturelle, elles doivent travailler à son développement et la conduire à sa perfection selon les desseins du Créateur.
Vivre pour sa gloire, la réaliser par notre sanctification, voilà l'œuvre proposée, l'œuvre nécessaire.
Car, ne l'oublions pas, Dieu ne veut, ne peut vouloir en tout ce qu'il fait, que sa gloire.
Il écrase tout ce qui s'y opposerait ; l'enfer s'explique par son nécessaire et adorable absolutisme.
Il a pris soin d'instruire largement et lumineusement son peuple sur ce point si important :
« Si tu obéis exactement à la voix de ton Dieu..., il t'élèvera au-dessus de toutes les nations de la terre... Tu seras béni dans la ville et dans les champs... ». (Deut., 28, 1). Par son prophète il souligne le but de ses dons : « Tout homme qui invoque mon nom, je l'ai créé, formé, façonné pour ma gloire. » (Isaïe, 43, 7).
Il ne supportera pas les contradictions, il répète à plusieurs reprises : « Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. » (Isaïe,42, 8).
Notre tâche est donc ainsi bien tracée, et donnant toute son extension à la recommandation de saint Paul, « faites tout pour la gloire de Dieu » (I Cor., 10, 31).
Nous concluons que préoccupations, occupations, tout en nous doit converger vers ce point. Et ce n'est pas banal, si nombreux et absorbants peuvent être nos autres motifs d'activité.
O mon Dieu, gardez-moi sur cette ligne de justice.
Jésus disait : « J'honore mon Père... Pour moi je ne cherche pas ma gloire » (Jean., 8, 49) ; ne permettez pas que, exposé à me replier sur moi-même, je fasse autrement que lui.
2° Comment accomplir notre travail en vue de la gloire de Dieu ?
Il s'agit de la gloire de Dieu extérieure. Elle ne peut que s'harmoniser sur sa gloire intérieure. L'honneur réclamé par Dieu tient à sa nature, ici ou là il est identique à lui-même.
Or, le mystère de sa vie intime, en ce qu'il est connu par la révélation, nous montre, en lui une connaissance et un amour infinis, éternels.
Le Père se connaît ; la connaissance qu'il a de lui-même c'est son Verbe. De l'un à l'autre existe un amour qui leur est consubstantiel, l'Esprit ; et cette activité est ineffable bonheur et adorable félicité.
A l'extérieur, le prolongement de cette gloire intime sera ce que définit saint Augustin : « une grande science accompagnée de louange ».
Nous appliquer, à connaître et à aimer le Seigneur, telle est notre sublime travail de la vie sur terre. Nous l'accomplissons dans la nuit de la foi ; à l'heure de l'éternité, il s'épanouira dans la lumière : « Dans ta lumière, nous verrons la lumière. » (Ps. 35, 10).
Étudions donc Dieu, méditons, lisons, réfléchissons, nous ne le connaitrons jamais assez. Aimons Dieu, servons-le avec une fidélité attentive et grandissante. Ainsi nous le glorifierons en ce monde, comme il le désire et nous pourrons continuer cette adoration avec Lui éternellement.
Vous avez dit, bon Maître : « C'est la vie éternelle qu'ils te connaissent, ô mon Dieu, ainsi que celui que tu as envoyé, le Christ (Jean., 17, 3) », aidez-moi à acquérir cette notion vivifiante de Dieu, base d'un amour que je demande à votre Cœur d'intensifier sans cesse.
Inspiré de : STELLA MATITUNA. Mgr. A. Gonon
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