Quatre tentations, au moment de la mort …
Voici les quatre tentations principales et plus dangereuses que nos ennemis doivent faire subir au moment de la mort :
1- la tentation contre la foi,
2- le désespoir,
3- la vaine gloire,
4- les illusions avec les transformations des démons, qui se présentent à nous comme des anges de lumière.
(Ils seront traités lors des trois prochains articles)
Aujourd’hui nous traiterons, de la tentation contre la foi et la manière dont nous devons lui résister.
Aussitôt que le démon vous présente sa première tentation avec ses fausses maximes, passez de votre intelligence à votre volonté, et dites : « Retire-toi, Satan, père du mensonge ; je ne veux pas t'écouter, et je ne croirai jamais que ce qu'enseigne la sainte Eglise Romaine. »
Autant que possible, ne vous arrêtez point, dans la tentation, aux pensées de la foi, quelque bonne qu'elles vous paraissent ; regardez-les comme autant de pièges que le démon vous tend pour vous surprendre.
Si ces pensées préoccupent votre esprit, malgré tous vos efforts pour les éloigner, tenez ferme pour ne point céder, soit aux raisons que le démon vous donne pour vous convaincre, soit même à l'autorité de l'Écriture dont il vous rappelle les textes. Défiez-vous-en : car, tout clairs et tout évidents qu'ils vous parussent, ils seraient tronqués, mal appliqués ou mal interprétés.
Si le rusé serpent vous demandait ce que croit l'Eglise Romaine, ne lui répondez pas ; mais, en voyant avec quelle malice il voudrait vous surprendre dans vos paroles, contentez-vous de faire un acte de foi plus vif ; ou bien, si vous voulez faire crever votre ennemi de dépit, répondez-lui que la sainte Eglise Romaine croit la vérité. Et si l'esprit malin ajoutait : « Mais quelle est donc cette vérité ? — Cette vérité, lui diriez-vous, c'est précisément ce qu'elle croit. »
D'ailleurs, appliquez-vous surtout à tenir votre cœur étroitement uni à Jésus crucifié, et dites-lui : « O Dieu, mon Créateur et mon Sauveur, hâtez-vous de me secourir ! Ne vous éloignez pas de moi, et ne permettez pas que je m'écarte jamais de la vérité de votre sainte foi catholique. C'est à votre grâce que je dois d'être né dans son sein ; pour votre gloire, Seigneur faites que j'y demeure constamment attaché jusqu'au dernier jour de ma vie. »
(A suivre avec : La tentation du désespoir…
Extrait de : LE COMBAT SPIRITUEL. Laurent Scupoli. c.c.-.r. (1946)
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