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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 07:37

Les grandes Vertus Lumières du monde…

Padre Pio eut une vie qui reste, pour le peuple chrétien, un sujet d'édification… On verra, que sa spiritualité se nourrissait aux sources les plus hautes et l'apparentait à nos grands mystiques. Essayons, ici, d'examiner dans quelles conditions, il a pratiqué, à un degré héroïque, toutes les grandes vertus.

En d'autres termes, pouvons-nous répondre à cette question précise : Les vertus théologales — Foi, Espé­rance, et Charité envers Dieu et le prochain; — les vertus cardinales : — Prudence, Justice, Tempérance et Force;avec les vertus annexes : Chasteté, Crainte de Dieu, Humanité, Miséricorde, Obéissance, Patience, Pénitence, Ascétisme, Reconnaissance, Renoncement, Sagesse, Simplicité, Persévérance ont-elles été pratiquées par le Padre Pio à un degré héroïque ?

Le mot Vertu signifie étymologiquement perfec­tion, valeur, prospérité, bonheur, gloire. Dans l'Ancien Testament ce mot marque déjà une excellence d'ordre moral que le Nouveau Testament accentue en mettant en relief le caractère surnaturel. Les vertus, en effet, n'ont eu leur plein épanouissement que dans le Christianisme.

Le grand précepte de l'Amour, que saint Jean a fortement souligné, et dont l'aboutissement est la sanctification des hommes, doit avoir la Foi comme racine de la Charité. La première communauté chré­tienne pratiquait la vertu de la Charité et l'entraide fraternelle.

Saint Pierre exhorte à la pénitence, à l'obéissance à Dieu de préférence aux hommes; à l'obéissance aux autorités légitimes. Il préconise la Foi, l'Espérance, l'amour fraternel, la véracité, la loyauté, la prudence, la sobriété. Il recommande aux épouses, la soumis­sion à leurs maris, la chasteté, la modestie.

Saint Jacques préconise l'humilité, la charité, la patience, le détachement des biens du monde.

Saint Paul recommande de se laisser diriger par un esprit de force, d'amour et de modération. Pour­suis, dit-il à Timothée, la Justice, la Foi, la charité, la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur...

La vertu, disposition de l'âme, d'après la concep­tion chrétienne est un principe intérieur, stable, per­manent nous, communiquant une réelle fermeté dans le devoir et assurant notre persévérance dans le bien.

Selon le Père de l'Eglise, Théophile d'Antioche, les Chrétiens doivent pratiquer la tempérance, la conti­nence, l'unité du mariage, la chasteté, la justice, l'obéissance aux lois, le culte divin.

Ces vertus qu'Origène appelle les lumières du monde.

Pour Lactance, la vertu consiste non à connaître le Bien et le Mal, mais à faire le Bien et éviter le Mal.

Saint Ambroise fut le premier à parler de vertus cardinales dont la connexion et la compénétration n'empêchent pas que chez les saints, parfois, une vertu soit dominante et entraîne les autres.

Pour Saint Jérôme il faut être éminent en chacune des vertus pour surmonter les défauts apportés en naissant : Dans la chair ne pas vivre charnellement et combattre, chaque jour, contre soi-même en sur­veillant, de cent yeux, l'ennemi enfermé en nous-mêmes.

Pour Saint Augustin le juste doit vivre de sa Foi et c'est parce qu'il sera fidèle qu'il sera également prudent, fort, tempérant et juste. La vertu étant l'art de bien vivre en combattant pour Dieu afin de par­venir à la félicité éternelle. Qualité de l'âme sage, la vertu doit nous conduire à la vie bienheureuse, laquelle est l'amour souverain de Dieu; à la bonté et à la grâce de qui nous les devons, dans cette vallée de larmes qu'est notre vie terrestre.

D'après Saint Fulgena la vertu qui procède du Christ est donnée par Dieu, aux hommes, pour répa­rer les infirmités de la nature.

La théologie des vertus doit beaucoup à l'enseigne­ment de saint Grégoire le Grand. Sans les trois vertus théologales : la Foi, l'Espérance et la Charité le salut est impossible car, sur elles, repose tout l'édi­fice de la vie spirituelle. Elles ne sont pas des rem­parts mais des retranchements pour l'âme, étant sus­ceptibles d'accroissement jusqu'à la vie éternelle. Quant aux quatre vertus cardinales elles ne peuvent être ni séparées ni dissociées, car elles se soutiennent et se fortifient mutuellement. Mais parmi les vertus annexes c'est l'Humanité qui est à la base; et la sau­vegarde de toute vertu véritable.

D'après saint Thomas d'Aquin les vertus naturelles doivent aider l'homme à se réaliser lui-même au suprême degré, en agissant conformément aux exi­gences de sa fin dernière c'est-à-dire dans le sens du Bien.

Les vertus innées sont en nous à l'état d'aptitude, ou d'ébauche, mais non à l'état de  se rattachent à la nature de l'homme spécifique ou individuelle : tendances de l'intelligence et de la volonté, appétits de la sensibilité, tempérament et caractère etc. Ce ne sont là que des aptitudes et ébauches, et non des vertus à l'état achevé. La vertu doit nous faire développer dans le sens du Bien, nos inclinations naturelles.

A force de travail et d'application, les vertus innées deviennent des vertus acquises. La vertu vient ainsi parfaire l'homme dans le bien, lequel consiste essentiellement dans la mesure, la beauté et l'ordre, conformément à la loi divine.

Mais tout un cortège de vertus surnaturelles sont nécessaires pour rendre l'âme capable de profiter utilement de la grâce sanctifiante.

Comme le dit saint Pierre dans sa IIe Epître : « Apportez tous vos soins pour unir à votre Foi la Vertu, à la Vertu le discernement, au discernement la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. Si ces vertus sont en vous et y abondent, elles ne vous laisseront ni oisifs ni stériles pour la connaissance de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ. Car celui à qui elles font défaut est un homme à la vue courte, un aveugle... »

Saint Paul faisant l'éloge de la charité déclare que les charisme's passent mais non la charité. Tandis que la Foi et l'Espérance demeurent sur la Terre ne faisant que nous préparer à la vision bienheureuse, la charité, seule demeure dans l'autre vie. C'est pourquoi elle est la plus grande des vertus théolo­gales.

Cependant, la vie surnaturelle, possédée dans sa plénitude, forme un tout dont il est impossible de dissocier les éléments. Tous ces éléments (grâce sanc­tifiante, charité, vertus de foi et d'espérance, vertus intellectuelles et morales de toutes sortes, dons du Saint-Esprit) ont entre eux une étroite connexion qui s'affirme d'une manière évidente si on les consi­dère dans leur rapport à la fin dernière surnaturelle. C'est pourquoi ils doivent tous dépendre de la cha­rité qui, seule peut leur donner la perfection requise. Si je n'ai pas la charité, je ne suis rien, dit saint Paul.

(A  suivre)

Extrait de : LES MYSTÈRES DU PADRE PIO Editions France-Empire (1970)

Elogofioupiou.over-blog.com

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