Solution de tous les problèmes importants de la vie
Critère pour découvrir la véritable solution
Ce critérium existe : la solution proposée doit apporter une réponse raisonnable, complète et harmonieuse à tous les aspects importants de la vie ; de plus, elle doit être valable pour tous les hommes ; enfin, elle doit rester identique à elle-même, dans toutes les circonstances d'une vie humaine.
Solution de tous les problèmes importants de la vie d'abord.
Il n'est pas difficile, en effet, d'élaborer une solution très séduisante, mais qui n'envisage qu'un aspect de notre existence terrestre.
On peut, par exemple, présenter un nouveau système de répartition des biens matériels, mais sans chercher à savoir pourquoi on vit et sans se soucier d'examiner s'il y a, oui ou non, un au-delà.
On peut établir un ordre nouveau qui tienne parfaitement compte des exigences sociales des hommes, mais qui passe sous silence le problème épineux de la souffrance.
Et ainsi de suite.
C'est là, avouons-le, une manière un peu trop cavalière d'éluder les difficultés!...
Non, il faut que la doctrine présentée donne un sens, non seulement à la vie, mais aussi à la souffrance, à la mort, qu'elle se prononce sur la question de l'au-delà, qu'elle ne néglige ni les problèmes individuels, ni les problèmes sociaux, qu'elle explique le mal, bref, qu'elle ne laisse dans l'ombre aucun des aspects principaux de notre vie réelle.
Il faut aussi qu'elle respecte et exalte même tout ce qu'il y a de bon et de beau dans notre nature humaine, sans rien oublier.
Une doctrine qui se trouverait dans l'incapacité de nous satisfaire sur ces points, et sur d'autres qui pourraient nous arriver, porterait avec elle sa condamnation.
« Nul ne résoud l'énigme de la vie, s'il n'a résolu le problème dt la souffrance. Et parce que le chrétien est seul à pouvoir le résoudre, il est seul à pouvoir comprendre la vie. »
(Chan. Leclercq, De la Providence, de la souffranct et de la vie, p. 7)
Mais, ne nous étonnons pas si la solution cherchée présente une certaine complexité ; car la vie elle-même comporte des aspects très divers. A priori, il faudra se méfier d'une solution simpliste.
Valable pour tous les hommes ensuite.
Car, en ce domaine aussi, il y a place pour des subterfuges. Il n'est pas malaisé, par exemple, de satisfaire ceux qui jouissent de la fortune ou de la santé ; mais la solution ne sera vraie que si elle convient à tous, sans exception, aux riches comme aux pauvres, aux intellectuels comme aux moins doués, aux jeunes et aux vieux, aux bien-portants et aux mal-portants.
Elle doit convenir à une ménagère comme à un roi, pouvoir être présentée avec succès à l'homme d'affaires comme au paralytique.
Identique à elle-même dans toutes les circonstances de la vie.
Elle doit pouvoir être prêchée intégralement en temps de guerre comme en temps de paix, dans la prospérité comme dans l'adversité.
Elle doit s'adapter parfaitement aux joies et aux vicissitudes de ma vie, que je sois maître de mes mouvements ou injustement incarcéré, comblé de biens matériels ou réduit à la misère, que je pêche à la ligne ou que je sois victime d'un bombardement !
Une solution qu'il faudrait abandonner à telle époque de sa vie aux approches de la mort, par exemple, parce qu'elle ne convient plus en cette circonstance, une telle solution signerait, par le fait même, sa condamnation.
Notre but
Nous ne pouvons évidemment pas examiner ici toutes les solutions proposées par les hommes et appliquer à chacune d'elles le critérium que nous avons choisi. Cette méthode exhaustive n'est pas possible ; une vie humaine ne suffirait pas, et entretemps, il faut vivre, et donc choisir une solution.
Mais si notre dessein est plus modeste, il n'en est pas moins concluant : il consiste à montrer que la solution catholique soutient victorieusement l'épreuve. (On parle ici de la vraie religion catholique)
Elle apporte, en effet, une explication de la vie qui coïncide parfaitement avec la réalité, sans méconnaître aucun de ses aspects importants ; elle peut être présentée à tout homme de bonne volonté, quel que soit son âge ou sa condition ; elle s'adapte parfaitement aux circonstances de toute vie humaine et elle n'a pas besoin d'être corrigée pour en suivre les vicissitudes.
Pour prouver notre assertion, il suffira de faire un exposé clair et loyal de la doctrine catholique.
Et comme il n'y a qu'une solution véritable au problème de la vie, le lecteur ne devra-t-il pas conclure que la solution catholique est la solution cherchée? Nous lui laisserons le soin de tirer cette conclusion.
« Moi, c'est pour comprendre que je suis devenu catholique. »
(J. Rivière)
« Si je n'étais pas catholique de conviction, je voudrais l'être, rien que pour avoir un balcon d'où je pourrais regarder ces idées modernes, malades et anémiées. »
(Bourget ; cité par T. Toth, Le Christ et les Problèmes de notre temps, 1933, p. 327)
Objection est courante... et facile : «Des gens intelligents soutiennent le contraire de ce qu'affirmé la religion catholique, et ils sont dignes d'attention. »
Réponse : « Mais, certainement oui ! Seulement, cela ne change rien au problème posé. Qui allez-vous croire ? Quelle solution allez-vous choisir ? Quel critère décidera de votre choix ?... Votre objection ne nous embarrasse donc pas ; c'est vous, au contraire, qu'elle met dans l'embarras ; car elle vous oblige à prendre une attitude personnelle, à faire vous-même un choix. »
Marie Carré, a écrit un beau livre à ce sujet : J’AI CHOISI L’UNITÉ.
Que beaucoup d'esprits clairvoyants se soient tournés vers le catholicisme, ce fait seul suffirait à tout homme intelligent pour l'amener à étudier de près le message évangélique du Christ.
Extrait de : La Solution du Problème de la Vie. (F. Lelotte S.J.)
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