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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 08:24

Jésus rendit le fils unique à sa mère…       

Il est peu de pages évangéliques qui mettent en un relief plus émouvant la bonté du Cœur de Jésus que celles de saint Luc nous racontant la résurrection du fils de la veuve de Naïm : 1° Communions à cette bonté.  2° Recou­rons-y.

1° Communions à cette bonté. — II y a dans les cir­constances rapportées un ensemble vraiment attendrissant. Il s'agit d'un jeune homme. La mort est toujours triste ; quand elle frappe la jeunesse, qui appelle la vie avec une ardente passion, elle l'est extrêmement. Puis, c'était un fils unique, concentrant tous les espoirs du foyer, lequel, par la disparition de toute vision d'avenir semble s'effon­drer d'avance. Enfin, fils d'une veuve, femme doublement douloureuse, et dont la vie qui décroît ne peut plus être que l'image même de la désolation. Aussi « lorsque le Seigneur l'eut vue, touché de compassion pour elle, il lui dit : ne pleurez pas. » (Luc, 7, 13).

Nous sommes entourés d'une foule de jeunes morts. Ne passons pas indifférents au milieu d'eux : jeunes gens, jeunes filles dont la foi a sombré, dont les mœurs sont dévergondées, dont les âmes, faites pourtant pour la vie, aptes par leurs puissances neuves à monter vers une  magnifique, destinées comme toutes les autres à l'amour du Christ, se traînent lamentablement dans une pourri­ture dont ils n'ont même plus conscience ; « L'homme naturel ne perçoit pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu ; elles sont une folie pour lui. » (1 Cor., 2, 14). L'Eglise leur mère se lamente sur eux ; il ne faut pas qu'elle le fasse comme « Rachel pleure ses enfants ; elle n'a pas voulu être consolée parce qu'ils ne sont plus. » (Matt., 2, 18). A nous de la consoler, à nous de nous émouvoir, sur le malheur des pauvres pécheurs, surtout des jeunes, et de travailler de toutes nos forces à les convertir. Nous ferons comme Jésus : « Il toucha le cercueil ; ceux qui, le portaient s'arrêtèrent. » Par nos prières, nos sacrifices, nos péni­tences, nous toucherons mystérieusement ces cœurs flétris, nous barrerons secrètement la route aux démons pervertisseurs. Il y a de pauvres êtres modestes, cachés, inconnus qui convertissent ainsi beaucoup de malheureux. Nous qui de par notre apostolat, voulons être comme les ennemis officiels du péché, nous pouvons, nous devons le faire, et quand les occasions nous autoriseront à parler, à presser, à conjurer, nous n'y manquerons pas.

O Cœur sacré de Jésus, victime des pécheurs, donnez-moi une participation à vos flammes d'amour, et que pendant ce carême, elles allument en moi un zèle dévorant et conquérant.

2° Recourons-y. — Pour nous-mêmes, nous avons besoin de !a bonté du Sauveur ; implorons-la. Sans doute, nous ne sommes pas morts, nous ne sommes pas pécheurs ; mais, peut-être l'avons-nous été une fois ou l'autre, et il en reste en nous de l'inquiétude, de l'insécurité. Puis, c’est pour nous  un devoir sacré d'être ardents pour notre perfec­tionnement, de monter toujours plus haut ; et au lieu de cela, nous avons une âme languissante, hésitante, qui ne se Soucie pas de la recommandation délicate de saint Paul : « Ne contristez pas le Saint-Esprit. » (Eph. 4, 30). Notre  état n'est pas mauvais, cependant il n'est pas bon et |il faut qu'il le soit, et encore meilleur. Tendons résolument, la perfection. Allons au Christ et demandons à sa bonté d'intervenir victorieusement en nous. Qu'il y mette, avec la paix de la conscience, l'élan pour un progrès surnaturel que faci­litera certainement l'influence des dernières semaines si graves de la sainte quarantaine.

O Jésus, je suis le fils de l'Église. « Rendez-moi à ma Mère » comme elle veut me voir, en toute plénitude, en toute beauté, un homme du bon Dieu, un saint.

Extrait de : Méditations quotidiennes de  Mgr A. Gonon (1947)

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commentaires

V
Merci. Magnifique. Je n'arrive pas à me détacher de ce monde ! Je fais pitié.
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