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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 08:17

LA SEPTIÈME PAROLE A LA CROIX…

Lorsque le Christ fut crucifié, le soleil s'obscurcit soudain ; au moment de Sa mort, la terre trembla en signe de deuil.

Lors de ce tremblement de terre, des rochers se fendirent, des tombeaux s'ouvrirent et les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent et, sortant de la tombe, se montrèrent à un grand nombre de gens dans la Cité Sainte.

Si la terre avait marqué sa reconnaissance en séparant les eaux de la mer Rouge, lorsque Dieu avait délivré Son peuple de l'esclavage d'Égypte, à combien plus forte raison devait-elle donner des signes de sa reconnaissance maintenant que le Seigneur libérait l'humanité de l'esclavage du péché. Si les cœurs du peuple n'avaient pas pu être fendus, les rochers l'avaient été.

Le centurion qui commandait les soldats, constatant le tremblement de terre, et voyant la manière dont l'Homme crucifié à la Croix du milieu était mort, se mit à réfléchir.

Puis (Claudia) cet officier de l'armée romaine donna un témoignage, non point venu du royaume des songes, comme celui de l'autre païenne, Claudia, parvenu de la conscience d'un homme honnête et raisonnable : Celui-ci était le Fils de Dieu. (Marc 15, 39.)

Le Christ qui avait été complètement abandonné par Ses disciples, sauf par celui qui se tenait au pied de la Croix; qui n'avait pas entendu une seule voix s'élever pour le défendre, sauf celle d'une femme païenne; et qui n'avait vu s'avancer personne qui eût le courage de Le reconnaître, le Christ était finalement confessé, lors de Sa mort, par un soldat endurci sur les champs de bataille, et qui avait com­mandé et surveillé Son exécution.

Vraisemblablement, le centurion avait déjà crucifié d'autres condamnés, mais il se rendait compte qu'il y avait quelque chose de mystérieux dans ce Supplicié qui priait pour Ses ennemis et en qui restait encore tant de force au moment de Son dernier soupir, qu'il prouvait ainsi qu'il était le Maître de la vie qu'il livrait.

Voyant que toute la nature s'animait et prenait voix, l'es­prit de ce soldat trouvait là une réfutation des odieuses calomnies entendues et une preuve de l'innocence d'un homme juste ; il fit plus encore, il proclama Sa Divinité.

La Croix commençait à produire des fruits: un voleur juif avait déjà demandé et obtenu son salut; maintenant c'était un soldat de César qui adorait le divin Crucifié. Cet étrange mélange de puissance et d'humilité, qui paraissait un peu partout pendant la vie publique, éclatait maintenant sur la Croix. Tandis que d'autres avaient condamné Jésus pour blasphème, le centurion L'adorait comme le Fils de Dieu.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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