Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 13:39

Le renouveau charismatique a-t-il une mission dans l'Église?

Le renouveau charismatique n’a aucune mission spirituelle.

• Si l'effusion du Saint-Esprit existait, les charismatiques la définiraient pareillement. Le cardinal Suenens (initié à la franc- maçonnerie depuis 1966) croit faire une trouvaille chez les Ranaghan, quand il la définit avec eux comme une réaffirmation et un renouveau adulte des sacrements, une « ouverture de nous-mêmes à toutes leurs grâces. Mais que veut dire réaffirmer un sacrement ? Qui peut réaffirmer un sacrement ? Faire un renouveau adulte d'un sacrement? On ne peut le savoir car cela n'a jamais existé dans la théologie sacramentelle, sauf pour désigner la fidélité à la grâce reçue dans un sacrement, ce qui est un acte personnel. Le définir « ouverture de nous-mêmes à toutes leurs grâces » n'est pas définir une effusion particulière de la Trinité, mais en termes passifs la fidélité à la grâce qui, de notre part, est acti­ve. Nous ; l'avons montré : en dehors des sacrements, il n'y a pas de place pour une effusion active de la Trinité.

L’expérience sensible n'existant pas comme le prouve le Pape, le renouveau charismatique n'a pas de nouvelle mystique a offrir.

• Quant aux merveilleux charismes, nul n'a donné le pouvoir de les communiquer ni de forcer le Christ et l'Esprit à les donner, ni d'en réveiller la source tarie. Le Christ n'a jamais dit qu'il fai­sait don de son Esprit aux conditions fixées par les théoriciens et les leaders. On objecte la parole de Jésus (St Jean, XIV, 21) : « Je l'aimerai et me manifesterai en lui ». Mais Jésus ne dit rien de la manière, de la mesure, des conditions ; il parle de ceux qui, observant ses commandements, seront aimés du Père et du Fils. La prétention des charismatiques a d'autant moins d’objet qu’ils disent réveiller immédiatement l'Esprit et ont la certitude de sa réponse « concrète », c'est-à-dire sensible. Tout cela est subjectif ; ils en ont conscience et nous allons le voir.

Ils n'ont reçu aucune mission spirituelle de l'Église : ce qu’on dit de la vocation des leaders en témoigne : « Partout où se forment des groupes de prière, la réception du don d'animateur en est un des développements spontanés » écrivent les Ranaghan. L'assemblée se forme spontanément et le leader jaillit ! Mais quel est le jaillissement historique de l’inspiration et du mouvement ?

A l'origine, on trouve Keifer et Bourgeois, rebaptisés par des protestants.

• Le mouvement n'est pas né de l’Église catholique, il n’est pas né du Saint-Esprit, il n’a aucune mission spirituelle : ni celle de rénover la dévotion au Saint-Esprit, parfaitement au point dans l'Église catholique, toujours vivante chez les prêtres, les religieux et les fidèles que n'ont point recyclés les meneurs post-conciliaires, ni celle d'enseigner la prière, pratique très en honneur chez les catholiques et qu'enseignent fidèlement prêtres, catéchistes et parents qui n'ont pas adopté le catéchisme moderniste et remplacé la psychologie de la Foi par la psychologie athée.

Le mouvement n'a pas reçu de l'Église mission de suppléer à des carences imaginaires. Le Pape Paul VI écarte clairement cette mission : « La structure ordinaire et institutionnelle de l'Église est toujours la voie maîtresse par laquelle l'Esprit-Saint nous parvient ». D'ailleurs les seules carences sont des carences volontaires et on voudrait être sûr qu'elles n'ont pas la même cause que le mouvement qui prétend y remédier. En tout cas, on ne remédie pas à des carences du sacerdoce en détruisant la foi et en calomniant l'Église de Jésus-Christ.

• Une très curieuse affirmation du cardinal Suenens confirme que le mouvement n’est pas né du Saint-Esprit, mais « de la volonté de la chair » que travaille la démangeaison de « sentir » l'Esprit.

Le cardinal nous apprend que lui-même et les chefs du mouvement charisma­tique, souhaitent la disparition du mouvement quand il aura atteint son but. Ainsi voilà un mouvement qui reproche à l'Église catholique d'avoir perdu le Saint-Esprit, qui se flatte de l'avoir retrouvé, qui professe que le Saint-Esprit souffle où il veut - et même où il ne veut pas - et qui veut disparaître ! Pourquoi, s'il est Vérité et sanctification? On ne comprend pas.

A Suivre

Extrait de : Les Mouvements Charismatiques au regard de la Foi et de l’Église. Père Eugène de Villeurbanne. O.F.M.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0

commentaires