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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 19:33

LA COMPASSION DE MARIE (II)

La corédemptrice

Le rachat du monde s'est opéré dans le sang d'un Dieu... Aus­si le Nouveau Testament entre Dieu et les hommes ne connaît-il qu'un seul vrai médiateur (I Tim. II, 5), un seul dont le nom doit être notre salut (Act. IV, 12) et la propitiation pour nos péchés (I Jean, II, 2), c'est le Christ Jésus, Dieu fait homme. Et loin de nous la pensée que le salut nous soit venu d'une pure Créature fût-elle la plus noble, la plus parfaite, la plus sainte de toutes, fût-elle la Vierge bénie entre toutes les femmes ! Car seul un Dieu pouvait combler l'abîme qui nous séparait de lui, seul un Dieu pouvait apaiser les justes vengeances du Ciel. Le rachat du monde ne pouvait s'opérer que dans le sang d'un Dieu.

Sans la Rédemption par un Dieu fait homme, Marie n'eût rien possédé des titres et des privilèges qui font qu'aujourd'hui sa mémoire est en bénédiction. Mais entre tous les descendants de notre race, il n'est point d'autre créature non plus, que le Christ lui-même ait voulu avoir pour mère, et à qui il nous ait tous légués comme ses enfants.

Marie fut la première et la plus parfaitement rachetée, puis­que, en prévision des mérites de son divin Fils, elle fut préser­vée de la tache originelle, créée dans l'amour de Dieu et pos­sédée dès le premier instant par la grâce et l'Esprit d'en haut. De ce fait, et c'est là tout le secret du rôle sans égal que Marie doit tenir dans l'œuvre de notre rédemption, du fait qu'elle est immaculée et que dès le premier instant de sa conception elle se trouve en état de grâce et d'amitié avec son Créateur, tout ce qu'elle acquiert de mérites, de satisfaction et de grâces, elle peut en disposer en faveur des hommes ses frères, sans avoir, comme eux tous, à se faire pardonner ses propres péchés.

Ce privilège est unique, et voilà pourquoi seule entre tous les saints qui ont honoré le Christ et l'Église, Marie verse au trésor com­mun des richesses spirituelles capables de nous délivrer non seu­lement de la peine, mais de la culpabilité même de nos péchés.

Tous ses actes de foi, d'espérance, d'amour et de résignation, que Jésus veut bien accepter et unir à ses propres mérites, tous les actes de la Vierge Marie sont offerts en sacrifice au Dieu de justice, et, par la vertu du sang de Jésus, nous méritent le pardon et la grâce du Ciel.

La consolation des affligés

O Marie, il nous tarde de vous adresser maintenant nos sup­plications et nos prières. Vous êtes la mère des douleurs, la reine des martyrs, et la consolation des affligés. Nous nous sentons vos enfants, régnez sur nous et consolez-nous dans nos malheurs. Vous voyez bien que le monde, après avoir trop recherché de plaisirs et de jouissances, gémit maintenant dans les privations et les peines. Les pauvres sont légion, une légion méprisée qui devient redoutable; et les riches eux-mêmes se sentent peu ras­surés au milieu de leur bien-être. Partout c'est la souffrance; par­tout c'est l'inquiétude; partout c'est la misère.

Note : Ici le rédacteur du blog, a tenté d’actualiser la fin de la prière, pour l’adapter à notre temps. Nous sommes bien rendu à la fin des temps.

La véritable Église du Christ, qui a pour chef suprême, le saint Père Paul VI, ô Marie, est toujours malgré son exil, après vous notre mère, puisque par elle, par ses sacrements traditionnels, par ses prières, le Christ engendre et nourrit en nous sa vie divine. Comme vous, l'Église partage, plus que jamais, par le pape Paul VI martyrs, les souffrances du Rédempteur; comme vous elle dispense au monde les fruits de la Rédemption.

Depuis 50 ans, nous assistons à un combat terrible contre votre Sainte Église. Le démon, sur plus d'un point de la terre, avec la Nouvelle religion Conciliaire, tente de nous faire oublier que nous devons, nous aussi gravir son Calvaire et mêler nos larmes au sang de ses martyrs ?

Faites, ô Marie, que ces souffrances nous soient salutaires. Donnez-nous de saint prêtres fidèle à PAUL VI. Épargnez à l'Église la honte de voir les sociétés qui portaient le sceau de son baptême, faillir à la mission de justice et de charité que lui a marquée le Christ. Épargnez-lui de voir subsister plus longtemps cette misère méritée qui éloigne les masses de Dieu et du Christ et qui fait le scandale des nations païennes elles-mêmes.

Secourez-nous, ô Vierge compatissante; et s'il plaît à Dieu de retarder encore la fin des maux qui nous oppressent, obtenez-nous du moins de les supporter avec plus de force, puisque, com­blés de vos attentions, nous n'avons pas su les éviter !

Vous êtes la Corédemptrice du genre humain; souvenez-vous ô Marie, vous qui trônez maintenant dans la gloire avec votre Fils, demandez Lui de hâter le retour de notre Saint Père PAUL VI. Dites-Lui que vous avez entendu notre appel.

Sou­venez-vous de notre faiblesse et de notre misère; intercédez pour nous, et demandez Lui de mettre fin a cette épreuve, que nous avons bien mérité. Après 42 ans, sans chef visible, nous crions: «Sauvez nous Seigneur nous périssons».

Rendez-nous dignes des promesses de Jésus-Christ : promesses de ses grâces en cette vie d’épreuve et de gloire dans l'autre, où nous pourrons chanter éternellement vos louanges, ô clémente, ô charitable, ô douce Vierge Marie.

Mgr Paul Bernier, o. ap.

Extrait de : Nourritures Spirituelles, tome 1. Fides 1956

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