4 juin 2012
1
04
/06
/juin
/2012
21:29
Je suis coupable, Excellence, de croire que les Évêques sont les gardiens nés de la foi et que Jésus-Christ leur imposa la terrible responsabilité de la garder en toute son intégrité et dans toute sa pureté et qu'ils ne doivent pas la laisser entre les mains des ennemis. Je suis coupable, Excellence, de croire que les Évêques sont les théologie morale désormais périmée et qui dut m'enseigner des mensonges puisqu'elle fut éditée avant le lumineux Concile de Vatican II. Cette théologie m'a appris deux principes que je n'ai pas oubliés : 1° Toute autorité vient de Dieu, en conséquence, il faut obéir à l'autorité chaque fois qu'elle commande ce qu'elle peut et doit commander ; 2° Celui qui possède l'autorité ne peut la posséder que pour assurer le bien commun, parce que telle est sa fin. On m'apprit aussi que le bien commun dans l'Église c'est la vérité ou doctrine de la Foi enseignée par Jésus-Christ, les Apôtres et l'Église ; que l'autorité ecclésiastique doit, elle aussi, se soumettre à cette Foi en faisant ce que la Foi ordonne, c'est-à-dire que l'autorité doit enseigner cette même doctrine et la faire observer par les autres. Et puisque le but de l'autorité est d'assurer le bien commun, c'est aussi la seule chose qu'elle peut commander et la seule chose à laquelle il faut obéir. Ma très grande ignorance m'empêche de voir — car, bien évidemment, je suis « vieux jeu » — qu'à présent que tout a évolué, le Christ aussi a évolué, et sa doctrine aussi doit évoluer et que, par conséquent, désormais on doit obéir aux autorités ecclésiastiques quoiqu'elles nous prêchent un autre Christ, un autre évangile (l'évangile de Marx), et bien qu'elles nous mènent au Marxisme. L'on m'accuse aussi de parler du Pape, et je confesse que c'est là le plus grand de tous mes délits. De Jésus-Christ, on peut dire des énormités, II peut être représenté avec une mitraillette, en laïque avec col et cravate, ou crucifié avec la faucille et le marteau au lieu du I.N.R.I. ; sa Résurrection et sa Divinité peuvent être niées ; II peut être représenté sur les écrans comme un homme vulgaire et, ce qui est plus infâme encore, comme un efféminé ; sa présence réelle dans la Sainte Eucharistie peut être niée ; sa sainte Mère peut être combattue impitoyablement ; on peut nier son Immaculée Conception ou sa Virginité Perpétuelle ; des messes carnavalesques peuvent être célébrées et au cours de ces messes toutes sortes d'hérésies peuvent être prêchées. Là, les Évêques s'enfoncent dans le plus criminel de tous les silences, comme s'ils voulaient, par leur silence, stimuler l'action destructrice des vandales d'aujourd'hui. Mais quand on dit que le Pape ? (Jean Paul 2) s'est mué en complice de l'apostasie ; quand on dit avec certitude qu'il s'oppose à la Tradition apostolique comme le démontrent des faits absolument évidents ; quand on dit qu'il est en train de nous protestantiser et que, par conséquent, le devoir de lui obéir n'existe déjà plus ; alors, oui, ces mêmes Évêques lèvent leur voix irritée et sur les théologiens qui, indiscrets, dénoncent ces choses, ils lancent les foudres de leur sainte colère. Il semble que pour ces Évêques, le fait que Jésus-Christ soit diffamé, que sa doctrine soit changée et que son Église soit détruite est sans importance ; la seule chose qui les intéresse c'est l'homme qui gouverne l'Église, auquel ils sont unis inconditionnellement, de qui, par obéissance aveugle, ils acceptent des rites équivoques et pour qui ils reçoivent comme catholiques des hérétiques qui ne sont nullement convertis. Voilà toutes mes fautes ! Fautes qui furent commises aussi par Votre Excellence et par beaucoup d'autres, lesquels — comme Votre Excellence du reste — ont été libérés, enfin, par le glorieux Concile Vatican II, que les Communistes et les Francs-maçons du monde entier espéraient depuis si longtemps et qu'ils ont salué avec des tonnerres d'applaudissement. Tous ces Évêques, désormais affranchis des structures constantiniennes de la vieille Église ; ils ne veulent plus rien avoir avec l'Église « figée » du passé, ni avec ses Conciles dogmatiques, ni avec les Encycliques « ennuyeuses » des Souverains Pontifes qui, avant Vatican II, pendant vingt longs siècles, nous ont abusés en nous parlant de Dieu, de notre salut, de la vie éternelle. Quelques-uns de nos curés — probablement les nouveaux docteurs de la nouvelle Église — prêchent à leurs fidèles que : « à partir du Concile Vatican II et au-delà, tout est mensonge ; à partir du Concile Vatican II et en deçà, tout est vérité.» Je ne sais vraiment pas pourquoi ces magnifiques lumières, ces soleils fulgurants qui éclipsent complètement les Thomas d'Aquin, les Bonaventure, les Augustin, et tant d'autres encore que nous croyions être des flambeaux splendides qui ne s'éteindraient jamais, sont arrivés avec tant de retard. Avec ces prêtres si illustres, nous verrons bientôt la réalisation rêvée par la juiverie internationale : un État mondial et une Église mondiale avec une Bible également mondiale. Moi, ignorant, je préfère continuer à être mis de côté. Je m'unis aux Évêques qui, en différentes parties du monde, élèvent leur voix pour défendre l'Église instituée divinement, aux Évêques qui ne se taisent pas, quoique la nouvelle Église les considère comme des gêneurs et quoiqu'ils soient destitués et humiliés, comme le Cardinal de Hongrie doublement martyr (qu'il repose en paix). Je veux rester uni aux Évêques et aux prêtres dignement incorruptibles. Affectueusement, Moyses CARMONA, Curé de la Divine Providence à Acapulco. Tiré à part du No 41 de « FORTS DANS LA FOI » elogofioupiou.over-blog.com