Sosie Paul VI (2)
Si la Révolution (Franc-maçonnerie) tient "Rome", c'est pour lui imposer une succession de phases dialectiques. Donc la phase dialectique actuelle des papes "conciliaires" est, comme les autres, destinée à céder la place à une autre phase. C'est ainsi qu'avance le diable. N'est-ce pas du reste ce que nous indique étrangement J-P. 2, dès le début de son pontificat, à travers cette notion de "Nouvel Avent de l'Église" issu du concile, débouchant inexorablement sur "l'Église (Nouvelle) du Nouvel Avent". Or, à Église Nouvelle .... Nouvelle configuration de pape pour le moins. Mais, dans l'attente de la définition de cette nouvelle configuration de la papauté, que pourrait-il bien se passer ?
Revenons en arrière, dans les années 1830, à l'époque où les organisations maçonniques cherchaient vainement à investir Rome ! Nous y trouverons peut-être la réponse à notre question. En effet, ces organisations visaient déjà la papauté. Nous pouvons peut-être trouver dans leurs aspirations et leurs démarches une réponse à notre question, d'autant que dès 1846 - année des apparitions de la Salette - des documents de la Haute Vente Italienne tombaient entre les mains du pape. Publiés dans le fameux ouvrage de Cretineau - Joly - réédité en 1976 -"L'Église Romaine en face de la Révolution ", ces documents indiquent en particulier :
- que la Haute Vente visait à mettre en œuvre une "révolution en tiare et en chape", marchant avec la "croix et la bannière " aux quatre coins du monde !
- mais que -attention- si un futur pape, investi de l'Autorité légitime, est préparé pour agir selon les vues de la subversion, il ne devait pas pour autant être directement issu du complot, mais façonné et manœuvré par lui.
Pourquoi cette restriction et pourquoi ce pape idéal de la révolution ne peut-il pas être directement un membre du complot ? C'est une question très complexe qui nous transporte immédiatement au sommet du Mystère d'Iniquité. Il y a probablement plusieurs réponses à plusieurs niveaux.
En premier lieu, il est logiquement exclu que les membres damnés de la conspiration sortent de l'ombre, qui est leur refuge, et s'exposent à la Lumière. En réalité, ces comploteurs qui haïssent le Christ en ont déjà peur. Ils ne veulent en aucun cas prendre le risque d'une confrontation directe avec la Lumière. A ce propos, rappelons ce que Dieu révéla à Sainte Catherine de Sienne :
"Sache donc qu'au dernier jour du jugement, lorsque le Verbe, mon fils, revêtu de ma majesté, viendra condamner le monde avec sa puissance divine, il ne viendra pas comme ce pauvret qu'il était lors de sa naissance du sein de la Vierge, dans une étable au milieu des animaux, ou tel qu'il était au milieu des deux larrons. En ce temps-là, ma puissance était cachée en lui, je lui laissais endurer humainement les pires tourments. Non point que ma nature divine fût séparée de la nature humaine, mais je le laissais souffrir comme un homme pour qu'il expiât vos fautes. Non, ce n'est pas ainsi qu'il viendra au moment suprême : il viendra les accuser dans toute la puissance et dans tout l'éclat de sa propre personne. Toute créature tremblera de crainte. A chacun il rendra son dû.
Pour les misérables damnés, son aspect sera un tel tourment, un si grand objet de terreur, qu'il n'est pas de langue capable de la décrire. Aux justes, il inspirera en même temps qu'une crainte respectueuse, une grande jubilation. "
Pour les Entités supérieures, il convient donc de mettre plutôt en place un prélat de la hiérarchie catholique ayant épousé les thèmes de la Révolution, un pape selon leurs besoins, en terme plus cru, un "naïf utile" à leur service. Car ces âmes damnées, qui savent parfaitement ce qui leur est réservé dans l'autre monde, préfèrent demeurer dans les Temps de Miséricorde et différer toute explication sur terre avec le Christ.
En deuxième lieu, Satan lui-même ne recherche pas cette confrontation directe. Voici ce qu'écrivait un théologien célèbre, le Chanoine Brettes qui fut, au début de ce siècle, l'exorciste du diocèse de Paris : "Être comme Dieu, cela ne voulait pas dire qu'il prétendit être égal à Dieu, éternel, immense et créateur comme lui. C'eut été impossible. Car, pour devenir Dieu, il aurait fallu qu'il voulût cesser d'être ange, c'est-à-dire cesser d'exister pour prendre une autre existence ; ce qui est impossible à tout être dont la volonté essentielle est d'être et de rester ce qu'il est".
Être semblable à Dieu. D'une certaine manière Satan sait parfaitement que cette ambition est irréelle. Il se sait donc condamné à jouer une parodie métaphysique et à tenter d'usurper, de ravir au Christ son empire souverain : sur les anges, hier dans le ciel, aujourd'hui sur les hommes dont Nôtre-Seigneur est à la fois le Dieu et le Roi, par droit de nature et droit de conquête.
C'est pourquoi, dans l'immédiat, Lucifer est condamné à se contenter de régner sur la cour, le premier cercle d'un pape façonné certes selon son esprit mais resté dans la hiérarchie catholique jusqu'à l'épuisement total de l'Église Catholique au terme du grand œuvre alchimique. Or cette période, contrairement à ce que pourrait accréditer l'histoire récente de l'Église, est pleine de périls pour lui, et il a intérêt à en sortir le plus rapidement possible pour passer à la phase suivante, celle de la liquidation de la papauté, noyée dans le goudron de la religion mondiale. Remontons, pour illustrer notre propos, à 1958 et à l'élection du "bon" Pape Jean XXIII. Contrairement à une idée souvent reçue, Jean (c'est ainsi parait-il que la Rosé Croix le qualifiait au terme de son baptême Johannique !) fut peut-être le mieux préparé et le plus libéral des papes "conciliaires". Son action fut foudroyante : mise au placard de Fatima, réhabilitation du marxisme, du libéralisme, du judaïsme, de la maçonnerie, marginalisation de la Curie, convocation du Concile, états généraux de l'Église. Un vrai désastre jusqu'au début 1963, où Jean voulut tout arrêter, et en particulier le Concile, qu'il venait de convoquer ! Effroi chez nos Carbonari, et un trimestre plus tard... exit Jean XXIII !
Son successeur Paul VI, qui semble parfois en contradiction avec ses principes initialement humanitaires et le retour à certaines Traditions, donna à son entourage maçonnique et mal intentionné beaucoup de fil à retordre. Que pouvait-il faire seul contre cette mafia vaticane. D’où la nécessité de reprendre le contrôle, avant que la machine dérape. C’est ici qu’intervient l'existence plus que probable d'un sosie, etc.
Est-ce parce qu'il voulut se pencher un peu trop sur la réalité de ces anomalies, ou parce qu'il fût mis au courant de la survie du Pape Paul VI ? Sachant que le véritable Pape était toujours vivant, il savait qu’il ne pouvait être qu’un faux pape, un usurpateur. Il voulut probablement dénoncer cette situation. C’est ainsi que le malheureux Jean-Paul Ier aurait eu son règne écourté ? Toujours est-il que dans un numéro spécial consacré fin 1995 à la chronologie et à la prophétie des Papes, une revue historique grand public n'hésite pas, à son propos, à citer l'hypothèse de l'assassinat. Certes, afin de ne pas inquiéter le lecteur, cette revue met cet assassinat probable sur le dos des financiers et de la mafia, qui auraient une très grosse influence à Rome (tiens, tiens, ...la mafia !!!) et qui n'auraient pas admis que le cardinal Luciani examine de trop près la comptabilité du Vatican !
Avouez, cher lecteur, que tout ceci fait désordre et nous suggère clairement une chose. C'est que les prélats dans l'ensemble modernistes, souvent avides de pouvoirs, qui ont été élus par la subversion ont probablement, quelque part, dans le temps et dans l'espace... rencontré le Christ qu'ils représentaient ! N'auraient-ils pas vu, à un moment donné, Celui qu'ils ont transpercé, lors de cette rencontre fatidique que refusent pour leur part les invisibles qui les manipulent ?
Pour la Révolution, l'idéal aurait été que J-P. I, accepte le mandat, le temps de substituer par étapes à l'Église catholique, épouse mystique du Christ, la contre-église universaliste de la Judéo-maçonnerie.
A suivre
Inspiré de l’ouvrage : MM Alain KÉRIZO et Louis LONG, L’Église à l’Aube du III ième Millénaire. Edition Ste- Jeanne d’Arc. (8 septembre 1999)
Nous vous recommandons la lecture de : La Vie de Jean-Paul II, Karol Józef Wojtyła
http://www.scribd.com/doc/70091382/La-Vie-de-Jean-Paul-II-Karol-Jozef-Wojty%C5%82a
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