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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 17:30

 

 

Le chômage, un révélateur infaillible de la bonne ou mauvaise santé économique…

 

"Paupérisme : vingt millions d'Américains à la soupe populaire. Au moment où les Américains s'apprêtent à faire leur repas le plus copieux de l'année à l'occasion de la fête de "Thanksgiving" (dernier jeudi du mois de novembre), une commission de la Chambre des représentants a révélé que de plus en plus de gens aux Etats-Unis ne mangent pas à leur faim. La Commission sur la faim à la Chambre des représentants a indiqué cette semaine que plus de 23 millions d'américains, soit : un américain sur dix environ; avaient recours quotidiennement aux bons d'alimentation émis par le gouvernement, et que plus de vingt millions dépendaient des banques alimentaires ou des soupes populaires. Le nombre de personnes bénéficiant de bons d'alimentation a augmenté de trois millions en un an. "La situation s'est détériorée", résume L. Ferraez, un responsable de l'Armée du Salut (10 000 centres aux Etats-Unis). Alors que le nombre de sans-logis se situe entre 250 000 et trois millions, le phénomène de la faim aux Etats-Unis va bien au-delà (...) Plus grave, selon E. Horn, alors qu'il y a un an, la plupart de ceux qui fréquentaient son centre de Denver travaillaient, beaucoup ont perdu leur emploi au cours des derniers mois, victimes de la récession" (Extrait de presse, fin novembre 1991).  (En 2012 ???)

 

"Etonnant contraste ! Alors que Gorbatchev lâche les rênes d'une URSS défunte, consacrant la faillite du communisme et le démembre­ment de "l'Empire du mal", l'Amérique ne se réjouit pas outre mesure (...) Près de 3 américains sur 4 déplorent de leur président l'absence de mesures énergiques au moment où l'économie plonge (...) 40 millions de personnes sont tombées en deçà du seuil de pauvreté… Un américain sur six plus que pauvre : qui l'aurait crû ? Puis, la santé, qui entraîne dès coûts exorbitants, alors que 35 millions d'américains sont privés de couverture médicale (...) Les vainqueurs des prochaines élections devront composer avec ce paradoxe d'une puissance militaire incontestée [couplée] à une économie soumise à une récession persistante et à un endettement record qui témoignent de sa fragilité" (Ouest-France" du 6 janvier 1992).

 

La situation est telle qu'elle imposa au Président américain, dans la  première quinzaine de janvier 1992, à se transformer en commis-voyageur auprès de douze pays asiatiques, pour tenter de relancer l'économie américaine. Les résultats ont été dérisoires, surtout au Japon. Ce qui n'empêcha pas la Bourse américaine, pendant l'humiliant périple de son Président, pendant que le chômage s'envolait, de... crever ses propres records historiques !

 

Quant au chômage, ce révélateur infaillible de la bonne ou mauvaise santé des économies nationales, il prend une tournure inquiétante : "Chômage : aucun pays n'en réchappe. Presque tous les pays industria­lisés poursuivent leur descente aux enfers du chômage. L'Allemagne en tête. En janvier, le nombre des sans emplois s'est aggravé de 305 000 en ex-RDA. Autant en un mois que la France en un an... Pendant qu'à l'ouest, en ex-RFA, il y en avait 140000 (...) Le redressement des landers de l'Est s'avère plus douloureux que prévu malgré les sommes colossales investies (...)

 

Aucun grand pays industrialisé n'est épargné aujourd'hui par la morosité économique et la montée rapide du chômage (...) En France, augmentation record du chômage en 1991 : +11,7 %. Mais sur cette même année, le taux de chômage a progressé de 38 % au Royaume-Uni, 10 % en Italie, 15,6 % dans une Espagne en plein dérapage (...) Quant à l'Amérique, aux 40 millions de pauvres et aux 8,5 millions de chômeurs, elle souffre, elle aussi, de plus en plus de la torpeur économique persistante. En un an, le chômage a grossi de 18 %. Et plonge maintenant ses racines dans tous les secteurs" (Ouest-France" du 6 février 1992).


Après cette rapide prise de contact avec les réalités économiques américaines (et conséquemment mondiales), on ne peut qu'approuver les mises en garde de quelques spécialistes avertis des questions boursières, tel J.-P. Lally, qui écrit dans sa "Lettre confidentielle de septembre 1991 : De Wall Street à Paris, en passant par Londres, Bonn et Tokyo, les politiciens, les économistes et les médias captifs vont continuer à mentir sans hésitation sur l'état réel de l'économie et des marchés boursiers dans le seul but d'inciter le public à rester au centre du jeu de massacre". Et, précisant sa pensée, de continuer : "Alors que 90 % des pronostiqueurs économiques insistent lourdement pour nous dire que la récession est déjà derrière nous et que l'économie est en cours de reprise, ce graphique de la Masse Monétaire M3 [reproduit dans sa Lettre, et commenté par J.-P. Lally comme suit :] suggère, avec une indéniable véhémence, que l'économie mondiale, entraînée par l'économie améri­caine, est sur le point de prendre un nouveau virage, mais en direction du pire. Et si cela se traduit à un moment où les titres US sont hyper évalués, corrélativement au plus bas historique des réserves de liquidités des institutions, nous allons nous trouver confrontés à un déclin boursier de dimensions dinausauriennes, non seulement à Wall Street mais, par imitation et contagion, sur l'ensemble des marchés d'actions occidentaux" (Rapporté dans "Lectures Françaises" de décembre 1991).

 

Cet extrait d'article met bien en valeur, à la fois, et la raréfaction de la masse monétaire (crédit, épargne, etc.), et l'hyper évaluation de la Bourse américaine; il en rappelle un autre au titre significatif : "Le spectre du crédit-crunch. On nous disait textuellement : Des Etats-Unis à l'Europe occidentale et au Japon, se profile la menace d'une pénurie générale des capitaux (...) Le constat demeure : face à ses différents besoins, les capacités mondiales d'épargne et de financement semblent fléchir dangereusement.

 

"L'épargne, d'abord. Le ralentissement de l'activité au Japon [... même le Japon !], sensible depuis le début de l'année, qui est venu s'ajouter aux difficultés propres du système financier de l'archipel, a réduit l'excédent d'épargne nippon. Lentement, mais régulièrement. Or, depuis cinq ans, les fonds d'investissement japonais finançaient une bonne partie du déficit extérieur américain (...) Ce repli conjoncturel de l'épargne nippone est grave car il vient s'ajouter à un mouvement plus structurel : la baisse progressive de l'effort d'épargne observée depuis plusieurs années dans les 24pays de l'OCDE (...) Un peu partout dans le monde, l'épargne de longue durée cède progressivement le pas à l'épargne liquide, chèrement rémunérée et de plus en plus instable. Un chiffre l'illustre : ce sont mille milliards de $ qui s'échangent chaque jour sur l'ensemble des places financières mondiales. Plus de 90 % de ces mouvements n'ont aucun support réel, les capitaux étant simplement à la recherche de la meilleure rentabilité.

 

"Reste enfin le deuxième terme de l'équation : la distribution de crédit. En dépit d'un mouvement léger mais régulier depuis un an de baisse des taux d'intérêt, les banques rechignent à prêter davantage (...) La prudence des 25 000 établissements financiers de la première puissance économique du monde, par exemple, s'explique aisément : la récession et la crise de l'immobilier ont mis à mal nombre d'établissements. L'heure est donc à la rigueur. A des taux d'intérêts prêteurs élevés (et donc dissuasifs); et aussi à une baisse des volumes distribués. Le phénomène a pris une telle ampleur qu'il est désormais désigné par un vocable spécifique : le "crédit crunch". Cette réserve observée dans les activités américaines prévaut aussi au niveau mondial.

 

"(...) La croissance des années 1960-70 s'était largement faite par l'endettement. Celui des entreprises et celui des ménages (...) Passé les chocs pétroliers, les années 1980 ont vu le recul du crédit bancaire et la financiarisation des circuits de financement. Les entreprises sont alors plus largement venues chercher sur les places boursières les ressources nécessaires à leur développement (...) Mais si, dans la période précédente, seuls les particuliers et les entreprises s'endettaient, un troisième type d'intervenant est venu pomper massivement des ressources financières. Dans un grand nombre de pays, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, les Etats ont choisi d'avoir recours au déficit budgétaire. Soit pour stimuler la croissance; soit, de façon plus malsaine, pour financer leurs charges récurrentes. Autant de mécanismes souvent déséquilibrés auxquels pourrait mettre fin la prudence dont font aujourd'hui preuve les banques (pour accorder de nouveaux prêts)" ("Spectacle du monde" de novembre 1991).

 

Puis, on nous dit ensuite que le resserrement du crédit a comme but théorique "de nettoyer les rouages économiques avant la reprise attendue". Mais devant cette perspective optimiste, le signataire de l'article ne peut manquer de s'interroger : "Question : si cette reprise tardait à venir, le "nettoyage" n'aggraverait-il pas au contraire la situation, augmentant ainsi les chances de voir s'installer un marasme profond ? Autrement dit, la réduction des volumes de crédit n'étouffera-t-elle pas l'activité mondiale ? Certes, l'insuffisance d'épargne par rapport aux besoins de financement est constante depuis 1945. Mais elle a été régulièrement comblée par le mécanisme du crédit (...) Aujourd'hui, cette mécanique-là est bel et bien grippée.

 

NDLR  (La plus grosse partie des budgets va sur les intérêts d’une dette fictive et irréelle. SVP lire :  Billions for the Bankers, by Pastor Sheldon Emry .   http://liberty-tree.ca/research/Billions.for.the.Bankers

 

 

A suivre…

 

Extrait du livre de Louis de Boanergès,

ACTUALITE DE LA FIN DES TEMPS

En dépôt à D.F.T  (France)

 

elogofioupiou.com     

 

 

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