C’est à Sainte Angèle de Foligno que fut dite cette parole :
« Tous ceux qui aimeront et qui partageront Ma pauvreté, Mes douleurs, Mon abaissement, sont Mes fils légitimes et ils seront les tiens, les autres ne le sont pas. Ceux qui auront l’esprit fixé sur Ma Passion et sur Ma Mort, en dehors desquelles il n’y a pas de vrai salut, ceux là sont Mes enfants légitimes ; les autres ne le sont pas ». (Doncoeur, p. 241 ; Ferré p. 343.)
Une autre fois Dieu lui dit : « A tes fils présents et absents Je donnerai le feu du Saint-Esprit, Il les enflammera tous, et par l’amour il les transformera totalement en Ma Passion.
Il y aura, cependant, entre eux de grandes différences : ceux qui se souviendront davantage de Ma passion M’aimeront davantage ; ceux qui M’aimeront davantage Me seront plus unis. » (Doncoeur, p. 223 ; Ferré, p. 231.)
Et à Sainte Mechtilde :
« Autant de fois, au souvenir de Ma Passion, l’homme gémit du fond de son cœur, autant de fois il semble appliquer une rose fraîche sur Mes plaies, et il en part pour atteindre son âme un trait d’amour qui lui fait une blessure de salut. » (Ire part., ch. XVI.)
A la vénérable Agnès de Langeac :
« C’est Moi qui suis l’amour même. Je l’ai montré dans l’excès de Ma Passion. Oh ! Bienheureux sont ceux qui s’y entretiennent, quoique le nombre en soit fort petit ! Ceux qui la méditent n’auront pas peur des dernières paroles que Je dirai aux pécheurs lors du dernier jugement. » (Vie, par Lantage, t. II, IIIe part., ch. v, p.129.)
Sainte Mechtilde ayant demandé au Seigneur ce qui lui plaisait le plus en l’homme, Il répondit :
« C’est qu’il médite avec un profond sentiment de reconnaissance et garde dans une perpétuelle mémoire tous les actes de vertu que J’ai accomplis sur la terre, toutes les peines et les injures que J’ai supportées pendant trente trois ans, en quelle misère J’ai vécu, quels affronts J’avais à supporter de Mes créatures, et enfin que Je suis mort en croix de la mort la plus amère, pour l’amour de l’âme de l’homme que J’ai acheté de Mon Sang Précieux, afin d’en faire Mon épouse. Que chacun ait pour tous ces bienfaits autant d’affection et de reconnaissance que si J’avais souffert pour son salut à lui seul. » (I part., ch. XVIII.)
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