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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:32

  LE    PREMIER ARTICLE DU SACREMENT DE PÉNITENCE

Nature, forme et nécessité de la Pénitence
     La pénitence est un sacrement qui remet les péchés commis après le baptême, aussi grands et aussi nombreux qu'ils soient, pourvu que le pécheur s'en accuse avec les dispositions nécessaires. Ce sacrement a été institué par Jésus-Christ, lorsque, après sa résurrection, il souffla sur ses apôtres et qu'il leur dit: " Recevez le Saint-Esprit; " les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez et "ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez."
   La forme de ce sacrement consiste dans ces paroles du prêtre qui l'administre : Je l'absous . . ., au nom du Père, etc. Les trois actes du pénitent, à savoir : la contrition, la confession et la satisfaction, doivent accompagner l'absolution, sans quoi le sacrement est nul pour la rémission des péchés et l'on commet un sacrilège.
    Celui donc qui est coupable de péchés mortels ne peut en obtenir la rémission que par ce sacrement ou, dans le cas d'impossibilité de le recevoir, par un acte de contrition parfaite, qui renferme le désir ardent de le recevoir. Que personne ne dise : je fais pénitence en mon particulier, je fais pénitence devant Dieu. Cela ne suffit pas, dit saint Augustin, il faut recourir au sacrement. Comme les péchés commis avant le baptême ne peuvent être remis que par ce premier sacrement, de même les péchés commis après le baptême ne peuvent être effacés que par le sacrement de pénitence.
   Nous parlons des péchés mortels, car pour ce qui regarde les péchés véniels, on peut en obtenir la rémission par des prières et d'autres bonnes oeuvres. Il est cependant utile de les soumettre au sacrement et d'en recevoir l'absolution, parce que c'est toujours le moyen le plus efficace d'en obtenir le pardon et parce que l'absolution que l'on en reçoit augmente la grâce en nous. Il n'est d'ailleurs pas toujours facile de distinguer ce qui est péché véniel de ce qui est péché mortel.
    Le sacrement de pénitence est donc comme un second baptême offert aux pécheurs qui auraient perdu la grâce du premier ; mais ce second baptême est un baptême pénible et laborieux, qui demande des larmes, des gémissements, des travaux. Au lieu que dans le premier Dieu, voulant signaler sa pure miséricorde, tient le pécheur quitte de tout sans se rien réserver ; dans le second, par une conduite mêlée de miséricorde et de justice, il ne se réconcilie avec lui qu'à des conditions dures et humiliantes. D'ailleurs, les saintes rigueurs de la pénitence sont non seulement un remède salutaire pour l'expiation des péchés passés, mais encore un espèce de frein qui en arrête le cours, qui réprime les passions de l'homme et qui l'oblige d'être à l'avenir plus vigilant et plus ferme à résister aux attraits séduisants de la chair et du monde.
Trois choses sont nécessaires pour recevoir dignement le sacrement de pénitence : la contrition, la confession et la satisfaction.

Histoires. —Mgr. de la Motho d'Orléans, évêque d'Amiens, se confessait tous les huit jours ; dans la préparation qu'il faisait pour bien se confesser, il faisait trois stations : la première dans l'Enfer, la seconde dans le Ciel, la troisième sur le Calvaire. Il entrait d'abord par la pensée dans le lieu des tourments et y voyait la place qu'il croyait avoir méritée au milieu du feu dévorant et éternel, dans la société des démons et des réprouvés. Il remerciait le Seigneur de ne pas l'y avoir précipité et le priait de lui faire miséricorde ; il lui demandait les grâces dont il avait besoin pour l'en préserver.—II montait ensuite dans le séjour de la gloire et du bonheur ; il gémissait de ce que par le péché il s'en était fermé les portes ; Il suppliait le Seigneur de les lui ouvrir et invoquait les saints.—II allait ensuite par la pensée au Calvaire : là, fixant attentivement et avec amour son Sauveur crucifié, il se disait à lui-même : "Voilà mon ouvrage ! Je suis la cause des douleurs que Jésus-Christ a endurées ; j'ai coopéré par mes péchés avec les autres pécheurs à couvrir de plaies le corps de l'Homme Dieu, a le crucifier, à lui donner la mort. O Jésus, quel mal m'avez-vous fait ? Comment ai-je pu vous traiter ainsi, vous qui m'avez  aimé jusqu'à l'excès, vous que je devrais aimer d'un amour infini si je pouvais vous aimer infiniment? C’est parce que vous êtes infiniment aimable que je vous aime et que je me repens de vous avoir offensé’’
    Quel fruit ne retirerions-nous pas de nos confessions, quel progrès ne ferions-nous pas dans les  voies de Dieu, si nous suivions la méthode de ce  vertueux prélat!

Page  220-221, du volume NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN  ENVERS DIEU.  Édition 1860.   G.G.
    
elogofioupiou.over-blog.com

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