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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 09:32

Les dessous de la réforme liturgique de Mgr Bugnini.

 Voir  dans le site "SS Paul VI, pape martyr "le récit de l’entretien que le Père Bouyer eut avec SS Paul VI lui révélant les abus de confiance, les trahisons dont il fut victime. Il est impensable que l’on puisse « canoniser » une telle réforme qui ne reforma rien mais déforma tout, bien au-delà des décisions du Concile

Les Mémoires (inédits) du père Bouyer.

Dans cet ouvrage de 148 pages, format A4, il nous donnera, entre autres son impression sur le Consilium, au cœur de la Réforme liturgique et sur la « création » du Canon 2.

Son impression sur le Consilium

« Spécialement appelé à la sous-commission [du « Consilium pour la réforme des livres liturgiques », dont il a commencé à parler] chargée du Missel, je fus pétrifié, en y arrivant, quand je découvris les projets d’une sous-commission préparatoire inspirée principalement par dom Cipriano Vagaggini, de l’abbaye de Bruges, et l’excellent prélat Wagner, de Trêves : croyant par-là obvier à la mode venue de Hollande, des eucharisties improvisées, dans une totale méconnaissance de la tradition liturgique remontant aux origines chrétiennes. Je n’arrive pas à comprendre par quelle aberration ces excellentes gens, assez bons historiens et esprits généralement raisonnables, avaient pu suggérer un découpage et un remembrement, également déconcertants, du Canon romain et d’autres projets se disant “inspirés” d’Hippolyte de Rome, mais guère moins farfelus. J’étais pour ma part prêt à démissionner sur-le-champ et à m’en retourner chez moi. Mais Dom Botte me convainquit de rester, ne fût-ce que pour obtenir quelque moindre mal » (Mémoires [inédits] p. 130).

Dom Botte, rappelons-le pour comprendre la suite, était l’auteur érudit d’un ouvrage publié en 1963 et intitulé modestement : La Tradition apostolique de saint Hippolyte, essai de reconstitution.

L’incroyable élaboration de la Prière eucharistique II.

Après cette « mise en bouche » si l’on peut dire, voici maintenant le témoignage précis et circonstancié du père Bouyer concernant l’élaboration de la Prière eucharistique II, fondée sur Hippolyte. « On aura une idée des conditions déplorables dans lesquelles cette réforme à la sauvette fut expédiée, quand j’aurai dit comment se trouva ficeléela seconde Prière eucharistique. Entre des fanatiques archéologisant à tort et à travers, qui auraient voulu bannir de la Prière eucharistique le Sanctus et les intercessions, en prenant telle quelle l’eucharistie d’Hippolyte, et d’autres, qui se fichaient pas mal de sa prétendue Tradition apostolique, mais qui voulaient simplement une messe bâclée, dom Botte et moi nous fûmes chargés de rapetasser son texte, de manière à y introduire ces éléments, certainement plus anciens, pour le lendemain ! ».

« Par chance, je découvris dans un écrit, sinon d’Hippolyte lui-même, assurément dans son style, une heureuse formule sur le Saint-Esprit qui pouvait faire une transition, du style Vere Sanctus, vers la brève épiclèse. Dom Botte, pour sa part, fabriqua une intercession plus digne de Paul Reboux et de son « A la manière de » que de sa propre science. Mais je ne puis relire cette invraisemblable composition sans repenser à la terrasse du bistro du Transtevere où nous dûmes fignoler notre pensum, pour être en mesure de nous présenter avec lui à la Porte de Bronze à l’heure fixée par nos régents ! » (Mémoires [inédits] pp. 130-131).

« Le seul élément non critiquable dans ce nouveau Missel fut l’enrichissement apporté surtout par la résurrection d’un bon nombre de préfaces magnifiques reprises aux anciens sacramentaires et l’extension des lectures bibliques (encore que, sur ce dernier point, on allât trop vite pour produire quelque chose d’entièrement satisfaisant) (…).

« Après tout cela, il ne faut pas trop s’étonner si, par ses invraisemblables faiblesses, l’avorton que nous produisîmes [à savoir le nouveau Missel] devait susciter la risée ou l’indignation… au point de faire oublier nombre d’éléments excellents qu’il n’en charrie pas moins, et qu’il serait dommage que la révision qui s’imposera tôt ou tard ne sauvât pas au moins, comme des perles égarées…»(Mémoires [inédits], p. 131).

Comme on le voit, le père Bouyer parle surtout « des conditions matérielles et pratiques de l’élaboration de la Prière eucharistique II ». Cette élaboration s’est en réalité « déroulée » dans un incroyable climat de légèreté, d’improvisation, voire de bricolage, de « fabrication » et, certainement, de manque d’amour du patrimoine de l’Église catholique. Le pire est sans doute la hâte vraiment indécente avec laquelle ces textes ont été préparés : « à la terrasse du bistro du Transtevere où nous dûmes fignoler notre pensum, pour être en mesure de nous présenter avec lui à la Porte de Bronze à l’heure fixée par nos régents » ! Il est clair aussi que « quelques semaines seulement ont suffi pour bouleverser la tradition la plus sacrée. Révolution liturgique », « une véritable fabrication ». Le père Bouyer est très explicite : « L’édifice complet de la liturgie romaine, lentement élaboré en vingt siècles de tradition, a ainsi connu une refonte complète et radicale », en quelques mois.

http://amdg.over-blog.fr/2013/11/documents-importants.suite.html

 

elogofioupiou.over-blog.com 

 

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